Etude des Textes transmis à Jantel
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JADÖPHER / JANTEL : Résumé de l’entretien du 6 Mai 2009 sur l’acceptation

D 6 mai 2009     H 17:16     A     C 1 messages


JANTEL  :

Sans tomber dans un « fatalisme » trop simplificateur, peut-être influencé par « la morale chrétienne » à travers Pierre Teilhard de Chardin, puisque, - tel que vous le savez -, je n’ai - par ailleurs - pratiqué aucune religion, j’ai choisi l’acceptation en tant que limite de cette « marge de manœuvre » à laquelle j’ai souvent fait référence, pour « motiver » celles et ceux auxquels j’ai eu à m’adresser au fil de ces dernières décennies.

J’ai été jusqu’à en faire carrément « le socle » de ce que vous appelez mon rendu dans « le Voyageur de l’Orage », en donnant à constater et à légitimer les limites de la condition humaine, et même de la condition existentielle en général.

Pourtant, au moment de conclure le livret du « Voyageur », j’ai ressenti le besoin de soulever une nuance entre cette fameuse acceptation et ce « sentiment d’impuissance » qu’est la résignation. Avec mes amis, nous connaissons depuis quelque difficulté pour faire convenablement la part des choses, malgré tout ce que vous avez su nous soumettre sur le faire-corps [1], lequel symbolise le mieux pour nous ce principe d’acceptation.

JADÖPHER  :

L’acceptation se collectivise diversement lors de situations provoquées, mais pas du tout pour ce qui procède de l’Etabli, Jantel.

Toutefois, sans galvauder l’adage spécifiant que l’exemple est inhérent à celui qui le vit, il m’appartient de vous citer Gotthelm : un personnage qui a déjà su, d’une certaine manière, retenir votre attention, et dont le cheminement, loin de devoir servir de modèle à qui que ce soit, comporte les grandes lignes d’une démarche qui reste commune à tous, et que chacun a capacité « d’estimer » en vue d’une future prise de conscience personnelle…

JANTEL :

Gotthelm ?

JADÖPHER :

Oui, il s’agit en vérité du diminutif patronymique que nous octroyâmes à Gottfried Wilhelm Leibniz [2], dès le sixième cycle solaire de son existence.

Suite à la disposition d’un amalgame cellulaire l’ayant doté d’une singulière capacité d’admissibilité d’impression - et le destinant de surcroît à une indéniable mue évolutive -, nous tressâmes donc un « cordon relationnel » avec l’être en devenir, sitôt sa « révélation » au courant initial enclenchée.

Tout se déterminant au moment de la prise de conscience effective dont vous faites - du reste - souvent état, il importe de considérer que c’est seulement en préphase de récursivité - autrement dit, lors des ultimes cycles solaires précédant sa rupture -, qu’il se consacra concrètement à cette « récapitulation » que lui imposa l’interceptionnisme qui l’avait conduit à « apprécier dans la justesse » ce qui avait pu lui paraître - jusqu’alors -inadéquat sur certains points.

JANTEL :

Selon la dynamique qu’exposèrent Jigor et Karzenstein à propos du principe réception / émission des trois plans constitutifs de la conscience ?

JADÖPHER :

Exactement, Jantel. Cette concrétisation se résolut d’agissement en acte agi avec sa scripturalisation de la Monadologie. [3]

Emergea ainsi de son informationnel le recoupement dans la cohérence de toute une existence livrée à la prise de conscience qui - ne l’occultons point – demeure l’harmonie préétablie du tout existant.

JANTEL :

Puisque vous parlez de scripturalisation - celle-ci ou une autre - : peut-elle être de nature à entretenir une ambiguïté ? Je veux dire par là entretenir le domaine de l’illusoire qui « freinerait » précisément l’avènement de la prise de conscience, au sens où cette prise de conscience se révèle de façon complète pour les trois plans de ladite conscience

JADÖPHER :

Que nenni, Jantel ! Que faites-vous du rejet  ? Le verbe reste la principale forme d’expression de la Pensée pour votre espèce, il provoque le figement d’un situationnel en volumisant occasionnellement un ressenti.

