Etude des Textes transmis à Jantel
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29 Juin 1995

D 29 juin 1995     H 07:28     A Karzenstein     C 0 messages


Question
- Comment faut-il concevoir ce nouvel incendie chez les parents de Lucette ? Est-ce que ma présence et tout ce qu’elle suscite dans ce qui m’entoure y est pour quelque chose ? Dois-je préciser que je n’éprouve aucun état d’âme, du moins conscient quant à ce qui est à même de survenir… S’il est vrai que je souhaite l’apaisement des douleurs de personnes de mon entourage qui connaissent des problèmes de santé, voire d’ordre différent, je n’éprouve en contrepartie aucune idée s’éloignant de ce que vous savez être le courant de pensée que nous avions évoqué lors de votre dernière venue…

Karzenstein
- Tout est lié à la qualité des choses à vivre concernant chacun. Vous parlez à juste titre des souffrances physiques et parfois morales de vos semblables auxquelles vous souhaitez remédier : il est certain que l’aboutissement de votre projection de pensée à cet égard ne prend jamais la tournure émise par votre souhait, sous quelque forme que celui-ci se trouve exprimé… Et pourtant, ni vous, ni vos amis ne pouvez nier qu’il se produit, dans la plupart des cas proposés, une modification de la situation, dans le sens où cela était envisagé… Chimiquement parlant, pour demeurer dans un contexte connu de l’Espèce Humaine, il en va là d’une démultiplication de conduction émotionnelle. C’est en fait une translation de Lumière Active, dont les individus en présence vont, selon leur possibilités d’échange, faire usage, d’une part par rapport à « l’ambiant », ainsi que j’ai déjà pu vous le soumettre, en connexion directe avec diverses Espèces participant à cet « ambiant », et d’autre part, comme je vous le répète puisque vous l’ayant également préalablement expliqué, en fonction de cette qualité des choses à vivre qui ouvre encore à ce jour notre entretien…

Nous vous avions confié, alors qu’en compagnie de Jean et de Lucette vous vous trouviez sollicités par les gestateurs de cette dernière : que « chacun avait les préoccupations qu’il méritait »… Certes nous avions omis à dessein d’entrer dans certains détails, dont celui des rémanences liées à la qualité de pensée émise par les sujets, qui demeure aujourd’hui en parfaite osmose avec « l’ambiant » qui génère ce que vous interprétâtes comme étant un effet de La Loi des Séries…

Question
- Vous faites allusion ici aux incendies qui ont succédé au sinistre s’étant déroulé chez les parents de Lucette ?

Karzenstein
- C’est, il est bon de le préciser, un aspect du caractère autodestructif inhérent à votre Espèce, caractère maintes fois évoqué, surtout dans les conversations que vous tenez avec vos amis… Les formes, ainsi que je viens de vous le confier, étant de nature à vous surprendre…

Dans le cas précis vous concernant, je ne vous ferai pas l’offense de trahir ce que vous pensez, eu égard à certaines pressions subies par votre amie Lucette, dans le cadre de discussions familiales de médiocre aloi, au cours des semaines qui précédèrent : ces discussions auxquelles vous, Jantel, vous trouvâtes indirectement mêlé, amplifièrent la fameuse conduction émotionnelle, génératrice de ce captage par d’autres Espèces qui vous vivent dans une quasi-continuité. Celles-ci, aptes à régulariser, dans certaines normes, un ordonnancement de la « pression », procédèrent dans la qualité propre à « l’ambiant » du moment et à l’expression la mieux appropriée de la « gestualisation de la pensée » des individus concernés. A quelques nuances près, l’on pourrait interpréter la chose en tant que préoccupation succédant à une ou des préoccupations de même sorte… Que Lucette se rassure : il en a été, en va et en ira de même pour d’autres que ses parents…

Vous avez la fâcheuse tendance à oublier, les uns et les autres que les choses vous vivent… Il conviendra d’en tenir compte, un peu plus régulièrement, dorénavant…

Question
- Par ailleurs, je juge attristant, que suite à tout ce que vous nous avez appris, nous subissions toujours ces sautes d’humeur, dont nous avons bien compris à présent, qu’elles dépendaient de « lois physiques ». Faut-il alors, indépendamment des deux exemples de la procréation et de la pollution dont vous nous avez dit que nous étions seuls responsables, reconsidérer le problème du libre arbitre. Vous n’êtes pas sans savoir que nos avis divergent sur ce point précis et qu’un complément d’information de votre part nous serait d’un grand secours.

