Etude des Textes transmis à Jantel
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Mars 1978 - 1

D 1er mars 1978     H 06:45     A Virgins     C 0 messages



VIRGINS :

Je vous dirai que dans les faits et les gestes coutumiers, l’habitude et l’aptitude sont prépondérantes. La « chance » à notre avis n’est qu’un état passif… Elle tend à expliquer la réussite qui couronne une ou des choses entreprises. Chez nous, ne revendiquant pas de hiérarchie dans les choses que nous vivons, nous n’avons pas recours à un « comparativisme » dirigé, en des termes plus simples : à des jeux.

La « chance » reste donc à sa place de symbole. Elle intervient en de rares fois où le « savoir » qui partage nos existences ne suffit qu’à expliquer imparfaitement le déroulement de certaines situations. Compendieusement, nous l’assimilons à ce que vous appelez « hasard », je dis bien « à ce que vous appelez »…Vous verrez, votre disponibilité vous conduira à mieux appréhender ces notions…

Toutefois, nous avons quelques exemples pour m’aider à vous faire répondre à vos propres questions. Nous ferons, de la sorte, que l’écho de vous-mêmes soit transporté dans le temps : votre image se reflète dans la glace bien avant que vous en soyez conscients. La question contient souvent la réponse : si l’on en soulève une, on porte obligatoirement l’autre.

Donc, fixons la « chance » au niveau qui vous convient, celui du « défi ». Le « défi » est multiple. Il s’appuie sur des possibilités techniques, qu’elles soient physiques ou mentales. L’être face à la matière ou à l’être… Le savoir, la mémoire, certaines facultés transcendantales interviennent alors. La maîtrise de soi, une certaine fébrilité ajoutées aux circonstances extérieures modifient le cours des événements. Nous le verrons en « temps choisi ».

Le « vainqueur », ou celui jugé comme tel, pourra alors parler de « chance », son adversaire, si adversaire il y a, pourra alors invoquer, de son côté, la « malchance ». En ce cas précis, les circonstances et le bénéfice que l’on sait en tirer sont la « chance ».

Prenons le cas de l’haltérophile : il est en lutte avec une barre d’acier alourdie, au maximum de ses possibilités, ou de ce qu’il croît être ses possibilités. L’exemple est significatif, d’autant plus qu’il n’est pas, chez vous, question de « chance » en la matière, mais d’entraînement intensif et de préparation appropriée, voire de procédés médicaux illicites… Pourtant, le facteur le plus important, nous l’avons expérimenté, sera le moment choisi par le leveur de fonte pour fixer la concentration psycho-physique maximale : l’instant seul prévaut. A quelques fractions de seconde près, se trouvent l’échec ou bien la victoire.

N’omettez pas non plus de dire, qu’en cas de blessure de l’athlète, le terme « malchance » intervient invariablement. L’instant où vous contractez l’échec, la douleur, est un moment défavorable.

La « chance » ne semble être autre chose que la symbiose entre le but recherché et l’instant choisi pour donner acte à la tentative. Entre le projet et son aboutissement, il n’y a rien que l’instant et les circonstances. Volonté comme confiance en soi n’ont d’incidence que dans l’explication et la conclusion de l’épreuve…

Saisir la « chance » équivaut à saisir « l’instant favorable » pour réaliser quelque chose qui vous tient à cœur.

La « chance », contrairement à la Foi ou l’Espérance, n’a pas de constante. Elle n’est pas, mais elle vit en la chose. Prenez l’exemple de l’écume et de la vague : c’est le fruit d’un conditionnement physique. En ce cas précis, ressac ou marée provoquent l’éclosion de la matière inhérente à l’élément aquatique. La « chance » reste le fruit d’un conditionnement physique, psychologique et instantané dans le cadre d’une confrontation ou d’une simple rencontre entre vos aptitudes et l’idée que vous vous êtes donnée du but à atteindre…
 

QUESTION :

À propos des rencontres sportives à domicile ou à l’extérieur ?
 

VIRGINS :

Dans certains cas précis, la tension ambiante, par ondes paralysantes pour la partie adverse, transcendantes pour l’autre, sont à envisager…
 

QUESTION :

Comment expliquer les cas de ballons renvoyés par les montants, ou autres barres, délimitant l’accès au but et quelle est l’influence de ces ratages dans le conditionnement psychique, voire physique des ensembles en présence ?
 

VIRGINS :

Dans ce cas précisément, il y a mise en confiance d’une des deux équipes. L’élément extérieur fait converger la volonté de chacun vers une même réaction. C’est un état de semi-conscience…

Vous n’êtes pas sans savoir qu’après la peur ou une quelconque tension nerveuse, intervient obligatoirement un état serein, une régularisation des fonctions psychiques qui saura éveiller l’attention au moment de l’instant décisif : nous appelons cela « intuition provoquée ». Le moment de l’instant décisif, mieux perçu, sera donc mieux utilisé. Sachez que le « groupe » favorise cet état de choses. Dans les jeux que vous nommez « jeux de hasard », la part d’incontrôlable de l’Existence prime…
 

 

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