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01 mars 2015

D 1er mars 2015     H 06:21     A JIGOR / KARZENSTEIN / JANTEL, Zilder     C 2 messages


Bonjour à tous,

Cet entretien du 1er mars nous fait relever, une fois de plus, que nous appartenons à un ensemble.

Cela « doit », ou en tout cas, « devrait » nous faire apprécier ce qui survient, avec moins de passion et davantage de détachement.

Par ailleurs, ledit entretien met l’accent sur tout ce qui découle des ambiants de percussion (s) en répercussion (s). Là encore il nous engage, entre les lignes, à moins céder le pas à l’émotionnel qui fausse la juste vision qu’il nous faut avoir de ce qui se produit.

Bonne lecture, bien cordialement,

Jean-Claude PANTEL

P.J : l’article « emportés par la foule », constitue un bon recoupement sur ce qui motive et entretient les phénomènes de groupe l’émotionnel.


L’article en question

 

ZILDER : Principaux extraits du dialogue s’étant déroulé entre JIGOR, KARZENSTEIN et JANTEL, le 1er mars 2015

 


 

JANTEL :

KARZENSTEIN m’ayant annoncé un entretien à venir avec vous, j’ai rassemblé et rédigé quelques questions auxquelles - vous et les vôtres - avez sans doute déjà, plus ou moins, répondu par le passé, mais étant donné que les situations qui s’offrent à l’humanité, dans sa globalité, semblent à chaque fois quelque peu différentes, nous nous trouvons régulièrement pris de court. Nous sentons bien que nous ne réagissons pas tel qu’il le faudrait, suite à ce que nous « disons avoir compris » du fonctionnement de ce que continue de planifier le Systématisme Originel, à travers les diverses « existences » conçues par la Création.

JIGOR :

Le positionnement actuel du cyclique, au vu des ambiants qu’il déploie, ne fait point mystère sur les « états d’âme » de celles et ceux qui accompagnent, ou non, votre passage dans ce spécifisme. Ce constat, réclamant ouvertement l’établissement d’un dialogue plus conséquent que les brèves interventions auxquelles nous nous prêtons occasionnellement, je vous engagerai, en ces instants, à épancher, en davantage de détails, ce qui génère, pour votre entendement, ce qui ne doit représenter, en tout et pour tout, qu’un trouble passager chez celles et ceux se trouvant spécialement concernés par ces « états d’âme ».

JANTEL :

Bon, je n’ai pas la prétention de m’exprimer au nom de ceux que je ne connais pas, même si je suis intimement persuadé qu’ils sont obligatoirement impliqués dans les ambiants auxquels vous faites allusion... Aussi, me cantonnerai-je à évoquer ce que je sais au sujet de certains « états d’âme » concernant celles et ceux qui me restent proches. Alors déjà, en premier lieu, nous avons constaté que les récentes interventions de vos semblables se sont montrées pour le moins percutantes, suite à des « réactions » que nous avions eues par rapport au comportement humain, dans sa généralité... De ce fait, avec nos humbles moyens de perception - surtout par rapport à ce qui concerne votre « dimension » -, les récentes interventions de vos « semblables » ont pu nous paraître empreintes d’une sorte « d’agacement », notamment celles de KARZENSTEIN : un « agacement » que je qualifierai de « feint » ou de « caricaturé », comme c’est probable, mais aussi destiné à nous remettre dans le bon ordre de ce que nous sommes censés avoir appris - et retenu - de tout ce que - vous et les vôtres - nous avez donné, depuis voici bientôt 42 ans... Je retiendrai prioritairement le mot « sot » qu’utilisa à plusieurs reprises KARZENSTEIN, afin de désigner les sujets de « l’espèce » à laquelle j’appartiens : « appréciation » peu flatteuse qui a, entre autres, conditionné ce que vous venez d’appeler, pour la circonstance, « un trouble passager »...