Karzenstein
- Remords comme satisfaction, espoir comme peur sont, ainsi que vous l’avez déduit, des effets de la pression. Ceci s’exprime en désuperposition non contrôlée dans une relative qualité, de par l’échange spasmodique inhérent à votre Espèce. Vous êtes parvenu au stade d’introspecter la chose et d’en établir le cheminement : de l’intention à l’acte à agir puis agi, du geste au mouvement qui l’imprime, du moins dans un certain gestaltisme. Vous constatez de la sorte qu’il vous faut faire face à des situations confuses, tel que vous vous plaisez à le souligner quelquefois, et qui ne demeurent rien d’autre que la qualité des choses vécues. Il serait incohérent ici de vouloir débattre de ce qui conditionne cet embrouillamini, puisque chaque situation est inhérente à l’instant qui la détermine, de la même manière que l’exemple est inhérent à celui qui le vit, ainsi qu’il vient d’en être fait état, voici un instant…

Causal et conséquentiel définissent une démarche dont nous vous avons conseillé la pratique, et dont ne vous échappe que « l’ambiant » que vous ne pouvez situer convenablement du fait que votre cogito vous interdit la « fulgurance mimétique » qui est en l’occurrence l’accès conscient au Temps Dimensionnel et, en désuperposition contrôlée, « l’intuito-instinctivité ». Convenons que ce dernier point est la raison majeure qui vous conditionne à « figer », alors qu’il conviendrait de « passer »… Concluez pour l’heure que le « libre arbitre », dont vous faites état, dépend ainsi davantage de « l’ambiant » que des Espèces qui le vivent et qu’il vit… quand bien même certains événements, tel celui que nous venons de voir en ouvrant ce dialogue, se trouvent amplifiés en votre présence directe…

Question
- Vous dites que nous figeons, c’est vrai, pourtant nous faisons tout pour éviter de figer, du moins est-ce ce que je crois…

Karzenstein
- Ainsi que vous le précisez : il s’agit en fait de ce que vous croyez. Croire relève de la Foi, mais se trouve ici adapté à des notions. Ceci vous fut révélé en son temps par Rasmunssen qui vous fit valoir combien ces notions demeuraient semi-qualitatives. Encore une fois, votre participation trop spasmodique au niveau des échanges, limite, atrophie l’acuité de votre perceptivité et vous interdit une appréciation exacte du mouvement permanent révélant l’existence complète des choses.

Vivre s’offre, dans la constance, aux fluctuations de la Masse Ectoplasmique. Vivre est la « situation établie », en d’autres termes : ce qui est. Croire émane du fonctionnel provisoire de la Pensée et non pas de son état originel, d’où sa condition de situation provoquée. Vous reporter à nos entretiens antérieurs vous permettra de reconceptualiser sous un aspect quelque peu différent le nuancement qu’il convient d’établir, entre l’Espérance qui vous vit et les espoirs que vous vivez…

Question
- Au sujet de ces entretiens antérieurs, étant en train de rédiger la seconde partie de ce que mes amis et moi vivons à votre contact, j’ai retrouvé l’une des fameuses phrases que vous avez su nous donner et qui nous dit que « l’échec est le tremplin d’une phase évolutive ». Si, dans certains cas, cela m’a paru évident, je serai malhonnête de prétendre qu’il s’agit là d’un fait acquis en toutes circonstances… J’espère être clair dans mes propos…

Karzenstein
- Oui… vous songez au groupement pédestre Hermès qui n’a pas répondu à vos aspirations…

Question
- Comme toujours, vous lisez dans nos pensées…

Karzenstein
- La transduction, en les divers supports qui lui échoient, ne peut modifier le cours qualitatif de la Loi des Echanges. Et ce que vos amis et vous-même avez entrepris, dans le cadre d’un structuralisme de l’hygiène de vie, n’est rien d’autre qu’une transduction.

