Etude des Textes transmis à Jantel
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22 février 2009 : Compte-rendu de l’entretien sur « la conscience »

D 22 février 2009     H 11:46     A     C 0 messages


JANTEL :

Karzenstein a énoncé brièvement que nous devions converser sur la conscience, je vous laisse le soin de nous aider à en effectuer une approche car il s’avère évident que nous ne possédons que des notions à ce sujet…

JIGOR :

Cédons-lui donc la parole.

KARZENSTEIN :

Nous développerons la chose tour à tour, Jigor, d’autant que Jantel demeure particulièrement réceptif à l’enchaînement de l’élocution prodiguée en continuité plurilatérale.

JANTEL :

Je suppose que vous faites allusion à l’entretien de mars 1983

KARZENSTEIN :

Et à ce que vous en transcrivez dans le troisième volet de votre ouvrage…

JANTEL :

J’espère ne pas m’être montré irrévérencieux. Pour mes amis, comme pour moi, il s’agissait - et il s’agit d’ailleurs toujours - de quelque chose d’extraordinaire, dans la mesure où nous appartenons à une espèce totalement incapable de se livrer à pareille harmonie dans l’expression simultanée du « penser »…

KARZENSTEIN :

Certes, mais cet aparté relevant purement de l’anecdotisme, il s’avère superflu de s’y attarder davantage… Ainsi, conviendrons-nous qu’au même titre que tout ce qui se sera trouvé - à un moment ou à un autre -existentialisé, la conscience appartient au réverbérationnisme et à la fulgurance qui en résulte.
Dès la constitution consommée du particulaire, la subdivision de l’échange pourvue par les faisceaux issus dudit réverbérationnisme repositionne, en chaque groupement cellulaire, l’ensemble des « données initiales » dont nous traitâmes au terme du dialogue de janvier 1998. Ce repositionnement se localise à travers la variété des spécifismes ainsi créés pour ce qui a trait à l’état, en élément de perceptivité pour ce qui dépeint la fonctionnalité. Le produit de cet amalgame constitue la conscience qui se « localise » stratifiquement en la révélation de la capacité d’admissibilité d’impression mais qui, pour l’heure, ne vous demeure seulement « accessible » qu’en l’exercice d’expression.

JIGOR :

Apprécier plus concrètement le mécanisme de ce noumène vous engagera à vous reporter sur ce qui vous fut signifié (voici une quinzaine de cycles solaires) au sujet de la Pensée : à savoir que d’amont en aval (d’état en fonction), elle développe, puis révèle à l’endroit de chaque spécifisme une complexion se destinant à recevoir et à émettre, au gré de ce que « propose » la Loi des Echanges. Ceci dit, nous vous fîmes par ailleurs valoir, dès le début de nos entretiens, que cet amalgame se définit selon trois plans principaux : inconscient, semi-conscient et conscient ou cogito. Soit précisé en passant que ce dernier - dans une disparité entendue (espèces pensantes ou non pensantes), figure « la partie émergente » de la conscience.

KARZENSTEIN :

De par une structure que nous qualifierons de semi-volumique, cette « émergence » le dispose à assumer une confrontation quasi-permanente avec la pression.

JIGOR :

Aussi, comme « recevoir astatiquement » celle-ci passe par un réactionnel d’opposition à son mouvement - désuperposition de la pression initiale : exercer une pression à la pression  -, le cogito s’adonne à ce que vous savez être la capacité d’échange en le projectionnisme.

KARZENSTEIN :

C’est ce mouvement qui vous induit - sous le couvert de votre condition d’espèce pensante -, à contrôler « dans la variabilité » les divers directionnels. Ceux-ci se déterminant en qualité de « dépositaires » du fameux quatriadisme conçu par les ambiants (conjoncturel / circonstanciel / situationnel / événementiel) révèlent l’ipséitaire, et par ce, le sentiment de priorité que « galvanise » le cogito, à chaque « exigence » émise par le compensatoire existentiel.

JANTEL :

Ceci signifie que le compensatoire existentiel se concrétiserait uniquement d’après la praxie du cogito ?

JIGOR :

Non point, Jantel, car le semi-conscient a pour tâche majeure de « prendre le relais » de ce mouvement indispensable à la maintenance de l’échange. Il s’y emploie lors des plages oniriques s’établissant pendant le sommeil et, plus sporadiquement, quand se disposent certaines phases d’interception.

