Etude des Textes transmis à Jantel
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Juin 1978

D 1er juin 1978     H 07:42     A Rasmunssen + Virgins     C 3 messages


Question
- Pouvez-vous nous expliquer les réactions de l’homme dans ses derniers instants ?

Virgins
-  La vie n’est jamais plus présente que lorsqu’elle côtoie ceux qui vont mourir. La part de « vrai » de chacun, en ces instants s’adonne à la continuité, le reste périclite immuablement. Le processus, invariable dans ses formes, semble connaître des stades différents dans sa durée.

Ainsi donc, un individu dont le terme d’une vie consciente intervient, connaît de façon fulgurante, l’intensité de l’Existence. Seul l’élément de lucidité varie…

Question
- Est-ce une forme de regret en quelque sorte ?

Rasmunssen
- Non ! La Lumière ne craint pas les ténèbres puisqu’elle sait qu’elle peut les éclabousser quand bon lui semble…

Question
- La Lumière connaîtrait donc des instants de conscience ? Contrairement, donc, à ce à quoi vous aspirez !

Virgins
- Que faites-vous de la « fulgurance mimétique » ? Les ténèbres sont lumière ! Ce n’est là qu’appréciation sensitive d’ordre infinitésimal.

Ce qui « sait peut ! Ce qui peut est ! » Le fait d’être Eau et Lumière ne vous autorise pas à boire votre propre corps quand vous avez soif ou à se servir de lui, une fois l’Astre Solaire en partance vers d’autres zéniths, pour lire ou pour écrire. Etre jovial ou morose, c’est « être » !

Question
- Comment peut-on être conscient d’être ?

Virgins
- Le « cogito » seul est en cause, il est votre symbole de l’Existence, mais sans plus. La Lumière, pour en revenir à elle, « est », avec tout ce que cela implique de « pouvoir » et nous devons conclure que le « pouvoir » réside, sans contestation possible, dans le « savoir » !

Question
- La Lumière saurait donc sans savoir qu’elle sait ?

Rasmunssen
- Voilà, remémorez-vous notre définition de la « sagesse »…

Question
- Que pouvez-vous nous dire au sujet des Espèces évoluant sur la Terre, et comment situer le Maître cité antérieurement par Karzenstein ?

Virgins
- Chez nous, nous disons qu’il y a le Père et les Etres. Personne n’est inférieur à personne, le Père est supérieur à « tous ». Quant au Maître, il est l’initiateur du « renouveau » de notre civilisation, sans plus. Son titre est honorifique, d’ailleurs, il écoute les autres plus qu’il ne s’autorise à leur parler…

Question
- Pourquoi le Maître prônant le silence, Jésus divulgua-t-il sa parole ?

Virgins
- A l’instar de tous ceux qui, dans leur prime enfance, connurent la survivance, c’est à dire la sauvegarde de leur vie à l’état conscient du moment, Jésus comme Moïse, pour ne citer que les plus célèbres, ont, sans doute par « intuition provoquée », nourri ce que nous appellerons une « vocation anthropocentrique ». Ce dû, en quelque sorte, à l’inexplicable de leur destin : à savoir l’instant qui leur fait échapper au sort prévu, ce dû disais-je, ils désirèrent au moment donné s’en acquitter en dispensant une grande générosité autour d’eux… Cela se retrouve chez des personnages beaucoup moins connus et beaucoup moins savants. C’est de la semi-conscience à l’état quasi permanent. Nous pensons que cela dépend directement des résurgences contractées au moment dont je vous parlais au tout début de notre conversation…

Ce miracle, appelons-le ainsi, les déphasera à tel point, à partir du moment où se poseront pour eux les questions essentielles, qu’ils se croiront redevables aux instances divines. Récupérés physiquement par des Etres de la « civilisation » dont je fais partie, Jésus comme Moïse, une fois initiés, ont cru bon de devoir convertir les autres à ce qu’ils croyaient être la Vérité Universelle…

Erreur ! Erreur contre laquelle le Maître les avait mis en garde, en acceptant toutefois qu’ils la commettent… et qu’ils commirent avec des fortunes diverses !

Question
- Jésus nous semble différent du commun des mortels : n’est-il pas le fils de Dieu ?

