Etude des Textes transmis à Jantel
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Juin 1976

D 1er juin 1976     H 06:20     A Rasmunssen     C 3 messages



RASMUNSSEN :

De l’interprétation des dires, en les mots qui les constituent, provient souvent l’incapacité de gérer une situation. C’est là un des aspects de la géométrisation et des échanges qu’elle fait vivre. Le langage, donc, en ce qu’il exprime peut se révéler approximatif, surtout s’il évoque quelque image que l’on a cru bon devoir figer : la fusion constante des choses s’interdisant, ainsi que sa dénomination l’indique, à tout positionnement définitif.

Si nous prenons pour exemple les religions dans lesquelles nous jugeâmes bon d’enfermer la Foi, je dis Nous parce que j’eus à le connaître, dans les vies conscientes qui ont précédé mon état actuel, nous sommes à même de situer que ce sont les écrits qui transgressent la vérité que chacun est à même de ressentir, ce n’est pas le fait d’être religieux en soi. Tenez, lorsque Jésus vous parla du Père, ne fîtes vous pas de Jésus le fils ?…

Nous aurons l’opportunité de revenir sur ce sujet en temps choisi, mais ceci vous autorise à saisir, facilement ici, l’interprétation en son caractère erroné. Il en va ainsi de tout, Jantel, nous aurons souvent l’occasion de vous répéter : ne figez rien ! Laissez libre cours aux choses ! Ainsi le Bonheur, que vous semblez idéaliser, n’a pas de forme, il conviendra de se rendre compte que l’on est heureux au moment même de s’en poser la question.

Chaque instant est issu de la plénitude du Temps et comporte du fait sa qualité existentielle, il n’est pas figeable, vous l’identifiez en vos notions, sans plus. Ce sont les facultés mémorielles, en leurs cellules de reviviscence propres à votre Espèce, qui octroient des notions aux instants.

Il est évident que tout n’est pas faux en ces notions, seulement elles deviennent chez vous des valeurs de base, donc des structures : cela vous conduit à comparer, à trouver belles ou laides des formes, qui, en les ondes qu’elles transmettent, vous font alimenter l’influence mimétique, jusqu’à en faire des aptitudes et par la suite, un Savoir évidemment toujours figé en la densité structurelle de votre cogito, lequel cogito va orienter ce que vous appelez le choix. La conduction de ce processus d’échange s’exerce en alternance et non en continuité, de par le principe pression/attraction en le spatio-temporel de notre environnement existentiel. Vous référant au spasmodique échange qui est vôtre, vous en arrivez ainsi à faire de votre credo la réalité, c’est à dire l’unique image du vrai et à trouver beau ce que vous aimez, en l’exprimé de vos sens. L’opposé se trouvant aisément situable en les notions contraires que vous fait exercer le comparativisme. Du fait, en la permanence du mouvement, vous cherchez d’une part, à vous approprier ce que vos choix ont défini comme étant beau, et donc que vous aimez, l’effet de constance, à ce propos fera l’objet d’autres propos…(rire), et délaissez, d’autre part, ce que par opposition vous trouvez laid. Nous nous devons de préciser qu’il s’agit là d’une fonction majeure de votre cogito : Avoir pour Etre !

Situez-vous mieux à présent pourquoi le Bonheur tel que vous l’entendez n’a pas de cause ? Tout simplement comme je vous le redis parce qu’il n’a pas de forme. Considérez qu’il demeure, pour l’Espèce qui est vôtre, un effet de l’image que vous confère votre dimension. S’ensuit alors cette confusion entre l’expression sensorielle et l’impression dite spirituelle. Nous pouvons dire le plaisir appartient aux sens, le bonheur à l’esprit

Ceci est de nature à vous engager à privilégier la constance, remémorez-vous notre conversation sur la Foi, Jantel, sur l’Espérance, je vous dis cela pour ne point que vous cédiez au découragement, ne saisissez-vous pas mieux en cet instant, la fragilité de ces éléments fondamentaux ? Eléments qui se confondent, du reste selon les Espèces qu’ils vivent et qui les vivent. La vôtre se confine à l’espoir, aux espérances mais pas à l’Espérance en tant que Foi qui est la mère de toutes les espérances, celle d’être en bonne santé, de devenir riche ou glorieux, autant de souhaits, de projets guidés par l’insatiabilité, laquelle soit dit en passant, ne conduit jamais à la perfection.

