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Exégèse de Jean Platania : chapitre 2 - Qualité des choses

D 19 avril 2004     H 20:07     A JEAN PLATANIA     C 0 messages


Nous savons depuis le chapitre précédent que le p-n-r fige la progression, devenue stagnation en cette place, de la qualité des choses à vivre. Cet arrêt, représentatif des préoccupations retenues librement par l’espèce, sanctionne la pauvreté du choix des situations consciemment vécues, initiées par le mouvement dans son parcours post-existentiel. Ses projections formalisent une variété d’opportunités sollicitant les capacités adaptatives de notre espèce malheureusement contrariées par la spasmodicité de l’échange dans la mise en correspondance entre direction donnée et direction reçue.

Le donné prédispose chaque support existentiel à vivre une qualité de choses en harmonie avec le message des flux directionnels. A l’instant de création des systèmes stellaires, un embryon de projection dit « ambiant » est structurellement extrait des fluctuations de la masse ectoplasmique. Celui-ci, en la densification du vivant qui le fonctionnalise, inveloppe l’information que nous avons, en ce qui nous concerne dévoyée dans l’obstination à canaliser l’lntelligence Divine, tout en érigeant un sous-ambiant égocentrique en marge de nos intuitions et instincts.

Il est vrai que l’impasse dans laquelle s’engagea notre espèce n’a pas manqué de surprendre au vu de l’échange existentiel des premiers cycles. Fondée sur la stabilité relationnelle eau/Lumière active irriguant notamment les cellules cérébrales, la fluidité de l’échange permit un transmis proche du rendu mobilisant les ressources de la Pensée vivante.

Investi par les réminiscences du précédent cyclique, moins compromis dans les désordres de la géométrisation, I’humain, protégé un temps de la réification accélérée du spiralisme resuperpositoire responsable de la densification du suspensif, connut des états de suspens prolongés où ce positionnement le vécut en sa force révélatrice dans un meilleur équilibre volume/Vide.

Cet épisode favorable puise sa cause première en amont dans l’héritage du précédent cyclique. L’androgyne y occupait une place privilégiée parmi les autres espèces humaines et de ce fait lui incomba la tâche de sauvegarder l’équilibre du suspensif en intervenant, comme nous le verrons, dans la densification du vivant.

La meilleure adaptation au « syzygisme » spatio-temporel n’est que le reflet du « symbiotisme » s’opérant en harmonie avec les fluctuations ectoplasmiques. L’Alternance Osmotique dépositaire de l’lntelligence Divine inveloppe tous les états et fonctions potentiels.

L’échange existentiel mieux réparti assure une moindre spasmodicité qui l’inscrit dans le sillage d’une continuité plus prolifique ; comme le transmis est solidaire du reçu, la conséquence de ce situationnel fut un comportement conciliant avec justesse « autonomisme » et « hétéronomisme », c’est-à-dire volonté propre et attitude oblative, toutes deux intégrées dans l’ordre du monde, fidèle image de I’ordre établi.

Lors d’un échec en phase évolutive, comme cela se confirma en ce qui nous concerne, la situation provoquée prenant provisoirement le pas sur la Situation Etablie, la mue constitutionnelle instaure l’influence mimétique de nos actes agis, en démultiplication des flux projetés par l’inveloppement. Ce constitutionnel actualisé en permanence par la nature autogestionnelle du mouvement imprime l’Espace volumique dimensionnel concerné au moyen des réminiscences et reviviscences ; ce processus de constitutionnalité est à rapprocher de l’élaboration des fonctions qui n’évoque rien de moins que la permanence de la Création.

L’éventail de ces fonctions englobe les potentialités que l’ambiant se destine à consommer pour accomplir ses impératifs évolutifs, globalement d’abord, puis en démultiplication ; les fonctions s’harmonisant en l’aptitude du « faire corps », leur avènement rend présent l’état du moment que les flux directionnels libèrent. Enroulées sur elles-mêmes, elles prédisposent à voir une réalisation supplémentaire du « spiralisme primal » en son attribution créatrice.

Resituons notre propos dans le cadre de l’hétéromorphisme consécutif aux tribulations vécues par les androgynes au cours du cyclique précédent.