KARZENSTEIN :

Je me suis effectivement révélée lapidaire au cours de la période ayant clos le dernier cycle solaire et de celle ayant inauguré le nouveau. Vous l’avez su déduire, le ton employé sur ces entrefaites ne saurait se voir attribué à une quelconque « émergence humorale », dans la mesure où vous n’ignorez plus que la fulgurance mimétique à laquelle mon espèce est vouée autorise à faire corps avec toutes les situations, y compris quand « le manifesté » se livre à nous surprendre... Toutefois, il n’importe pas moins de considérer que le mot « sot » fut employé afin que votre souvenance vous reconduise à ce que nous vous avions fait entendre par rapport à ce qui s’évalue sous le terme de « médiocre »…

JANTEL :

Oui, le terme avait été employé spécialement à l’égard de Victor HUGO, un qualificatif qui - tel que vous l’aviez bien sûr remarqué - nous avait pour le moins choqués à l’époque, et au sujet duquel, vous nous aviez, plus tard, apporté la justification.

JIGOR :

Aussi, vous appartient-il présentement de saisir que le mot « sot » ne se veut rien d’autre qu’une répercussion modérée de ce qui vous avait été souligné à l’époque, souvenez-vous !

JANTEL :

Oui, oui, je me souviens qu’il nous avait été spécifié qu’être médiocre n’excluait pas d’être : « être » sous-entendant alors le fait pour un individu de passer en mue évolutive - et de devenir ainsi un Être - : ce qui était le cas de Victor HUGO. Vous nous aviez précisé, par la suite, que « la médiocrité » d’un individu relevait du fait de ne pas « utiliser de façon convenable » sa capacité d’admissibilité d’impression. Après ce que vous venez d’ajouter, je pense qu’il nous faut conclure que le qualificatif de « sot » souligne que nous ne nous servons pas - ou pas suffisamment en tout cas - de nos potentialités, au fil des situations et des événements que nous vivons, en tant qu’acteurs, ou comme simples témoins...

JIGOR :

Un manquement qui, faut-il le répéter, occasionne un conséquent « décalage temporel » par rapport au « dimensionnel » de votre spécifisme, « décalage » fort préjudiciable pour celles et ceux prédisposés à l’accès au rejet et à la prise de conscience effective, car totalement déterminant quant à ce que s’avérera la durée de la période « post-rupture » ayant à s’effectuer ultérieurement dans le suspensif

JANTEL :

Je crois qu’il nous faut « positionner », voire « repositionner » ce qui motive ces interventions que KARZENSTEIN qualifie de « lapidaires »...

JIGOR :

La présente conversation repose, en effet, sur ce « positionnement » qu’il vous faut reconsidérer dans l’ambiant actuel…

JANTEL :

De fait, je ne vous apprendrai rien en spécifiant qu’il s’agit là presque toujours, pour ne pas dire toujours, de notre manière d’évaluer les événements ou les situations ayant trait à l’actualité afférant à notre pauvre monde, et à notre « espèce » en particulier. Bon, vous venez de confirmer que nous ne tenons pas vraiment compte de notre capacité d’admissibilité d’impression, et je me rappelle sur ces entrefaites que MAGLOOW, quelques années auparavant, avait de son côté, utilisé à notre endroit le terme d’incapacitant(s). Cependant, sans chercher à nous dédouaner de quoi que ce soit, mais comme l’énonce très souvent - et justement - mon amie CHANTAL, nous nous sentons moins condamnables dans la mesure où nous sommes enclins à subir de sévères « émotions » que nous avons bien des difficultés à juguler.

JIGOR :

Tel qu’il vous le fut diversement répété durant ces derniers cycles solaires, la conduction s’effectuant du reçu au perçu modifie sensiblement ce que représente l’émissibilité en l’expression. Le sous-mouvement qui définit cette dernière laisse ainsi se développer chez vous ces marquantes « émergences humorales » évoquées précédemment par KARZENSTEIN, et auxquelles votre « scripturalisation verbo-musicale » va prochainement se consacrer.

JANTEL :

Justement, étant donné que vous en parlez, peut-être est-il opportun d’en débattre un peu avec vous... Cela se révélera très certainement utile pour mon entourage, et également pour la rédaction qui m’attend...

KARZENSTEIN :

Point n’est besoin, en ces instants, que nous nous appesantissions plus que cela sur cet aspect spécifique de votre « rendu » qui s’effectuera, comme il se faut, et tel que vous le savez, du reste : en le choisi du Temps.

JANTEL :

Je me suis contenté de dire « peut-être », me doutant un petit peu qu’il y a mieux à faire « en ces instants » que de débattre sur cet « aspect spécifique » de mon « rendu », ceci pour reprendre vos paroles...