Cette démarche et l’environnement qui la conditionna, en les instants qui la portèrent à éclosion, furent démultipliés, ainsi que nous vous en fîmes déjà part, par les effets de votre charisme existentiel, à un degré moindre de celui de votre amie Lucette et à un degré encore inférieur de celui de Reffray. A ce contexte, ô combien particulier, vinrent se greffer les compétences et la volonté de donner consistance à la chose de vos amis Jean, Roman et Marianczuk… Je tairai ici les rôles divers, et d’importance moindre, tenus par les autres, avec de minuscules circonstances atténuantes pour ce qui concerne votre ami Patrick…

Sachez toutefois en aparté que, si tous ont diversement reçu, d’aucuns se sont imaginés subir, et qu’il s’agit là d’une conséquence du structuralisme et du pouvoir décisionnel qui en découle. Un structuralisme dont nous vous engageons plus que jamais à vous départir, ne serait-ce qu’au nom de l’ambiant que saura vous imposer, à des titres divers, « l’ère cataclysmique » du cyclique en cours…

Mais revenons à l’association sportive que vous créâtes, sans pour autant nous livrer à un comparativisme visant à y traiter des responsabilités de chacun. Visualisons simplement la situation, en ne négligeant pas de préciser qu’elle est tout à fait « extrapolable » à d’autres situations que vous et vos amis, anciens comme nouveaux, avez vécues et vivrez. C’est du reste en droite ligne de ce que nous avons évoqué, voici quelques instants, à quelques nuances près, à propos des préoccupations des uns et des autres…

Dans le phénomène précis de transduction, il y a pression et attraction en « l’Etabli » : du « vide » à « l’Espace vide », en le « Provoqué » : de « l’Espace volumique » jusqu’au « volume » proprement dit. Direction donnée et direction reçue concrétisent alors une synthétisation que nous qualifierons, en la circonstance, d’humorale par l’expression fidèle de la spécificité du « vivre » afférente aux Espèces pensantes. Ceci, vous l’avez bien sûr deviné, concerne au premier chef votre Espèce et son caractère provisoire. Cette dernière particularité vous conduit à des effets multiples et discontinus de la rupture, tels le renoncement ou la fuite et bien d’autres encore qu’il serait vain d’énumérer dans l’instant, d’autant que ceci fut convenablement abordé naguère, lorsque nous évoquâmes la recherche de « l’oubli » au moyen du divertissement…

La pression s’exprime, puis elle s’imprime en fonction de la « qualité des choses à vivre » volumisée par la démultiplication temporelle, puis spatio-temporelle qui a conditionné, en le mouvement récursif de désuperposition et resuperposition l’amalgame cellulaire propre à chaque existence et à l’état de conscience qui en découle. Et ce, comme vous le déduisez sans peine, jusque dans les « états de suspens », puisque tout se projette et tout se renvoie dans le spiralisme multidimensionnel des ambiants. Or Jantel, s’il est indubitable qu’il y a universalité dans la Pensée, de par l’Unité qui la caractérise, l’uniformisation du « penser » est totalement illusoire, eu égard à la capacité d’admissibilité d’impression propre à chacun. Cela traduit bien la division résultant de tout manque d’harmonie et du fait l’échec des groupements associatifs, à des degrés divers, ainsi que vous êtes à même de l’imaginer. Bien sûr, il est moins inopportun que jamais de délaisser un temps l’aspect philosophique de la chose, afin d’établir un parallèle avec le facteur physique fondamental gérant toute situation de ce genre…

Question
- Vous sous-entendez le caractère provisoire de toute géométrisation ?