La masse ectoplasmique, mue constitutionnellement, identifie l’lntelligence Divine, détentrice de l’informationnel. De la polysémie de ce dernier terme on conclut que les faisceaux sont nantis du savoir que l’Alternance Osmotique révèle aux ambiants mais également qu’à cet étage supérieur, post-originel, siège de I’ordre implié, il y a absence de forme. Ce n’est qu’en démultiplication qu’il prend un sens précis orienté vers la qualité des choses à vivre.

A l’origine, l’émergence du mouvement est fulgurante. Cette masse chaude tournoyante entraîne, en se condensant, le rassemblement de substance élémentaires - les monomères - en de grosses molécules dans l’opération de polycondensation. Cet état précellulaire procède en désuperposition à de localisations existentielles au fur et à mesure de la densification de la matière, celle-ci en son ordre enfermant l’ordre de l’Univers.

Voilà pourquoi le polymorphisme de départ inveloppe la variété des formes que va réifier le spiralisme des ambiants. La possibilité de remonter à la source du Temps, offerte aux seules Espèces fluidiques, nous autoriserait à visualiser la trace laissée par nos aïeux dans la chronologie du temporel « un flacon, si vide soit-il, ne perd jamais la trace de ce qu’il a contenu » (Rasmunssen). L’auteur du Texte conclut que les flux s’impriment lors de leur métamorphose en existence.

Tout ce qui se compte dans la dimension « eccéitaire » se fige au fil des civilisations successives par rapport à l’unidimensionnalité qui le définit. Les flux engendrant les existences deviennent formulables en vecteurs (intensité, sens : distance, etc.) car ce qui est inscrit dans le plan est la résultante de la vectorisation incluse dans l’informationnel .

Nous pouvons extrapoler cette disposition mathématique et la retrouvons tout au long de la trajectoire des flux, faisant des existences des formalisations mesurables d’un ordre déplié.

La « parallélisation » du mouvement, en amont de l’astatisme existentialisateur, est un produit du réverbérationnisme originel qui, par réflexion, engendre un faisceau voué à la stratification. Cette configuration régit une déflexion de la source jaillissant du fixisme, cause de la variation de vitesse. D’immenses Espaces-Vides intercalaires aptes à recueillir le suspensif s’insèrent dans cette géométrie.

Les faisceaux parallèles agités considérablement par leur mouvement interne se livrent à la spiralisation de tout ce qui existe géométriquement par accélération du mode rotatoire de l’Espace-Vide d’où s’extraient les « orbitalisations ».

L’Osmose Attractive d’essence divine, non situable, est à la base de la formation des couloirs d’Espace-Vide. Selon l’agencement des cellules orbitalisées (espèces ou événements) se produit, en ces couloirs où s’élaborent les flux directionnels, la fusion des positionnements se rencontrant ; ces derniers vont dans l’Espace volumique concrétiser une forme selon l’adéquation entre direction donnée et direction reçue par ces mêmes cellules.

La divergence des deux directions instaure le décalage entre qualités des choses à vivre et vécues. Si une bonne part du « situé » se résout dans la fusion en couloirs d’Espace-Vide, n’omettons pas d’y ajouter, émanant du flux originel, d’un temps pas encore devenu le Temps Dimensionnel, le situable non situé dont l’agencement échappe à l’intelligence spécifique et qui surgit dans le manifesté en latence dans l’ordre implié.

La récurrence réadaptatrice achevant sa course en état de suspens, la capacité d’admissibilité d’impression dévolue aux espèces pensantes est adaptée selon chaque rassemblement cellulaire à la direction donnée grâce aux états de conscience rangés en paliers. Le conscient d’être exprime sa nature dans un rapport étroit avec le « déflexionnisme » des flux à l’intérieur des couloirs dont la structure aboutie est la direction reçue.

