Etude des Textes transmis à Jantel
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Commentaires extraits de la narration effectuée par la petite héroïne Allie, au cours de la série « Disparition »

D 2 juillet 2008     H 10:52     A     C 0 messages


« Disparition » est une série télévisée américaine produite par Steven Spielberg (2003) enregistrée sous la forme d’un coffret de 6 DVD qui traite d’abductions, d’ovnis, de condition humaine etc.. et que Jean-Claude avait été « invité » par ses amis à regarder.

Dans le scénario, une petite fille prononce un certain nombre de phrases qui ont été retranscrites par Martine.

Jean-Claude vous les fait parvenir.

Le film peut être loué, ou acheté à la FNAC ou autre…

 


 

Allie

Quand on est enfant, il suffit de peu de chose pour nous émerveiller : des « bulles de savon », ou un « arc-en-ciel » dans des gouttes d’eau sur une pelouse fraîchement tondue.
Je crois que lorsqu’on grandit, on a de plus en plus de mal à trouver le chemin qui nous ramène à ces instants magiques.
Le seul moment où je vois des adultes avec une expression sur le visage qui ressemble à ça, c’est lorsqu’ils tombent amoureux.

Je me souviens que ma mère m’a raconté qu’elle était allée à l’église une seule fois avec sa mère, un dimanche de Pâques.
Lorsque le pasteur a dit que le Royaume des Cieux était en chaque être humain - donc en elle aussi -, elle en est presque morte de peur : cela voulait dire que tout dépendait d’elle.
Mais, en général, les gens veulent trouver le réconfort sur une épaule solide, ils cherchent à entendre des voix dans leur tête, ils se réfugient dans les drogues, ils regardent le ciel.

Qu’est-ce qui fait de nous des êtres humains ? Le fait de penser ? De pouvoir ressentir le chagrin et la douleur ? Peut-être. Le fait de pouvoir rire ? Je l’espère. On peut souffrir, on peut rire, tout en connaissant le passé, le présent et, dans une certaine mesure, le futur.
Peut-être que ce qui fait de nous des êtres humains, c’est d’en savoir assez pour imaginer qu’on sait où on va…

Nous vivons tous sur le bord d’un précipice, à chaque instant, chaque jour, et nous en franchissons le bord, nous n’avons pas le choix, mais nous pouvons choisir de le faire en hurlant, en nous débattant ou en ouvrant nos yeux et nos cœurs à ce qui s’offre à nous, dès que s’annonce la chute.

J’ai réfléchi à ce qui pousse les gens à faire des « choses terribles » : c’est la même raison qui fait que les enfants se bousculent dans la cour de l’école. Si l’on est celui qui bouscule, on ne sera pas celui qui est bousculé.
Si l’on est un monstre, rien ne peut nous guetter dans l’ombre pour nous sauter dessus…
Et c’est aussi simple que cela : les gens font des « choses terribles » parce qu’ils ont peur.

Le monde est fait des grandes et petites choses qui nous arrivent et ce qui est particulièrement injuste, c’est de les qualifier de « grandes » ou de « petites ».
Car, lorsqu’un événement survient, lorsqu’on perd quelqu’un ou quelque chose qu’on aime vraiment, il n’y a plus que cela qui compte. La Terre peut s’arrêter de tourner, on s’en fiche, on s’en fiche complètement.

Vous avez déjà vu dans un dessin animé un personnage qui continue à courir après avoir dépassé le bord d’un précipice. Il ne tombe pas, jusqu’à ce qu’à ce qu’il regarde en bas.
Ma mère disait toujours que c’était ça le secret de la vie : ne pas regarder en bas…
Mais, c’est plus que cela, il ne suffit pas de ne pas regarder, il ne faut jamais se rendre compte qu’on est en l’air, et qu’on ne sait pas voler.