Karzenstein
- Exactement ! Je ne vous demanderai pas de vous reporter à notre dernier entretien pour vous rendre compte de la souffrance inutile qui s’ensuit, dont le point d’orgue, dans la situation que nous évoquons, reste la missive adressée à Lucette et Jean par un de vos adeptes à l’initiation à l’hygiène de vie précitée. Ajoutons au passage qu’il y a là excès dans la relation de cause à effet, excès auquel ni vous, ni Lucette n’êtes étrangers, pour les raisons charismatiques précitées…

Cependant, cela vous aide à mieux situer les effets de mouvance de la Pensée, vécus, dans ce cas précis, en marge de toute influence mimétique consciente, donc à l’insu des individus, mais qui n’en demeure pas moins l’onde de forme circonstancielle de « l’Alternance Osmotique ». Ne perdez pas de vue que ce dernier facteur ne doit être pris en considération que dans le cas de présence directe avec des individus étant voués à une mue évolutive. Une fois coupé du convecteur énergétique, le receveur rejoindra sa dimension, et le renouvellement du « phénomène », s’il doit avoir lieu, n’aura de réelle incidence que dans la constance qui pourra donner accès à des réitérations de prises de conscience répertoriées, voire plus exceptionnellement à des plages de conviction intuito-ascensionnelle… Mais comme Rasmunssen a pu vous l’exprimer, c’est le « ressenti » de l’autre qui conditionnera tout : la « fulgurance mimétique » s’interdisant à la géométrisation, même dans votre exemple précis de « charisme existentiel »…

Question
- Suite à cet aspect de la qualité des échanges que nous vivons, peut-être pourrions-nous aborder ce dont nous n’avions pas pu causer la dernière fois, je veux parler des problèmes que rencontre l’Homme par rapport à sa présence et aussi à celle d’autres Espèces… à moins que vous ne jugiez opportun de remettre ces explications à plus tard…

Karzenstein
- Etablir une approche de la dysharmonie, provoquant les interférences entre les différentes Espèces évoluant autour et sur le support volumique qui nous concerne, passe par quelques redites afférentes à la Cosmogonie. Nous nous entretînmes, voilà plus d’une décennie sur la Loi d’évolution des Espèces et vous soumîmes, en ordre plus ou moins dispersé, des données en lesquelles nous tînmes avant tout compte de vos possibilités de compréhension du moment, mais dont vous fîtes bon usage…

Ainsi, nous synthétisâmes quelques critères de l’Existence et des existences qu’elle subdivise, en la démultiplication progressive des choses qui la vivent et qu’elle vit. Pour la première fois alors, vous entendîtes parler « de Temps Dimensionnel », « d’Alternance Osmotique », de « systématisme originel », de « Masse Ectoplasmique », de « Mue Constitutionnelle » ou encore « d’Osmose Attractive ». A ce jour, la profonde avancée que vous avez réalisée dans le cadre de votre phase extatique, ajoutée aux effets de votre vocation anthropocentrique, laquelle vous engage à vous livrer à des commentaires avec votre entourage sur les écrits que vous réalisez de nos entretiens, nous autorise à réordonnancer les notions de cosmogonie précitées, de façon à les rendre plus tangibles car mieux adaptées à vos potentialités de conceptualisation actuelles.

Sans rien renier de ce qui fut dit alors, puis retranscrit par vos soins, revenons donc au texte dit « des six pages » et à certaines précisions qui s’y ajoutèrent, au fil des entrevues qui suivirent, tels le « fixisme originel », et le « mouvement » qui s’en extrait, en désuperposant la Pensée : cette part de chaque créature appelée à rejoindre le Père, de par l’Intelligence Divine qui l’y « filiatise ».

Je vous propose ici une plage de repos avant de nous adonner à une récapitulation nécessaire, car plus fonctionnelle de ce qui fut déjà traduit, et que certains de votre entourage n’assimilent pas toujours comme il le faudrait…

Donc, répétons que c’est du Vide que le fixisme originel provoque le Mouvement qui génère l’Agissement par excellence : la Création. La Création est récursive car inhérente au Père, à l’Eternel, à l’Etabli, nous la définissons en tant que systématisme originel. Procédant de la Fulgurance, ainsi que vous le savez désormais, ce systématisme originel ne se modifie que dans les formes, lesquelles formes sont appelées à s’annihiler et à rejoindre la Fusion constante qui les a pourvues et les pourvoit de par le principe autocorrectif de Compensation Existentielle qui lui est inhérent, en la récursivité précédemment évoquée.