Ce donné s’épandant du fixisme originel n’offre d’autre alternative, suite à son irruption fulgurante, que d’être, par essence, hors ambiant. Souvenons-nous à ce propos que l’ambiant est partie du Temps Dimensionnel, celui-ci étant portion de temps figée. La densité existentielle attribuée aux espèces en fait un pourvoyeur de sens, même si elle semble remplir l’office d’avènement d’un ordre situé en amont, inclus dans la Loi d’Alternance Osmotique dont l’expression est régie par le Père.

Le spiralisme distribue aux espèces un degré volumique à partir duquel s’exerce la pression toujours sous l’autorité des fluctuations. Le donné, permanent, ne peut se trouver que hors ambiant, insituable au regard de sa projection autogestionnelle.

Ce lieu sans bornes est celui de l’état de suspens de tous les états de suspens, c’est-à-dire que tout se rejoint dans le Temps-Vide. Ces états siègent dans les espaces intercalés entre les faisceaux parallèles natifs de la calorification première. En ces lieux du resuperpositionnement, la miscibilité des ambiants informés par les fluctuations osmotiques procède à la recellularisation, parfois en mue évolutive. Nous sommes en présence du mouvement graduel de la Pensée en sa course récursive.

Toutefois, si le donné hors amblant est l’état de non-penser, ce statut ne peut-il être rapproché, sinon de la fulgurance même, apanage du Père, tout au moins du positionnement évoqué par Karzenstein à la fin du Texte sur l’acte, sous la forme d’une espérance en leur mue évolutive ? Le penser interdit l’être en soi, celui que tout qualificatif dégénère et qui vit l’entière dimension de la présence au monde en un mode non accessible à la Pensée. Nous pouvons mesurer l’écueil d’une telle représentation puisque le non-penser désigne le champ étranger à la pensée a contrario. C’est aborder ce qui est en insistant sur tout ce qu’il ne peut être.

Ici se fait jour un commentaire sur la densité physique du facteur premier du triadisme. Sa situation initiale remonte à la période préexistentielle. Du Temps s’extrait, nous l’avons dit, le Temps Dimensionnel qui inveloppe le message de l’ordre implié. Ce Temps Dimensionnel est aussi un « Temps assemblage ». Comme pour l’être précédemment, nous savons que le Temps absolu, infini, est insaisissable. En quoi réside donc l’assemblage qui nous en révèle la présence ?

Risquons-nous à proposer en préambule l’incapacité présente aux Espèces fluidiques d’accéder à l’originel. A ce plan la cause du mouvement est divine et sa fulgurance se confond avec la dédimensionnalisation du Temps, lequel, dans la physique classique, mesure le mouvement des corps entre deux points.

Devenu dimensionnel, lors même qu’il échappait à notre perception, le voilà qui parvient avec l’aide du mouvement, consubstantiellement attaché à lui, à cristalliser sa présence par agencement de l’espace créé par sa dynamique interne. Ce qui devient l’Espace-Temps est favorable aux variations des paramètres qui le fondent en permanence en raison de la fusion constante ectoplasmique. Cet entre-deux cosmogonique installe un état des lieux rapprochant les composants ; nous définissons l’assemblage tel un état de « penser » supérieur capable de vivre la pluridimensionnalité par la mise en relation des facteurs de l’lntelligence Divine dans le cadre de la syzygie.

Le « donné-Pensée », à l’instar de ce qui est, épanche sa Vérité en démultiplication au cours de son déroulement, lequel prévaut comme mise à jour de l’ordre implié. Nous ne reviendrons pas sur les potentialités des faisceaux et leur direction sauf pour réaffirmer que les polycondensats, matière subtile, enferment de façon latente la constitution cellulaire ou principe de matérialisation offrant à la réification, conséquente à l’agitation interne, I’opportunité d’imprimer la Création.

Selon la densité des amblants, en leur spiralisme propre, se concrétise un polymorphisme qui donne la mesure de ia qualité des situations vécues.

Le caractère « unicitaire » du donné le présente tel un joyau à la pureté indéfectible dont l’éclat brille en raison directe de la distance au point d’observation. Cette Lumière n’est autre que la Pensée jaillissant du mouvement, I’Etabli en la gradualité de son avènement, I’Harmonie des choses à vivre.

