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Exégèse de Jean Platania : chapitre 3 - L’androgyne

D 19 avril 2004     H 20:14     A JEAN PLATANIA     C 0 messages


Dans les paragraphes suivants est commentée l’aventure des androgynes dans leur tentative avortée de se dérober au sort promis : celui dont eurent à pâtir les espèces humaines pour le reste des cycliques futurs. En tant que race humaine, c’est-à-dire membres de la même famille quant aux signes anthropologiques, mais sujets d’un peuple à la civilisation avancée, ils durent affronter la « surprocréation » d’autres espèces géométrisées dont ils savaient, « en effet différé », I’implication néfaste sur le contrôle des états de suspens.

La projection de l’ambiant contient, en la densité existentielle qui la justifie, le rapport qualité/quantité imputable à chaque espèce en raison de son statut dans la superposition. Que le deuxième élément du rapport glisse vers une croissance disproportionnée et voilà le désordre qui s’installe, de même que l’urgence de le corriger.

Cette nécessité prit corps dans l’esprit de cette race qui n’eut d’autre recours que celui d’instaurer une sorte de limitation des naissances en ignorant, semble-t-il, les causes génératrices (réminiscences et processus de procréation) ; I’initiative échoua bien entendu !

Tout ce qui est relié à la capacité d’admissibilité d’impression ne peut bénéficier d’un assentiment collectif lorsqu’il s’agit notamment d’espèces géométrisées et tant l’insuffisante harmonie du processus d’échange existentiel que sa spasmodicité eurent raison de cette prise de conscience assez peu partagée.

Il advint, en écho à l’échec précité, une accélération de la mécanique récursive provoquée par davantage de ruptures associées au déflexionnisme des situations provoquées. Cet effet « synchrotroniste », en créant plus de vivant, alimente le courant d’expansion démographique. L’ambiant augmente la vitesse de son spiralisme resuperpositoire sous la contrainte conjuguée d’une amplification des ruptures et des fréquences de retour.

Le champ des états de suspens s’en trouve encombré : c’est le lieu où se cristallisent les revies par interférence des couloirs d’échanges (dimensionnalité spécifique) dans les flux directionnels, selon le degré de superposition des ambiants.

En conséquence du dérèglement amplificateur les espèces transgressèrent la densité viable dans le même temps où, parvenues à l’aboutissement du cyclique, celui-ci réclamait son remplacement. A l’échelle de l’ensemble des espèces humaines on imagine sans peine le désordre s’ensuivant, aussi bien au plan de l’équilibre des sous-ambiants qu’à celui du resuperpositionnement.

L’effet différé déstabilisateur est inveloppé dans le directionnel des faisceau dont les modifications de vitesse pourvues par le déflexionnisme génèrent les formes idoines. En amont de cet Espace stratifié, hôte des flux, I’existence actualisée et ses divers courants sont inclus dans l’état de transtructuralisation originel ; autant dire que la fonctionnalité existentielle émanant de l’échange est partie intégrante de l’ordre implié, donc de la Pensée en le mouvement qu’elle suscite. Retenons au passage l’usage du préfixe « trans » dans sa signification étymologique de dépassement, entendu ici comme un « dépassement de la forme » une recréation.

Devant l’échec de régénération en le suspensif une dernière recherche désespérée de sauvegarder leur intégrité se fit jour sous la forme d’une vague déferlante de suicides. Or ce procédé autodestructeur se concrétise lors d’un ordonnancement magnétique qu’il faut se représenter telles des incursions d’Espace-Vide en le volumique au gré de la mouvance attractive. L’altération de Ia qualité des choses à vivre se confirme en proportion de la qualité de Pensée que les flux impriment aux espèces et s’épand ainsi la détérioration de l’échange débouchant sur la multiplication des ruptures intentionnelles.