Toute différenciation s’effectue en les cycliques du Temps Dimensionnel, par les effets de pression et d’attraction de la Mue Constitutionnelle qui libère des faisceaux multidirectifs d’énergie, c’est à dire d’Intelligence Divine, en des positions actives convergentes et divergentes, selon les fluctuations de la Masse Ectoplasmique. Tout effet de réciprocité qui s’opère alors, donne cours à ce que nous nommons la Syzygie Spatio-Temporelle.

Parmi ces formes, qui n’omettons pas de le préciser sont fluidiques, quoique consistantes, nous décelons l’Espace Vide puis l’Espace Volumique, plus couramment appelé Cosmos, c’est à dire l’étendue propice à l’amalgame de particules d’Eau et surtout de Lumière. Soulignons à ce propos que ces deux éléments sont multidimensionnels, si vous ne situez pas le second concrètement, le premier offre à vos sens quelques unes de ses possibilités telles la glaciation, la condensation selon les principes de la Loi d’Alternance Osmotique ou encore l’évaporation, par un dérivé de cette même Loi : l’Osmose Attractive.

Eau et Lumière, alors molécularisées, vont à leur tour volumiser, dans le mouvement, un processus gazeux de projection et de réception incontrôlées de précellules pour en faire des cellules, puis des localisations énergisées, en un mot des « existences » complètement interactives dans leurs dissociations spécifiques. Ces existences sont les galaxies, qui par explosions implosives, procèdent à l’élaboration d’ambiants, lesquels en état de spirales, désuperposent des fragments de l’indéfectible Masse Ectoplasmique, dont certains vont demeurer en état de suspens, par l’équilibre s’opérant entre deux « directionnels » opposés, comme pour la formation des Espaces Vides et Volumiques.

Là se conditionne une densité dite existentielle qui, dans son processus de solidification propre, vient donner naissance à des Systèmes Stellaires, tous interdépendants, jusqu’aux prochaines modifications qu’ils subiront et que conditionnent les « Cycliques » : le Temps Dimensionnel se manifestant de la sorte dans ce qu’il convient de nommer la « Récurrence réadaptatrice ».

Démultiplications et autres désuperpositions que vous êtes à même de considérer, y compris dans votre quotidien, appartiennent à ce mouvement permanent de la Mue Constitutionnelle…

Question
- Constitutionnellement, si je puis m’autoriser cette expression, il apparaît que plus que ténus, nos choix sont tout bonnement inexistants : tout ce que vous venez d’exprimer fait valoir plus que jamais que les lois physiques conditionnent « tout » et que nous sommes voués à subir.

J’en avais pris peu à peu conscience, mais je dois reconnaître que je n’avais pas saisi la quintessence de cet état de fait. Sans doute m’étais-je trop confiné au vocable, mais vraisemblablement s’agit-il là de la propension propre à l’Espèce Humaine, à laquelle j’appartiens, de ne voir la situation que d’après les concepts philosophiques dont vous nous aviez fait état au mois de mars 1983, si je ne m’abuse… Je conçois tout à fait à présent que l’Homme reste le jouet de son cogito et je me réjouis de ne pas m’être trouvé impliqué dans un conditionnement où il faut assumer des pseudo-réalités et gérer de l’absurde. Avoir été mis à l’écart de certaines fausses valeurs prend toute son importance aujourd’hui… sans doute vous dois-je beaucoup, beaucoup plus que je ne l’avais imaginé…

Karzenstein
- Rasmunssen vous avait dit :« Ce qui doit se savoir se sait ! ». Nous ne fîmes que vous apporter la confirmation de ce que vous connaissiez déjà, sans plus… Comme vous l’avez du reste déduit, il ne s’agit là que du redevable incombable à votre vocation anthropocentrique qui nous détermina à porter à votre analyse les éléments concrets que vous auriez à rétrocéder aux autres, dans le contexte du « rendu » inhérent à ladite vocation, selon votre aptitude à exprimer les choses par le verbe… La situation d’échec qui couronnera votre démarche, et dont vous êtes conscient depuis longtemps, se verra elle-même mise en échec par quelques phases semi-fulgurantes de « prise de conscience répertoriée », voire de « conviction intuito-ascensionnelle » que votre « charisme existentiel » a su et saura extraire de la désuperposition du « dimensionnel » pour l’insérer dans le « chronologique », espaçant considérablement, pour certains en bénéficiant, les fréquences de retour, en leur état de géométrisation actuel.

