Etude des Textes transmis à Jantel
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Exégèse de Jean Platania : avertissement de l’auteur

D 19 avril 2004     H 20:01     A JEAN PLATANIA     C 1 messages


Les mots qui apparaissent en caractère gras sont propres au vocabulaire des Textes et renvoient à un lexique qui en définit le sens au plus près de notre compréhension ; ceux-ci étant le plus souvent des néologismes, le lecteur pourra, avec un minimum d’attention et un bon dictionnaire, découvrir leur signification en s’attachant à la racine du vocable.

Les mots encadrés par des « guillemets » devraient être familiers à tout lecteur des Textes précédents et leur mise en exergue n’a d’autre but que de souligner la spécificité de leur usage, synonyme de vigilance dans la lecture de la phrase.

Certains mots ou groupes de mots apparaissent avec une Majuscule. Celle-ci a pour but de souligner un sens identique à celui, très spécifique, employé par les Textes. Chaque terme doté d’une majuscule prend une dimension sémantique paradigmatique. Par exemple, au cœur d’un groupe de mots tels que « La Lumière de l’lntelligence Divine », le mot « lumière » prend une majuscule qu’il n’aura pas lorsque l’on évoquera la lumière émanant d ’une source de chaleur, ce dernier sens étant naturellement différent du premier cité.

J’assume l’entière responsabilité des orientations interprétatives engagées dans ce commentaire mais je dois ajouter que sans les corrections effectuées au plan de la syntaxe et à celui de la ponctuation par J.P. CHAUVEAU, ce travail fût demeuré à un stade d’ébauche, inabouti et en partie incompréhensible.

Je m’adresse, dans cette étude commentée du dernier message reçu à ce jour, au lecteur déjà familiarisé avec cette pensée ontologique arborant le privilège de la quintessence dans sa portée universelle. Une exégèse mène inévitablement à dessiner le cadre historique à partir de la source du texte étudié en poursuivant par les différents courants qui auraient alimenté la problématique naissante. Or s’il est avéré, comme cela se révélera dans un certain chapitre du présent mémoire, que la Pensée diffracte les nuances de son chatoiement à partir d’une origine les connectant entre elles, il nous faut insister, dans le cas présent, sur le caractère tout à fait particulier et exceptionnel de l’émission.

C’est en m’appuyant sur ces réalités indubitables que je puis éviter la double obligation liminaire d’avoir à signifier des expressions dont l’usage récurrent depuis deux décennies a fourni la matière de discussions fondées sur une sémantique originale et de devoir remplacer le champ habituel de conceptualisation par l’élaboration d’une perspective riche d’horizons créatifs.

Ces dispenses visant à écarter tout dilettantisme manifesté à l’égard du contenu ne procèdent pas de quelque paresse de l’auteur de ces lignes destinée à gommer les difficultés pour ne pas se trouver dans une inconfortable attitude d’impuissance mais seulement de la volonté de mettre en garde l’intrépide visiteur du dernier dialogue contre la tentation de l’économie d’une approche chronologique et analytique du corpus, dès les tous premiers Textes bien évidemment.

Les propos qui vont faire l’objet de cette étude, pour synthétiques qu’ils apparaissent au terme de ce qui n’est qu’une initiation par le déconditionnement de l’espace cognitif conventionnel et la mise en place parallèle de nouveaux principes, s’inscrivent dans une dynamique dialectique de plus de vingt ans, jalonnée d’autant de vides préparatoires qu’il y eut de communications les délimitant.

Lorsqu’un philosophe ou un scientifique fait œuvre d’innovation, c’est presque toujours dans le sens d’une contribution dépassant l’état présent de la discipline mais à partir d’un univers spéculatif commun. Par contre, force est d’admettre ici que le contenu rationnel proposé accomplit une transformation quasi totale des repères où s’ancrent habituellement les linéaments d’une pensée cohérente.

Cet ensemble philosophico-scientifique requiert du lecteur un abandon des schémas usuels, où la réflexion est inféodée aux automatismes d’une pensée structurée conditionnant un type de réponse stéréotypée, au profit d’investigations conduites avec la participation harmonieuse des variantes expressives de la Pensée totale en leurs diverses intensités ; pour cela faut-il s’être trouvé en contact de longue date avec cette description de la pluridimensionnalité du réel, non tant pour espérer en épuiser la force signifiante - inaccessible rêve - que pour évoluer avec profit dans les arcanes de cette logique. En l’absence d’une semblable accoutumance, point d’accès libre et abouti à ce que je nomme une cosmogonie fondatrice.