Virgins
- Non ! C’est un enfant de Dieu… N’omettez pas de penser que la légende prend ici toute son importance, dans la malversation dont font état les écrits de votre religion. Jésus fut considéré avant tout comme le Roi des Juifs qui ne se résignaient pas, en période d’occupation romaine, à ne plus espérer un nouveau David ou un autre Salomon ! [1].

Question
- Ne fit-il pas des miracles ?

Rasmunssen
- Non ! Initié qu’il fut par « ceux » qui m’acceptèrent un jour parmi eux, il mit en pratique ce qu’il avait appris pour accréditer ses dires. Deuxième erreur fondamentale : ce qui peut se faire, à l’échelon individuel, prend des proportions inimaginables quand cela s’exerce au niveau des masses. L’échec est proportionnel à l’étendue qu’il recouvre, à l’enjeu qu’il propose… [2] .

Question
- N’est-il pas question de résurrection à l’égard de Jésus ?

Virgins
- Non ! Ce que la légende omet de dire, c’est comment, enseveli qu’il fut après que toute forme de vie ait disparu de son corps, des mains amies s’en vinrent, comme il l’avait souhaité, l’extraire du tombeau pour l’incinérer et répandre ses cendres. Sa « récupération » réelle est de toute autre nature… et l’idée que vous en avez n’est pas dépourvue de véracité.

Voilà pourquoi le Maître n’a jamais consenti à renouveler l’expérience pour laquelle il avait donné son accord…

Question
- Pourquoi nous dit-on que Jésus réapparut physiquement et qu’entend Karzenstein quand Elle parle de « consacré » ou plus exactement « d’oint » à son endroit, dans son discours du 27 mars dernier ?

Virgins
- Le fait fut relaté dans toute la Judée et même au-delà, mais ce furent des disciples initiés par Jésus qui, en des points différents, où il n’avait d’ailleurs jamais été, se firent passer ou passèrent pour leur Maître. Quant à la consécration, elle intervint après et par rapport aux semblables de Jésus : Espèce qui est la vôtre…

Question
- Mon ami Jean a donc raison de ne pas vouloir partager avec les autres ce que nous partageons ensemble ?

Rasmunssen
- Avec les autres, oui. Avec d’autres, non. La propagation reste problématique, votre réussite en matière artistique aurait pu changer démesurément le cours des choses : heureusement il n’en est rien.

Comme je vous le dis : avec d’autres, d’autres que vous rencontrerez et que, l’expérience aidant, vous mènerez à répondre à leurs propres questions…

Question
- Mon ami Jean et moi-même ne pensons donc pas harmonieusement ?

Rasmunssen
- Vos facultés à l’état brut diffèrent : l’un perçoit le mauvais côté des individus avec perspicacité, l’autre ne semble s’attarder qu’au bon… L’harmonie est entre les deux. Mais croyez en le peu d’importance de la chose. Ceux qui se complaisent dans l’inutilité, à l’égard de tout et d’eux-mêmes, y demeureront sans qu’il faille, de votre part, ni les rejeter ni chercher à les récupérer. Certains passent et trépassent, mais ne se dépassent jamais, ne serait-ce qu’une fois : c’est l’impasse résultant de la multiplication sans limites des individus… Nous en souffrîmes un temps, nous devrons y remédier dans le futur…

Question
- Pouvez-vous nous définir l’importance de l’art ?

Rasmunssen
- L’art n’est rien de plus qu’une reproduction plus ou moins réussie de « ce qui est », de ce que vous en percevez. L’artiste en est l’instrument. Seulement il faut apprendre à voir entre ce que vos sens vous proposent, au-delà de ce que vous vous limitez…

Il manque à l’interprétation ou le volume, ou le Vide, c’est à dire « le vrai ». Un paysage ou un morceau de musique, voire une sculpture, sont autant de dépersonnalisation d’un site, d’un chant d’oiseau, de ruisseau ou d’une montagne que l’érosion a façonnée… Quant à la poésie ou la littérature, elles correspondent à des états d’âme : ce sont des « palliatifs de la pensée »…

Il n’est d’œuvre que celle du Père : l’Univers est à la fois chant, livre, tableau et sculpture. Il ne faut pas chercher à vivre en étant reconnu, il faut simplement reconnaître ce qu’est vivre, sans le chercher !