Ressentir représente la phase active de l’interception, laquelle, en désuperposition, va - d’agissement en acte agi - procéder à la volumisation que figure la scripturalisation sur ces entrefaites évoquée…

JANTEL  :

Oui, je conçois mieux, au passage, comment un agissement peut se résoudre par un acte, puisque l’interception que figure le premier le réalise à travers la projection que figure le second…

JADÖPHER :

Et tout demeurant en fusion constante, la chose - une fois existentialisée - connaîtra sa rupture dans le sens où comprendre atténuera « l’effet émotionnel », autrement dit : l’impact occasionné par le reçu, reçu qui, tel que vous le savez, ne représente qu’une portion du donné. C’est ensuite dans le fait de passer que perdurera- en adéquation avec la qualité des choses à vivre du scripturalisateur -, cette stigmatisation déterminant la prise de conscience, dans le dimensionnel où elle doit se manifester.

JANTEL  :

Ce compromis s’assimilerait-il à une « synthèse » qui se dessinerait entre ce que l’on considère comme « acceptable » et « non acceptable » ?

JADÖPHER  :

A l’instar de ce que nous vous avons su souligner antérieurement, il se révèle important que, conjointement à votre considération qui n’est pas inexacte, vous ne négligiez point de maintenir le corps de vos appréciations dans ce que représente la préalabilité du déroulement des choses. De fait, conviendra-t-il d’apprécier également le compromis en sa qualité de support psycholeptique occasionnel développé par le cogito en vue d’astatiser le produit de l’impact que sait occasionner la percussion incidente de deux flux divergents. Pour en revenir à vos interlocuteurs, il s’affirme patent qu’ils ne peuvent plus désormais -à ce stade stratificationnel du reçu - se confiner à « l’intégration superficielle » préénoncée, d’autant qu’ils conservent possibilité de se reporter à ce que vous spécifia Rasmunssen - vingt-huit cycles solaires auparavant - : recevoir n’est pas subir.

En fait, pour corroborer tout ceci, convenez bien que, chez chaque individu se trouvant investi au gré du choisi du Temps - et en convenable « lucidité » - par la prise de conscience, l’acceptation représente simplement la résultante de l’expression de l’interceptionnisme que l’inconscient dispose lors du rejet s’effectuant suite à l’interférentiel qui s’exerce entre qualité des choses à vivre et qualité des choses vécues, tant au plan de l’individualité qu’à celui de la globalité.

Tel qu’il s’exige, Gotthelm ne dérogea d’aucune façon à la règle. L’observation de ce dénouement, articulé autour d’un patronyme, ne vous aura point fait omettre que, dans la phase du déroulement de l’expression, le déploiement s’effectue variablement selon les sujets, en fonction du faire-corps auquel leur état de conscience les prédispose initialement.

JANTEL  :

Puisque nous nous sommes référés ici à un « identitaire » ou à un « patronyme » tel que vous le traduisez, que penser de l’attitude de Simone Weil, qui étant elle aussi vouée à une mue évolutive - ainsi que Zilder nous le confia -, sembla consommer la rupture avec une conclusion sur l’existence opposée à celle de Leibniz ?

JADÖPHER  :

S’investir dans ce comparativisme nous reconduira sur l’instant à ce que vous répondez à votre ami Mikaël, alias Romain, dans le Voyageur de l’Orage, Jantel !

JANTEL :

Je dois avouer que vous me prenez un peu au dépourvu, Jadöpher…Je ne distingue pas vraiment la relation qui s’impose en la circonstance…

JADÖPHER :

Cependant, au gré du penser que votre œuvre prête à exprimer, vous mettez convenablement en exergue le concept de vocation. Et c’est cette vocation - en l’occurrence anthropocentrique -, qui induit la différence à observer entre le semi-élitisme vivant parfois Gotthelm et l’allocentrisme vécu par Simone Weil [4]. Exercez votre vigilantisme, Jantel : le rejet du provoqué n’exclut en rien l’acceptation de l’Etabli !