Les gens aiment étudier les choses qui les effraient, les observer et leur donner un nom.
Le mystique cherche Dieu et le scientifique cherche des preuves…Tous les deux essaient seulement d’éclaircir « un mystère », de chasser la peur… Nous préférons tous penser que nous maîtrisons les événements de notre vie. La plupart du temps, nous arrivons à nous convaincre que nous la dirigeons réellement.
C’est alors qu’un événement survient pour nous rappeler que le monde est régi par ses propres lois : non pas les nôtres, et que nous ne faisons que passer…

Pourquoi les gens veulent-ils aussi désespérément ne pas être seuls ? Pourquoi est-il plus rassurant de penser qu’on est observés plutôt que de savoir que rien ne nous regarde, et surtout pourquoi est-ce que cela ne nous rend pas moins seuls ?
Finalement, si on n’était pas seuls dans l’univers, est-ce que - sur la Terre -, tous les êtres humains ne seraient pas toujours seuls ensemble ?

Quand on est petit, on aime penser qu’on sait tout, mais en même temps, on ne veut surtout pas en savoir trop.
Ce qu’on veut vraiment, c’est que les adultes fassent du monde un endroit sûr où les rêves deviennent réalité, où les promesses ne sont jamais rompues.
Et lorsqu’on est petit, on n’a pas l’impression que c’est trop demander.

Les gens croient ce qu’ils ont envie de croire. Ils trouvent du sens où ils peuvent et s’y accrochent. Finalement, ce qui est « faux » ou ce qui est « vrai » n’a aucune importance : ce qui compte c’est que les gens y croient…

Noël, c’est la fête de l’espoir… Les enfants espèrent de nouveaux jouets. On grandit et les jouets deviennent plus grands, mais l’espoir reste le même.
Il y a des gens qui espèrent « la paix » sur Terre ou peut-être un avenir meilleur, quelle que soit l’idée qu’ils s’en font…
Mais, la plupart des êtres ne désirent que des choses éclatantes, scintillantes et nouvelles…

Mon père aimait à dire qu’il y avait des choses - dans la vie - qui n’avaient aucun sens, des choses qui n’auraient jamais aucun sens, et qu’il suffisait d’être un peu intelligent pour le savoir, mais que notre travail consistait à nous appliquer malgré tout à leur trouver un sens sans jamais renoncer, qu’il fallait essayer de comprendre des choses qui ne pourraient jamais être comprises.
Je suppose que les gens trouveront toujours des réponses différentes à leurs « questions », mais une chose est certaine : les « questions » restent toujours les mêmes !

Cet été-là, beaucoup de choses se sont passées que personne ne pourrait expliquer. Il y a eu des lumières dans le ciel, des articles dans les journaux à propos d’une « soucoupe volante » qui s’est écrasée. John était venu, et puis il s’en était allé.
Après quelque temps, la vie est redevenue comme avant : presque tout le monde a oublié les choses que cet été-là avait apporté du ciel…

Ma mère m’a toujours beaucoup parlé du ciel… Il y a des époques où on a l’impression que le monde entier a peur. Il y a des moments où on vit dans l’angoisse du matin au soir, jour après jour. Lorsque les gens ont peur, ils réagissent de manière(s) très différente(s) : ils se battent ou ils s’enfuient. Ils détruisent ce qui leur fait peur, ou ils mettent la plus grande distance possible entre eux et ce qui leur fait peur.
Ils s’arrangent pour en faire une chimère qu’ils peuvent détruire avec des jouets d’enfant.

Tout le monde sait qu’on ne peut pas regarder fixement le soleil… Toutes les mères du monde disent la même chose à leurs enfants : « Ne regarde pas le soleil ou tu ne verras plus rien… » Mais parfois, on éprouve tellement le désir de comprendre certaines choses, qu’on est prêt à tout pour « entrapercevoir » seulement l’embryon d’une réponse.

Il y a des gens qui ont renoncé à l’espoir de voir quelque chose changer leur vie. Ils continuent à la vivre, jour après jour.
Si, par miracle, un événement se produisait et changeait les choses, ils ne le remarqueraient probablement pas tout de suite, ils ressentiraient peut-être un vague malaise, une sensation bizarre.
Ma mère et moi, on appelle ça « le sentiment du départ » parce que c’était ce que j’éprouvais chaque fois qu’on devait s’en aller loin de chez nous, ou dans un endroit que je ne connaissais pas.