KARZENSTEIN :

La chose entendue, concevez bien que ma remarque vise avant tout à vous faire considérer, pour l’heure, le contenu plutôt que le contenant.

JANTEL :

Je conçois sans peine qu’il faut, pour la circonstance, et comme très souvent d’ailleurs, privilégier le fond et non la forme

JIGOR :

Effectivement, ce qui n’exclut pas que la chose, occurrentiellement la forme, en « l’expression » qui la situe, et sur laquelle nous aurons, ce jour, l’opportunité de revenir, demeure incontestablement liée à ce que nous vous avons engagé à appréhender sous le syntagme de courant initial de pensée. Néanmoins, ne vous trouvant pas tout seul concerné pour la circonstance par ce que nous sommes venus échanger avec vous, il se montre plus urgent, à l’endroit du « positionnement » précité, de vous inviter ici à « respecter » davantage, et par répercussion, à « faire respecter » davantage aux autres la constance vous étant acquise, dans le fait de regarder convenablement ce qu’il y a lieu de voir.

JANTEL :

Et, dans le cas présent, que regarder que nous ne regardons pas, ou pas assez, dans ce que nous nous trouvons à même de voir ?

JIGOR :

Dans le cas présent, et ainsi qu’il vous l’a été déjà dit, tenir compte que tout ce qui surgit en tant que provoqué appartient initialement à l’Établi.

KARZENSTEIN :

Expression qui exige, comme il vous le fut aussi quelquefois conseillé, d’orienter ce que vous savez désormais être les projections.

JANTEL :

C’est justement là que se révèle et se confirme notre principale lacune.

JIGOR :

Répétons une fois encore que cette impéritie reste principalement imputable à cette « dynamique d’éparpillement » qui alla se développant, sitôt que s’agença la prise de pouvoir du sensoriel aux dépens de l’extrasensoriel, suite à « l’advenance » de l’endogénisme ayant succédé au tubicolisme élaboré par vos prédécesseurs. Puisque nous nous livrons là à des redites, rappelons que JADÖPHER est également allé de la sienne en insistant sur « l’accélération » du mouvement synchrotroniste, et sur certaines influences en résultant.

JANTEL :

Je me rappelle en effet que lors de son dernier passage, JADÖPHER avait souligné que l’Osmose attractive nous guidait vers le volume, alors que nous avions homologué le concept énonçant que toute « progression », digne de ce nom, passait par une démarche visant à accueillir le vide. Néanmoins, je me sens poussé à vous poser la question : n’existe-t-il pas également un risque « d’éparpillement » dans cette démarche de « lâcher prise », voire même de « dépouillement » que prônent depuis des millénaires nombre de philosophies et de religions ?

KARZENSTEIN :

Non, JANTEL, car il s’exigerait pour ce qu’il y ait des « valeurs de remplacement » à l’Établi ! Or, il vous fut signifié que, s’il se recense force valeurs de remplacement « en » l’Établi : - le provoqué émanant de ce dernier - ainsi que JIGOR vient de le rappeler, il n’existe pas de valeur de remplacement « à » l’Établi. D’où l’importance, sur ce point particulier, d’effectuer les « recoupements » qui s’imposent entre les événements sur lesquels vous vous penchez - et plus encore - entre les situations venant libérer ces derniers.

JANTEL :

Votre remarque fait immédiatement penser à ce « système » de conversion, étant donné que nous avons retenu que le déploiement d’un « ambiant » passait, comme toutes choses, par une conversion : de conjoncturel en circonstanciel, de circonstanciel en situationnel, jusqu’à cet événementiel qui nous cause bien trop souvent du « tourment », par l’entremise de ce que j’oserai appeler, notre « patrimoine émotionnel »...

JIGOR :

Tant que l’observation se limite à circonscrire un « état des lieux », sous quelque nature sache s’inscrire ce dernier, il ne peut en aller différemment, JANTEL, car « l’analyse », en ce cas, traitera seulement du conséquentiel. Ainsi, l’observation, en devenant de la sorte un « figement », prend le pas sur tout ce qui relève du causal, c’est-à-dire sur le mouvement qui, de réception en perception, agence « la conduction » dudit causal !

JANTEL :

C’est en fonction de ce « figement » que s’enclencherait « l’émotionnel » ?