Question
- Suite au caractère subi, y compris par vous des fluctuations de la Masse Ectoplasmique, en quoi votre position d’Etres éternels modifie-t’elle la qualité des choses vécues, sinon en faisant corps avec le manifesté, comme l’accès à la fulgurance mimétique vous le permet ?

Karzenstein
- Faire corps avec le manifesté, si surprenant puisse-t-il se révéler, relève ainsi que nous vous l’avions confié, de la fulgurance mimétique. Toutefois, tout étant appelé à faire corps, j’ajouterai pour éviter toute équivoque que la chose ne se veut qualitative que si elle se vit à l’état conscient. C’est ce que nous vivons, mais par contre, vous avez une vision erronée de « l’éternité » qui nous vit : nous ne sommes pas en « état de conscience éternelle » Jantel ! Nous n’avons de conscience permanente qu’en le Temporel Dimensionnalisé, c’est à dire en « l’Initial », pas en l’Essential du Temporel qu’il nous faut assimiler à l’Originel.

Disons schématiquement que nous sommes remontés jusqu’au « mouvement », suite à un vécu à l’état d’immobilisme conscient, lequel succéda à une projection multidimensionnelle, mais nous n’avons pas eu accès au fixisme originel générant ledit mouvement. Comprenez par-là que toute modification du Temps Dimensionnel nous occasionne une rupture, provisoire certes, mais efficiente dans le « continu consciensoriel », ce qui a pour effet de nous interdire tout choix digne de ce nom par rapport à la destination que prennent les ambiants, suite aux modifications galactiques engendrant les explosions implosives des systèmes stellaires et les météorisations qui en résultent.

Nous vivrons toujours de façon consciente les « recommencements » puisque la fluidité bio-luminescente de notre état nous l’a déjà autorisé, mais nous n’aurons jamais accès au commencement proprement dit.

Question
- Pouvons-nous assimiler, à notre échelle, votre « vécu à l’état d’immobilisme » à nos états de suspens entre deux vies conscientes ?

Karzenstein
- Lorsque Virgins vous précisa que chaque question portait en elle sa réponse, vous n’imaginiez pas que vous vivriez la chose sous les formes qu’elle vient de prendre en ces instants… D’autant plus qu’au-delà du vocabulaire lui-même, il y a une expression de la Pensée qui vous révèle tel que je vous avais situé lors de vos premiers instants en cette vie consciente…

Je sais que vous ne prendrez pas ombrage de ce que je vais vous dire à présent, mais la symbiose ambiante m’interdit de vous taire qu’il m’apparaît plus inutile que jamais que vous ayez eu à assumer cette dernière vie consciente sous des formes qui ne trahissent, que pour les vôtres, ce que vous représentez sur un plan incommensurablement plus subtil !.. Cette fois encore Jigor ne me contredira pas…

Question
- Je n’ai pas réellement conscience du sens profond des propos que vous venez de tenir, cependant, j’y puise quelque chose d’indéfinissable… Un sentiment de démesure et une émotion que je ne crains pas de qualifier d’unique… Je ne saurais, bien évidemment, opposer quoi que ce soit à ce que vous venez de dire, pourtant je ne puis vous cacher que la joie que vos paroles m’inspirent n’a d’égale qu’une grande gêne.