Le socle de l’édifice ne repose pas sur une base fragile, quelque peu fantaisiste, sur laquelle se donnerait libre cours l’imagination débridée d’un esprit iconoclaste ; il supporte en sa spécificité d’ordres spirituel, scientifique, philosophique tout le poids d’un enseignement ordonné autour de préoccupations intellectuellement issues d’un fonds commun mais revisité et prolongé de telle façon nouvelle qu’il s’en trouve créé une autre vérité ainsi qu’une autre disposition analogique de notre raison.

Prendre la mesure de la valeur intrinsèque de cette initiation étalée sur une dizaine de communications cruciales, bien que toutes aient leur nécessité propre, exige la remise en cause des certitudes acquises que l’enseignement ou nos traditions ont eu pour tâche de nous transmettre.

Cette entité singulière se distingue autant par l’introduction de facteurs physiques et existentiels inconnus de notre savoir classique que par leur articulation évolutive impliquant de toujours garder en mémoire l’ensemble des paramètres afin de bien évaluer l’assemblage du phénomène observé.

Se défaire de l’encombrant fardeau de l’anthropocentrisme teinté de positivisme séculaire ne demande pas la simple bonne volonté au service d’une cause douloureuse mais inévitable ; la chose procède d’une exigence permanente imposée par la métamorphose consciente du champ perceptif à partir de repères devenus obsolètes. En l’absence de l’indispensable fusion avec cette pensée, son contenu, pour cohérent qu’il soit, nous apparaîtra comme étranger à notre dimension humaine alors même que nous sommes vécus par lui, immergés en sa vérité.

Les exemples sont nombreux d’audacieux ayant cru pouvoir investir cette pensée comme on le ferait d’une lecture ordinaire de laquelle on s’absenterait le livre refermé sans en avoir subi de profonds dommages. Le moindre intérêt en la matière n’est pas le prolongement naturel, jusqu’alors occulté, de quelques développements théoriques vers une meilleure appréhension des situations vécues qui abordent notre conscience. Observées à la lumière de cet éclairage, elles s’intégreront dans une évidente cohérence, s’emboîtant harmonieusement dans une logique causale à soi. Mais analysées au moyen d’outils conventionnels forgés par le rationalisme, elles se limiteront à décrire le caractère incomplet et approximatif d’une réalité déconnectée de sa véritable image réticulaire.

Prenons comme exemple l’assassinat des moines français en mission en Algérie dans la mouvance des exactions commises par les intégristes locaux. Ce massacre fut à juste titre commenté comme un acte de barbarie n’autorisant aucune mansuétude ni clémence pour leurs auteurs, ne fut-ce qu’au regard de la tâche empathique et humanitaire accomplie par les victimes auprès de la population ; mais voici que notre vision de l’événement se déforme sous l’effet d’une interprétation qui va combiner de façon proportionnellement définie, bien que non mesurable,

- un facteur ambiant reflétant la situation géographique du lieu en ses composants tectonique, magnétique, « densitaire » ;

- un facteur temporel affirmant l’absence de hasard dans la rupture existentielle ;

- un facteur dit de « compensation existentielle » unifiant dans une même dynamique la sublime élévation spirituelle du groupe sacrifié et la dévaluation morale de son homologue « sacrificateur » ;

- un facteur dit « édaphique » conjuguant les éléments précédents dans un même acte de telle sorte qu’ils correspondent à l’ordre établi d’une expression permanente de « I’ambiant ».

Ce n’est qu’en privilégiant une représentation du monde reposant sur cette assise axiomatique que se forme progressivement une structure cognitive de substitution autorisant, autant que faire se peut, la recherche des causes initiales non dévolues à un déterminisme classique.

Il est vrai que de cet ordre nouveau surgit une difficulté croissante inhérente à la différence de conclusions auxquelles parviennent les deux méthodes. La pensée ordinaire (le penser, devrais-je dire) reste figée sur des considérants décelables, mesurables à l’échelle d’une science, laissant se perdre une réflexion axée sur la recherche de l’instant inchoatif de formation : d’où avènement d’une incompatibilité faisant suite à une incomplète formulation de l’un des deux modes et laissant dans un isolement douloureux l’apôtre de la nouvelle parole.

Telle l’oasis dans le désert, abri de sûreté dans un environnement hostile, le support textuel devient bientôt le seul interlocuteur, certes silencieux et disert, mais ô combien rafraîchissant par moment. Celui qui s’engage dans cette voie aride fera l’expérience de la souffrance qu’est l’impossibilité d’échanger, à laquelle s’adjoindra nulle possibilité de reculer car ne peut revenir dans les turbulences chaotiques de la confusion celui qui aura entrevu, fut-ce un seul instant, I’équilibre structurel de ce monument d’intelligence totale et sans faille.

