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Aspects de la prise de conscience et du rejet chez les mues évolutives

D 22 juillet 2014     H 07:44     A Jean Claude Pantel     C 4 messages


Bonjour à tous,

Chantal ayant recueilli quelques renseignements sur le comportement de personnages destinés à une « mue évolutive » (conservation d’un état conscient après la mort et non retour dans « l’existence géométrisée »), il se trouvait opportun d’en tirer quelques enseignements dans le cadre de l’étude programmée sur Jantel.org. Ce sont donc ces derniers qui ont permis le petit exposé qui suit et pour lequel nous vous souhaitons bonne lecture.

Bien cordialement,

Jean-Claude Pantel

 


 

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Aspects de la prise de conscience et du rejet chez les mues évolutives.

Juin 1999 : […] Dans la capacité que possède chacun à prendre conscience, dans la volonté et la constance d’aller à la souffrance […] avait répondu KARZENSTEIN à la question qui lui avait été posée au sujet du « libre-arbitre ».

Convenons en passant que les deux postures se veulent étroitement liées, dans la mesure où prendre conscience conduit très souvent à souffrir, et où souffrir aide parfois à prendre conscience.

Cependant, nous comprîmes quelques années plus tard que la prise de conscience évoquée alors par KARZENSTEIN relevait d’une dimension différente de ces banales déductions et autres analyses auxquelles nous nous prêtons parfois, dans le cadre de situations particulières nous concernant, plus ou moins directement.

Cette compréhension fit suite aux nombreux Textes des Visiteurs de l’Espace-Temps qui s’en vinrent mentionner l’existence d’une prise de conscience effective.

De fait, la prise de conscience effective s’avère être « l’instigatrice » du rejet, tant dans ce que nous avons entrepris, que dans ce que nous nous trouvons en train d’entreprendre. En résumé, elle enclenche un enchaînement d’agissements dont celui qui ressort en priorité est précisément le rejet.

D’après le mécanisme expliqué par les Visiteurs de l’Espace-Temps, nous savons que nous fonctionnons entre deux tendances : l’une, qui en tant qu’agissement (mouvement spontané du « récepteur » que nous personnifions), nous mène à intercepter, l’autre, qui en sa qualité d’acte (mouvement réfléchi de « l’émetteur » que nous devenons), nous conduit à projeter.

Si, tout au long de nos « existences », se met en place la prise de conscience effective , celle-ci n’aboutit de façon formelle - pour la plupart d’entre nous - qu’au cours de la phase précédant ce que les Textes nomment la rupture, et qui, dans notre langage figure « la mort ».

A bien y regarder, cette thèse rejoint la phrase prononcée par VIRGINS, en juin 1978 : […] la vie n’est jamais plus présente que lorsqu’elle côtoie ceux qui vont mourir. […]

Là, il importe de se souvenir qu’il y a une différence fondamentale entre la vie et l’existence puisque l’existence n’est qu’une forme de la vie, et que si l’une (l’existence) est « provisoire », à l’instar de toute forme, l’autre (la vie) demeure « éternelle » au regard de l’idée que nous nous faisons de l’Eternité et du sentiment d’infinitude qu’elle délivre.

Nous noterons, sur ces entrefaites, que ce concept se retrouve dans nombre de « philosophies » et « religions ».

Ceci dit, il devient logique de concevoir qu’en se rapprochant de la fin (la rupture) de l’existence, on s’apprête à rejoindre la vie, considération qui ramène à la prise de conscience effective sur laquelle JADÖPHER rappelle, au début de cette année 2014 : […] l’agissement générateur de la prise de conscience effective survient durant la période dire phase de récursivité pour la grande majorité des individus. […]

La présente remarque prête à concevoir que la majorité en question bénéficie d’un laps de temps plutôt peu étendu pour accéder à cette fameuse prise de conscience effective.

Aussi, est-il plus délicat pour les éventuels témoins de ce type de situation de constater l’expression du rejet à travers ce qui apparaîtrait tel un changement de comportement prononcé car permanent, ou tout au moins, quasi permanent. Par exemple, une aversion consommée à l’encontre de notre « mode de vie » (et par la même des activités menées en son nom) a peu de chance(s) de se voir relevée sur une durée de fin d’existence par trop réduite.

A contrario, les individus - voués a ce que les Visiteurs de l’Espace-Temps appellent une mue évolutive - présentent des marques de rejet beaucoup plus nettes, pour ne pas dire évidentes, confirmant, entre autres, que la prise de conscience s’effectue sur une échéance plus longue.

