Etude des Textes transmis à Jantel
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Eléments de réponse concernant la question sur la compatibilité (ou non) des « Textes » des Visiteurs de l’Espace- temps avec le Christianisme

D 15 octobre 2010     H 15:28     A Jean Claude Pantel     C 1 messages


 

Dans la mesure où se conçoit l’idée d’une Pensée universelle (Intelligence Divine) - et par là même - d’une interdépendance entre toutes choses, la philosophie des Textes des V.E.T. et la morale chrétienne n’ont aucune raison de s’opposer « fondamentalement ».

Cependant, s’engager à le démontrer - de la façon la plus rationnelle possible -, nécessite, comme d’habitude, de procéder à des « recoupements ».

Y procéder sérieusement implique de ne pas perdre de vue que tous les écrits religieux ou philosophiques (de n’importe quelle tendance soient-ils) auxquels nous avons eu accès - jusqu’à ce jour - sont le fruit de plusieurs « traductions » successives.

En outre, ces dernières ont donné cours à maintes « interprétations » qui sont - pour la plupart - conditionnées par l’enfermement dans lequel « les superviseurs des traducteurs » ont su les confiner.

Les Chrétiens peuvent facilement le constater en se reportant, par exemple, au livre d’Umberto Eco « Le nom de la Rose » et à son adaptation cinématographique.

En maintenant cet ordre d’idées, nous sommes à même de déduire que bon nombre de transcriptions obscures voire contradictoires, sont demeurées cachées ou ont encore fait l’objet de coupe(s) sombre(s), nous étant de la sorte totalement occultées.

Afin de nous montrer plus précis dans nos allégations, révélons à l’occasion (pour ceux qui l’ignoreraient) qu’existent quelques documents confirmant qu’une censure fut établie officiellement par les hautes sphères de l’Eglise chrétienne, ainsi que l’attestent les lignes qui suivent.

Contenu d’un document conservé à la Bibliothèque Nationale de Paris, lequel contient certains conseils que les Cardinaux donnèrent au Pape Jules III à son élection en 1550. Feuille Bibliothèque nationale de Paris n° 1.089 - Volume II - Pages 641-650.
Référence Fonds latins n° 12.588 - Année 1550 -.


- La lecture de l’Evangile ne doit être permise que le moins possible, surtout en langue moderne, et, dans les pays soumis à votre autorité.
- Le très peu qui est lu généralement à la messe devrait suffire, et il faudrait défendre à quiconque d’en lire plus.
- Tant que le peuple se contentera de ce peu, vos intérêts prospéreront, mais dès l’instant qu’on voudra en lire plus, vos intérêts commenceront à en souffrir.
- Voilà le livre qui, plus qu’aucun autre, provoquera contre nous les rebellions, les tempêtes, qui ont risqué de nous perdre.
- En effet, quiconque examine diligemment la Bible, et le compare à ce qui se passe dans nos églises, trouvera bien vite les contradictions et verra que nos enseignements s’écartent souvent de celui de la Bible, et plus souvent encore, s’opposent à celle-ci.
- Si le peuple se rend compte de ceci, il nous provoquera jusqu’à ce que tout soit révélé, et alors nous deviendrons l’objet de dérisions et de haine universelle.
- Il est donc nécessaire que la Bible soit enlevée et dérobée des mains du peuple avec zèle, toutefois sans provoquer de tumulte.

 

***********

 

Si, depuis, bien des choses ont changé, il importe néanmoins de tenir compte de ces observations et de nous « satisfaire », faute de mieux, des écrits demeurés à notre disposition afin de mener à bien notre investigation.

Spécifions sans détour que ce n’est qu’en vertu de la continuité - exprimée par notre ressenti - que se révéleront, selon l’entendement propre à chacun, les fameux « recoupements » souhaités.