Les gens changent tout doucement. Ils sont ce qu’ils sont, les années passent et ils deviennent quelqu’un d’autre. Mais, il y en a qui connaissent le moment exact où leur vie a changé : ils ont vu la personne qu’ils allaient épouser, une expression dans les yeux de leur bébé ou un sourire.
Pour quelques-uns uns, ce ne sont pas les plus belles périodes de leur vie qui les font changer. Ils ont vécu quelque chose qui fait que tout ce qu’ils voient depuis ce moment fatidique semble très différent de ce qui a toujours été…

Les gens sont « seuls au monde » pour une multitude de raisons différentes. Il y a ceux qui ont un caractère enclin à « la solitude » et peut-être qu’ils sont nés trop méchants ou trop sensibles, mais ce sont les circonstances de la vie qui ont conduit les autres à cet « isolement » : Que ce soit à cause d’un malheur ou d’un chagrin d’amour.
Quel que soit ce qui s’est passé dans leur vie, ce n’est pas ce qu’ils avaient prévu de vivre.
Les gens sont « seuls » pour une multitude de raisons, mais il y a une chose dont je suis convaincue, quel que soit ce que les gens pourront vous dire, personne ne veut être « seul ».

Ma mère m’a toujours beaucoup parlé du ciel. Elle aimait regarder les nuages pendant la journée et les étoiles lorsqu’il faisait nuit… Elle préférait les étoiles. Il nous arrivait de jouer à un jeu qui s’appelait « qu’y a-t-il au-delà du ciel ? »…
On imaginait des ténèbres, une lumière aveuglante ou autre chose, une chose dont on ignorait le nom. Mais, évidemment, ce n’était qu’un jeu, il n’y a rien au-delà du ciel. Le ciel est simplement là et il continue encore et encore, et nous, nous jouons à tous nos jeux, juste en dessous.

Russel Reys est revenu de la guerre comme beaucoup d’autres soldats. Il était fatigué de se battre et très content de rentrer chez lui. Il y avait beaucoup de choses qui lui étaient arrivées et il savait qu’il n’était plus la même personne qu’avant de partir. Il avait changé.
Parfois, quand on s’en va très loin de chez soi et qu’on revient, ce qui est le plus déroutant n’est pas tout ce qui a changé, mais - au contraire - toutes les choses qui sont restées les mêmes, comme si vous n’étiez pas parti…

Il y a des gens qui passent leur temps à attendre quelque chose qui changera leur vie. Ils voudraient avoir le pouvoir ou l’amour, ou les réponses à leurs grandes questions.
Je pense qu’en fait, ce qu’ils voudraient, c’est une deuxième chance, c’est vivre une autre vie dans laquelle toutes leurs erreurs passées seraient effacées, et où ils pourraient tout recommencer… Rien de mauvais ne leur serait arrivé et tout serait encore possible.

Les gens reviennent chez eux pour des tas de raisons : ils reviennent pour se souvenir… Ils reviennent parce qu’ils n’ont pas d’autre endroit où aller, ils reviennent quand ils ont perdu, ils reviennent parce qu’ils sont fiers, ils reviennent pour trouver la porte qui s’ouvrira sur leur « passé » ou le chemin vers leur « avenir ».
Ils reviennent pour des tas de raisons, et ils reviennent toujours pour dire adieu.

Il y a des gens qui se donnent beaucoup de mal pour leur pelouse, comme si une parcelle d’herbe verte était la chose la plus importante au monde… Comme s’ils se disaient que tant que la pelouse est bien verte et bien tondue devant la maison, peu importe ce qui se passe à l’intérieur !