Chercher à s’en persuader, conduit à se pencher sur ce qui se passa pour des personnages destinés à la mue précitée, et plus particulièrement pour des personnages ayant atteint une véritable notoriété : les témoignages à l’endroit de ces derniers se voulant plus nombreux et mieux établis.

Parmi les innombrables noms portés à notre connaissance, nous choisirons la philosophe Simone WEIL, le musicien Wolfgang Amadeus MOZART et celui qui demeure le plus célèbre des poètes français, Victor HUGO. Des recherches concernant ces trois cas nous permirent de relever une belle quantité d’informations faisant état du rejet et de la prise de conscience effective , l’un n’allant pas sans l’autre, bien évidemment… A cette occasion, il convient de rappeler que celui qui rejette se voit également rejeté, allant jusqu’à se rejeter lui-même (les Messages assimilant cette attitude à un « don de soi » ).

Afin de fournir un début d’explication au fait que celui qui rejette se voit aussi rejeté, nous nous sommes longtemps contentés de convenir qu’il s’agissait là d’une incompréhension réciproque entre « le rejeteur » et ceux qui le rejettent.

Allégation qui, sans être erronée, se voulait néanmoins sommaire, tant nous manquions d’éléments susceptibles d’apporter une explication concrète à ce qui provoquait cet état de fait. Une fois de plus, nous nous cantonnions au conséquentiel, faute de pouvoir aborder le causal, pour reprendre les termes utilisés dans les Textes.

Mais à l’heure d’aujourd’hui, nous constatons que ceux-ci nous permettent d’aller plus loin dans notre raisonnement. Déjà, en nous faisant aborder la manière selon laquelle s’établit la prise de conscience.

Ainsi, rappellerons-nous que la conscience, en tant qu’état [1], se positionne sur trois plans qui sont le conscient ou cogito, le semi-conscient et l’inconscient. Récrivons ici que, si ces trois plans fonctionnent en « circuit », chacun d’eux garde sa propre attribution.

De cette manière, pouvons-nous dire que l’inconscient se trouve en relation directe avec l’Absolu (l’Etabli dans les Textes) dont il fait passer des informations (des interceptions) que le semi-conscient transmet (par exemple lorsque nous rêvons) ensuite au cogito qui, en tant que représentation du moi ou du je, les traduit en fonction de la réverbération sachant s’opérer avec le quotidien (le provoqué dans les Textes).

Dès le début, les entretiens avec les Visiteurs de l’Espace-Temps nous ont également enseigné que (comme tout produit de la Création) nous appartenions à une législation universelle nommée Loi des Echanges. Nous pouvons résumer le fonctionnement de cette dernière par l’expression d’un processus développant trois mouvements : un donné, un reçu, un transmis.

Le premier ne nous est pas franchement « situable » puisqu’il nous parvient au moyen de flux (porteurs d’énergie, et par la même d’informations) dont l’origine fréquente d’autres strates de la Création. Le reçu s’effectue donc au plan de nos capacités « extrasensorielles » et de l’inconscient les déterminant. Nous concevrons que celles-ci ont tout bonnement accès à ce reçu par le biais du ressenti.

Nous confiner au fameux « circuit » selon lequel fonctionne notre conscience, permet d’avancer que le ressenti en question poursuit son cheminement via le semi-conscient, lequel opère une conversion dont le produit se trouve récupéré en bout de course par le cogito qui, a son tour, nous conditionne à exercer le transmis. Ceci présente un air de famille indéniable avec les dires de RASMUNSSEN qui, à la fin des « années 70 », énonçait cette formule : […] ressentir / comprendre / passer […]

Alors que nous faut-il retenir de ces éléments par rapport à la prise de conscience et au rejet quelle génère ? Eh bien déjà que l’effet de conversion précité se réalise au prix d’un « délai », d’une « temporisation » qui transposent la situation établie en situation provoquée avec à la clef (tel qu’il est loisible de l’imaginer) « un décalage » conséquent et consécutif entre ce qui, suite au reçu est devenu le perçu, avant de devenir l’exprimé.

Finalement, les éléments évoqués quant à la prise de conscience effective nous détachant du quotidien (le provoqué) en nous « rapprochant » de l’Absolu (l’Etabli) nous autorisent à déduire qu’en la phase développant ce processus se produit, d’une manière plus ou moins radicale, un amenuisement de ce décalage. Ne nous interdisons point de penser que c’est l’importance de cet amenuisement qui différencie les individus promis - ou non - à une mue évolutive.

