Etude des Textes transmis à Jantel
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11 décembre 2004

D 11 décembre 2004     H 06:13     A Dany     C 0 messages


( communication par lettre )

La récente intervention de KARZENSTEIN [1] a généreusement opté pour un rappel de transcriptions afférentes au courant initial. Plus précisément, ces translittérations se rapportaient à une période au cours de laquelle il fut donné à nombre de races, homologues de celle dont je fais membre, d’activer la collectivisation de certaines phases transductionnelles [2].

Votre palingénésie regorge des effets de ces phases, et il est devenu patent pour vous que l’historiographie, qui en fait scripturalement état, a versé dans un concert d’interprétations travestissant singulièrement ce qu’il advint en réalité, entre amplification et atténuation.

Le dialogue s’étant instauré téléphoniquement au printemps dernier entre MAGLOOW, maître MIZZERELLO et vous-même mentionnait une action à venir de ma part quant à certaines des phases historiques précitées.

Vous ayant promis une scripturalisation pour le terme du présent cycle annuel, j’ai pris décision, avant de retourner à EL FASHER [3], « d’exordiser » [4] ce qui se révélera être la relation globale de faits survenus en ma présence directe, dans la province romaine de JUDEE, lors de ce qui figure, à tort du reste, l’an 33 de votre calendrier.

Tout d’abord, il importe que vous situiez l’événementiel dans la « conjoncturalité » de son positionnement. Ce conjoncturel procédait d’une suractivité édaphique de tout le bassin méditerranéen, laquelle sut alors se périphériser sur de multiples plans. Bien évidemment, un ordonnancement magnétique très similaire à celui ayant cours aujourd’hui officiait en amont, modifiant, par gestaltisme interposé, tout ce qui avait trait au fonctionnalisme, donc à la fonctionnalité de l’ensemble des spécifismes.

Dans un tel contexte s’ensuit toujours altération comportementale de ces spécifismes, dont un excédent se révèle encore plus observable chez les espèces dotées d’un conscient participatif au mouvement. Cela s’établit au niveau des données humorales et provoque des turbulences du « penser ».

Ces turbulences, au gré de l’influence mimétique, génèrent quantité de phénomènes de groupes sur lesquels les fluido-luminescents, puis moi-même, vous avons fait abondamment vous pencher. Ne considérant ces phénomènes qu’au niveau conséquentiel, l’histoire de votre humanité se contente de les bilaniser sous leur aspect socioculturel, autrement dit économiquement et philosophiquement, entre autorité politique et égide religieuse. Ces deux formes de gestion du penser collectivisé sont étroitement liées, l’une prenant variablement le pas sur l’autre, selon ce que proposent et, dans le cas de votre espèce, imposent les ambiants.

La JUDEE ne pouvait échapper à la règle établie par cette législation cosmique et vivait donc, comme présentement du reste, sa compensation existentielle dans une excessivité, tant d’agissements que d’actes à agir, et pour la plupart agis. De ce processus d’échange s’érigeaient, comme toujours en pareil contexte, des modules de proue constituant les supports identitaires du circonstanciel d’alors. Par ordre d’importance pour vos semblables de l’époque, citons Ponce PILATE [5], représentant en avant-plan le pouvoir politico-religieux illustré par TIBERE [6], Hérode ANTIPAS [7], partageant la plénipotentiarité de la province avec CAÏPHE [8] et son sanhédrin [9].

Les désuperposition et démultiplication de la Situation Etablie, vouées à la permanence de l’oscillationnisme, proposaient, quant à elles (à l’instar de tout positionnement similaire), une quantification de la plus pure équité de réactions des sujets des institutions dirigeantes précitées, en vertu de l’astatisme indispensable à la continuité du mouvement.

Ce « sous-mouvement oscillatoire » ordonnançait son équilibre entre tolérants et non tolérants à l’exercice de fonction mis en place par les édiles du système oligarchique précité.

Dans la première tranche, les plus « notables » furent NICODEME [10] et GAMALIEL [11], que les transcriptions définissent en tant qu’intervenants religieux et accessoirement politiques, dans la seconde, Jean et Jésus, obédientiellement politiques, puis reversés, posthumiquement parlant, en « officiants » religieux.

