Accueil du site > 5. Autres textes connexes et commentaires divers > La passion : ce qu’elle génère (entre amour et haine) dans la (...)
La passion : ce qu’elle génère (entre amour et haine) dans la spiritualité
mercredi 3 février 2010, par
Comme promis, voici donc ce que j’avais rédigé à propos de la question posée par Yoyo le 22 décembre 2009 :
A propos du "choix" et de nos capacités en la (...)
"Une question pourrait être de la source de la passion en spiritualité qui déclenche des amours si forts puis des haines terribles, comme on le voit dans ces fori ; et encore, je n’ai pas laissé passer les injures les plus fortes ; je recentre donc les interventions sur l’étude des Textes et des commentaires…"
La passion : ce qu’elle génère (entre amour et haine) dans la spiritualité.
Selon le mode de fonctionnement auquel nous sommes "affiliés", la passion occupe une place fort importante dans nos existences, dans la mesure où elle se révèle inhérente à notre compensatoire existentiel .
Aussi, au su de ce que synthétisent les démonstrations des V.E.T., la passion figure probablement une de ces émergences humorales que provoque l’Alternance Osmotique.
Souscrivant à cette idée, nous alléguerons que celle-ci opère les "permutations" enregistrées par notre conscience, au gré de l’exercice des deux éléments majeurs que représentent les forces d’Attraction et de Pression.
Les Textes nous auront fait consigner que ce qu’exercent ces "permutations" se répertorie sous les terminologies d’ osmose attractive et d’ osmose répulsive : l’alternance s’harmonisant avec la concordance en l’adaptabilité , c’est-à-dire dans la justesse.
Le compte-rendu de l’entretien du 22 février 2009 nous rappelle que "l’ensemble" définissant la conscience ( inconscient / semi-conscient / conscient ou cogito ) a pour fonctionnnalité de recevoir et d’émettre. Mais, ce qu’il importe de relever prioritairement dans cet entretien concerne le cogito , au sujet duquel Karzenstein énonce :
[...] De par une structure que nous qualifierons de semi-volumique, cette "émergence" le dispose à assumer une confrontation quasi-permanente avec la Pression. [...].
En vertu du principe avéré percussion / répercussion, une "émergence" pouvant logiquement donner naissance à une autre "émergence", pourquoi ne pas envisager que s’élabore ici une partie du mécanisme de la passion ? Sur la lancée, nous pouvons supputer qu’il en va de la sorte avec l’Attraction, quand bien même cette dernière ne se manifeste pas (chez nous) sous l’identique état de constance ressenti à l’endroit de la Pression.
De fait, dans le contexte nous intéressant présentement, nous pourrons considérer que notre "réception" de ces deux facteurs déterminants se commue en passion, via "l’alchimie" que les flux s’accordent à harmoniser, au regard de ce que figurent les données humorales correspondant à notre spécifisme .
Ainsi observé, ce concept ne fait qu’entériner le principe de l’ émergence humorale abordé précédemment.
Ceci dit, notre approche nous propose conjointement de déterminer (sans faux-semblant) ce à quoi voue la passion.
De toute évidence, il ne faut pas se cacher que, de par son caractère excessif, cette émergence humorale sait conséquemment provoquer - toujours d’après la dynamique percussion / répercussion - (et, sans doute, en fonction de notre incapacité à contrôler les flux dans la constance) des (ré)actions nécessairement immodérées.
Nous en arrivons donc à l’expression proprement dite de la passion que nous positionnerons -suivant le développement en cours - dans le domaine assez complexe de la spiritualité.
Si nous prenons le loisir d’observer attentivement ce qui résume l’histoire de notre humanité, nous constatons que, dès le départ, l’homme s’est trouvé offert à l’insondable "mystère" qu’incarne l’existence.
Rien ne paraît plus plausible, ensuite, que son incapacité à maîtriser - en continuité - nombre d’éléments sut le révéler aux données humorales que figurent (entre autres) la peur et l’espoir.