JIGOR :

Automatiquement, car la démultiplication de ce qui ne figure ici rien d’autre qu’une interception de second ordre - mais néanmoins de teneur extrasensorielle à l’instar de toute interception -, génère chez « le cogito » un sous-mouvement que celui-ci traduira, au plan sensoriel, tel un sentiment de « frustration » : « effet » difficilement « contrôlable » qui se rangera ensuite parmi tout ce qui a trait au registre émotionnel et à ses diverses facettes.

JANTEL :

Bon, je pressentais bien qu’il existait un mécanisme d’interception, étant donné qu’ayant mentionné sa possible existence dans « Mémoire d’Éveil », cela n’avait suscité aucune objection de votre part, mais je n’avais pas envisagé qu’une interception puisse de la sorte procéder à un « figement », autrement qu’au travers de « la résolution » finale s’appliquant de l’agissement à l’acte. Je me rapporte présentement à ce qui se produit dans le cadre d’une « inspiration artistique » : de la réception à l’émission...

JIGOR :

Justement, JANTEL, remémorez-vous les dires de MAGLOOW : Il y a interception et interception !

JANTEL :

Il est vrai que votre développement fait présentement état d’une interception de second ordre .

KARZENSTEIN :

Vous n’ignorez plus que la caractéristique d’une interception dépend avant tout de la capacité d’admissibilité d’impression du « sujet » se trouvant conditionné pour la recueillir et à l’ambiant qui la pourvoit, mais il s’avère tout aussi important de conserver le plus régulièrement possible à l’esprit ce que vous sûtes commenter dans votre « scripturalisation » actuelle : à savoir qu’une interception se veut, techniquement parlant, le produit de la conversion se localisant entre ce que figure la réception et ce qu’en devient la perception.

JANTEL :

Une question me vient à l’esprit, et même si je pense posséder, grâce à toutes vos explications, des bribes de réponse à ce sujet, je me dis que votre vision beaucoup plus élaborée des choses saurait nous apporter quelques éléments complémentaires. Cette question a pour but de tenter de mieux appréhender comment opère - ou comment procède - la conversion pour s’exercer « harmonieusement », je veux dire dans le cas précis d’une réception et de la perception s’ensuivant quand « le mécanisme » concerne un groupe, puisque vous nous l’avez enseigné et nous l’avons maintes fois vérifié : l’harmonie multiplie . Je ne sais pas si je suis bien clair dans la façon de m’exprimer...

KARZENSTEIN :

De toute évidence, vous songez là à la formule consignant que la peur sait être parfois élément d’harmonie, mais il ne vous appartient pas moins de regarder - parallèlement - où prend sa source la situation d’ensemble délivrant ce genre « d’émergences humorales collectivisées ».

JANTEL :

Je ne crois pas me tromper en avançant que nous sommes là confrontés à l’influence mimétique

JIGOR :

Désuperposition et démultiplication du réverbérationnisme initial « générateur » de tout ce qui se localise en tant qu’existentialisation, et qui procède à exposer tous les spécifismes à des situations d’ensemble, avec les nuances imputables à l’informationnel de base qui les définit ! Ainsi, si tout se trouve éminemment touché par la dynamique réverbérationniste, les « espèces géométrisées » de par l’enfermement de pensée que leur impose « la forme », connaissent - de façon plus prononcée - « aléas » et « réactions » inhérents à la conversion. La chose, s’exerçant en franche conformité avec l’informationnel de base précité, se définit, tel que vous le savez, en tant que concordance en l’adaptabilité.

KARZENSTEIN :

S’adonner au théorétisme, et par « répercussion » à l’inductionnisme, démarche conseillée à diverses reprises au cours des cycles solaires antérieurs, garde pour effet majeur un accès satisfaisant au subsumérisme dont il demeure acquis qu’il autorise, pour le mieux, « l’observation » d’un état d’ensemble, voire - selon les potentialités du registre informationnel - « l’appréciation mesurée » d’une mutation d’ensemble.

JIGOR :

Ajoutons que « l’appréciation », si « mesurée » soit-elle, doit s’étendre au-delà de la simple « évaluation » des « états des lieux » auxquels nous fîmes tout récemment allusion, et qui occasionnent ce « figement » si attentatoire à la vision. Elle doit permettre, sinon à tout moment, du moins le plus régulièrement possible, de conserver à l’esprit que chaque « expression » répondant à la sollicitation du réverbérationnisme dans sa démultiplication reste une existence, et que, tel que vous le savez, toute existence se manifeste d’éclosion, en développement, de développement en rupture, de rupture en récurrence réadaptatrice. Autrement formulé : de conduction en reconduction. Dans ce cas précis « d’appréciation », sachez dès lors que le subsumérisme représente - toutes proportions gardées au su de votre « condition géométrique » -, un embranchement de la réversibilité graphique dans sa désuperposition.