Ce constat sur la différenciation (de cette manière relevable) s’accorde tout à fait avec les dires de RASMUNSSEN en juin 1988 : […] Votre théorie du ressenti identique pour tous ceux de votre espèce et ce, même à des moments divers, est erronée […]

Ces précisions apportées, il est plus aisé de saisir les tenants du rejet mutuel auquel nous avons fait allusion auparavant. La différenciation dans l’échange (diminution du décalage entre reçu et perçu), en aménageant l’exprimé (agissements, actes), génère une « incompréhension réciproque » aboutissant à une scission entre celui qui rejette et ceux qui s’en viennent à le rejeter, y compris quand ces derniers disent « aimer » celui qu’ils rejettent.

Sur ce denier point encore, nous nous référerons à RASMUNSSEN qui, fin décembre 1978, n’avait pas manqué de nous avertir : « L’amour partage, se partage, l’harmonie multiplie  ».

Or, si un élément fait défaut au moment de la prise de conscience effective de celui qui est voué à une mue évolutive et de ce qui révèle alors l’opinion de son entourage, c’est bien l’harmonie.

Souvenons-nous une fois de plus des paroles de RASMUNSSEN en juin 1988, paroles on ne peut mieux adaptées à notre présente étude puisqu’elles relatent la rupture de quelqu’un promis à une mue évolutive : « Seule l’harmonie multiplie, souvenez-vous, seule l’harmonie… Dans tous les cas, l’évolution passe par une dégéométrisation. Ces individus qui cèdent leur vie consciente du moment, sous quelque forme que ce soit, connaissent et vivent la fulgurance mimétique en passant par des paliers qui les conduiront à l’état d’Etres.  »

Rejoignons à présent Simone WEIL, Wolfgang Amadeus MOZART et Victor HUGO pour essayer de déceler, à travers des témoignages de personnes les ayant côtoyés, quelques traits dessinant ce « rapprochement » de l’Absolu aux dépens du quotidien.

Notons, sans attendre, que les modifications d’attitude se montrent plus voyantes chez la philosophe et le poète que chez le musicien, pour la bonne raison que, chez nous, l’expression de la pensée se fait de manière infiniment plus précise par « le verbe » (pragmatisme) que par « la musique » (subjectivisme). Toutefois, le processus se voulant l’illustration d’une vérité d’ensemble, le comportement « singulier » des trois personnages s’observa sur des plans différents, ainsi que vont s’employer à le décrire les lignes qui suivent.

Débutons par Simone WEIL (1909-1943), laquelle éveilla nombre d’interrogations sur sa personne, lorsqu’elle ne fit pas carrément l’objet de médisances.

Faut-il passer outre le caractère de chétivité ayant souligné sa venue au monde, et laissant penser qu’elle ne serait pas viable (comme le donnèrent à croire également les naissances de Wolfgang Amadeus MOZART et de Victor HUGO) ? Ou bien, faut-il déjà relever là « un rattachement » au Vide : ce Vide duquel tout est issu et auquel tout retourne ? Pourquoi pas, mais si ce critère figure bien les prémices du rejet (dont la finalité est de faire le vide, ne l’oublions pas), cela signifierait que la prise de conscience se manifeste dès le départ. Cela serait somme toute logique si nous nous référons à ce que nous avons précédemment écrit, à savoir que la prise de conscience se met en place tout au long de nos « existences ». Mais, revenons à Simone WEIL : à son comportement et à certaines réactions que celui-ci suscita…

A des périodes diverses, le philosophe Emile CHARTIER (davantage connu sous le pseudonyme d’ALAIN), l’écrivain Georges BATAILLE, ou encore le sociologue Célestin BOUGLE, contribuèrent à rendre de notoriété publique certains traits de la personnalité de Simone WEIL. Ces traits, en soulignant une grande incapacité à la comprendre, mettaient en réalité en exergue la future prise de conscience qui germait en elle.

Mais, comme nous l’avons précédemment noté, l’homme se cantonne au conséquentiel à défaut de déceler de façon tangible le causal (allant même jusqu’a confondre les deux éléments, et faisant d’ailleurs fréquemment de la conséquence, la cause).