Pour l’heure, relevons tout d’abord le principe de charité (voire au plus haut degré de dépouillement) prôné par la morale chrétienne, et que Karzenstein, le 8 novembre 2001, ne réprouve nullement, bien au contraire, en valorisant le fait « d’oboler » (donner une obole à un démuni). [1]

Effectivement, le « Vends tous tes biens et puis donne l’argent aux pauvres » - que demande Jésus (Marc 10-21) - entre tout à fait dans le précepte de l’obole énoncé par Karzenstein.

Dans les deux cas, nous pouvons avancer, sans craindre de nous tromper, que la démarche consiste à faire le vide, à ne point nous adonner à volumiser avec la frénésie que cela sait entraîner. Parmi toutes les interventions des V.E.T., choisissons celle de Karzenstein, du 17 mai 2003 :
«  Faire le vide, c’est se proposer par vie(s) consciente(s) interposée(s) à »le" retrouver plus harmonieusement au moment où le volume se doit de lui céder la place.

Nous nous retrouvons en réverbération avec la même philosophie quand Jésus clame (Matthieu 6-19 et 6-20) :
« Ne vous amassez pas des trésors sur la Terre, mais amassez-vous des trésors dans le ciel. »

La notion de fatalisme perçue à la lecture de ce qu’énonce Magloow (le 3 octobre dernier) dans sa péremptoire équation « profit / détriment » semble avoir été l’élément déclencheur du questionnement visant à savoir si les Textes des V.E.T. n’interféraient pas avec la religion chrétienne.

Cette notion de fatalisme concerne uniquement l’Etabli - ou Absolu - puisque chacun d’entre nous possède une marge de manœuvre dans le provoqué, autrement dit : dans ce que nous entreprenons au quotidien.

Jésus, initié en son temps par les V.E.T.(voir Texte de mars 1983), n’ignore rien de la Loi des Echanges, du principe de répartition et de la répartition du principe. De fait, il ne promet pas « un salut » quelconque sur la Terre, il fait état d’un Royaume des cieux auquel tous ne paraissent pas conviés, du moins systématiquement.

A travers sa parabole de l’impôt (Luc 16-1-13) - « Rends à césar ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu, mais tu ne serviras qu’un seul Maître : Dieu ou l’argent »- nous ne pouvons nier que, dans une égale réciprocité, « l’attitude » par le service concernée illustre - à la fois - une notion de profit et de détriment.

Evidemment ce petit développement ne se veut point exhaustif, mais il serait pour le moins fastidieux de le poursuivre ici ; chacun, au sortir de quelque séance d’inductionnisme, aura le loisir de le compléter.

Toutefois, nous ne saurions l’interrompre sans avoir parlé (un tout petit peu) de la souffrance.

Karzenstein et les siens n’ont jamais négligé d’en relater l’importance quant à l’éveil qu’elle suscite (voir Texte de janvier 1998) [2]. Jésus, de son côté, n’a pas manqué d’en faire état. (Luc 14-27) « Qui ne prendra pas en charge son bât ne connaîtra pas le Royaume », plus universellement connu sous les termes de « Quiconque ne porte pas sa croix et ne me suit pas ne peut être mon disciple ».

Ainsi effectué, ce petit tour des « similitudes » entre les concepts chrétiens et l’enseignement des V.E.T. n’aura représenté qu’une forme de « marche à suivre » pour qui souhaiterait aller plus avant dans cette démarche de comparativisme dirigé.

Quoi qu’il en soit, nous pouvons à présent affirmer qu’il ne ressort aucune incompatibilité entre les deux tendances sus-étudiées, mais qu’il faut accepter de regarder convenablement ce qu’il y a lieu de voir, même si le tourment s’en vient « agresser » la projection de l’idée de confort dans laquelle, invariablement, se complaît le cogito.

Avec mes plus cordiales pensées.
Jean-Claude Pantel.