JANTEL :

Cela signifierait donc que nous nous devons d’apprécier et d’estimer le cours des événements, voire dans le meilleur des cas, des situations, en les rattachant à des événements ou des situations survenus dans le passé.

JIGOR :

Certes, JANTEL, mais pas seulement dans leur phase « d’aboutissement », tel que vos propos ont tendance à le laisser entendre ! Mais aussi et surtout dans ce qui les a composés, puis transformés selon le mutationnisme seyant à chaque chose, c’est-à-dire à chaque « état existentiel » - ou existence - si vous préférez, et à sa fonctionnalité.

KARZENSTEIN :

Étant entendu que la fonctionnalité, en tant « qu’assemblage des fonctions » inhérentes à une existence, quelle que soit la nature de cette dernière, détient toutes les données sachant entrer en adéquation avec le mutationnisme à tous ses stades, en désuperposition comme en démultiplication, selon les normes établies par la Loi des Échanges, en vertu du principe de répartition qu’elle régit au nom de l’astatisme.

JANTEL :

Lorsque vous dites « quelle que soit la nature de cette existence », cela englobe évidemment la vôtre ainsi que les espèces humaines, animales, végétales et minérales. Cependant, je me souviens aussi que vous nous aviez dit qu’un point de non-retour figurait une existence

KARZENSTEIN :

Parfaitement, JANTEL ! Et nombre d’autres points d’ancrage procédant du processus d’existentialisation !

JANTEL :

« Nombre d’autres points d’ancrage » ?

JIGOR :

Voyez-vous, JANTEL, le subsumérisme, en permettant de connecter le « plan individuel » au « plan collectif », puis selon la même mouvance, « le plan collectif » au « plan individuel », doit permettre à vos semblables de ne point trop se confiner à la vision anthropocentriste à laquelle ils s’adonnent, d’autant que cette vision ne les voue nullement à se trouver vécus, pour la quasi-totalité d’entre eux, par « une vocation » particulière, telle celle qui, sous le couvert d’un « allocentrisme » exacerbé, vous prive personnellement d’une estimation plus « vraie » au regard de ce que représente votre capacité d’admissibilité d’impression. Ainsi, ces semblables se rendraient-ils à déduire que les ambiants, dans leur accomplissement, appartiennent au processus d’existentialisation. Configurant donc des existences, il convient prioritairement de voir alors que ce qui découle des dits ambiants, à la faveur de leur fonctionnalité, se mue, à son tour, en existences.

JANTEL :

Oui, bien sûr, au nom des désuperposition et démultiplication vivant toutes choses. Ce qui, en finalité, signifie bel et bien que le fameux quatriadisme identifiant « conjoncturel », « circonstanciel », « situationnel », « événementiel », fait partie des existences.

JIGOR :

Et, c’est précisément en accord avec ce que vous venez d’énoncer qu’il vous incombe de ne pas dissocier existence et espèce, pratique que vous exercez invariablement sans même vous en apercevoir, dès que « le sujet » n’entre pas dans le cadre d’une géométrisation dite classique, à l’exemple de celles que vous avez précédemment citées.

JANTEL :

Cela signifierait que « conjoncture », « circonstance », « situation », « événement » relèvent d’un spécifisme ?

JIGOR :

La totalité de ce qui, à chacune des strates de la Création s’avère « existentialisé » devient un spécifisme, avec « le nuancement » dû à la diversité imposée par la praxie du processus stochasto-apodictique. Ce qu’il importe dès lors de conserver à l’entendement, demeure l’effet d’interactivité produit par les spécifismes, avec l’interdépendance qui en découle. À cette fin, réitérerons-nous que ce qui est « généré » reçoit, sous des données distinctes, « l’énergie » l’autorisant à la fois à « s’exprimer » et à se « régénérer », c’est-à-dire à « durer », donc à devoir « compenser ».