Nous relèverons, entre autres, que le philosophe ALAIN (qui fut le professeur de Simone) la surnommait gentiment la Martienne. Certains se montrèrent beaucoup moins cléments, tels l’écrivain Georges BATAILLE et le sociologue Célestin BOUGLE.

Le premier dit d’elle : » […] intérieurement, elle était plus fêlée qu’elle ne le croyait elle-même […] ».

Le deuxième l’appelait la vierge rouge, la jugeant révolutionnaire, au vu de ses prises de position postulant à d’avantage d’égalité et de justice.

Directeur de l’Ecole Normale Supérieure, celui-ci avait été jusqu’à prédire - à tort - l’échec de Simone pour l’obtention de l’agrégation de philosophie, non sans ajouter : « On la laissera en paix préparer des bombes pour le grand Soir ». Celle-ci ayant donc contredit ses sinistres prédictions, il avait lancé qu’il s’arrangerait pour la faire nommer le plus loin possible, où l’on n’entendrait plus parler d’elle. Simone WEIL ne se souciait guère de pareilles menaces.

Observons à notre tour quelques facettes du comportement de la jeune femme. Nous noterons ainsi qu’après son agrégation, elle ne se précipite pas pour s’inscrire à l’Education nationale. Elle aspire avant tout à joindre la théorie à la pratique, considérant qu’il convient d’instruire les plus humbles afin qu’ils ne demeurent pas les éternelles victimes de la Société. Les plus humbles se recensant dans le usines, elle s’y fait donc embaucher pensant que comprendre les ouvriers nécessitait de partager leur tâche.

Elle se livre successivement aux travaux de marin pêcheur, puis de domestique agricole, avant d’être nommée au Puy comme professeur. Là, elle ne se contente pas d’enseigner au lycée, elle entreprend également d’instruire les travailleurs manuels du lieu.

Elle va jusqu’a soutenir publiquement les revendications des chômeurs de la région, s’attirant les foudres du recteur. Menacée d’être révoquée, elle répond alors : « J’ai toujours considéré la révocation comme Ie couronnement de ma carrière ».

Au plan politique, la droite la catalogue de « moscoutaire », la gauche estime qu’elle en fait trop et se prend pour « Jeanne d’Arc » (autre mue évolutive, convient-il de noter au passage).

Dans la cathédrale du Puy, un prêtre prêche contre elle et d’aucuns vont jusqu’a l’assimiler à « l’Antéchrist ».

Que nous faut-il retenir de ces observations - qui relatent à peine quelques bribes de l’existence de Simone WEIL - sinon qu’il s’avère bien délicat de posséder une information visant à toucher la Vérité, voire à la faire toucher à autrui ? Car, au demeurant, c’est de cette dernière dont Simone WEIL avait fait sa finalité, consignant dans son ouvrage « Attente de Dieu » : « J’aimerais mieux mourir que de vivre sans elle ». [2]

Sa vocation anthropocentrique lui fera même écrire : » […] Après des mois de ténèbres intérieures, j’ai eu soudain - et pour toujours - la certitude que n’importe quel être humain, même si ses facultés naturelles sont presque nulles, pénètre dans ce royaume de la Vérité réservé au génie, si seulement il désire la Vérité et fait perpétuellement un effort d’attention pour l’atteindre […] ».

«  La Vérité est un pays sans chemin  » répétait souvent le philosophe indien Jiddu KRISHNAMURTI au cours de ses conférences, et JESUS, lui-même, s’enferma dans un mutisme définitif lorsque Ponce PILATE lui demanda ce qu’était la Vérité. Sans doute, celle-ci nous apparaît-elle - dans son intégralité - au moment où la rupture nous impose ce changement de consistance dont font état les Textes, le Vide reprenant sa place, une fois que le rejet donne à des degrés divers la lucidité permettant de connaître - et reconnaître - les limites du Volume.

Le passage - dans le Volume - de Simone WEIL s’acheva dans la plus stricte intimité, nous pourrions dire dans une indifférence quasi totale, puisque seulement sept personnes assistèrent à la cérémonie funéraire. Ce constat se voudrait incomplet si nous n’ajoutions, au passage, que le prêtre - pour la circonstance convoqué - n’avait même pas daigné se déranger.

Penchons-nous à présent sur la fin de parcours de Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791) qui, soit dit sans attendre, ne rassembla pas davantage de « fidèles » au jour de ses obsèques - et qui pour sa part - fut inhumé dans la fosse commune..