Tout passe Jantel ! Un jour, vous n’écouterez plus nos enregistrements, pas plus que vous ne relirez les résumés que vous en faites. Le cours du « vrai » ne varie pas et une fois voguant sur lui, l’oubli s’instaure dans tout ce qui empêchait d’y accéder…

Notes

[1Voir l’intervention de Mme Dany du 11 décembre 2004

[2Cf la communication du 24 janvier 2008, par Jigor

 

Mots-Clefs

3 Messages

  • La Lumière ne craint pas les ténèbres puisqu’elle sait qu’elle peut les éclabousser quand bon lui semble… Les ténèbres sont lumière ! CE N’EST LA QUAPPRÉCIATION SENSITIVE D’ORDRE INFINITÉSIMAL !

    • La Beauté du Monde est dans les yeux de celui qui regarde… -

  • Se trouvent à l’intérieur des yeux des neurones. Bien qu’on en trouve de partout, notamment dans le système disgestif (nommé second cerveau)*, il est curieux de voir des pétillements dans ces mêmes yeux, pétillements d’intelligence, émission ou renvoi de Lumière, que sais-je.. Pourtant, certains Êtres Lumineux (ou en voie de l’être, jusqu’à pleine transparence..?) à essient ou non, semblent camoufler cette fameuse Lumière, nous donnant à voir** un vide abyssal des plus profonds..et l’imbécile de s’y précipiter, comme la misère sur le pauvre monde… Et sans proprement TE fixer dans le blanc des yeux, cher Raphaël, ni par ailleurs suivre où ton regard s’incline, se voit, se dessine, une Beauté certaine, une Bonté…

    * L’organe crée la fonction ! Il faut dire qu’avec tout ce que l’on s’empiffre, à savoir toute cette complexité qui de fait nous constitue, notre appareil digestif s’en trouve profondément éprouvé, jusqu’à saturation : l’usine (à gaz) de transformation du bol alimentaire n’en peut mais… Pas étonnant alors qu’il lui faille un cerveau dédié pour gérer cette aberrante complexité. Ceci dit, l’objectif visé dans ce petit intermède n’était pas de s’appesantir outre mesure sur ces excès de digestion et de les ressasser sinon les ruminer… ** Ne point se fier aux apparences, à première vue s’entend, car à l’échelle de toute cette infinité qui vibre, que voyons-nous vraiment d’autre que ce presque rien, ce pinuts..?


  • Vous entretenir de Jésus, c’est avant tout vous faire reconsidérer, vous et vos amis, le rapport Etre / Individu… Ce que la légende omet de dire, c’est comment, enseveli qu’il fut après que toute forme de vie ait disparu de son corps, des mains amies s’en vinrent, comme il l’avait souhaité, l’extraire du tombeau pour l’incinérer et répandre ses cendres. Sa « récupération » réelle est de toute autre nature… et l’idée que vous en avez n’est pas dépourvue de véracité… Etre / Individu…

    « des mains amies s’en vinrent, comme il l’avait souhaité, l’extraire du tombeau pour l’incinérer et répandre ses cendres. » Inimaginable ! Impensable que des mains amies (sans doute celles de Joseph d’Arimathie et de Nicodème, donc des mains amies juives !) aient pu incinéré son corps : cela est totalement contraire à la Tradition Juive ! La Tradition juive impose l’inhumation et interdit l’incinération ! A moins que… A moins que les « très discrets » Joseph d’Arimathie et Nicodème (Jean 19,38-41) aient parfaitement compris dès leur première rencontre que Jésus était vraiment « l’Agneau de Dieu » ! (Jean 1, 29-34). En effet, quelle est la Tradition juive pour ce qui concerne les sacrifices ? N’est-il pas question d’offrir au Créateur un agneau en holocauste (c’est à dire en incinération ! voir le sacrifice d’Isaac dans Genèse 22, 1-14 entre autre) ? Son corps est offert en holocauste, puis sa « récupération » réelle est de toute autre nature… Sa « récupération » réelle doit nous faire, avant tout, reconsidérer le rapport être/individu… être / individu : on pourra se reporter au très pertinent livre de René Guénon : L’Homme et son devenir selon le vêdânta. https://electrodes.files.wordpress…. Particulièrement les chapitres 2 et 22 mais aussi le chapitre premier de son livre Le Symbolisme de la Croix : La multiplicité des états de l’Être : https://www.youtube.com/watch?v=IX_…


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