Ce situationnel s’accompagne, faut-il le rappeler, d’un inconvénient mémoriel indélébile en la fabrication de réminiscences dues au projet obsessionnel qui l’y prédispose. Du reste, ces ruptures collectives et apparemment choisies revêtent elles une forme de processus de compensation, remédiant à la dysharmonie quantitative, en sa variante volume/Vide. L’élévation des androgynes s’apparenterait à une ascension de la Pensée ou à un accès à l’onde de Vide afin d’éviter que son mouvement rotatoire ne les entraîne dans une réification fonctionnelle.

La narratrice nous invite cependant à introduire l’élément « d’apoptosisme » dans la prise en compte du facteur déclenchant cette disparition massive. Etymologiquement « apoptosis » signifie en grec « chute des feuilles » ; à l’automne, sous l’influence des conditions climatiques, un programme génétique provoque chez l’arbre la chute des feuilles. De façon générale, « apoptose » s’emploie lorsqu’il y a mort programmée des cellules lors du développement de l’embryon. Par extension, dans notre souci permanent de recherche de la cause causale, nous apprenons que chaque existence est dotée de ce patrimoine létal consubstantiel à l’informationnel des flux.

On comprend mieux la place que tient « thanatos » dans notre configuration psychique et la contradiction dont ce substantif est chargé, puisque la rupture est annonciatrice de vie et de changement a posteriori.

La dégénérescence de l’espèce sanctionna cette « déflation » provoquée, imputable par ailleurs à la fixité des états de suspens ; cette aporie évolutive est due à la surpopulation des couloirs de recellularisation et aux réminiscences quelque peu néfastes fournies par ces ruptures.

Cette conséquence souligne le figement au plan de l’élévation. Comme à chaque fois, dans un situationnel comparable, il se décèle une accélération du spiralisme et des fréquences de retour limitant la durée d’accès au temporel et, partant, la présence dans le dimensionnel inconscient.

Le circuit en boucle, comme immobilisé par son absence totale d’opportunité d’échange valorisant, nous renvoie au point de non-retour, donc à une impossibilité structurelle de changer le formationnel en cours.

Ce faisant, cette stagnation s’aggravait de l’encombrement du suspensif résultant des ruptures inhérentes à la densification exagérée du viable. « Plus les espèces se volumisent, plus l’ambiant exerce de pression à leur endroit » est-il dit par ailleurs et de ce fait l’incidence interférentielle bien réelle des états de suspens nuit au réverbérationnisme informationnel.

Etant acquis qu’en l’Espace-Vide les flux directionnels impriment la qualité des choses aux revies, il est logique d’induire une déflexion de ces courants provoquée par l’entrecroisement avec les couloirs d’ambiant en resuperposition. En effet, ce phénomène de rencontre de différents plans de conscience s’opérant dans la confusion augmente la probabilité d’un amalgame sans harmonie des positionnements eccéitaires, lequel se fait au détriment, là aussi, d’une louable progression de certains ensembles ; d’où l’aphorisme parfaitement d’actualité : « Cette forme de désordre engendre un désordre des formes » et des présences d’êtres en des amblants étrangers à leur dimension.

On peut comparer cette situation à celle d’une classe avec un nombre limité d’élèves qui verrait tout à coup l’effectif grandir démesurément et s’installer les dysfonctionnements que l’on imagine, entraînant pour finir un recul des connaissances transmises.

Le résultat fut catastrophique pour les androgynes incapables de gérer la coordinence de leur « réadaptabilité massique » ; sachant que le premier terme de ce groupe lexical désigne une synthèse chimique moléculaire entre un minéral et un composé liquide, on comprend que l’on est en présence d’une reconstitution cellulaire dont la valeur productive se mesure à l’aune de la proportion minéralogique sur l’ensemble. Une moindre minéralisation du tissu cellulaire rend le sujet plus facilement « démolécularisable », ce qui présente un avantage certain pour la phase « d’homochromisme » ou « aptitude à faire corps ».

Ce facteur biologique pesa fortement dans l’entreprise de réadaptabilité de l’espèce entière, considérée au regard de sa propre densité. Le rapport physique entre densité et masse se classe au nombre des constantes de la physique.