Le changement comportemental (observé par ses proches) s’enregistre, semble-t-il entre les années 1788 et 1791. Après l’écriture de Don Giovanni abordant le thème de la rupture de l’ardeur de Vivre et par là même, de l’inanité des passions, MOZART entre dans une période de retrait.

Toutefois, sa musique d’intimité (pour cordes ou piano solo) a le plus souvent un caractère de sérénité (Trio K 563, Sonate pour piano K 570). Au cours d’un bref voyage au cours duquel il essaie d’obtenir la faveur du roi de Prusse, il fait un pèlerinage à la Thomasschule de Leipzig, rendant un suprême hommage à BACH. Son « écriture » se resserre encore (Sonate pour piano K 575 et derniers quatuors), elle s’épanouit dans la concentration poétique du Quintette avec clarinette K 581.

Tout cela aboutit à l’oeuvre théâtrale la plus « translucide » de MOZART , le Cosi fan tutte, comédie-proverbe d’une profonde gravité, sous son élégance frivole (Burgtheater, Vienne, 26 janvier 1790).

L’année 1790 est un véritable désert, aride et désespéré. Pourtant, en décembre, le magnifique Quintette à cordes en ré majeur K 593 marque un redressement total.

Ensuite, la poésie décantée de l’ultime année (1791) se révèle dans de vastes compositions dont l’Ave Verum Corpus en juin. Durant cette période, il rédige un courrier daté du 7 juillet dans lequel il confie : « Je ne peux pas bien expliquer mon impression, c’est une espèce de vide qui me fait très mal, une certaine aspiration qui, n’étant jamais satisfaite, ne cesse jamais, dure toujours et croît de jour en jour. Même mon travail ne me charme plus…  ».

Pourtant, il compose peu après le dernier Concerto pour piano K 595, le Concerto pour clarinette K 622 écrit entre le 28 septembre et le 7 octobre, et d’une façon plus concentrée encore, dans les piécettes « apparemment » insignifiantes (lieds, adagio pour harmonica, cantiques maçonniques).

Deux mois avant sa mort, le succès semble enfin se dessiner avec La Flûte enchantée « Singspiel maçonnique » où il récapitule pour la scène tous les langages de sa carrière. En même temps qu’il achève cette oeuvre - toute pénétrée de son aspiration à la lumière -, il commence son Requiem dont il sent qu’il le compose pour lui-même. Fin octobre, début novembre, la santé de MOZART décline et, à partir du 20 novembre, il reste alité.

Dans l’après-midi du 3 décembre, a lieu dans sa chambre une répétition du Requiem. SCHACK racontera : « Comme ils arrivaient au premier verset au Lacrimosa, MOZART eut soudain la certitude qu’il n’achèverait pas son oeuvre : il se mit à sangloter et écarta la partition.  »

Puis, DEINER, présent dans les dernières heures de vie du compositeur, relatera : « A minuit, MOZART se dressera sur son lit, les yeux fixes, pencha la tête contre le mur et parut se rendormir  ». Son coeur cessera de battre dans la nuit du 4 au 5 décembre 1791, peu avant une heure du matin. Sur l’acte de décès, est noté : Fièvre militaire aiguë.

Récapitulons à présent quelques observations opérées à l’endroit de MOZART et de ses oeuvres.

Arthur RUBINSTEIN :
« Si ce n’est pas un miracle, ce n’est pas du MOZART »,

Elizabeth SCHWARZKOPF :
« La musique de MOZART est une preuve de l’existence de DIEU »

Sviatoslav RICHTER, planiste (propos recueillis en 2011) :
« Je ne sais pas expliquer pourquoi, mais la musique de MOZART a quelque chose de plus que toutes les autres. Aucun interprète, même le meilleur, ne pourra rendre ce qu’elle est. Ce compositeur est unique. J’hésite toujours à interpréter ses oeuvres, sachant ne pas me trouver à la hauteur… »

Frédéric CHOPIN :
« Jouez-moi de la vraie musique, jouez-moi du MOZART ! »

Joseph HAYDN (ami de MOZART) :
« En honnête homme - et devant DIEU -, Wolfgang est le plus grand musicien que je connaisse de nom et de personne. »

Sacha GUITRY :
« O privilège du génie ! Lorsqu’on vient d’entendre un morceau de MOZART, le silence qui lui succède est encore de lui… »

Points de vue émanant d’anonymes :
« Le chant mozartien est un chant à l’échelle de la Terre, des Océans et des Etoiles. »

