Etude des Textes transmis à Jantel
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Résumé des principales parties du dialogue ayant eu lieu le 4 juin 2012 entre MAGLOOW et JANTEL

D 4 juin 2012     H 17:51     A Zilder     C 1 messages


MAGLOOW :

Puisque le conjoncturel délivre cette opportunité, je viens partager verbalement avec vous ces instants de « séquence isolatoire ». Zilder pourvoira à retranscrire les lignes de cet échange, pour autant qu’elles s’avéreront utiles à ceux qui partagent, de près ou de loin, vos instants… Je vous invite à présent à me faire part de ce qui active actuellement votre « souciance ».

JANTEL :

Eh bien, conformément à ce que vous m’avez souvent conseillé, inciter les autres à regarder ce qu’il y a lieu de voir demeure toujours ma priorité. Je dirai que je m’y efforce, en fonction de la disponibilité variable à laquelle je suis soumis. S’il me fallait conforter cette sensation de devoir accompli, je me référerai aux derniers dires de Jadöpher spécifiant que mes épanchements scripturaux - pour reprendre ses propres termes - ne se confinent pas à la seule interprétation analytique, donc à ce que me donne d’apprécier le cogito. Référence qui, en soi, tend à souligner que je ne me fourvoie pas trop dans mes écrits…

MAGLOW :

Le constat est incontestable, Jantel, et il ne se trouvera personne, y compris chez votre espèce du moment, pour « bémoliser » le produit de ce qui, rappelons-le, concrétise votre rendu.

JANTEL :

Justement, voilà où je veux en venir… Puisque vous faites état de l’espèce à laquelle j’appartiens, j’ai - conjointement à ce que je viens d’exprimer - le sentiment que le « regard » apposé par mes semblables sur ce qu’il y a lieu de voir  ne correspond plus, après coup, à ce qu’ils disent avoir « observé »… Alors, bien sûr, je n’oublie pas de tenir compte du manque de suite dans les idées qui nous identifie. Je songe précisément à cette incapacité que nous avons à « vivre » - dans la continuité - les choses que Rasmunssen qualifiait de « vraies », puisqu’il s’avère acquis que la constance nous « vit » sur d’autres plans. Je l’oublie d’autant moins que Karzenstein, d’abord, et Zilder, ensuite, n’ont pas manqué d’énoncer que la qualité des choses vécues devenait finalement - pour nous - la qualité des choses à vivre. Indépendamment de « l’échange spasmodique » auquel a encore fait récemment allusion Jadöpher, je me rappelle aussi que  l’exemple reste inhérent à celui qui le vit . Autrement dit, je ne m’occulte pas que tout ce qui a trait à ce que j’appelle « la marge de manœuvre » ne saurait s’appliquer qu’au seul plan individuel.

MAGLOOW :

De fait, votre « vocation » s’invite au « tourment ». Elle remet périodiquement en balance la manière que vous avez circonstanciellement choisie pour aider vos semblables à comprendre ce qu’ils ont su ressentir. Il en va de la sorte car votre « rendu » s’effectue en fonction de ce mode d’échange que nous qualifierons pour lors de « différé », en tout cas au su de ce qui définit aujourd’hui le reçu de ces semblables…

JANTEL :

Voilà, vous avez devancé et résumé ce que je comptais vous soumettre… En fait, ainsi qu’il vous a déjà été donné de l’entendre, je me demande si la valeur de remplacement que figure « la scriptualisation » par rapport à ce que vous appelez la « présence directe », apporte cette similarité dans le reçu, même si, comme l’atteste Jigor, il convient de tenir compte du « caractère provisoire » de ladite similarité. En conclusion, j’ai beau me remémorer l’adage prétendant que « les paroles s’envolent et que les écrits restent », je m’interroge sur ce qui s’avère justement susceptible de « subsister » des « écrits » en question, tant qu’il m’est prêté de « traduire » - des dialogues que j’ai pu avoir, et continue d’avoir avec vous -, paraît éloigné des préoccupations de celles et ceux auxquels je m’adresse.