A cela s’ajouta la compression du conjoncturel amblant qu’il faut entendre tel un phénomène réducteur de solutions salvatrices ; cet effet est produit par l’inévitable accélération du mouvement spiralien en chaque terminaison cyclique et entretenu par la conjugaison des forces centrifuge et de pression opacifiant la perception de la Situation Etablie.

La vision déformée de la nature de l’acte à entreprendre en matière de « regéométrisation » prépara le lit du remplacement progressif de « I’exogénisme » fondé sur les « multiprojections » convergentes des cellules propres à la reviviscence en champ libre.

Précisons avant tout que l’exogénisme dont il est question est originel ; en d’autres termes, il fonde la nature des regéométrisations façonnées par l’espèce. Il en est la marque d’identification évolutive. Cette technique « transcorporéitaire », pourrions-nous dire pour demeurer dans l’esprit grammatical de préfixation, déplace le site de conception à l’extérieur des protagonistes, donc dans l’absence d’échanges corporels.

En appuyant notre commentaire sur le fait que les semi-géométrisés, lors des états de suspens qu’ils contrôlent, utilisent des ressources moléculaires de notrer espèce pour accéder au palier d’amblant désuperposé, nous présumons que certaines cellules sont appropriées pour la reviviscence jusqu’au point où l’ingérence intracellulaire aborde l’échange gazeux existentiel qui leur est inaccessible ; d’où le choix discriminatoire des constituants consciemment géré.

La convergence des cellules se cristallise dans l’ambiant qui projettera I’existence les reconduisant dans leur spécificité. Le lieu d’opération est qualifié de champ libre. Ne s’agirait-il point d’un espace exempt de forces traditionnelles le traversant (magnétique, gravitationnelle) et ne pouvant se conjuguer avec les mémoires qui génèrent la revie ? Des portions d’Espace-Vide ?

Les modifications qui affectèrent ce mode générateur furent imposées par I’hérédité récessive, au fil des générations, sous la forme du tubicolisme. De contenu pluricellulaire, son espace tubulaire fermé, non naturel, rassemble les cellules spécifiques pour la reviviscence ; ces éléments constitutionnels, de coordinence imparfaite, sont issus du suspensif après leur passage dans des ambiants de moindre qualité.

Nous remarquerons que les multiprojections émanent d’un flux porteur dirigé alors que toute « colligération » implique un tri, un choix, une pensée réfléchie privée de fulgurance. On aura reconnu l’analogie avec le binôme Situation Etablie/situation provoquée.

Sans doute ce tubicolisme fut-il inspiré par le souci d’épargner de tout contact récessif les cellules sélectionnées mais sans soupçonner qu’un enfermement dans un lieu clos, qui plus est artificiel, priverait l’élément de la répertorisation alternative de la Lumière.

Proche du « rhéotaxisme » quant à son principe, on décèle la volonté de se placer, par l’usage d’un procédé qui marque la volonté de ne pas structurer le circonstanciel, dans un courant opposé au mouvement de surprocréation provoquée. Ce rhéotaxisme de substitution, synonyme du désir d’élévation des états de conscience, nourrit une pratique dont l’efficacité s’avéra défaillante.

On est en droit de conclure que toutes les fois où une visée intentionnelle souhaite prendre le dessus par rapport au mouvement de l’ordre implié, fut-ce même en cas de désordre, la récursivité ambiante récupère la tentative à travers la fusion permanente.

Ce premier échec accentua la confusion dans la mobilisation de l’intelligence affectée à la solution de la procréation et, soudées à des métamorphoses biologiques, se succédèrent des pratiques procréstives dégénérées par rapport au modèle issu de l’exogénisme.