Pour ce, n’omettez pas de vous remémorer qu’il n’y a lieu de tresser aucun lien entre une mue évolutive et une vocation anthropocentrique.

JANTEL :

C’est vrai, je conserve toujours cette tendance à mélanger « les données », pourtant j’ai intégré que les choses ne correspondent pas vraiment, dans leur déroulement, à ce que nous en discernons…

JADÖPHER :

La vision complète des choses ne se réalise qu’au gré du changement de consistance qui la libère, Jantel. Il reste vain de vouloir « dénaturer » les étapes de n’importe quel agencement constitutionnel par inopportune précipitation, étant acquis que tout se révèle en Temps choisi.

Afin de clore le thème du présent entretien, nous conseillerons à ceux qui partagent d’une manière ou d’une autre vos instants - d’adjoindre à cette incidente introspection les données qu’ils ont en leur possession traitant de la concordance en l’adaptabilité [5], et à ce que vous échangeâtes - voici dix cycles solaires [6] -, avec Karzenstein au sujet du symbiotisme s’opérant entre l’agissement et le mouvement au gré de ses flux

JANTEL  :

Le passage du Texte de 1999 où l’on aborde la Foi  ? [7]

JADÖPHER  :

Sans plus, et chacun saura estimer alors en parfaite convenabilité la nuance mentionnable séparant acceptation de résignation.

Ce même entourage pourra également s’adonner - à l’occasion - à la lecture de l’œuvre de Gotthelm, ainsi que le fit, en effective assiduité, Pierre Teilhard de Chardin que vous citâtes au début de notre entretien.

JANTEL :

Merci, Jadöpher. On garde toujours l’impression de se sentir plus « intelligent » après vos réponses - ou celles de vos semblables - à nos questions…

JADÖPHER  :

Souvenez-vous ce qu’avait su vous formuler Virgins quant au « principe d’inhérence » liant la réponse et la question.

Précisons, avant de mettre terme à cet échange, que ceux auxquels vous transmettez nos dires se doivent d’observer que les entretiens actuels, tout en ne figurant qu’une complémentarisation des entretiens précédents, demeurent- en l’étude qu’ils exigent -, l’exercice idéal pour les soustraire au provoqué, lequel les éloigne trop souvent de l’Etabli : éloignement dont aucun ne possède véritablement idée, et qui leur fait entretenir un système qu’invariablement ils se plaisent à condamner.

Notes

[1Jigor, 21 juillet 2007 : « la foi (le summum du faire-corps alloué à votre espèce) » 

[2Gottfried Wilhelm Leibniz sur Wikipédia

[3Wikipédia : La Monadologie est une œuvre de Leibniz, écrite en français en 1714 et publiée en 1840, dans laquelle l’auteur donne une vue d’ensemble de son système

[4Wikipédia : L’allocentrisme est un comportement ou une forme de pensée - attitude - tendant à privilégier maladivement autrui dans ses actions.

[5concordance : de concorder, du latin concordare - avoir des rapports de similitude, de correspondance, d’accord ( cf les règles de concordance des temps en grammaire où le temps du verbe d’une subordonnée dépend du temps du verbe de la principale ) + adaptabilité : Aptitude à changer, à évoluer, flexibilité. Karzenstein : syntagme pourvoyant à l’idée de justesse parrainant chaque formationnel. (3 décembre 2004)

[6Texte du 23 juin 1999 

[7Texte du 23 juin 1999 

 

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1 Messages

  • Le 12 mai 2009 à 15:14, par bertrand 72

    Aux dernières nouvelles Jean-Claude se porte trés bien, il travaille beaucoup , aidé par « Spielberg » sur la réalisation d’une comédie musicale « Le Voyageur de l’Orage » messagère philosophique et artistique de haut niveau . Jean-Claude est effectivement dans l ’Acceptation surtout quand des soi-disant amis le quittent avec fracas. Mais je vous rassure il a su conserver autour de lui de Vrais amis dont Pique-feu…Le Tome 2 est revenu de chez Dionne , enchanté .