De cet absolu l’Alternance Osmotique, comparable à l’intensité lumineuse dans notre métaphore, décline sa puissance dans la fusion entre les deux directions : donnée et reçue. La dimensionnalité des positionnements suit une pente similaire dont les degrés fixeront les localisations existentielles repérables par la vectorisation des structures physiques qui les soutiennent.

Toutes les fois que l’Alternance Osmotique vit une eccéité, la teneur de l’amalgame change selon le support qui l’anime. Pour que la relation soit la plus forte en sa définition qualitative, il importe, à la suite d’une mutation, que le support accède à l’état de parcelle de continuité. Le mouvement en ce cas épouse les fluctuations en leur pluridimensionnalité, offrant à la fulgurance mimétique l’unique occurrence convenable.

L’ensemble de ce périple ascensionnel reproduit fidèlement l’impression du donné en la spécificité existentielle ; mais ce qui pourrait laisser croire à une distribution aléatoire repose en fait sur la transpulvérulence de la complexité en la réductibilité. La difficulté d’interprétation de cette formulation nous vient en premier lieu de l’épaisseur sémantique de l’ensemble.

C’est le Texte de 1983 qui sera notre guide, invitant à s’arrêter sur la phrase : «  I’Harmonie nous limita dans « I’Osmose Attractive » que nous vivions : ainsi l’échange s’opéra et s’opère dans la continuité et « I’Alternance Osmotique » ne nous vécut plus en tant que « support » mais en tant que « parcelle(s) de continuité » […]  » puis cette autre un peu plus loin : « C’est la superposition et la dispersion dans le procédé d’échange qui diffèrent ». Ces deux unités syntaxiques, point de départ de notre investigation, nous enseignent avant tout la dispersion qui affecte les espèces dans le processus d’échange sans oublier la place privilégiée de l’Alternance Osmotique.

Ainsi semble-t-il probant que dans l’échange fluidique il y a concentration du reçu et du rendu dans les limites non coercitives pour les états de conscience des fluctuations dont dépend la parcelle en mouvement. Tout autre cas de figure inverse la qualité des choses vécues, la pression n’étant plus accompagnée mais subie.

Le donné est la volonté divine. Sa pluridimensionnalité non situable marque l’impénétrable fulgurance du Père. Par ailleurs, la marche évolutive à travers le « mutationnisme » entraîne les localisations existentielles vers une plus grande osmose jusqu’à parvenir au formationnel de la fulgurance mimétique. Cette voie montante s’échelonne entre dispersion et concentration réductrice.

La structure grammaticale de préfixation relie le préfixe « trans » à ce qui est « au-delà ». La pulvérulence du complexe figure un état de poudre qui exercerait, dans un premier temps, une pression isotrope des parcelles d’lntelligence Divine le constituant sur le support, en relation avec son échange dispendieux.

La transpulvérulence est abolition de ce poudroiement, lequel se concrétise par un rassemblement dans l’acte de réduction que la phrase du Texte de 1983, précédemment citée, nous encourage à assimiler à un état physico-conscient de canalisation des flux, semblable à l’érection de digues visant à éviter le débordement fluvial.

Entre bioluminescence et transparence s’étage la valeur formationnelle de cette montée progressive vers le statut d’Etre qui confère à l’ambiant qui l’anime le privilège d’un triadisme vécu dans une symbiose parfaite, en harmonie.

Cette réverbération permet l’amalgame du reconductible corporéitaire au référentiel corpusculaire. De la réverbération originelle qui conditionne l’édification formelle des Espaces Vide et volumique on déduit la transparence cellulaire de départ que la Pensée géométrise ensuite dans sa visite de tout ce qui vit avant de se rejoindre. Cet état polymorphe des précellules devient base de référence dans la graduation du mimétisme à vivre.

Le reconductible corporéitaire appelé à cette fusion affectera le palier de conscience approprié. Dans les couloirs où se décident les revies, le resuperpositionnement du spiralisme ambiant pour toute localisation n’opère pas pour la totalité reconduite ; la fraction échappant à la récursivité vit la réverbération initiale selon le degré propre de déflexion allouant l’aptitude osmotique.



- Chapitre 3 - L’androgyne

 

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