Karzenstein
- Ne cédez pas à l’émotion Jantel ! Elle va vous diriger tout droit vers un comparativisme qui n’est pas de circonstance… Ceux auxquels vous songez, et qui selon vous, étaient dignes d’avoir accès à ce qui vous est donné de vivre, ne possédaient pas les mêmes facultés d’admissibilité d’impression… Ce sont ces potentialités qui déterminent la Foi, il n’est pas utile de remonter trop loin dans le Temps Chronologique pour établir un constat de carence en la matière : ceux qui vous entourent ne côtoient qu’une Foi vacillante. Du fait, ils vont au « situé », je devrais même dire « à ce qu’ils situent », et s’y attardent, mais ils négligent le « non situable » alors que ce dernier les vit dans leur intégralité.

C’est l’exemple flagrant, pour votre Espèce de la démultiplication du principe volume/Vide. Le « situé », une fois figé, va comme toute géométrisation qui se respecte connaître la rupture. Dans le Vide qui reprend spontanément sa place, va s’engouffrer la « pression » inhérente à l’ambiant et à la « densité existentielle » vécue par cet ambiant.

La « pression » n’est rien d’autre que le « mouvement » dans sa continuité, or, comme notre entretien d’aujourd’hui le met en exergue : s’il ne s’opère pas, en « directionnel opposé », une équivalence dans la qualité du « mouvement », l’équilibre ne se trouvera pas… Qu’adviendra-t-il alors ? Un vacillement imputable au spasme, effectué dans l’échange Eau/Lumière, qui sera d’autant plus important que les « facultés d’admissibilité d’impression » seront limitatives, d’où l’accès à la souffrance qu’enclenchera le principe de « l’attraction » dans la non-constance qui le caractérise. Ledit effet de non-constance, ainsi que vous êtes aptes à le déduire, conditionnera dans le « volumique » que vous représentez la qualité des choses à vivre que proposera « l’Alternance Osmotique ». Ne vivant pas « l’Onde de Vide » à l’état conscient, vous n’aurez d’autre alternative que de vous rabattre sur « l’Onde de Forme », c’est à dire le « situé ». Là, vous exercerez une pression qui ne sera qu’un dérivé de la Pression, tel que nous avons pu en débattre dans un dialogue antérieur et le cogito reprendra ses droits, en vous faisant vous confiner à « la qualité des choses vécues » et à entretenir cette dernière par rapport à ce que vous croyez être « la qualité des choses à vivre ». Répétons-le : ce sont les facultés d’admissibilité d’impression qui sont déterminantes dans toute géométrisation ou semi-géométrisation, en matière de qualité de choses à vivre, considérez la potentialité primordiale de ces facultés comme la propension à faire du « vide »… Reportez-vous au dialogue sur le « rejet », « l’oubli » etc…

Je n’ignore pas que vous aimeriez que nous entrions ici dans certains détails concernant l’Espèce Humaine et d’autres qui l’entourent.

Toutefois, la durée de notre entretien commence à singulièrement altérer votre état psychophysique et je juge préventif d’interrompre, avant plus de détérioration, cet entretien que nous poursuivrons ultérieurement. Ce qui vient d’être dit, et même répété dans certaines lignes, est de nature à faire s’exercer bien des remises en causes… et c’est ce dont vos amis, à des degrés divers, ont le plus besoin.

Il va sans dire, qu’à travers leurs propres expériences, ceux qui partagent vos instants trouveront matière à déculpabiliser les autres Espèces qui n’eurent recours à aucune doctrine « malthusianiste » pour éviter de densifier davantage les divers « ambiants » proposés par ce « cyclique ». Ils trouveront également, s’ils s’adonnent à l’introspection souhaitée, plus de raisons pour participer à l’hygiène de vie que de prétextes pour la négliger… On est aussi adaptable à la détérioration de l’environnement que l’on provoque que ledit environnement qui s’y est adapté…

Sur ce, il est bon que vous transmettiez à tout ce petit monde, quelque peu tristounet que constitue votre entourage, mes pensées de bon augure. Je saurai, en temps choisi, saisir l’instant qui se prêtera le mieux à traiter de ce qui ne modifiera, sachez-le bien, d’aucune façon la qualité des choses à vivre impartie à chacun, je sous-entends là l’Existence multiple inhérente à notre support actuel.

 

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