Il y eut d’abord un état intermédiaire : le « tétraploidisme », cas où le noyau cellulaire enfermant le patrimoine chromosomique voit celui-ci doublé. Nous relevons en même temps que cet avatar fut le dernier du cyclique en cours. Un cataclysme fit suite, manifestation édaphique d’une nécessité de changement,. préfigurant la mutation dont l’ambiant, actualisé par l’Alternance Osmotique, initia le mouvement.

Puis apparut le « sexuparisme », conséquence tangible de cette mouvance et premier état de la séparation des sexes jusqu’alors réunis chez le même sujet. Ce renversement, tout au long des reproductions massives, s’adapta à des accommodements donnant lieu au « scissiparitisme » par lequel nous sommes vécus, c’est-à-dire la scission ou division organique de l’œuf fécondé en deux individus égaux.

Ces péripéties natalistes prouvent, si besoin est, la prépondérance de l’ordre établi sanctionnant le dépassement de la quantité viable au moyen de la division de la population embryonnaire, contrepartie biologique de la division de l’lntelligence Divine dans le cadre désormais familier du point de non-retour.

Il n’est pas inutile de commenter la remarque suivante dans la chronologie du propos relatif aux modifications que subissent les espèces au long des cycliques existentiels.

Le vecteur signifiant le repérage de tout ce qui vit et évolue s’interprète telle I’ascension graduelle de la conscience à l’intérieur de ce que l’ambiant propose. Or I’ordre de la conscience ne diffère pas de l’ordre de l’informationnel et de la matière qui inveloppent l’Univers.

Sous la législation de la récurrence réadaptatrice et du spiralisme ambiant rien de ce qui trouble durablement l’équilibre de la densité ne demeure tel. A la faveur des modifications du support, des espèces disparaissent physiquement mais leur trace imprime l’Espace temporellement à cause des séquelles mémorielles et des gènes autodestructeurs pour ce qui nous concerne directement.

Plus l’évolution consacre le quantitatif plus forte s’exerce la pression de I’ambiant à l’encontre du support, handicapant l’échange dans sa fonction harmonieuse. La surprocréation des espèces humaines conjuguée à l’effet perturbateur des initiatives des androgynes consommèrent un « conséquentiel » désormais offert à l’invariable récursivité. Toutes les fois que le spiralisme ambiant s’accélère au terme du cyclique la correction engagée formule des arrangements dépendants de l’état avéré des facteurs et entités présents.

Le nouveau paysage situationnel s’avança sur la base d’une agrégation de particules subsistant du réverbérationnisme « postcellulaire ». Le principe du réverbérationnisme originel où se trouvent confrontées les précellules génératrices des courants de pression existentialisateurs invite à admettre la présence de Lumière induite. Celle-ci oriente le mouvement, donc la Pensée, dans toutes les strates de la superposition spatio-temporelle sous la forme de directionnels variablement qualitatifs.

Le profit que notre humanité retira de ce donné épousa la gestuelle semi- consciente de l’agissement qui n’est autre que la détermination à faire corps avec le mouvement mais diversement puissante selon le degré de l’élan fidéiste qui la sous-tend.

Au plan où se développèrent les événements transformateurs des espèces à I’orée du nouveau cycle, on décèle, pour compléter le fonds commun qui allait servir de foyer à la qualité des choses à vivre, des groupements mémoriels d’actes agis et des portions d’ambiants, toutes choses communément présentes dans les états de suspens.

Inutile d’épiloguer longuement - au regard des accidents évolutifs advenus aux espèces géométrisées - sur la fragilité du socle ainsi bâti, servant de supporté aux susdites espèces. Ce qui consista en une redistribution de l’lntelligence Divine s’accompagna intimement d’une sélection des existences - naturelle car ambiante et le projet qui présida aux actes agis de nos mythiques aïeux fixa, dans la mécanique de nos situations futures, le virus de l’intention ourdie par le cogito, préalable à l’action et qui annonce la « séquentialisation » généralisée de nos existences.

A l’inverse de l’agissement qui affiche une prépondérance unicitaire, I’intention commune donne à vivre la collectivisation de l’acte à agir au terme d’une concertation et voilà pourquoi notre espèce s’engouffra progressivement dans I’impasse d’une finalité quantitative de son évolution.

