Etude des Textes transmis à Jantel
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21 Novembre 1978

D 21 novembre 1978     H 06:46     A Virgins     C 0 messages


Question
- Comment remédier à la persévérance que nous manifestons, sans cesse, dans l’accomplissement d’actes ?

Virgins
- Il faut bannir l’intention ! L’intention est une idée que l’on se donne de quelque chose à entreprendre. Elle est toujours soumise à un but à atteindre, elle n’est jamais fulgurante, elle est rarement spontanée… Les choses se réalisent d’elles-mêmes sans qu’il soit besoin de les provoquer. Vouloir en modifier le cours relève de l’intention. La domestication de l’esprit et des sens commence là. Les facultés intuitives ou instinctives perdent leur raison d’être.

L’intention n’est rien d’autre que l’embryon de l’acte. Toutefois, la conclusion de « l’acte » définit parfois mal « l’intention » : là, interviennent les notions bonnes ou mauvaises !..

Question
- Vous ne semblez pas inactifs ?..

Virgins
- Chez nous, ce n’est jamais dans un but précis… Simplement conscients du peu d’incidence qu’ont nos actes une fois agis, nous les réalisons aux instants que nous percevons le mieux. Les choses réalisées ne doivent pas marquer les périodes de l’existence, elles se situent dans l’Espace et dans le Temps, sans que rien ne puisse rien pour les immortaliser, comme vous avez tendance à le croire. Pourquoi ce désir de vouloir à tout prix laisser une trace de son passage ? Là encore, la notion du « conscient d’être » en porte la réponse… Le « cogito » vous poursuit jusque dans le sommeil par le moyen du rêve…

Question
- Le rêve a-t-il une signification ?

Virgins
- La complexité de la réponse vient du fait que votre cerveau ne fonctionne que dans une infime mesure. Je vais essayer de vous conduire à mieux contrôler les variations sensorielles de votre esprit…

Dès le plus jeune âge, interviennent, un peu, par atavisme et beaucoup par éducation mimétique, des notions. Ainsi, l’enfant qui perce ses dents le fait dans la douleur. Même si le corps réagit de façon brutale à l’avènement (accès de fièvre etc…), la souffrance est sans rapport avec l’image qu’elle donne en la circonstance…

Toutefois, le cerveau enregistre. Si l’enfant accède à l’âge adulte, sans sembler garder souvenance de ces faits, les cellules n’ont pas manqué d’enregistrer la chose. Ces cellules, auxquelles vos savants semblent se refuser l’accès, réagissent au moindre choc, à la moindre onde captée par les facteurs sensoriels. Ainsi, le vocabulaire aidant, l’homme contrôle imparfaitement des notions qui, pour n’être que des résurgences, n’en sont pas moins des choses vivantes… Le fait de ne pas descendre à une certaine profondeur n’interdit pas, à certains, de pouvoir vivre à cette profondeur… (rire) Votre cerveau fonctionne sur plusieurs plans, mais le fait de mal les maîtriser vous empêche de réaliser vos sensations de façon harmonieuse. Il y a là un déphasement total qui répercute un embryon de processus inachevable et dans l’Espace, et dans le Temps. Cela se matérialise par une carence intuitive, voire « intuito-instinctive » : là prennent vie vos notions de « futur » et soi-disant prémonitions.

Ainsi, vos facteurs sensoriels ayant enregistré la période de la formation des ivoires de l’enfance n’étant sur la même « longueur d’ondes » que les autres cellules de votre cerveau, il y a au cours du sommeil un « court-circuitage » opérant un amalgame disproportionné de « lumière active ». L’homme voit de la sorte la mort d’un de ses semblables, mais il ne saisit, et pour cause, l’instant. Il y a afflux de liquide en son cerveau, à ce moment là, et l’image restant devient une bouche avec des dents qui, se déchaussent, c’est à dire qui perdent consistance et forme de vie…

C’est le symbole de la mort !

Question
- L’homme voit donc la mort ?

Virgins
- Oui ! Mais l’eau et la lumière, qui régularisent vos fonctions cérébrales, le font dans un tel déploiement « d’énergie » incontrôlée que le corps ne participe plus : incapable qu’il est de vivre indépendamment de votre cerveau, sans le mouvement.

Là intervient le facteur d’immobilisme. L’esprit n’est pas tel que vous imaginez qu’il est. Il est l’osmose du corps et du cerveau. L’un peut être sans l’autre, mais l’esprit les habite tous deux… Voilà pourquoi dans le sommeil les deux fonctionnent indépendamment…

Question
- Le « sport » n’est-il pas un moyen artificiel de mettre le corps en valeur, comme le vêtement ou le maquillage, chez la femme ?

Virgins
- Il est toujours plus aisé de déguiser son corps que d’aiguiser son corps, et par là-même, son esprit… (rire)

 

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