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Février 1982

D 1er février 1982     H 09:02     A Rasmunssen     C 0 messages


Question
- Comment peut-on situer une progression dans le vécu et peut-on comparer des existences en marge du bien et du mal ?

Rasmunssen
- En marge du bien et du mal, notions découlant de l’explication de la situation vécue, en marge du processus existentiel dépendant de l’intuition et de l’instinct, se trouve l’instant constitué par « l’Etabli » et le « provoqué ». Un instant se décompose en facteurs existentiels qui définissent ledit instant et se définissent de lui... C’est une forme d’occupation basée sur le principe volume/Vide et Vide/volume.

Il y a, pour votre espèce, deux formes d’occupation de l’instant l’occupation consciente et l’occupation semi-consciente... Vous n’avez pas accès à l’occupation inconsciente car vous n’occupez place qu’en l’Espace et non en le Temps. Cette dernière se manifeste au fil des vies conscientes qui sont vôtres, à votre insu, par l’agression du « vrai » sur certaines de vos cellules.

Le rêve, chez certains individus provoque, comme vous le savez, l’incursion en l’état inconscient...

Question
- Nous rejoignons là l’acte ?

Rasmunssen
- Nous abordons les conséquences de la chose en fonction de la conscience par soi du chemin parcouru. L’acte tendait, dans l’approche que nous en avions faite, à souligner l’inutilité de l’intensité que vous donnez aux événements et l’effet de stagnation qui en résulte. L’intention, la motivation étant là pour la conclusion à tirer, lorsque s’instaurait le dénouement...

Prenons deux exemples : votre ami Jean procède à l’occupation de l’instant par la décomposition fusionnelle de bougies et votre amie Béatrice se barbouille les traits par disposition de couleurs, dans ce qu’elle considère être « l’harmonie corporelle »... La conclusion ou bilan définira : l’un a pour intention d’aller à la connaissance de soi, l’autre, sans intention précise car habituelle, se destine à capter l’attention d’autrui et à accéder donc à la connaissance, au sens figuré, de cet autrui.

L’occupation de l’instant, dans les deux cas, commence par le conscient et débouche sur le semi-conscient. L’intention varie mais dans les deux cas le cogito a actionné le mécanisme de motivation... Passons au cheminement qui va sublimer un acte et condamner l’autre sans idée de hiérarchisation : les sens en activité sont alors le souffle ou respiration, la vue, la tactilité devenant extrasensorielle car c’est la matière en fusion du fard et de la cire qui va dominer, le gustatif et l’olfactif se confondant, assimilés plus par les pores que par les glandes appropriées.

Question
- Sans doute voulez-vous parler de l’odeur dégagée par la bougie et le maquillage ?

Rasmunssen
- Oui... Quant à l’ouïe, elle est à ce moment-là multidimensionnelle et ne mémorisera rien de fondamental dans l’explication de l’acte...

La respiration est donc contrôlée, élément positif : elle évite le geste brusque, l’un pour ne pas troubler la lueur de la flamme et indirectement l’attention requise... et l’autre, simultanément, afin de ne point se blesser et de ne pas rompre la ligne souhaitée. Facteur principal en matière de « vrai » : la durée... La limitation de la durée de l’exercice, dit de souffle, enferme à la foi futilité et nécessité de l’agissement...

Cela reste valable dans d’autres situations. Nous constaterons que Béatrice se limite dans ce qu’elle croit être, de par l’exercice physique qu’elle vivra par la suite avec Jean. Ne tentera-t-elle pas subconsciemment de maîtriser cette carence par l’assemblage de petits cartons ?.. Vous situez mieux là le rôle du « semi-conscient » qui, originellement, a mémorisé la « patience ». Le souffle ou respiration régularise l’échange Eau/Lumière et c’est pourquoi l’angoisse gagnera le moins endurant... mais nous allons déborder du sujet... attachons-nous à la suite de ce dont nous débattions.

La vue à présent : l’un scrute et fixe en son être une source de luminosité, l’autre embrasse du regard un ensemble dans un amalgame de détails conventionnés. Sensation fugitive et inépanouissante : la mémorisation ne s’épanchant qu’en l’habitude, donc en la contrainte. Là, nous nous devons de constater que, pour accéder à la sérénité, il faut non point se regarder mais regarder les choses : Jean acceptera la disparition de bougies... Béatrice souffrira de la disparition d’une trousse de déguisement...

La tactilité revêt, en l’occasion, une importance moindre, compte tenu du contact à peine perceptible de la vapeur, d’une part, de la matière solide, d’autre part... La chose est subie mais programmée par soi, donc sans conséquence(s) directe(s) sur l’occupation de l’instant. Toutefois s’exposer à une source de chaleur, si faible soit-elle, engage les pores à réagir par respiration cutanée : phase contrariée par l’apposition d’élément solide épousant les lignes du corps... du visage en l’occurrence.

Le gustatif et l’olfactif mémorisés indépendamment ne se livrent qu’aux premiers mouvements du geste mis en pratique et n’ont pas de constance... Voilà décomposés, schématiquement, deux instants de durée inégale répondant à des besoins du cogito et dont les conséquences diffèrent, comme de bien entendu... Toutefois, dans la réalisation de l’acte, en fonction de l’approche idéalisée de la chose, nous constatons que Béatrice accomplit mieux sa démarche que Jean. Son geste, d’incidence moindre dans l’approche du « vrai », est plus approprié car pratiqué avec moins d’appréhension... Le style prête là toute sa raison d’être en s’adonnant à l’élaboration de l’apparence...

Dans le cadre de la conscience par soi du chemin à parcourir, considérons que le geste de Jean, bien qu’incomplet, bien que voué à un échec relatif dans l’absolu, reste préférable à celui mieux accompli par Béatrice... Ainsi, en traitant de temps à autre de l’occupation de l’instant, vous serez, en vous adonnant à son analyse, à même de vivre plus réellement les choses...

Se remettre en question n’étant rien d’autre que remettre en question les choses que nous vivons.

 

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