Un des obstacles que rencontre le lecteur de ces Textes est de parvenir à la conclusion et à ia conviction que la fraction raisonnante de notre production mentale paraît insuffisante à consommer totalement la compréhension des principes physiques et leur articulation dans le Tout ; car rien de ce qui est dit ne peut s’enfermer dans le cadre figé d’une loi.

Face à l’impossibilité, le plus souvent, de vérification expérimentale de notre part, la démonstration opère par l’usage de mots de notre vocabulaire dont l’association originale crée parfois divers syntagmes évocateurs pour un familier de ces documents, malgré leur apparente abstraction ; cette pratique est rendue possible grâce à leur localisation précise dans le développement rhétorique, la pratique analogique fréquente depuis que le mot s’est peu à peu détaché de la chose qu’il nomme et surtout la mobilisation de notre potentiel extrasensoriel, source de perception directe des choses au-delà de la pensée courante.

Ainsi, au fil des temps, s’instaure une familiarité avec ce capital sémantique destiné moins à prôner des vérités définitives au plan heuristique qu’à diffuser une pensée vivante susceptible de donner à voir le courant qui la dirige. La transmission du message (depuis les années 90) se propose de rejeter les certitudes d’une pensée fausse tout en libérant la capacité de synthèse de chacun en rapport avec ses facultés de discernement et d’entendement.

Si de solides vérités émergent indubitablement comme la disponibilité, lieu du bonheur non structuré, la foi, synonyme d’ agissement dans un état de semiconscience, la mue évolutive, canevas où se distingue en filigrane la logique du systématisme originel, et si ces affirmations ne font pas de place au doute après avoir été éprouvées sur l’autel de l’expérience vécue, il nous faut convenir que ces échanges ont pour fonction principale, le plus souvent, de nous apporter une argumentation plus riche sur une problématique déjà présente.

Dans cet esprit doit être reçue la dernière intervention où se développe sous nos yeux une démonstration fondée sur le souci d’éclairer plus profondément une réalité incomplète afin de parvenir à l’édification d’un exposé cohérent, notamment par la mise en valeur de connexions demeurées jusque-là insoupçonnées.

Les premières pages concentrent l’intérêt sur la notion de point de non-retour (p-n-r), jusqu’à ce jour entendue du point de vue chronologique comme borne évolutive infranchissable marquant l’impossibilité d’une récurrence réparatrice, ici éclairée sous l’angle de sa dépendance au mouvement initial et à la variation des flux luminescents d’où se projette la Pensée en sa démultiplication.

L’effet démultiplicateur de toute manifestation vraie imprime en chaque état de la stratification spatio-temporelle une qualité de choses à vivre s’harmonisant avec la densité existentielle de l’ambiant et son positionnement actualisé. Au centre des variations qualitatives des situations à vivre se trouve, depuis longtemps mis à jour, le processus de procréation en ses transformations adaptées au degré de transparence cellulaire de l’espèce. Ce qui est nouveau réside dans la décadence qu’a subie l’espèce androgyne, dont nous sommes issus, provoquée par son incapacité à s’adapter aux modifications de l’ambiant.

Cet apport à la connaissance historique de l’avènement de l’espèce humaine s’accompagne du dévoilement de l’exacte place qu’occupèrent ceux qui furent les témoins actifs de cet épisode et qui sont les chroniqueurs de ce jour, place dont l’actualité est due à la Loi d’Alternance Osmotique, celle-ci au centre de l’exposition des faits. Cette loi exprime à travers la diversité des couches visitées la capacité du « faire corps » propre à chacun et trouve dans ce que nous nommons foi sa coloration humaine

A l’unisson de cette évocation spirituelle, rien ne me paraît plus stimulant, à I’orée de ce commentaire, que de tenter de me hisser humblement, en parfaite connaissance de cause, au point de vue d’où l’horizon infini du Texte sera épargné des vicissitudes d’une perspective étriquée et pauvre. J’observerai fidèlement l’ordre du développement chronologique et rassemblerai dans quatre principaux chapitres les questions de ce propos que nous pouvons désigner comme un nouvel ordre philosophique.



- Chapitre 1 - Le point de non-retour

 

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1 Messages

  • Quel splendide esprit de synthèse et dire que ce n’est qu’une ’’entrée en matière’’ ! Merci à vous, Jean Platania, good job… Vivement la lecture de la suite.


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