La fragmentation du mode de vie, en filiation directe avec l’effet réverbérationniste déjà évoqué, initie une projection formelle du penser provenant de l’égocentrisme de l’activité mentale. Cette dernière n’est que la copie du processus turbulent d’où elle naît, nous entraînant vers la conclusion d’une unification de ces pôles dont l’échange existentiel spasmodique endosse la paternité.

La dysharmonie récurrente aggrava assez vite le qualitatif mémoriel destiné aux reviviscences et, une fois de plus, ce désordre affecta l’ensemble des espèces pensantes interférant dans le suspensif.

Le processus de compensation ou échange gazeux existentiel conditionne les modulations de la densité cellulaire de laquelle se dégage, à son apogée, la vocation à vivre le dimensionnel temporel. L’incapacité d’une intervention directe sur ce processus en état de suspens, en ce qui concerne la civilisation de Karzenstein, la livra à la loi que le réverbérationnisme directeur impose à toute déflexion génératrice de formationnels existentiels.

Une fois de plus l’implacable systématisme originel fait de la Situation Etablie le seul ordre qui ait valeur de statut.

La réflexion lumineuse directrice révèle la Pensée dans sa traversée fulgurante des positionnements spécifiques en démultiplication. Ce courant fluidique, antérieur à la densification des existences, véhicule par le donné l’inveloppement de l’ordre implié à l’échelle de l’ambiant tout entier. Cet avènement de facture gestaltique entretient les parties constitutives dans une relation interactive. Cet ensemble se donne à voir telle une structure étagée en paliers de conscience transmettant l’aptitude à faire corps avec le mouvement.

La démultiplication à partir de l’osmose parfaite accrédite les diverses fonctions, lesquelles vivent imparfaitement le directionnel manifesté et ce fait provoque a posteriori une accélération de la récursivité mobilisant l’Espace-Vide ; ce dernier épuisant toute l’information en raison de son origine divine, il est aisé d’admettre sa localisation périphérique, laquelle enveloppe les positionnements existentiels. Le mouvement rotatoire qui l’anime, eu égard à la géométrie curvilinéaire du cosmos, prend de la vitesse en proportion du déflexionnisme des spécificités existentielles et s’insinue dans les Espaces volumiques afin d’épandre la qualité des choses à vivre au moment des revies.

Ce remodelage du suspensif fut préjudiciable à l’évolution des Etres de lumière qui, en ce cyclique, existèrent en tant que civilisation. La variété des espèces pensantes qui les relie à l’échelle noétique nous enjoint toutefois de les réunir dans la commune définition d’espèces humaines que l’inaccessible fluidité contient dans un « interventionnisme » compensatoire inabouti.

Bien que subissant le double handicap d’une promiscuité démesurément envahissante et d’un échange gazeux non maîtrisé en état de suspens, I’issue s’avéra heureuse pour l’Espèce de notre informatrice qui parvint, malgré tout, à une convenable harmonisation dans le choix des cellules destinées à la reviviscence, grâce essentiellement à l’origine distincte du support à partir duquel ils furent projetés sur la planète Terre.

Ce privilège initial favorisa l’œuvre de la mue constitutionnelle, inévitable dès lors que, rendue au pouvoir du processus de compensation existentiel, elle procède au réajustement des formationnels au terme de la course du cyclique.

La remise en ordre que la Loi des Echanges commandait par métamorphoses interposées mit en exergue l’informationnel de l’ordre implié du Temps, en lequel s’exprime la volonté du Père.

Aussi vrai que demeure le principe édictant que les espèces ne disparaissent pas temporellement, il n’en est pas de même « spatialement », nous l’avons vu, et les récentes géométries humaines investirent d’aussi récents espaces géométriques.