Connaissez-vous ce sentiment qu’on éprouve quand on ose traverser une pièce plongée dans le noir ? Cette excitation avec la certitude, l’absolue certitude qu’on ne risque rien. Il y a des gens qui doivent choisir leur « prière » avec soin et doivent rechercher un endroit où la crainte ne sera que superficielle, mais il y en a d’autres qui sont loin d’avoir cette chance.

Quand dans la vie tout marche bien, il est facile de croire que les choses ont de bonnes raisons d’être comme elles sont : Il est aisé d’avoir « la foi ».
Mais, quand tout commence à aller de travers, il devient plus difficile de garder « la foi ». Comment ne pas se demander pourquoi les choses vont si mal ?

A quoi se résume un homme ? A ce qu’il a fait de pire ou à ce qu’il veut de mieux ? Quand on est à mi-chemin de sa vie et qu’on n’est toujours pas arrivé là où on voulait aller, comment trouver la route qui mènera de la personne qu’on est devenu à celle qu’on aurait pu être ?

Les gens avancent dans leur vie parfois sans penser vraiment à ce qu’ils font. Les jours s’enchaînent et ils sont de plus en plus tristes et seuls, sans qu’ils sachent exactement pourquoi ils sont si tristes ou si seuls. Puis, il se passe quelque chose. Ils rencontrent quelqu’un qui a un certain style, ou bien une façon particulière de sourire.
Peut-être que, tomber amoureux, ça se résume à ça : Trouver quelqu’un qui vous fait vous sentir un peu moins seul.

Quelquefois, les gens pensent être arrivés au moment où s’offre à eux la dernière chance d’être quelqu’un d’autre, et ils se lancent. Si ça ne marche pas, ils passeront le reste de leur vie à regarder derrière eux ce qui aurait pu être.

Je n’ai pas connu mon grand-père, mais mon père m’a dit que c’était un homme très courageux, et qu’avec tout ce qu’il avait fait - enfin à cause de tout ce qu’il avait fait -, ce qu’il préférait au monde c’était tondre la pelouse…
Une fois, mon père l’avait entendu parler avec un voisin : le voisin lui demandait comment il allait et ce qu’il avait fait, et mon grand-père avait dit : j’ai coupé l’herbe et je l’ai regardé repousser, j’ai coupé l’herbe et je l’ai regardé repousser.
La vie - disait-il -, c’est à 90 pour 100 de l’entretien…

Est-ce que chaque instant de nos vies est déjà prévu avant que l’on vienne au monde ? Si c’est vrai, est-ce que ça nous dispense d’être responsable de nos actes, ou est-ce qu’on l’est déjà aussi avant de naître ?
Après avoir frappé la balle, doit attendre de voir si elle sort du terrain, ou recommencer à courir et laisser la nature suivre son cours ?

Les gens prétendent que lorsqu’on grandit on rejette ce qui nous a été enseigné, on se rebelle contre le monde dans lequel nos parents ont travaillé si fort - et dans lequel il nous ont fait entrer -.
Quand on grandit, il y a des moments où on rejette l’autorité de nos parents, mais je ne crois pas que ce soit obligatoire…
On rejette leur autorité lorsqu’on s’aperçoit qu’ils n’en savent pas beaucoup plus que nous sur la vie : Ils n’ont pas toutes les réponses. On se révolte lorsqu’on découvre qu’ils nous ont toujours menti, que le père-noël n’a jamais existé…

Ma mère m’a dit un jour que, lorsqu’on a peur de quelque chose, ce qu’on veut le plus au monde c’est qu’elle disparaisse. On veut que notre vie redevienne ce qu’elle était, avant qu’on découvre qu’on a de bonnes raisons d’avoir peur. On a envie de construire un grand mur et de vivre comme avant, derrière, mais jamais rien n’est éternel : notre vie d’autrefois n’existe plus et on se retrouve avec une nouvelle vie et des murs tout autour.
On ne peut pas choisir de retrouver les choses comme elles étaient. On a le choix entre « se cacher » ou « d’affronter » ce qui nous fait si peur.

