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Quelques lignes en réponse à une anecdote racontée par Bertrand
Quelques lignes en réponse à une anecdote racontée par Bertrand, les 23 et 24 novembre, où il s’agit de l’accident de moto d’un ami, qu’une médium avait intercepté bien avant qu’il se produise.
lundi 7 décembre 2009, par
Notons dès le départ que l’anecdote relatée par Bertrand [1] ne peut s’analyser complètement dans la mesure où nous ne disposons pas (et ne disposerons jamais) - dans le détail - de tous les facteurs qui sont entrés en jeu dans l’événement dont il nous fait part.
Bien sûr, ce "manque" n’incombe point à Bertrand (que j’ai eu depuis au téléphone) qui ne demande pas une explication, mais plutôt un avis sur cet accident survenu à un de ses amis, lequel accident apparaît tel l’aboutissement d’une vision obtenue par une autre amie (médium) sans que celle-ci connaisse l’accidenté.
En nous référant à ce qu’enseignent les Textes, nous constatons :
a) Qu’une "voyance" (a fortiori quand elle se trouve être "non sollicitée" comme c’est ici le cas) appartient au domaine de l’interception, donc de l’agissement (expression de notre fonctionnalité qui n’utilise pas le cogito, du moins au moment de la réception).
b) Que ladite voyance est inhérente à "la vision initiale" (informationnel de base) - donc pas seulement de teneur oculaire -, et qu’elle ne s’effectue qu’autant que "quelque chose" se localise dans les normes de perception de son spécifisme.
c) Que ce "quelque chose" dépend en premier lieu d’un ambiant qui va l’agencer selon le principe du fameux quatriadisme : conjoncturel / circonstanciel / situationnel / événementiel . [2]
d) Que l’ambiant en question résulte du "déploiement" de l’Ordre implié dont nous savons qu’il est la résultante d’une réverbération post-originelle de précellules qui contiennent en elles tout " l’existentiable ", et que l’on assimilera aux célèbres monades chères à Leibniz. [3]
Ces quatre points réitérés, nous réalisons bien que tout ce qui survient se doit à l’incontournable Situation Etablie, "matrice" de tous les états (et fonctions) qu’elle va désuperposer sous les formes de situations provoquées.
Nous appartenons "cellulairement" à cette désuperposition puisqu’il est acquis que tout ce qui " s’existentialise " le fait sous le couvert d’un mouvement d’ensemble qui procède à l’évolution. Rappelons sur-le-champ que l’évolution doit se traduire tel un agencement qui va s’élaborant au fil du déploiement du Temps .
Cela sous-entend que l’événement que nous commente Bertrand était inclus (depuis toujours) dans cette évolution. Nous dirons alors que la praxie de cette dernière aura vraisemblablement ordonnancé "cellulairement" le quatriadisme (voir paragraphe "c") présidant au dit événement.
En outre, ceci doit nous rappeler que les Textes ont souvent fait mention d’un " choisi du Temps " et que c’est ce " choisi " (dont nous figurons "identitairement" les objets, donc les supports - dans le cas présent : la médium et l’accidenté-) qui révélera la situabilité de ce qui a été, est ou sera en passe d’advenir.
En finalité, nous sommes en droit - et même en devoir - de penser que - dans leur conception - tous les événements sont identiques à celui relaté par Bertrand, mais que tous ne sont pas obligatoirement sujets à se voir interceptés de la sorte.
Simplement, relèverons-nous pour conclure que tout un chacun, en vertu de son informationnel de base , reste susceptible d’intercepter incidemment (dans la plupart des cas, de manière diffuse) un produit du mouvement dans un "temps décalé".
L’impossibilité de situer la forme exacte dudit produit et l’incapacité de répercuter sciemment ce type d’exercice de perception corroborent bien ce dont nous avaient avertis les Textes, à savoir que le ressenti ne saurait se programmer.
Dans l’espoir de ne pas m’être montré trop obscur dans ce petit exposé, je transmets à tous mes amicales pensées.
Jean-Claude Pantel.
Notes
[1] Une amie médium en regardant une photo d’un ami a tout d’un coup "blanchit" puis m’a dit je sens le vent il fait de la moto..il a un accident, j’ai trés mal à la jambe gauche ...J’ai téléphoné à l’ami pour lui dire de faire attention avec sa moto...Un mois aprés il m’a appelé de l’hopital... jambe gauche fracturée
[2]
situation : c’est ce qui est placé en un certain endroit - situation vient du latin situs, statut, siège, emplacement, lieu : un événement a lieu à un endroit donné .
événement : c’est le fait qui survient à un moment donné - vient du latin
eventus, venant lui-même du verbe evenire, arriver . Un événement (graphie ancienne) ou un évènement (graphie actuelle) est un fait qui survient à un moment donné. Il se caractérise par une transition, voire une rupture, dans le cours des choses, et par son caractère relativement soudain ou fugace, même s’il peut avoir des répercussions par la suite. Au sens général, il signifie tout ce qui arrive et possède un caractère peu commun, voire exceptionnel (d’après Wikipédia).
circonstance : c’est ce qui accompagne nécessairement ou est autour - circonstance vient du latin circumstare, se tenir autour : fait particulier qui accompagne un événement, élément secondaire d’une situation .
conjoncture : c’est un faisceau d’événements - conjoncture vient du latin conjunctus, conjoint : ensemble des éléments déterminant une situation sociale, économique, politique... à un moment donné .
[3]

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