KARZENSTEIN :

Soulignons au passage que le caractère de ces dernières - et donc de leur produit - s’adéquationne avec le registre d’extrasensorialité inhérent à la capacité d’admissibilité d’impression évoquée précédemment.

JANTEL :

Jigor a fait état « d’émergence » à propos du cogito… Ce facteur a-t-il un rapport avec les émergences humorales dont il avait été question dans un Texte nous étant parvenu quelques mois auparavant ?

JIGOR :

Indubitablement, Jantel, étant acquis que le mouvement pressionnel s’exerce avec davantage d’intensité sur la totalité de ce qui s’affirme dans la densification.

KARZENSTEIN :

Vous n’aurez point manqué de noter que ceci relève du principe donné / reçu / transmis

JANTEL :

Est-il infondé d’accorder une « forme de conscience » à la pression, étant démontré que le mouvement pressionnel s’intensifie en fonction du « volume » qu’il rencontre ?

JIGOR :

Le Systématisme Originel, en l’Ordre Implié qu’il déploie, détient toutes les données de l’advenance des choses, Jantel.
Nous venons de rappeler que l’ensemble de ces données émane de la fulgurance, avant de s’agencer désuperpositionnellement en les états créés : de réceptivité en émissibilité. Tout se révélant partie intégrante de la réverbération initiale, considérer qu’il y a une « conscience extérieure » dénote une appréciation des plus cohérentes.

KARZENSTEIN :

En fait, c’est une facette de ce que nous assimilons, pour notre part, à l’expression du situé non situable

JANTEL :

Vous venez de refaire allusion à la fulgurance, et cela me donne à imaginer que la fulgurance mimétique - à laquelle vous vous trouvez prédisposés - représente l’expression du réverbérationnisme dans sa désuperposition

JIGOR :

Dans le contexte de ce dont nous débattons, il est une des expressions du réverbérationnisme qui nous vit, et que nous vivons…
A cet effet, le surgissement du manifesté - à l’endroit duquel cette désuperposition de la fulgurance nous autorise à faire corps -, s’assimilera occurrentiellement à cette « conscience extérieure » que vous soupçonniez, voici quelques instants…

KARZENSTEIN :

Et que vous apprécierez comme il se faut, sitôt après la consommation de votre rupture.

JANTEL :

Dans le droit fil de cet ordre d’idées, et suite à tout ce qui fut transcrit en d’autres occasions, qu’est-ce qui - au plan de la conscience -, détermine qu’un être humain passe ou non en mue évolutive ? Je précise « un être humain », car je suppose qu’il doit en aller autrement pour les autres espèces…

JIGOR :

Précisément, l’état de conscience qui lui permet, selon le principe de répartition présidant à tout, de recevoir « l’empreinte multidimensionnelle » du Courant Initial

KARZENSTEIN :

… Dans une continuité confortée, tel que bien vous vous en doutez, puisque vous savez qu’il y a de l’Initial en chacun, et que la Pensée « ravive » cet Initial en visitant les chacun en question, au regard de l’état que Jigor vient de définir…

JIGOR :

Ajoutons en outre, qu’à quelques nuances près, les autres espèces éprouvent la même influence dans le processus de réception : le fait de ne pas détenir un conscient participatif au mouvement n’interdit pas d’être vécu par ledit mouvement.

JANTEL :

Finalement, on peut estimer, une fois de plus, que tout ce qui touche à notre progression se déroule à notre insu.

JIGOR :

Il sied présentement de concevoir que la chose, si diffuse puisse-t-elle vous paraître, apporte sa contribution au compensatoire existentiel, lequel reste éminemment lié à la qualité des choses à vivre accordée à chaque support.

KARZENSTEIN :

Il s’agit là, tout simplement, de la praxie appropriée - en ce domaine - à l’inconscient, Jantel… Il n’y a pas, à proprement parlé, de dissociation des troiséléments constitutifs de la conscience, puisque le processus reçu / transmis reste rivé à une « activité d’ensemble ». Nous vous le confiâmes lors d’autres circonstances : en matière de prise de conscience, seul l’élément de lucidité varie

JIGOR :

… Et celui-ci se confine à l’informationnel de base du « support » concerné, tout en demeurant dépendant de l’ambiant qui le sollicite.