Parfois, la meilleure façon d’aller vers « l’inconnu », c’est de continuer à avancer pas à pas, à petits pas, à faire des choses ordinaires pour affronter quelque chose qui ne l’est pas du tout.
On va toujours vers « l’inconnu », tout le temps. Ce qui nous est familier nous aide à croire qu’on est toujours en « terrain connu ».
On continue à avancer dans la vie à petits pas, en essayant d’être honnête, sans faire semblant que rien n’a changé, mais en continuant à vivre normalement. Pourtant, il y a des jours où ce dont on a besoin, c’est d’un fragment de notre vie d’autrefois…

Ma mère m’a dit que la vie c’est comme les « montagnes russes » : il y a des hauts et des bas, il y a des montées et des descentes et quelquefois, il y a des endroits où c’est plat.
La seule différence avec ces « montagnes russes »-là, c’est que chaque fois que le manège s’arrête, on se retrouve systématiquement dans un endroit différent.

Je me souviens de la première fois où j’ai vu des dauphins : j’avais trois ans. C’était la toute première fois de ma vie où je me souviens avoir pris conscience de « la beauté », et c’est aussi la première fois où j’ai eu l’impression que je n’étais pas tout à fait comme les autres.

Si un rêve n’est seulement qu’un rêve, quelque chose qui se passe dans notre esprit pendant qu’on est endormi, tout va bien. On se réveille avec le matin, on s’en souvient et on oublie dans la journée. Mais quand les rêves commencent à s’imposer quand on est réveillé, quand ils arrivent avec le jour, ça ne va plus du tout… Ce qu’on recherche alors, c’est d’autres personnes qui ont fait le même rêve que nous, qui ont vu ce qu’on a vu.
Quand les rêves deviennent « vrais », quelquefois, le seul réconfort qu’on peut trouver, c’est de savoir qu’on n’est pas seul.

D’aussi loin que je me souvienne, les gens ont toujours aimé me parler. En fait, la façon dont quelqu’un se confie à nous ne doit pas obligatoirement avoir un sens. Ca nous ouvre seulement une porte et vous pouvez voir dans une pièce qui vous était fermée.
La façon dont vous êtes entré dans cette pièce n’a aucune importance. Ce qui compte c’est qu’on voit quelque chose de nouveau et de différent.

J’ai grandi seule avec ma mère. Je n’ai jamais vraiment pensé à qui était mon père ou à ce qu’il était devenu… Je crois que je savais qu’il manquait quelque chose.
Mais, quand on est petit, notre vie est ce qu’elle est et on ne pense pas du tout à ce qu’elle aurait pu être.

Je crois que quand on est grand, ce qui est dur c’est qu’on oublie de prendre les choses comme elles viennent, mais quelquefois il y a des événements que personne ne devrait avoir à supporter.

- Jamais rien de ce que vous ferez ne pourra changer ce qui vous est arrivé, M.Morisson…
- De quoi est-ce que tu parles ?
- C’est l’homme dans les bois, quand vous aviez huit ans… Celui qui vous a emmené dans une cabane, il ne venait pas d’une autre planète, il était juste méchant et fou…
Vous allez faire du mal à d’autres personnes et c’est tout, et ça ne fera jamais disparaître ce qui vous est arrivé.
Ce serait plus facile - c’est vrai, beaucoup plus simple -, de croire que ce sont les extraterrestres. Ce qui est effrayant, c’est de penser que les monstres sont parmi nous

« Ray, est-ce que vous croyez sincèrement que si vous êtes méchant cela effacera votre peine ? »…

« Votre grand-père était vraiment un homme malheureux. Pourquoi essayez-vous tellement de lui ressembler ? »

Quand on fait quelque chose qu’on ne peut plus défaire, quelque chose qu’on ne comprend pas, on s’accroche de toutes ses forces aux choses qu’on peut comprendre : on essaye d’en « décoder » le plus possible…
Mais, si on croit que tout ce qu’il suffit de faire pour les arranger, c’est d’en trouver « la raison », comment réagir quand on trouve « les raisons » qui ne sont pas les nôtres ? Comment trouver le moindre sens et le moindre réconfort à cela ?

