Etude des Textes transmis à Jantel
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31 Décembre 1975

D 31 décembre 1975     H 06:15     A Rasmunssen     C 5 messages


RASMUNSSEN :

 Voyez-vous, Jantel, il est inconcevable pour tout individu de ne pas faire de la Liberté son but. Et en votre cas, c’est plus encore d’Idéal qu’il s’agit. C’est bien là ce qui ressort prioritairement de votre discours, votre quête se situe en le fait de vouloir être libre et surtout de vouloir voir les autres libres [1]. Mais après vous avoir entretenu, voilà plus d’un cycle annuel déjà, de la qualité de ce que vivent vos semblables depuis des millénaires, comme vous n’êtes plus sans le savoir, et que vous vivez très mal vous-même, actuellement, il est bon que vous consentiez à relativiser l’importance que vous accordez à certains mots, en l’idée qu’ils expriment, comme nous n’avons pas manqué déjà de vous le faire entendre, et comme il faudra que nous y revenions. Il est à prévoir qu’il vous sera demandé souvent de nuancer vos propos, au cours des futurs dialogues que nous aurons, mais laissons le Temps choisir ses instants tel qu’il l’entend (rire)… La Liberté, Jantel ! Il faut que vous sachiez que la seule Liberté consiste à se trouver disponible, à l’unique fin de s’adapter aux circonstances, c’est-à-dire de faire corps avec elles. Vivre les circonstances en l’ambiant qui les propose et être vécu par elles de par le principe donné/reçu émanant de la Loi des Echanges. Souvenez-vous, je vous l’ai plus ou moins laissé entendre, lors d’une entrevue pas si lointaine : croire qu’un changement de Société peut tout changer est un leurre, Jantel. Nul individu, pas plus vous que personne n’a su et ne saura convertir les masses au nom de ce raisonnement. Si d’aucuns ont, sous couvert des Religions surtout, obtenu un résultat, vous êtes à même d’évaluer que la durabilité, et par conséquent, le résultat lui-même se sont considérablement altérés au fil des ans par rapport à la qualité d’origine ayant suscité cette quête, cette démarche. Il vous faudra admettre, de plus, que votre mode de vie cloisonne toutes les idées et donc les actes susceptibles d’en découler. Délaissez progressivement ce qui n’est qu’un rêve idéalisateur, Jantel ! Vous avez autre chose à vivre et d’autres choses vous vivront… Dites-vous bien que les oiseaux, auxquels vous voulez ouvrir la cage, sont amputés de leurs ailes. Du fait, ils ne sauront jamais ce qu’est la réelle Liberté. J’aurai à vous le répéter, je ne l’ignore pas, mais de grâce ne vous leurrez pas vainement et pour ce, adaptez votre idéal de Liberté à la qualité des choses dont il dépend, non à celle qu’il est capable d’évoquer, et l’on pourrait même dire d’invoquer ! Sachez encore que, pas plus l’activité artistique à laquelle vous brûliez de vous convertir, voici seulement quelques mois, que l’activité de ceux et de celles qui vous confient qu’ils pratiquent un beau métier, ne changent quoi que ce soit au résultat d’ensemble que vous êtes à même d’apprécier.
 Non, Jantel, dans le cas qui concerne celui de votre Espèce, il n’est de liberté que celle de ne pas dépendre de son métier pour pouvoir subsister. Tout le reste est anecdotique et ne demeure voué qu’à des échanges verbaux de piètre qualité. Imprégnez-vous bien du fait que toute vie professionnelle est aliénante, que chaque métier conditionne ce mode de vie que vous réprouvez : dites-vous bien que toute rémunération octroyée en contrepartie d’une activité, donne une valeur à quelque chose qui ira s’étiolant au fil des caps franchis par votre conscience, c’est un aspect du caractère provisoire du vécu, en sa géométrisation emprisonnante. La Loi des Echanges ne se structure pas, ne se dimensionnalise pas puisque rien ne peut se figer durablement en elle. Il en va de même pour un acte dit gratuit, qui n’est pas géométrisable dans l’instant où il se révèle : la gratuité symbolisant ici une forme de cette Liberté qui a amorcé le début de notre conversation. Les cycles annuels à venir vous autoriseront à mieux comprendre tout ce que vous venez de commencer à ressentir. Demeurez patient, Jantel ! Pour aboutir à ce que vous réclame la quête de l’essentiel, il n’est d’autre voie que celle de la patience. Pour l’heure, vous m’apparaissez plutôt passionné. La passion conduit à désirer et du fait elle mène l’individu à s’approprier l’objet de son désir, elle motive c’est vrai, mais toujours provisoirement. La patience, elle, conduit à espérer, elle est élément de constance, donc d’équilibre. Mais nous aurons maintes occasions d’en reparler, je vous restitue votre liberté, Jantel, je vous rends aux vôtres, un appel téléphonique, si tardif soit-il, saura les rassurer, en ce tout début de cycle annuel… A bientôt…
 
Notes

[1Définition de l’éthique.

 

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5 Messages

  • # Juin 1976 Le 16 novembre 2008 à 19:44, par alinéa7 Votre histoire est trop surréaliste pour ne pas être vrai , elle a le mérite par sa gratuité de mettre en avant des facteurs qui dans cette vie semble oublié , illimité, vaste ,grand , mais peut être pas le sommet de l’iceberg….. Je poursuis plus avant dans ces écrits qui interpellent mes rêves d’enfants…


  • DISPONIBLE A la 5min 20s : Dialogues avec l’ange - Entretien 25 avec Lili (Le germe est la mort du grain) : https://www.youtube.com/watch?v=z3K…

    A la 22 min. 11s : Patrick Burensteinas - Alchimiste : https://www.youtube.com/watch?v=VQm…  :)


  • Rasmunssen : Dites-vous bien que les oiseaux, auxquels vous voulez ouvrir la cage, sont amputés de leurs ailes.