MAGLOOW :

Je vous inviterai d’abord à exercer votre souvenance sur ce qui vous avait spécifié Rasmunssen à propos des « écrits », à savoir qu’ils demeurent le fixatif de ce qui doit se découvrir par soi-même. [1]

JANTEL :

Puisque vous sollicitez en quelque sorte mes facultés mémorielles, il me revient également cet apophtegme que nous vous devons en propre, et que je me suis d’ailleurs permis d’insérer dans le « Voyageur de l’Orage » : Les mots font des phrases et les phrases enferment les mots, les phrases font les livres et les livres enferment les phrases… Pourtant ce processus ne fait qu’enfermer des choses qui, elles, se meuvent en toute liberté… Un précepte qui, en définissant on ne peut mieux les limites de la chose, aurait parfois tendance à me réfréner dans ce que j’entreprends…

MAGLOOW :

Dans ce que vous entreprenez et dans ce qui vous entreprend, ne négligez point de le préciser, Jantel ! Ceci rappelé, vous n’aurez jamais rien à redouter de ce réfrènement qui, tel que vous l’avez moult fois vérifié, s’avère toujours provisoire dans la mesure où votre « actionnel » en la matière répond - dans sa quasi-totalité - à la praxie du semi-conscient entretenant et résolvant le rendu inhérent à toute vocation anthropocentrique.

JANTEL :

Je ne saurais nier que ce rendu m’est en effet difficilement « contrôlable », que ce soit au niveau de l’intensité de « la passion » avec laquelle il m’anime, ou dans « la spontanéité » qui le détermine au gré du choisi du Temps.

MAGLOOW :

Ce dernier point révèle toute son « incontournabilité » dans la mesure où il se trouve entièrement axé sur l’échange avec l’Etabli, par l’intermédiaire de ce que vous savez représenter le courant initial de pensée.

JANTEL :

Pourquoi le courant initial de pensée qui, à n’en pas douter, reste véhiculé par des flux, présente-t-il tant de difficultés à se voir « contrôlé », étant donné que nous sommes tous originellement « adaptables » à ce qui a été agencé par l’Etabli ? [2]

MAGLOOW :

Parce qu’il est partie intégrante de ce que nous vous avions désigné en tant que pensée vivante

JANTEL :

Un concept qui a conservé - pour nous - un côté un peu « flou » du fait que le comparativisme auquel nous nous livrons régulièrement aurait tendance à considérer que, s’il existe une pensée vivante, il en existe une qui ne l’est pas…

MAGLOOW :

Il importe de garder à l’esprit que le comparativisme a - entre autres particularités - celle d’engager ceux qui le pratiquent trop assidûment à figer. Or, vous aurez déduit sur-le-champ que le figement ne peut avoir cours en la matière, la Pensée, en sa qualité d’état se projetant, puis se recevant, se veut l’essence même de ce qui perpétue le Systématisme Originel. Source nourricière de l’élaboration continuelle de l’agencement constitutionnel, elle « complexionne » en permanence le processus d’évolution de la Création.

JANTEL :

Oui, toutes proportions gardées, c’est ce que j’essaie de développer dans « Mémoire d’Eveil » en faisant valoir l’influence fondamentale de la Pensée en tant qu’intelligence créatrice… Mais, de manière plus pragmatique, à notre niveau réel de « perception », dans ce que sont nos relations humaines par exemple, possède-t-on la capacité de situer la pensée vivante ?

MAGLOOW :

Vous vous souviendrez que « la pensée vivante » représente l’un des aspects de la fonctionnalité de la Pensée - en ses phases de désuperposition et de démultiplication [3] -. Dans le cadre d’un « relationnel » que nous estimerons comme « convenu », elle devient « situable » dès qu’un « mouvement interactionnel » se révèle entre plusieurs « supports existentiels » et procède à une connexion. Vous la retrouverez notamment dans la prise de conscience répertoriée pour ce qui se destine aux « espèces pensantes », mais il ne s’agit pas de la cantonner uniquement dans un « rapport confirmé » entre membres d’un même spécifisme, pas d’avantage qu’il n’y a de raison de la confiner à « l’expression occasionnelle » d’un rassemblement « pluricatégoriel »…

JANTEL :

Si je saisis bien, la pensée vivante peut, à l’occasion, faire entrer en connexion différents spécifismes, tout autant qu’elle a la faculté de nous connecter individuellement…

MAGLOOW :

C’est cela, mais délaissez momentanément l’idée que vous avez de la connexion dans sa « situabilité » et concevez « le mouvement » en amont du délai existant entre le reçu et la conscience de recevoir. Vous reporter à ce que vous avez saisi du réverbérationnisme - et de l’interceptionnisme qu’il induit - doit vous aider à ressentir ce qui ne se représente que démultiplication de la fulgurance mimétique.