JANTEL :

L’incontournable compensatoire existentiel. Mais, cette « régénération » dont vous faites état ne rejoindrait-elle pas, d’une certaine manière, ce douloureux principe ayant mis en place « la chaîne alimentaire » ?

JIGOR :

Elle le rejoint d’autant plus, JANTEL, qu’elle ne l’a jamais quitté.

KARZENSTEIN :

Réactivez votre souvenance, JANTEL, et reconsidérez ce que vous avait indiqué RASMUNSSEN, au cours d’un entretien, trois décennies auparavant : « Tout se sustente de ce qui le constitue ».

JANTEL :

Ce qui revient à déduire que « conjonctures », « circonstances », « situations » et « événements » se nourrissent d’eux-mêmes...

JIGOR :

À quel titre sauraient-ils échapper à la règle ? Ils sont issus du même échange énergétique et ne peuvent échapper à l’effet réverbérationniste leur pourvoyant la capacité de naître, d’exister, de se développer, de s’effacer et de se régénérer, cette fois dans le sens où - après rupture - la récurrence réadaptatrice les « reconstitue » sous les formes entrant en adéquation avec le positionnement instauré par l’ordre implié, au fil des cycliques lui étant inhérents.

JANTEL :

C’est finalement très logique et d’ailleurs, à notre niveau de perception du reçu, cela fait penser au concept selon lequel « l’histoire ne se répète pas, elle bégaie »... Encore une fois, les choses sont remises à leur place, et cela relativise grandement la valeur que nous accordons à ce que figure le plan humain, à ce à quoi correspondent ses « actes » et à ce qu’il en advient. D’ailleurs, à ce sujet, et bien que vous le sachiez déjà, j’ai recopié à votre attention la question posée par le docteur Alexis CARREL dans son ouvrage « Réflexions sur la conduite de la vie » :

  • "Chaque individu croit être le centre du monde. Rien ne nous paraît plus important que notre propre existence. Nous avons le sentiment que notre vie a une signification profonde.
    Ce sentiment n’est-il qu’une illusion, un artifice de la Nature pour nous obliger d’obéir à la loi de la conservation de la vie ? »

KARZENSTEIN :

Vous servant de ce qui vient de se « dire » et de se « rappeler », vous voilà, vous et vos amis, nantis d’autres éléments de réponse, auxquels saura s’adjoindre ce que vous avait déclaré RASMUNSSEN - lors de l’entretien précité -, et que je vous répéterai pour la circonstance :

  • « Les différentes espèces existant de par l’Univers semblent aussi indispensables audit Univers que l’Univers l’est, par rapport à l’élément de vie qui le caractérise. Tout est dans tout, de l’origine au terme, du terme au recommencement, et ce, dans l’Infini qui constitue le Temps dont les parcelles constituent ledit Infini.
    L’évolution des choses correspond à un ordre donné, les modifications des espèces enferment, en leur multiplication progressive, tous les éléments de vicissitude de la superposition spatio-temporelle : Quoi nourrit qui ? Qui se nourrit de quoi ? »

Un bref aparté vous rappellera, si besoin s’en réclame, que le mot évolution traduit le mouvement présidant à l’élaboration continuelle de l’agencement constitutionnel.

JIGOR :

Puisque l’instant se prête à ce qu’il soit cité, paraphrasons ici RASMUNSSEN, lequel vous aurait dit présentement :

  • « Pour vous, JANTEL, l’épris de prosopopée, entériner tout cela ne devrait pas présenter trop de difficultés ».

JANTEL :

Théoriquement, c’est tout à fait exact, mais dans la pratique, je n’oserai affirmer que cette « vision synthétique » - permettant de tout mettre sur un même plan, à tous moments -, me vive tel que peuvent le laisser entendre mes chansons ou certains passages de « Mémoire d’Éveil ».

JIGOR :

« Regarder ce qu’il y a lieu de voir », sans privilégier qui ou quoi que ce soit, demeure cependant l’unique moyen garantissant une tempérance de l’émotionnel. Apprécié de la sorte, le conséquentiel se substituera beaucoup moins souvent au causal, et votre espèce du moment conservera la possibilité d’entrevoir - avec davantage d’acuité - l’origine de la cause, sachant bien qu’entrevoir doit se traduire par voir par intermittence.