    Vole petit oiseau, Je viens d’ouvrir la cage, Je ne supportais plus, De voir ta liberté,

    Injustement privée, De l’espace où vivent, Ceux qui te l’ont volé, Pour se le partager.

    Déploie tes frêles ailes, Et parcours l’infini, Libre de toute entrave, Donne-toi à la vie.

    Des millions comme toi, Dès aujourd’hui vont vivre, Délivrés de l’enfer, Où on les avait mis.

    Le peuple après avoir, Fait tomber la Bastille, A naïvement cru,, Que la voie était libre,

    Qu’à présent le bonheur, A d’autres réservé, Allait se partager, En toute égalité.

    Mais que tu sois oiseau, Ou animal humain, La liberté s’apprend, Et tu n’en connais rien.

    Toi, le petit oiseau, Va falloir que tu voles, Et toi, le presque humain, Tu vas devoir trouver, Le soi-disant bonheur, Qu’on t’a fait miroiter.

    Je vous vois hésiter, Pourtant, vous en rêviez, Mais il n’est pas facile, De vivre en liberté.

    Pas de souci l’oiseau, Après quelques essais, Tu as pu t’élever, Au-dessus des ténèbres,

    Et de là-haut tu vois, La déception du peuple, Qui de la liberté, Ne connaît que les miettes, Que lui ont consenties, Par ceux qui le dirigent, Afin de maintenir, Croient-ils, la paix civile.

    Cette paix qui permet, Aux spoliateurs du peuple, De ne penser qu’à eux, En oubliant la France,

    Ce terrible volcan, Qui leur semble dormir, Alors qu’il est tout près, De les ensevelir.

    Poème de Jean-Claude Valera daté du 29 janvier 2015.

    Jean-Claude Valera, avant de devenir avocat et de rencontrer Patrick Mazzarello (le grand ami de Jean-Claude Pantel) avait entendu parlé du « Mage de la Sécurité Social » du temps où il travaillait au même centre de sécurité social que Jean-Claude Pantel, mais les deux Jean-Claude ne s’y sont jamais croisés (comme il est stipulé dans le chapitre 9 du tome 2 : Les visiteurs de l’espace-temps de Jean-Claude Pantel).

    Au sujet « d’oiseaux de liberté », je souhaitais vous faire part également d’un texte de Babouillec, un auteur que j’ai déjà cité dans un commentaire sur la revie.

    Je retranscris son texte qui clos son son livre Algorithme éponyme : "Je, les comprends Bleu est le ciel au-dessus des oiseaux de liberté Silencieux est le battement de leurs ailes Nacrée est la poudre diffusant ce parfum si particulier habitant les hauteurs d’un autre lieu Tout soyeux, léger comme une plume est ce corps appartenant à la dimension de l’ailleurs

    j’ai vu dans l’entrebaillement des égarés célestes la porte secrète où se fabrique les mystères de la vie.

    Je me sens égoïste de vivre dans cet émerveillement de la vie où tout s’éclaire comme un feu d’artifice dans la chaleur de l’exaltation, la légèreté de l’étonnement, l’éblouissement du tendre bonheur. Je suis libre dans ma tête et ce souffle qui porte la vie je l’ai en moi et dans le silence du fond de mon corps, je pousse ce cri Oiseaux de Liberté Volez"

    Ces quatre mots sont les derniers du livre d’Hélène Nicolas, allias Babouillec, autiste diagnostiquée déficitaire à 80%.

    Se pourrait-il que l’autisme soit la dernière forme d’existence à vivre avant de « ne plus avoir à revivre » ?


  • Bonjour . J’ai toujours pensé que l’autisme qui isole mentalement la personne concernée par ce « refus » de contacts n’était ni plus ni moins que le résultat d’un refus de réincarnation .Car revenir sur cette terre ,pauvre mais vivant dans un contexte de bonheur bucolique et de joies simples oui , aucun problème . Mais actuellement revenir pauvre pour res-supporter une vie dans la « tour infernale » qui peut m’expliquer dans ce cas là si l’on peut justifier de ce « retours forcé » une évolution a visage humain ….Et l’on s’entonnerait de voir de plus en plus d’autistes en 2017 ???…………2018 ?? , ce n’est même plus un retours karmique nous retrouvons la une obligation de retours tendancieusement luciferienne , l’Âme ayant expérimenté X et X fois la situation n’a plus a un moment donné que la solution de conserver un pied de chaque coté du mur mettant en échec les lois karmiques complétement négatives et obsolètes ….. grand bazar en ( "Haut-Lieu ) , n’est ce pas ?


  • Demain tous crétins ! https://www.youtube.com/watch?v=1uE…

    Il n’y a pas de quoi être surpris de trouver autant de nouveaux géométrisés qui « se ferment à la géométrisation ». Comment pourrait-il en être autrement quand la « matérialité » et « l’éloignement au Principe » est de plus en plus important ? René Guénon - Solidification du monde - Le règne de la quantité et les signes des temps - 17/40 https://www.youtube.com/watch?v=klC… Quand l’illusion de la « vie ordinaire » est aussi accentuée ? René Guénon - L’illusion de la « vie ordinaire » - Le règne de la quantité et les signes des temps - 15/40 https://www.youtube.com/watch?v=IEY et quand la seule valeur promue est « le travail » au détriment complet de « la contemplation » ? René Guénon - Sur la « Glorification du Travail » : https://www.dailymotion.com/video/xulrfh


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