JANTEL :

J’avais cru comprendre que nous n’avions pas « accès » à la fulgurance mimétique

MAGLOOW :

Ce qui n’interdit en rien qu’elle ait « accès » à vous, tel qu’il vous le fut déjà confié en d’autres termes. Cette « spontanéité » dont vous avez fait état voici quelques instants, en citant à juste titre le choisi du temps, ne configure rien d’autre que la démultiplication précitée. En fait, les situations éclosant de ces directionnels procèdent toujours, de conjonctures en circonstances, d’un ambiant pourvoyant à une praxie totalement « réactionnelle ». De multiples cas foisonnent pour étayer la chose mais je vous inviterai à vous en tenir aux deux exemples que vous vous plaisez souvent à citer : l’excès de sécrétion qu’utilisent les acacias afin d’éloigner leurs prédateurs trop pressants, ou encore « la réfraction ondulatoire » interceptée quelques cycles solaires en arrière, sur le territoire indonésien, par la gent animale, et en particulier par les éléphants, lors des instants précédant « la variation vibratoire » consécutive à un effet subit du subductionnisme.  [4]

JANTEL :

En conclusion, il faut convenir que cela se réalise à notre insu, mais également à travers ce que j’appellerai « une connivence préétablie » entre tout ce qui se révèle en présence…

MAGLOOW :

C’est ce que vous exprimez dans votre présente « scriptualisation artistique » quand - après avoir spécifié que le « cinétisme » exercé par la Pensée s’effectuait en permanence pour ce qui s’enferme dans la globalisation et en alternance pour tout ce qui s’organise par le biais de l’individualisation -, vous ajoutez […] Ce qui revient à dire que chacune de nos actions, comme de nos réactions appartient entièrement à cette coordination[…]

JANTEL :

Vous aurez bien entendu relevé que je parle de la Pensée, sans spécifier, et pour cause, si l’application des choses qu’elle nous donne à vivre procède de sa désuperposition et démultiplication sous forme de pensée vivante

MAGLOOW :

Vous omettez de considérer ici que le provoqué reste une désuperposition de l’Etabli, Jantel. Ainsi, tout cela participe d’une « relation » axée sur l’innéité de « l’informationnel » afférent à tout ce qui se trouve existentialisé.

Il ne peut en être autrement, étant acquis que l’existentialisation - prise à son stade d’individualisation - ne peut se soustraire à l’état d’ensemble préfiguré dans le polymorphisme précellulaire destiné à « se fonctionnaliser » au fur et à mesure de « la localisation » des divers spécifismes se développant. Vous n’ignorez plus que l’harmonie multiplicatrice élabore ensuite cet « état de fait » donnant cours au conjonctionnel dans sa diversité, ainsi qu’à la concordance en l’adaptabilité.

JANTEL :

Oui, au bout du compte, tout ce qui s’englobe dans cette interdépendance post-originelle qui a su se subdiviser de strates en strates…

MAGLOOW :

Cette interdépendance au nom de laquelle vous revendiquez davantage de « cohésion » entre ce que vos semblables « récupèrent » de votre rendu et l’usage qu’ils s’accordent à en faire à moyen terme…

JANTEL :

C’est exact, mais je ne vous apprendrai pas que je me reproche parfois une certaine superficialité, en tout cas une patente inconséquence en persistant à croire ou plutôt à me laisser croire que je suis capable de rétrocéder « quelque chose » que certains « personnages » n’ont pas réussi à apporter alors qu’ils se trouvaient dotés de moyens autrement supérieurs à ceux que sont les miens.