Ce qui vous fait dire : Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir ! Alors que nous disons pour notre part : Où il y a Espérance, il y a Vie ! Nuance, Jantel ! Nuance qui nous fait vous confier que la plus belle Espérance est celle de pouvoir espérer encore… Vous verrez, vous, ainsi que ceux qui partagent et partageront vos instants, serez à même de mieux évaluer tout ça au cours des cycles annuels à venir.
 

QUESTION :

Quelle est la raison qui justifie que l’on doive se satisfaire de vous entendre sans vous voir ?
 

RASMUNSSEN :

Le fait que certaines choses, certaines Espèces puissent échapper à vos sens, ne doit s’avérer, en rien, dérangeant. De fait, pourquoi ne pas considérer que c’est par pudeur qu’elles agissent en sorte ? Ceci devrait contribuer à les rendre toujours plus belles à votre imagination…


 

 

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3 Messages

  • # Juin 1976 Le 16 novembre 2008 à 19:44, par alinéa7 Votre histoire est trop surréaliste pour ne pas être vrai , elle a le mérite par sa gratuité de mettre en avant des facteurs qui dans cette vie semble oublié , illimité, vaste ,grand , mais peut être pas le sommet de l’iceberg….. Je poursuis plus avant dans ces écrits qui interpellent mes rêves d’enfants…


  • AVOIR et ÊTRE

    Loin des vieux livres de grammaire, Écoutez comment un beau soir, Ma mère m’enseigna les mystères Du verbe être et du verbe avoir.

    Parmi mes meilleurs auxiliaires, Il est deux verbes originaux. Avoir et Être étaient deux frères Que j’ai connus dès le berceau.

    Bien qu’opposés de caractère, On pouvait les croire jumeaux, Tant leur histoire est singulière. Mais ces deux frères étaient rivaux.

    Ce qu’Avoir aurait voulu être Être voulait toujours l’avoir. À ne vouloir ni dieu ni maître, Le verbe Être s’est fait avoir.

    Son frère Avoir était en banque Et faisait un grand numéro, Alors qu’Être, toujours en manque Souffrait beaucoup dans son ego.

    Pendant qu’Être apprenait à lire Et faisait ses humanités, De son côté sans rien lui dire Avoir apprenait à compter.

    Et il amassait des fortunes En avoirs, en liquidités, Pendant qu’Être, un peu dans la lune S’était laissé déposséder.

    Avoir était ostentatoire Lorsqu’il se montrait généreux, Être en revanche, et c’est notoire, Est bien souvent présomptueux.

    Avoir voyage en classe Affaires. Il met tous ses titres à l’abri. Alors qu’Être est plus débonnaire, Il ne gardera rien pour lui.

    Sa richesse est tout intérieure, Ce sont les choses de l’esprit. Le verbe Être est tout en pudeur Et sa noblesse est à ce prix.

    Un jour à force de chimères Pour parvenir à un accord, Entre verbes ça peut se faire, Ils conjuguèrent leurs efforts.

    Et pour ne pas perdre la face Au milieu des mots rassemblés, Ils se sont répartis les tâches Pour enfin se réconcilier.

    Le verbe Avoir a besoin d’Être Parce qu’être, c’est exister. Le verbe Être a besoin d’avoirs Pour enrichir ses bons côtés.

    Et de palabres interminables En arguties alambiquées, Nos deux frères inséparables Ont pu être et avoir été.

    Yves DUTEIL


  • Rasmunssen : Ainsi le Bonheur, que vous semblez idéaliser, n’a pas de forme, il conviendra de se rendre compte que l’on est heureux au moment même de s’en poser la question. (…) Situez-vous mieux à présent pourquoi le Bonheur tel que vous l’entendez n’a pas de cause ? Tout simplement comme je vous le redis parce qu’il n’a pas de forme. Considérez qu’il demeure, pour l’Espèce qui est vôtre, un effet de l’image que vous confère votre dimension. S’ensuit alors cette confusion entre l’expression sensorielle et l’impression dite spirituelle. Nous pouvons dire le plaisir appartient aux sens, le bonheur à l’esprit…

    Patrick Burensteinas : à partir de la 14min. 53s : https://www.youtube.com/watch?v=VQm…  ;)


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