Au sujet du Concerto avec clarinette K 581 (Adagio) :
« Le dieu MOZART a écrit cet Adagio du Concerto pour clarinette. Il est trop beau et sublime toutes les oeuvres symphoniques à lui tout seul. Peut-être une rêverie qui sortirait d’un mirage, mes sentiments n’en sont nullement atteints pour autant, bien au contraire, l’absence fait monter l’émotion et le rêve comble le présent…  »
« Les génies sont et resteront immortels. » […] Le son de cette clarinette » venu d’on ne sait d’où, peut-être du fin fond du cosmos ? D’ailleurs, MOZART n’était-il pas un extraterrestre ? Si les larmes ne vous viennent pas en écoutant cela, c’est que vous ne comprendrez jamais rien à la musique […] ».

La longévité du « chemin » ayant porté les pas de Victor HUGO (1802-1885) permet de discerner de façon encore plus voyante les modifications apportées, tour à tour, à son comportement.

Ainsi, si dans sa prime jeunesse, il épouse les idées monarchistes de sa mère, il a tôt fait de se rallier au bonapartisme, vraisemblablement par admiration pour son père, général d’empire. Plus tard, les événements de 1848 le voient adhérer à la cause républicaine. L’hostilité qu’il manifeste ensuite à l’encontre de NAPOLEON III lui vaut un long exil, dès 1852 à Jersey, puis à partir de 1855 à Guernesey.

C’est au cours de ceux-ci que se dessine son orientation vers l’Absolu, par le biais de la métapsychique, et notamment du spiritisme. [3]

Dans ses écrits, Victor HUGO mentionne souvent ses « visions », et également l’audition de « voix » qui, en finalité, vont lui permettre de prendre conscience et donc de rejeter : de rejeter ce sur quoi le commun des mortels à toujours bâti ses références.

De la sorte, rédige-il l’Ane [4] : un poème au fil duquel il organise un dialogue entre un âne (auquel il prête en quelque sorte sa plume) et le philosophe Emmanuel KANT. Ce dialogue met en exergue les limites de ce que, de tous temps, l’homme s’est engagé à entreprendre.

Ce poèmes lui attire les plus vives critiques dont, en particulier celle d’Emile ZOLA qui voit alors en le poète « un passéiste », en d’autres termes : un homme qui refuse le progrès. L’écrivain ne sait évidemment pas que Victor HUGO a saisi que le progrès ne se conjugue pas (tel qu’on peut l’imaginer) avec la progression, cette progression qui nous fuit alors que nous disons la chercher…

A cet effet, notons que la présente théorie nous met, plus ou moins directement, en relation avec une conversation entre le philosophe Jiddu KRISHNAMURTI et le physicien David BOHM. Au cours de celle-ci, le premier nommé (donnant le change à une allégation du second) énonce que, s’il ne sous-estime aucunement les capacités intellectuelles et techniques d’un ingénieur officiant dans la recherche aérospatiale à Cap-Kennedy, lesdites capacités ne garantissent pas que l’ingénieur en question résolve les problèmes d’ordre relationnel auxquels tout un chacun reste régulièrement confronté en ce monde.

Mais Emile ZOLA n’est évidemment pas le seul à ne pas ou ne plus comprendre Victor HUGO, lisons plutôt :

« La revue du jour » du 8 août 1878 déclare :
[…] Victor HUGO a des accès d’aliénation mentale, sans quoi il n’eût pas fait toutes les sottises qui l’ont rendu si parfaitement ridicule depuis une vingtaine d’années […]

« Le Pays » (journal bonapartiste) écrit le 10 août 1878 :
. […] Il a, ce monomane, voué sa vie et son génie à la défense du faible contre le fort, de l’opprimé contre l’oppresseur, du déshérité contre le privilégié…
Il a, cet insensé, mieux aimé souffrir avec les proscrits que jouir avec les proscripteurs, criant parfois « Malheur aux vainqueurs ! », ne criant jamais : « Malheur aux vaincus ! »

Il a, cet extravagant, combattu l’échafaud hideux qui tranche la question de responsabilité sociale, sans la résoudre.
Il a demandé que le juge rendit la justice au nom du droit plutôt qu’au nom de la loi, sous le prétexte que le droit est éternel et la loi éphémère.
IL a conseillé que le Pape fut le défenseur de la fraternité qui sourit contre le fanatisme qui bave.
IL a déclaré la guerre à la guerre, devançant l’heure où les peuples s’aimeront au lieu de s’égorger, se tendront la main au lieu de se montrer le poing ; il a réclamé l’abolition de la peine de mort par l’obus aussi bien que la peine de mort par l’échafaud.
Vous voyez donc bien que cet homme est fou, fou, fou ! Fou sans remède ! Fou qui ne veut pas être guéri ! […]