Et pour paraphraser ce qui vous fut enseigné deux décennies auparavant, le restant appartenant aux éléments de la masse qui se partageaient le droit de subir sans savoir qu’ils subissaient… Nul n’est besoin d’épiloguer sur ce dernier point, les fluido-luminescents vous ayant suffisamment fait valoir combien, à ce propos, la capacité d’admissibilité d’impression se voulait déterminante en matière d’expression dans le principe de réverbération.

ESOPE, en connexion de pensée vivante, puis LA FONTAINE, en désuperposition du premier nommé, pour ce qui appartient à votre idiome, commentèrent talentueusement comment se fonde, pour ces masses, le besoin d’élire, puis de dépendre d’un roi.

Dans le cas précis dont traite cet exorde, il faut savoir que la division acquise entre le pouvoir romain et l’autorité juive connaissait, de par l’harmonie présidant à tout, une césure complémentaire. En effet, pour ses sujets, Hérode ANTIPAS ne se trouvait auréolé d’aucun « halo divin ». Cette tradition ancestrale, pas totalement erronée (expliciter ceci impliquerait d’aborder d’autres facteurs que cette scripturalisation n’a pas mission de traiter ici), voulait qu’un monarque soit d’ascendance divine ou semi-divine, et cette césure profitait en conséquence aux docteurs de la loi mosaïque rassemblés dans le corps du sanhédrin.

La division supplémentaire, de la sorte édifiée, ne pouvait échapper aux données de l’ambiant prédisposant le peuple à souhaiter l’advenance d’un roi d’essence divine ou semi-divine, souhait sous-entendant sommairement, mais néanmoins sans conteste, l’expression de l’ [12].

De la lignée de David, ou, en tout cas, recensé comme tel, Jésus le Nazaréen se vit couronné avant l’heure par la rumeur, laquelle occasionna l’endossement du rôle de son soi-disant prédécesseur, puis plus directement de celui d’un des fils de ce dernier : Salomon.

Cette première partie historiographique se termine sur ces données, mais vous invite surtout à ramener le caractère fonctionnel de la rumeur à celui répondant aux indications vous ayant été transmises à propos de la réputation. Ce point de détail vise, en priorité, à vous faire maintenir vigilance sur l’importance que revêt la Pensée en sa multidimensionnalité.

Notes

[2Pour comprendre l’importance de la notion de transduction, voir l’article : Loi des Echanges - analyse 

[3El Fasher - nord du Darfour au Soudan - le CICR y a une base opérationnelle

[4Exorde : latin exordium - en rhétorique, la première partie d’un discours oratoire 

[5Pilate (Ponce) - procurateur romain du Judée de 26 à 36 apr.J.C.- A prononcé dans les Evangiles la sentence de mort de Jésus sur proposition du sanhédrin

[6Tibère - empereur romain de 14 ) 37 apr.J.C.- son prédécesseur Auguste a été déifié après sa mort et commence avec lui le pouvoir politico-religieux des empereurs romains

[7Hérode Antipas - tétrarque de Galilée et de Perée de 4 av.J.C.à 39 apr.J.C.- a fait décapiter Jean le Baptiste - c’est devant lui que comparu Jésus lors de son procès 

[8Caïphe - surnom de Joseph, grand prêtre juif durant le procès de Jésus 

[9Sanhédrin - mot arraméen - ancien conseil suprême du judaïsme siégeant à Jérusalem et présidé par le Grand Prêtre ( de la fin du IIIe siècle av.J.C.à 70 apr.J.C.) 

[10Nicodème - notable juif membre du sanhédrin selon l’Evangile de Jean - pharisien, il aurait été un disciple secret de Jésus et serait allé avec Joseph d’Arimathie réclamer le corps de Jésus à Pilate 

[11Gamaliel - membre du sanhédrin - a pris la défense des apôtres que le grand conseil voulait faire mourir selon les Actes des Apôtres - cité dans la tradition juive comme le petit fils de Hillel, pharisien de tendance libérale et tolérante comme lui - les apôtres auraient été alors battus de verge et interdits de prédication 

[12voir l’intervention de Virgins en juin 1978 : Jésus fut considéré avant tout comme le Roi des Juifs qui ne se résignaient pas, en période d’occupation romaine, à ne plus espérer un nouveau David ou un autre Salomon 

 

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