L’exorcisation de l’une et l’idéalisation de l’autre devinrent peu à peu "le socle" de la spiritualité, du moins pour ce qui constitue l’aboutissement du mouvement enregistré, puis interprété par le cogito .
En vérité, le mouvement, en nous inclinant à concevoir les limites de notre condition, a toujours contribué à faire valoir notre subordination à quelque chose qui nous dépassait, et dont tout était issu : l’Initial ou Etabli , dans le vocabulaire des V.E.T., l’Absolu, dans notre langage.
Ainsi, Saint-Exupéry, en stipulant que nous ne pouvions avoir en nous cette notion d’Absolu si cet Absolu n’existait pas, touchait du doigt la pure réalité.
Aujourd’hui, nous pouvons certifier que nous demeurons depuis toujours en relation avec cet Initial ou Absolu, puisque nous sommes vécus (variablement) par cette "sensation d’appartenance" à la Création.
Présentement, je propose de nous reporter au Texte d’octobre 1994, au cours duquel Karzenstein spécifie (entre autres) à l’endroit de la Pensée :
[...] Il y a donc, en cette démultiplication d’Intelligence Divine, un rattachement - nous dirons "filiatif" -, sorte de cordon ombilical (pour vous schématiser le processus) qui tient lieu de support conductif aux parcelles d’Intelligence Divine réparties entre les Espèces, qui, dans "le mouvement" jailli du Fixisme Originel, engage les dites Espèces à vivre un "mouvement" démultiplié, désuperposé qui devient la Pensée… [...]
La liaison faite entre "la sensation d’appartenance" à la Création précitée et "le rattachement filiatif" sus-dénoncé incitent à déduire comment, sous tous les cieux de la planète, notre humanité perpétue cette "relation" à travers la fameuse spiritualité. Et ce, sans pour autant "uniformiser" cette expression, étant donné que si la Pensée - en tant qu’état - se veut universelle, le penser - en sa qualité de fonction - ne se trouve nullement unitaire.
Faisons contre mauvaise fortune bon coeur et convenons que le principe de répartition n’a pas dû "juger" harmonieux de doter tout un chacun des mêmes potentialités : la fameuse capacité d’admissibilité d’impression (ce dernier point relevant, du reste, d’un autre débat qui requerrait une intervention des V.E.T.).
Cependant, nous pouvons déjà arguer que c’est la disparité entre les différentes capacités d’admissibilité d’impression (siège de l’informationnel de base défini par les Textes des V.E.T.) qui aura primitivement "coordonné" notre impossibilité d’accéder - collectivement et dans une constance convenable - à un échange cohérent dans tous les domaines, dont celui accaparant ici notre attention : la spiritualité.
Du reste, à l’occasion d’un Texte datant de septembre 1984, Rasmunssen nous avait mis en garde contre toute vision par trop "angélique" de nos facultés en la matière, formulant :
[...] Votre engouement à vouloir uniformiser ce qui ne figure rien d’autre que "le donné / reçu" est totalement erroné… [...]
Presque quatre années plus tard, en juin 1988, le même Rasmunssen avait rajouté :
[...] Votre théorie du "ressenti" identique pour tous ceux de votre espèce et ce, même à des moments divers, est erronée… [...]
En compulsant l’historique de la spiritualité, nous vérifions que les rituels idolâtres établissent les premières liaisons avec ce que les Textes nomment le non-situable , avant que les religions n’endossent, par le biais des idéologies, le rôle de "relais" avec l’Absolu.
Toutefois, y compris pour cette "communion", concédons que tout se réalise de manière ponctuelle au prix de l’incontournable passion sommairement définie au début de cet exposé, selon le mode avéré de quelque "manifestation jugée spectaculaire".
Pour ce, il se trouve toujours besoin d’un support (un individu) doté d’un informationnel de base davantage orienté vers l’Absolu : ledit support devenant (à plus ou moins long terme, et au gré de son charisme) le guide occasionnel censé désigner le chemin qui mène à la Connaissance.