« La Gazette de France » souligne en mai 1885 :
[…] Les excentricités du Maître ont puissamment contribué à développer dans l’esprit des populations ces folles et criminelles idées qui eurent leur éclosion lors de la Commune de 1871 […]

Le journal « La Croix » annoncera ainsi le décès de Victor HUGO :
« Il fut le plus grand poète de notre siècle. II était fou depuis plus de trente ans. Que sa folie lui serve d’excuse devant Dieu. Plaignons ceux qui vont lui décerner l’apothéose et prions pour lui.  »

Le 18 janvier 1885, Victor HUGO s’exprime dans un poème :
«  Triste, Sourd, vieux
Silencieux
Ferme tes yeux
Ouverts aux Cieux,
Ferme ici bas tes yeux,
Ouvre-les dans les Cieux.
 »

Les derniers mots de Victor HUGO :
« C’est ici le combat du jour et de la nuit…
Je vois de la lumière noire…
 »

Contrairement à la philosophe et au musicien, Victor HUGO attira énormément de monde à ses obsèques. En réalité, ce monde s’était trouvé sensibilisé à tout ce qui avait contribué à façonner publiquement la réputation du « grand homme », autrement dit : sa qualité de choses vécues.

A l’instar de beaucoup d’entre nous, aujourd’hui, la foule ayant rendu hommage au poète ne soupçonnait en rien « la quête » permanente d’Absolu et donc la qualité de choses à vivre ayant animé Victor HUGO : « quête » qui lui avait valu certaines inimitiés, mais quête qui devait le guider jusqu’à la prise de conscience effective et au rejet nous intéressant ici.

Cela s’avère similaire pour chacun des trois personnages auxquels nous avons consacré ces quelques pages. De fait, chacun d’eux, dans des conditions différentes, avait pour but ultime de s’approcher le plus possible de ce que, faute de mieux, nous appellerons la perfection.

Cette perfection - symbolisée par l’Absolu avec lequel nous sommes « originellement » en liaison -, se vit chez nous (et visiblement plus encore chez les sujets voués à une mue évolutive) à travers un sentiment d’insatiabilité qui, à son stade paroxystique, nous verse à sombrer dans la démesure. N’est-ce pas là l’une des raisons qui, en juin 1976, inclina RASMUNSSEN à nous spécifier que «  l’insatiabilité ne conduit jamais à la perfection  » ?

Mais, étant entendu qu’ « On ne juge les autres qu’en fonction de soi, donc de façon très superficielle  » (RASMUNSSEN 29 décembre 1979), nous ne nous appesantirons pas sur ces considérations primaires que figurent démesure et insatiabilité. Nous regarderons plutôt comment serait censée s’établir l’évolution (évolution signifiant ici élaboration continuelle d’un agencement) des mues évolutives (en général) à travers prise de conscience effective et rejet.

Ces deux attitudes, que l’on sait fréquenter la période (variable) précédant la rupture (préphase et phase de récursivité) ponctuent le fait qu’en le changement de consistance succédant à ladite rupture, le cellulaire appelé à perdurer rejoint une dimension (le Vide) où la valeur que nous accordons à nos activités n’a dès lors plus cours.

Une fois cela constaté, il devient évident que la prise de conscience dénonce ni plus ni moins une situation d’échec, échec qu’il sied de concevoir uniquement en tant que produit de l’incapacité à rejoindre l’Absolu durant notre séjour ici-bas. Echec qui, en l’occurrence, confirme on ne peut mieux - et dans le fond et dans les formes - qu’il sait être le tremplin d’une phase évolutive, comme n’avaient pas manqué de le souligner, par le passé, les Visiteurs de l’Espace Temps.

Si, au regard de nos connaissances actuelles, conclusion doit se faire, gageons - qu’à l’heure présente - prise de conscience, rejet, constat d’échec remplissent les conditions nécessaires pour que la mue entreprenne de générer sa phase d’évolution.