 

Notes

[1Karzenstein - 8 novembre 2001 : « Tenez, au nom des »désuperposition« et »démultiplication« précitées, prenons pour exemple des plus banals le fait »d’oboler« - donner une obole si vous préférez - à un démuni ou soi-disant démuni, sans omettre de tenir compte de ce qui vous fut dit au sujet des vertus théologales, et celui de s’acquitter monétairement auprès d’un marchand de quelque achat visant à renforcer le confort, à agréabiliser l’environnement auquel vous vous trouvez voué(s). Vous déduirez sans peine que ces deux actions ne découlent pas de la même strate de conscience, donc de pensée. Toutes proportions gardées, évidemment : la première procèdera du don de la vie, tandis que la deuxième s’adonnera à la perte de ladite vie… » 

[2Karzenstein - Janvier 1998 : …le « plaisir », en l’occurrence « l’entrain » prédisposera à une perte de lucidité, matérialisée soit par un effet anesthésiant, soit par un effet euphorisant, à l’inverse de la « souffrance » qui, elle, en le « désenchantement » l’identifiant saura dynamiser l’éveil donc la lucidité… 

 

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1 Messages

  • Le 15 octobre 2010 à 17:00, par Isabella

    Eh bien voilà du travail en perspective pour le week-end. Avec toutes les paraboles qui existent, en tout cas que nous connaissons, ça doit en faire faire des regroupements. Merci JCP et bon week-end à tous.

    Le 16 octobre 2010 à 12:39, par Yoyo

    L’intérêt de la souffrance comme facteur d’éveil a, certes, comme « intérêt » de nous permettre de vivre les pires moments comme pouvant avoir du bon en nous rappelant à l’essentiel. Mais il faut faire attention à ne pas justifier, par là, la souffrance en elle-même et se mettre à encourager tout ce qui fait souffrir. Surtout ne pas en rajouter. Il ne faut surtout pas être pris dans l’idéologie du sacrifice de l’individu et de sa souffrance absolument nécessaire, qu’encouragent si bien les systèmes totalitaires pour leurs buts de domination (fascisme, nazisme, communisme, sionisme, islamisme…). Le monde est rempli de justifications de la souffrance nécessaire où certains sont enjoints à souffrir pour d’autres. Le Christ a enjoint de porter SA croix, pas celle des autres en plus et pas de fabriquer des croix supplémentaires non plus.

    La parabole de l’osmose est intéressante en ce qu’elle explique quelque peu l’origine de la souffrance. Elle vaut le coup d’essayer de comprendre de quoi il s’agit. Une membrane osmotique « sépare deux liquides dont les concentrations en produits dissous sont différentes. La différence de concentration provoque une différence de pression osmotique qui engendre un déplacement du solvant à travers la membrane. » (Wikipédia). Le solvant va chercher à équilibrer les pressions de part et d’autre de la membrane dans l’osmose qui est alors « attractive », comme disent les Textes. Il y a aussi l’osmose inverse. Sous l’influence d’une pression exercée sur le liquide, le solvant reflue jusqu’à ce que la pression osmotique soit aussi élevée que la pression hydrostatique exercée sur le liquide. Cette dernière est utilisée pour forcer l’eau à se débarrasser de ses sels dissous dans des systèmes de purification d’eau. On récupère de l’eau douce en pressant de l’eau de mer à travers une telle membrane, par exemple. C’est faire fonctionner le système naturel à rebours, en quelque sorte. (voir les schémas sur Wikipédia)

    Ce qui cause du plaisir est donc en analogie avec l’osmose « attractive » et ce qui cause de la souffrance est donc en analogie avec l’osmose inverse.

    Deux situations mettent en jeu cette question plaisir / souffrance pour les systèmes biologiques. Cela dépend si la pression osmotique est dans le corps ou hors du corps de la cellule et, par extension, du corps de l’organisme et du corps psychique.