Les flux dispensateurs de la Pensée d’essence gestaltique axée sur l’interaction des existences dessinèrent une restructuration de l’espace vectoriel. Contentons-nous d’émettre l’hypothèse d’une réponse des vecteurs d’identification nouveaux à la redéfinition des coordonnées physiques adaptées à la génération de remplacement.

Mais cet agencement n’eût pu avoir lieu sans une subparallélisation de l’Espace volumique, à savoir une démultiplication du postréverbérationnisme sis en amont du systématisme originel. Les couloirs de l’Espace volumique abritèrent les hôtes géométrisés selon l’intensité de la Pensée osmotique correspondante, intercalée à la faveur du mouvement circulaire et périphérique de l’Espace-Vide qu’il sied de visualiser telle l’aire où se recueille le suspensif, c’est-à-dire où se distribuent les cartes de la revie.

Le fait que l’ordonnancement magnétique siège au centre d’un semblable maelström ne surprend pas celui qui associe à cette ingérence physico-noétique du Vide une forte calorification bouleversant l’orientation polaire minérale à laquelle sont mathématiquement reliés les vecteurs de nos continuums.

Esquissons un retour analytique sur les translations cinétiques que l’on interprétera comme autant de déplacements équipollents en l’Univers nouvellement stratifié, lesquels peuvent être intuitivement assimilés à l’ascension à partir de la bioluminescence vers la transparence.

L’agissement des V.E.T. qui les autorisa, lors du cataclysme libérateur, à ne pas structurer la finalité provisoire pour s’offrir à une sélection naturelle eut comme dénominateur le « faire corps » les unissant à la pression amblante dans la fidélité la plus authentique aux ressources de l’inveloppement.

Une qualité de choses à vivre juste vint célébrer, en quelque sorte, I’accession respective des espèces aux limites de leur capacité d’admissibilité d’impression. Les semi-géométrisés, à l’encontre de ce que vécurent Karzenstein et son Espèce, eurent à subir la pression qui les confina dans un état de support, lequel est exposé de facto aux vicissitudes accablant cette situation subalterne comme la compression, I’oppression ou la dépression.

Ces épisodes significatifs d’une dynamique spasmodique témoignent d’une part des effets écrasants et réducteurs auxquels est soumis un support en soi et d’autre part, selon les modulations imprimées, des fluctuations ambiantes régies, ainsi que cela est évoqué plus haut, par le mouvement de l’Alternance Osmotique.

Celle-ci, érigée en loi, affiche par là même son irréductibilité à l’appui d’une formulation interactive des liaisons cosmiques ainsi que d’une participation première à tout ce qui existe dans la succession des instants de l’ordre implié. La place de l’Alternance Osmotique s’avère à l’origine des flux directionnels, c’est-à-dire au stade de formation du faisceau principal lorsqu’il est encore un foyer non subdivisé.

D’après le principe formulant que celui qui vit l’avènement vit la suite en l’événement, ne soyons pas surpris de rencontrer l’Alternance Osmotique livrant son message dans la variété des positionnements propres à la recueillir, en fonction des capacités réceptives que la désuperposition ambiante aura mis en équation.

En d’autres termes employés par notre interlocutrice, ce principe directeur s’identifie par la formule évocatrice « collision/collusion  ». La collision des flux divergents procrée des existences que nous reconnaissons aussi bien dans l’émergence des sphères célestes que dans une configuration évolutive synthétisant les paramètres essentiels d’un état ; ce sont les preuves tangibles du pluridimensionnel des projections lumineuses.

Ce choc frontal préalable se déroule dans les couloirs d’Espace-Vide, eux-mêmes parallèles car consécutifs à la stratification d’un unique faisceau surgi de deux forts courants de pression originels et par la suite divisé pour satisfaire à l’exigence de désuperposition et démultiplication.

La miscibilité des flux que la rencontre ne peut éviter élabore un état existentiel dont la qualité s’harmonisera au positionnement du lieu de fusion dans la stratification. Ce formationnel s’intégrera dans l’interactivité de tous les ambiants imposée par la commune origine notée plus haut. Chaque situationnel demeure au contact du Tout, même si la situabilité dans l’agencement constitutionnel apparaît inabordable au penser.