En conformité avec la disparité précitée, les phénomènes de groupe(s), engendrés par l’ensemble des facteurs entrant en lice dans ce processus, amplifient situations et événements. Ils exposent les protagonistes de ces situations à des excès de toutes sortes (amour comme haine), capables de les transcender, mais également de les conduire parfois jusqu’au "fanatisme".
Entre osmose attractive et osmose répulsive , il est normal d’envisager que, dans tous les cas, les ambiants génèrent (au gré des divergences et donc de l’oscillationnisme des forces en présence) l’astatisme régulateur au nom duquel tout (à la longue) finit par reprendre sa place. Là aussi, il n’est pas interdit de songer que ce processus identifie (peut-être) une démultiplication du principe expansion / rétraction.
Toutefois, il manquerait quelque chose à ces lignes si nous n’ajoutions pas, en corollaire, que la fonctionnalité de ce mécanisme ne "sert" pas uniquement notre mode de vie, mais aussi tout ce qui constitue notre environnement.
Tout "produit" du mouvement créateur se voulant énergie, et tout se sustentant de ce qui le constitue (relire les propos de Rasmunssen sur l’alimentation de septembre 1982), "la vitalité" que nous déployons ne saurait être totalement perdue.
Celle-ci se récupère dans d’autres strates environnantes, "alimentant" le circuit de l’existence à travers les diverses activités auxquelles tout ce qui existe prend part : du minéral au végétal, du végétal à l’animal, de l’animal à l’humain et de l’humain au supra-humain, avant de retourner à sa source, via l’hermétique récurrence réadaptatrice .
De cette manière, nous rejoignons très naturellement le philosophe Héraclite et, plus près de nous, le musicien Miklos Rosza.
Le premier avait jadis émis la théorie selon laquelle rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
Le deuxième, quant à lui, a su (pour ainsi dire) joindre l’acte à l’idée en allant (à la fin des années 1950) composer la musique du film Ben-Hur dans les arènes du Colisée à Rome : un lieu qui - dans le passé, au nom de la spiritualité - avait, entre amour et haine, enregistré énormément de passion.
Sera-t-il chimérique de prétendre que les relents d’émotion (effets émanant des émergences humorales ) - continuant de s’exhaler de l’ancien cirque de Rome - auront, pour lors fait office d’ interception à l’égard des propriétés extrasensorielles du musicien ?
Je ne le pense pas. Simplement, nous engagerai-je, sur ces entrefaites, à établir le recoupement qui semble s’imposer avec "l’appel" que reçut (au cours du siècle précédent) Thérèse Martin, à ce même endroit.
Celle qui allait devenir plus tard Thérèse de Lisieux (dite de l’Enfant Jésus) se sentit "invitée" - comme jamais - à rejoindre l’ordre des "serviteurs" de la Chrétienté, demandant au Pape de lui accorder une dérogation, afin d’entrer (avant l’âge prescrit) dans l’Ordre des Carmélites.
Il va sans dire que ce qui n’illustre ici que l’interceptionnisme (en la récurrence d’événements alloués à la passion) n’atteint pas tout le monde avec cette intensité, sous le sceau de la même qualité. Rappelons à cette fin que "la chose" appartient intégralement à l’informationnel de base nous étant individuellement attribué.
Cela nous fera conclure qu’au terme de tout "voyage" dans la spiritualité, chacun se retrouve "en face de lui-même". De ce "face à face" opportunément programmé, il ressort que l’image de soi alors reçue ( interception ) est loin de toujours concorder avec ce que ce chacun s’était imaginé représenter (projection).
En outre, nous ajouterons que les Textes de Karzenstein (7 novembre 2000) et Jigor (17 septembre 2006) peuvent se relire dans le cadre de cette étude : ils apporteront toujours une complémentarité à ce que nous aurons été à même de traiter ce jour.
Amicales pensées.
Jean-Claude Pantel.

Version imprimable et MOBILE
26 Messages de forum