On en était au moment qui, je le savais depuis toujours, devait arriver. J’avais eu l’impression qu’un jour je devrais accomplir une chose très difficile. J’espérais seulement que je trouverais un moyen de le faire sans faire de mal à personne…

La plupart des disputes qui opposent les gens ont des causes toutes simples. On désire une chose que l’autre possède, ou alors l’autre a peur qu’on lui prenne ce qu’il a : Alors il engage les hostilités.
Les gens pensent que s’ils gagnent, tout est réglé. Ils s’imaginent qu’à partir de là, tout ira bien, mais rien n’est permanent et demain, la chose pour laquelle on se battait, ne sera plus qu’un souvenir : comme tout ce qui appartient au « passé ».

Ma mère me chantait beaucoup de chansons : de vieilles chansons surtout, et des comptines qu’elle aimait quand elle était petite. Il y en avait une qui s’appelait « Plus loin ». Quand j’étais triste et que je l’entendais, je me sentais mieux.
« Plus loin, nous en saurons davantage… Plus loin nous comprendrons pourquoi… Ne sois plus triste mon frère, ris dans la lumière du soleil… Nous comprendrons tout peut-être un jour… »
Quand on a un problème et qu’on se pose trop de questions, une chanson comme celle-là peut être utile.

- Je suis désolée, je n’ai jamais voulu t’effrayer…
- Ca vous est égal d’effrayer les gens ?
- Ce n’est pas tout à fait vrai. Je ne suis pas le genre de personne qui prends plaisir à terrifier ses semblables en leur faisant du mal.
- Mais vous le faites, néanmoins…

J’avais fait tout ce je pouvais. J’avais essayé de toutes mes forces de faire croire aux soldats que leur plan avait échoué, que j’avais été enlevée.
Je pensais que si j’arrivais à leur faire croire que j’étais partie, ils ne m’ennuieraient plus et que je pourrais redevenir la petite fille que j’étais. Mais on avait déjà tous vécu trop de choses pour pouvoir vivre comme on vivait avant.

Il y a une sensation qu’on éprouve parfois dans les cauchemars. On court, poursuivi par quelque chose de sombre et d’immense…
A un moment, on a envie d’arrêter de courir, de laisser cette chose sombre et immense nous rattraper ; Il va se passer quelque chose de terrible, on le sait et on ne peut rien y faire. Mais on peut se retourner et la regarder venir : on peut alors voir le visage de notre cauchemar.

Les gens parlent beaucoup, comme si la chose la plus importante
Dans la vie, c’était d’être toujours « lucide » de ce qu’on vit vraiment.
Mais, tout ce qu’on peut faire, tous les « projets » auxquels on rêve, sont un peu des « mensonges ».
On ferme les yeux et on fait semblant que le jour ne viendra jamais où on n’aura plus besoin de former le moindre « projet ».
« L’espoir » est le plus gros « mensonge » qui soit, et c’est le meilleur. On doit continuer à avancer comme si c’était tout ce qui comptait. Autrement, on ne peut plus aller de l’avant.

Comment faire pour accepter le départ de quelqu’un ? Comment faire pour comprendre que c’est bien, que rien n’est « éternel » ? Comment trouver un moyen de continuer à aimer la vie après ça, au lieu d’en avoir le cœur brisé ?
La chose la plus difficile à apprendre, c’est comment se dire au revoir.

Je ne sais pas ce qu’il se passera après. Je ne sais pas ce que je vais devenir, ce que je vais apprendre. Mais, ce que je sais, c’est ça : « vivre », vraiment « vivre », c’est poser des questions, ce n’est pas connaître les réponses. C’est le désir de voir ce qu’il y a derrière la prochaine colline qui nous permet d’aller plus loin.
On ne doit jamais arrêter de se poser des questions, de vouloir comprendre… Même quand on sait qu’on ne trouvera jamais les réponses, on doit continuer à se poser des questions.

 

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