L’existence nouvellement éclose, intégrée donc dans une esthétique gestaltique, absorbe la répertorisation alternative de la Lumière, officiant harmonieusement en chaque localisation démultipliée en raison de la qualité des choses à vivre et aussi de la bonne continuité du reçu. Le terme « d’alternance » fait penser au mode respiratoire, un aller-retour comparable à un mouvement oscillatoire qui balaierait tout le champ de la superposition.

En conclusion, ia pression, bien que permanente, n’est pas constante et ses écarts répercutent sur les vitesses l’instabilité initiale. Référons-nous au mouvement apparemment chaotique de la masse ectoplasmique avec le mouvement imprévisible de ses parcelles en tous sens pour évacuer de notre analyse toute perspective d’uniformité ; laquelle absence n’entame en rien l’unité.

L’oscillation s’articule autour d’un point d’équilibre constamment renouvelé dans notre cas par le fait de la mise en correspondance interactive des paramètres en place dans le processus de compensation existentiel. Le degré des forces cinétiques et potentielles agissant dans la dynamique oscillatoire est proportionnel à l’écart mesuré à ce point d’équilibre. Il nous faut rapporter ces forces, au plan de notre cosmogonie, à leur impact dans le processus de récursivité.

La digression scientifique sur le thème de l’oscillation se poursuit par l’évocation de la théorie de la mécanique statistique mise en œuvre par Einstein. En quelques phrases, expliquons grossièrement cette théorie de recherche illusoire d’un point d’équilibre définitif afin de la mettre en liaison avec ce que nous venons de dire.

La préoccupation du scientifique collait avec son temps, au crépuscule du XlXe siècle, qui voyait les chercheurs en physique se concentrer sur la thermodynamique et la théorie cinétique des gaz dans le cadre de la structure microscopique de la matière ; la thermodynamique endosse l’effectivité d’une théorie macroscopique de la matière - en ce cas précis de mécanique statistique - étudiée sur le plan atomistique grâce à l’utilisation de l’outil statistique.

Boltzmann, qu’Einstein revisita en fait, calcula un nombre de manières, toutes équiprobables, de réaliser un état macroscopique d’équilibre à partir d’une évaluation de ses composants microscopiques.

Cette supposition d’équivalence devint pour Einstein sans justification et il se décida à affecter une probabilité précise à chaque état microscopique en fonction de sa fréquence.

L’idée lui vint de fixer un état d’équilibre macroscopique permanent au moyen d’un thermostat régulateur ayant pour fonction de corriger les écarts de température à l’équilibre.

Hélas, ce point ne fut jamais acquis définitivement et le système mis en place oscilla autour de ce point fictif. Cet échec paraît pour nous inéluctable car, à la lumière de ce que nous apprend le mouvement permanent issu du fixisme originel, un point d’équilibre absolu est un état figé, à l’opposé du principe de fusion constante.

Un état précis n’identifie l’équilibre que par rapport à l’instant qui l’actualise ; les variations de ses facteurs internes diluent la causalité directe les affectant en l’interdépendance au profit de la causalité originelle œuvrant dans la Création et qui échappe à une situabilité prévisionnelle.

Le mouvement au départ inveloppe la diversité des choses à vivre que l’Alternance Osmotique qui lui est associée élèvera en démultiplication au rang de causalité spécifique, invitant au mimétisme selon les capacités respectives. Au plus haut degré de cette Loi de l’Echange où intervient la mue évolutive en tant que pont, nous voilà en présence de la fulgurance mimétique ou, en d’autres termes, d’un état où le sujet est en totale osmose avec le mouvement directif ; c’est pourquoi l’équilibre est toujours acquis aussi bien que vécu, conférant à cette connaissance les couleurs de la foi .



- Chapitre 4 - La Foi

 

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