    Le 12 mai 2009 à 16:25, par Isabella

    De retour de mon travail, je me rends compte en lisant pour la 2e fois cet entretien Jadöpher/Jantel combien nous ne maîtrisons pas vraiment la sémantique dans notre propre environnement. Nous pensons être dans l’acceptation dans ce qui nous arrive alors que nous sommes simplement dans la tolérance. Et je ne parlerai pas de la résignation qui domine le plus souvent quand on s’aperçoit qu’en finalité on ne peut pas faire autrement selon ce qui se présente. Avant de travailler sur ce message avec mon petit groupe d’amis,je tiens à exprimer ma gratitude encore une fois à Jean-Claude Pantel et à la personne gérant ce site. Ils nous permettent d’apprendre la précision des mots et ça aide à remettre les idées en place. Bonne fin de journée à tous.

    Le 12 mai 2009 à 18:59, par Yoyo

    Surfer sur les vagues de la fusion constante n’est pas, en effet, pareil que d’être ballotté par les vagues…

    Le 13 mai 2009 à 08:16, par Rock en bol

    A Bertrand et Pique-feu qui connaissent bien JCP. Les messages font souvent référence à un travail artistique de JCP qui a l’air d’avoir une base philosophique. Bertrand parle d’une comédie musicale qu’il semble connaître ? L’un ou l’autre d’entre vous deux peut-il nous éclairer sur ce sujet, si ça a un rapport avec les messages comme je pense que c’est le cas. Ca pourrait éventuellement nous aider pour une meilleure compréhension. Je suis d’accord aussi avec Isabella pour ce qui est de l’approche du dernier message. Merci de répondre.

    Le 13 mai 2009 à 15:32, par bertrand 72

    A Rock en bol , pour l’instant il faut être trés patient….en attendant si vous étiez interessé je pourrais vous adresser le CD musical de Jean-Claude ( 10 chansons) introuvable…à votre adresse, en vous faisant confiance pour me le retourner au plus vite . Mais comment faire, pour garder notre confidentialité ?

    Le 14 mai 2009 à 10:12, par Rock en bol

    A Bertrand : je suis effectivement intéressé par votre proposition mais je vais être hospitalisé à compter de lundi pour subir une intervention chirurgicale. Je vous propose de reconsidérer tout ça plus tard. Il y a quelquefois des priorités qu’il nous faut respecter. Quoiqu’il en soit,je vous remercie beaucoup pour votre intention.

    Le 14 mai 2009 à 11:34, par bertrand 72

    Mes pensées les plus positives vous accompagnent .A+.

    Le 14 mai 2009 à 18:13, par Isabella

    Tous nos voeux de courage et de prompt rétablissement vous accompagnent, Rock en bol. Bonne soirée à tous.

    Le 15 mai 2009 à 17:48, par bertrand 72

    Je viens de recevoir à 16h19 un message e-mail des :veilleurspacetime@orange.fr ; sujet :une réponse parmi d’autres ! critiquant le gourou pantel et prônant la prudence . Je pensais qu’Internet était un peu plus sécurisé,merci . Pour moi Jean-claude est tout sauf un gourou à bon entendeur,salut !

    Le 20 mai 2009 à 07:40, par YoYo

    Je rappelle les règles d’un forum : pas de propos censurés par la loi, notamment, pas d’attaques personnelles

    Le 4 juin 2009 à 21:27, par Rubicube

    est t-il juste de ce servir de la psychologie quand on en a les capacitées ? EX:dans notre vie,tous les jours.(pour le bien).????


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