    1 ) La pression osmotique est plus forte au-dehors. Le plaisir est donc d’acquérir ce qui équilibrera la pression à l’intérieur du corps. On y fera rentrer quelque chose

    2 ) La pression osmotique est plus forte au-dedans. Donc le plaisir viendra en sortant du corps le trop plein d’éléments concernés par cette pression. On y éliminera quelque chose.

    L’osmose inverse est donc logiquement le contraire :

    1 ) Si la pression osmotique est déjà forte au dehors, une pression interne fera encore sortir des éléments du corps. Cela entraînera de la souffrance par un manque supplémentaire.

    2 ) Si la pression osmotique est déjà forte au dedans, une pression à l’extérieur fera encore rentrer quelque chose dans le corps. Cela entraînera la souffrance par un trop-plein supplémentaire.

    La souffrance peut provoquer un éveil comme signal d’alerte : « il faut faire quelque chose » ou, le plus souvent, submerger la personne

    Souffrir en cherchant la souffrance ou en partageant les souffrances de l’autre, ne peut donc avoir qu’un but spirituel élevé qui est de vouloir évoluer, et d’aider l’autre à évoluer, au niveau conscience, sans jamais justifier la souffrance en elle-même sinon comme signal d’alerte. Il faut être sûr de ne pas être submergé et de ne pas submerger l’autre. Créer de la souffrance supplémentaire par des mortifications est certainement se mettre en position d’être débordé à coup sûr. La souffrance « naturelle » de la vie dans ce monde suffit largement sans devoir en rajouter.

    Le 16 octobre 2010 à 12:56, par Rock en bol

    Tout à fait ok avec vous Yoyo, la souffrance existe, elle se suffit à elle-même et il n’y a pas besoin d’en rajouter. Je crois même qu’on ne s’y habitue jamais vraiment même en allant à sa rencontre mais elle permet aussi de tout relativiser ensuite, en cela elle est matière d’éveil. A +.

    Le 18 octobre 2010 à 18:18, par Isabella

    Je reviens brièvement sur ce qui s’est dit sur « la souffrance » pour confirmer qu’avec mon petit groupe de travail on est bien d’accord avec Yoyo et Rock en bol. Il ne s’agit pas de se mortifier et de s’astreindre à des séances d’auto-châtiment ou autre déviation de ce genre. Nous pensons que « la souffrance » dont parlent Jésus et les messages que reçoit JCP sont « le tourment » dont s’est expliqué Jigor. Comment ne pas être tourmenté quand on assiste à ce qui se passe dans notre monde ? Aller à la souffrance c’est probablement ne pas chercher à esquiver la réalité de notre monde, surtout quand elle fait mal. Dans le tome 2 des VET, il y a un message qui du reste doit être sur Jantel.org dans lequel il est dit « Fuir est acceptable, se fuir est irréalisable ». Tout ça se tient très bien, mais il fallait y revenir pour éviter que des esprits chagrins (du Québec ou d’ailleurs) ne viennent nous faire passer pour des pervers sado-masochistes ou je ne sais quoi encore. Non, trouve sur Lilith, ce n’est pas Jean-Claude Pantel qui est l’oeil du cyclone ou alors ça voudrait dire qu’il est là sur la terre depuis le début des temps puisque nos « tourments » remontent au moins à la Genèse. JCP fait partie de ces personnages qui viennent à différentes époques et qui nous rappellent ce qu’on a trop tendance à oublier. Ces personnages sont toujours critiqués, soupçonnés de 1000 travers et après on se rend compte qu’ils étaient là pour nous aider, mais malheureusement à ce moment là c’est toujours trop tard, même si parfois les religions les béatifient (je sais de quoi je parle par rapport à la culture que j’ai reçue). Il ne reste qu’une chose de ces guides : c’est la pensée supérieure qu’ils nous lèguent. Et rien que pour ça, il faut les remercier car pour eux aussi ça ne se fait pas sans « souffrance ». Bonne soirée.


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