Avant de clore ce petit exposé, il n’est pas inutile de se reporter à ce qu’avait mentionné KARZENSTEIN le 3 septembre 2012 à propos de certaines mues évolutives (personnages éminemment célèbres) qu’elle assimila alors à des éveilleurs, employant au passage le mot disquisition.

[…] JANTEL : Vous avez dit disquisition ?
KARZENSTEIN : Disquisitionner correspond à effectuer des investigations très prononcées. C’est le plus souvent ce type de démarche qui accentue cette différence comportementale et transforme les éveilleurs en paraclets au regard des membres de leur spécifisme.
A un certain stade de l’échange, la réverbération incidente n’a plus cours entre « les supports » occasionnellement concernés car la prise de conscience effective, en investissant lesdits paraclets, procède à l’enclenchement du rejet. Celui-ci s’établit - de manière réciproque - afin que se positionne l’échec, toujours proportionnel à la dimension de l’enjeu.
[…]

Etant entendu qu’un éveilleur devenu un paraclet, autrement dit un « consolateur » ne se trouve plus dans « l’axe » de ce qu’il a à transmettre (en l’occurrence à rendre), nous pouvons certifier que tout ce qui advient en conséquence demeure dans le parfait ordre des choses, d’autant qu’à cet effet, KARZENSTEIN nous a appris, en janvier 1998, qu’existe une harmonie dans la dysharmonie…

Il semble qu’il n’y ait rien de plus à ajouter, du moins pour le moment. Oui, pour le moment, car il se révèle tant de recoupements à faire lorsque l’on se risque à aborder l’Absolu ! Absolu dont il n’est point superflu de répéter, une fois de plus, qu’il ne donne lieu à aucune valeur de remplacement

 


 

Notes

[1Voir la remarque de Karzenstein dans les messages en dessous de l’article

[2Chargez le texte en .pdf du livre de Simone Weil : Attente de Dieu (1942)

[3Apprécions la parution récente d’une édition révisée et très augmentée du « Livre des Tables : Les séances spirites de Jersey » de Victor Hugo et Patrice Boivin (10 avril 2014)- EUR 8,40 Poche

[4Retrouvez le texte du poème L’âne sur le site

 

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4 Messages

  • Je ne verrais pas les relations entre conscient / préconscient / inconscient comme cela. L’inconscient est l’oscillation de base qui provoque le conscient par les décrochages que les oscillations provoquent. Le conscient naît de ces décrochages en s’évanouissant aussitôt. Cela ressemble à la démarche d’un surfeur surfant sur les vagues de l’océan. L’inconscient produit le conscient par réduction.

    Le pré-conscient résulte d’une réduction supplémentaire. Ce sont, par exemple, les réflexes conditionnés, qui sont des routines neurologiques économisant l’énergie globale de fonctionnement. La douleur est aussi réduite dans le pré-conscient (pour être supportable) etc.

    C’est une cascade de réductions, due à l’incorporation.


  • Ce n’est pas la première fois que Yoyo nous parle de surfeur surfant sur les vagues de l’océan à propos du conscient ( de mémoire ) ....et ce serait bien me semble t’il si les V.E.T nous commentait le point de vue de Yoyo...on peut rêver ! Merci Jean-Claude pour ta brillante étude . A+.


  • Une réponse de JCP à ma précédente remarque :

    Il y aurait beaucoup à écrire au sujet de la prise de conscience et du rejet en général, car cela demande un important développement et les nombreuses séquences isolatoires dont je fais l’objet m’interdisent, pour le moment, cette rédaction.

    Toutefois, ce que je puis conseiller - à tout le monde - dans un premier temps est de se reporter au Texte du 22 février 2009 : Compte-rendu de l’entretien avec JIGOR et KARZENSTEIN sur la conscience.

    Je voudrais ajouter qu’hier, lors d’une discussion avec Chantal sur la conscience (suite à l’un des commentaires de Yoyo), KARZENSTEIN est intervenue de manière soudaine, nous lançant : Il convient de ne pas confondre le contenant et le contenu !

    Suite à cette brève remarque, il y a lieu de se rappeler que le contenant s’assimile à l’état et le contenu à la fonction.


  • La fonction du pré-conscient est alors de servir au psychisme comme la corbeille de l’ordinateur : on y range les dossiers qui ne sont plus actifs dans le conscient, qui sont refoulés ou obsolètes. C’est cette corbeille qui s’ouvre dans l’onirisme, comme celui du rêve nocturne. Cela sert à comprendre ce qui est refoulé ou obsolète et voué aux routines corporelles.


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