JANTEL :

Sur le plan de la fonctionnalité, vous nous avez bien spécifié - notamment pour les personnages passant en mue évolutive - que la prise de conscience précédait toujours « l’échec », échec dont Rasmunssen avait autrefois souligné qu’il pouvait devenir le tremplin d’une phase évolutive

KARZENSTEIN :

Au même titre que la peur peut se révéler élément d’harmonie, Jantel. Dans les deux cas, le facteur déclenchant s’avère être le constat, ainsi que n’avait point manqué de vous en avertir Dany. Souvenez-vous par là même : Evaluer pour évoluer

JANTEL :

Mais, constater un échec, comme constater sa peur, me semblent être l’apanage du cogito

JIGOR :

Pourquoi persistez-vous donc à disjoindre en « séquentialisation » la fonctionnalité de la conscience Jantel ? « Se suppléer », pour ses trois éléments, ne correspond pas à « s’interchanger », mais comme énoncé précédemment : à « se relayer », et ce, sans jamais quitter « la course », pour prêter référence à « l’athlétisme » que vous pratiquâtes.
inconscient, semi-conscient, cogito sont en rotation permanente, de par le mécanisme avéré de la dynamique spiralienne.

KARZENSTEIN :

Et, tel que vous le déduisez dès lors, la distance convenue de cette « course » s’avère être, tout simplement, la durée d’une vie consciente !..

JIGOR :

.. Jusqu’à la rupture, où le cheminement suivi ensuite diffère, selon la compacité inhérente à l’unitaire [1] qui fait que l’ensemble peut perdurer dans le suspensif, ou alors assumer une « reconduction » à travers un (voire plusieurs) support volumisé du même spécifisme, évidemment…

JANTEL :

Si je comprends bien, il n’y a pas de dislocation de la conscience (du moins durant une existence) : elle fonctionne pour ainsi dire en « circuit fermé », soit. Mais, comment traduire cette compacité inhérente à l’unitaire différenciant -à vos dires - ce que l’on pourrait assimiler à des trajectoires ?

KARZENSTEIN :

En vous reportant à cet exercice d’expression que nous mentionnâmes au départ de cette conversation, Jantel… Ce sera là une « estimation par défaut », puisque votre spécifisme ne perçoit l’unitaire qu’en le conséquentiel, particulièrement pour l’agissement, dont vous pouvez néanmoins « entrevoir » désormais l’origine en l’interceptionnisme.

JIGOR :

L’expression se devant d’illustrer l’impression, c’est la capacité de cette dernière qui, tel que vous le savez, Jantel, prévaut pour toute existence.
Ainsi, parmi les espèces « affiliées » à un conscient participatif au mouvement, se sont toujours recensés des individus réverbérant davantage avec l’une ou l’autre tendance que figurent Etabli et provoqué. Il est aisé de discerner la nuance qui conduira chaque support (diversement) concerné vers une continuité qui définira l’unitaire en l’une ou l’autre des tendances en question…

KARZENSTEIN :

… Et la récurrence réadaptatrice gardera en charge cette stigmatisation cellulaire façonnée par le rejet dans tout ce qui aura interféré entre qualité des choses à vivre et qualité des choses vécues
La différenciation - alors établie- se rejoindra dans le suspensif et se livrera aux flux qui la réexistentialiseront dans une décente conformité.

JIGOR :

Voilà présentement de quoi satisfaire la vigilance de ceux qui, de près ou de loin, partagent vos instants, Jantel…

JANTEL :

Au nom de tous celles et ceux auxquels je retransmets vos dires, je ne puis que vous remercier, bien que n’ignorant pas que ces « formules de convenance » n’ont pas vraiment cours dans votre dimension…

KARZENSTEIN :

Je vous l’ai déjà confié dans d’autres circonstances, et pour d’autres événements, Jantel : La chose appartient à la chose, le reste est légende.
Simplement, terminerai-je pour aujourd’hui en vous confirmant que votre « propension vocationnelle » à rendre ce que vous recevez n’aura jamais failli, nonobstant ce que vous traduit parfois votre cogito
Toutefois, en subséquence de ce qui se sera échangé ce jour, vous parviendrez dorénavant à lui témoigner davantage d’indulgence…

 [2]

Notes

[1Karzenstein : 8 août 1996 :L’effet de spiralisation provoquant la conduction de la vie, en tant que facteur énergétique, ne peut dissocier de par l’unitaire de la Pensée l’acte agi de la Situation Etablie, et ce, quel que soit le degré de conviction intuito ascensionnelle auquel celle-ci se révèle…

[2bertrand 72 : Pour information complémentaire le texte de MARS 1983 est considéré par Jean-Claude Pantel comme le premier texte important de cosmogonie ( radio : Ici et Maintenant le 11 novembre 2003 )

 

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