MAGLOOW :

Réitérons que la quasi-totalité de l’humanité à laquelle vous avez été mêlé se contente d’entrevoir, Jantel. Entrevoir, à ce stade de la « perceptivité », correspond à voir par intermittence. « La conception volumisée » - fondée sur l’ipséitaire - qui caractérise « le produit de seconde nature » que ladite humanité est devenue, n’accorde plus à cette dernière de vivre « consciemment » la fulgurance mimétique tel que ce fut le cas au cours de l’ère androgynale. En subséquence, cette limitation dans l’accession au faire-corps confine à être davantage vécu par la projection que par l’interception, par le désir d’acquérir que par le goût de donner.

JANTEL :

Je suppose que la limitation du faire-corps dont vous faites état rejoint ce qu’a énoncé Zilder au sujet du cogito quand celui-ci engage un individu à se sentit flatté ou vexé.

MAGLOOW :

C’est en grande partie sur ce point que se forge « l’exigence » d’un compensatoire existentiel dont l’exacerbation atteint son comble dans le déploiement du point de non-retour. Un compensatoire existentiel duquel émerge à tout moment le principe d’avoir pour être, et dont vous entretint en son temps Rasmunssen. Là, se positionne le socle sur lequel s’articule le comparativisme qui, par cogito interposé, conditionne à établir « une hiérarchie » dont les bases sont jetées sur l’onde de forme - donc en répercussion - sur le formationnel et le « sous-mouvement » qu’il implique.

JANTEL :

Et cela va bien sûr à l’encontre de la progression souhaitée, autrement dit, au détriment de l’informationnel

MAGLOOW :

Plus précisément, de l’informationnel de base, Jantel ! La capacité d’admissibilité d’impression ne se trouvant pratiquement plus alors sollicitée par l’Etabli, il s’ensuit une continuité dans le provoqué qui, de valeur de remplacement en valeur de remplacement, donne accès à « l’éparpillement » et, conséquemment, à une « vision tronquée » de ce qui se présente.

Hors une application tangible de l’exercice d’état, il ne saurait exister de vision complète telle celle que votre vocation vous fait attribuer généreusement, mais par là même inconsidérément aux membres de votre présent spécifisme.

JANTEL :

Nous pourrions dire qu’il ressort de tout cela une « inversion des valeurs » en ce sens où l’exercice de fonction remplace l’exercice d’état et où la qualité des choses vécues devient la qualité des choses à vivre

MAGLOOW :

Et où le qui est-ce qui le dit prend le pas sur le qu’est-ce qui se dit, nuance primordiale visant à vous faire revenir opportunément sur les personnages auxquels vous avez délicatement fait allusion…

JANTEL :

Ceci expliquant cela quant aux « échecs » qu’ils ont diversement connus…

MAGLOOW :

Que ceci engage - pour l’heure - votre « souciance » à se désactiver, sachant toutefois que le « vocationnel » se montrera toujours prompt à se manifester, en le choisi du Temps.

 

 

Notes

[1C’est la caractéristique de la « reconnaissance ».

[2C’est vraiment LA question… On ne peut figer la Pensée qui reste libre de sa propre volonté. L’Esprit souffle où il veut, mais, se couler dans le flux, ne nous fait pas perdre notre propre volonté, à nous aussi. C’est de cela que peut naître la possibilité d’une « contrôlabilité ». A nous de voir si l’on peut engager un dialogue, une danse commune, sans retomber dans les illusions de maîtrise du cogito, qui reste toujours en retard sur le tempo.

[3C’est un effet de fractale. Un changement d’échelle n’est pas le passage d’un niveau supérieur à un niveau inférieur. C’est toute la différence. Une démultiplication et désuperposition fractale ne fait pas intervenir une supériorité quelconque. C’est une réduction.

[4Réaction animale avant le tremblement de terre.

 

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1 Messages

  • Le 28 août 2012 à 21:08, par Urbaniak

    Bonjour, Je poste mon message ici, je ne trouve pas d’autres moyens pour prendre contact avec l’administrateur du site.

    Il y a quelques temps, tous ces textes était disponibles en téléchargement au format PDF.

    J’aimerais simplement savoir s’ ils seront nouveau disponibles en téléchargement.

    PS : C’est important pour moi.

    Amicalement.

    Le 2 septembre 2012 à 10:34, par Yoyo

    Vous pouvez cliquer sur « Version imprimable et version MOBILE » dans l’entête des articles et enregistrer les articles en .pdf partir de là

    Bien cordialement,


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