JANTEL :

J’ai la sensation de comprendre ce que vous dites, tout en sachant aussi que « la neutralité » que vous recommandez, et qui pourrait chez nous, s’apparenter - tel que j’ai déjà su vous le confier, à de « l’indifférence » -, a bien de la peine à s’instaurer, surtout si nous nous trouvons directement concernés par une situation ou un événement.

JIGOR :

Aussi, vous engagerai-je à revenir sur « la scripturalisation » à laquelle vous vous adonnez entre les séquences isolatoires auxquelles nous vous soumettons. Dans le cadre de ce dont nous débattons présentement, et lors de la conclusion d’une composition « musico-verbale » récente, vous exprimez fort à propos ce que nous venons de conclure quant à la façon d’aborder le fait de regarder ce qu’il y a lieu de voir. Je vous convierai donc, en cet instant, à épancher vocalement le dernier couplet du chant que vous avez intitulé « Vœu pieux ».

JANTEL :

Vous me prenez au dépourvu, d’autant que j’ai toujours du mal à me souvenir des paroles de mes chansons quand elles se trouvent dissociées de leur support musical. Aussi, j’espère que vous ne verrez pas d’inconvénient à ce que je vous fredonne ce couplet, je commettrai ainsi moins d’hésitations.

  • «  Si poursuivant son pas, la chaîne alimentaire
    Perpétue notre état de pitance sur Terre,
    Que se vive la chose en toute connaissance :
    Connaissance de cause, et non de conséquence
    . »

KARZENSTEIN :

Voilà, s’il fallait le démontrer, la preuve qu’il est possible d’entrevoir, chacun à son degré de « perceptivité », une partie de l’origine de la cause de ce qui ne figure que forme de l’échange existentiel qui se pratique en marge de tout « état d’âme », tel que vous ne manquez pas de le souligner très régulièrement.

JANTEL :

Comme vous le dites, il est possible d’entrevoir, mais qu’il s’agisse de « chanson » ou d’autres modes d’expression, je reste pour ma part convaincu qu’il y a loin de « la théorie » à « la pratique », dans le fait d’entrevoir à celui de voir. Je traduirai la formule regarder ce qu’il y a lieu de voir par « s’attarder davantage sur ce que nous sommes susceptibles d’entrevoir ». D’ailleurs, au sujet de « la pratique » en question, je n’ai pas oublié votre intervention alors qu’avec CHANTAL nous devisions sur « la violence » toujours omniprésente dans chaque « civilisation », dans chaque « société », « monde animal » y compris. Vous nous avez fait raccorder cette « violence » à « la fulguration initiale », ainsi qu’aux explosions successives ayant engendré l’Univers, ses galaxies et ses planètes. Il s’avère dès lors évident que tout se maintenant dans tout, des « effets » que nous qualifierons de « saturateurs » - et que nous assimilerons donc désormais à des existences -, sont capables de surgir, puis de générer des ambiants à l’image de ceux conditionnant « les guerres », « les attentats », « les différends » familiaux, ainsi que ces « conflits » avec soi-même sur lesquels chacun évite de trop se pencher.

JIGOR :

Tout cela ne figure qu’aspect du produit de la canalisation d’énergie pourvoyant à alimenter l’ensemble du tout existant, et c’est au fil de la conversion et de « la multiplicité » inhérente à son « mode de déploiement » que celle-ci positionne ensuite « la diversification en l’expression » à laquelle vous venez de faire référence, et qui vous occasionne encore tant de « tourment ». Notons également que, parmi les choses susceptibles d’être entrevues, et à l’endroit desquelles vous suggérez un surcroît « d’attention », se recense le principe de répartition dans son processus de démultiplication.

JANTEL :

Tout à fait, et ce dernier détail rappelant la permanence du principe de répartition aide encore mieux à comprendre « le mouvement existentiel », en tout cas pour ce qui a trait à ce que KARZENSTEIN a appelé, tout à l’heure, des « émergences humorales collectivisées ». Ainsi, cela me fait présentement songer à cette réflexion lancée à la cantonade par MAGLOOW, alors que l’actualité faisait état d’un gigantesque élan de solidarité humaine, après la sinistre tragédie de ce dernier mois de janvier. Cette réflexion ne nous avait d’ailleurs pas davantage surpris que cela, en assimilant ledit élan de solidarité à « une dynamique » d’exhibitionnisme. Suite à tout ce que vous venez de préciser, il est acquis désormais que la peur, en tant qu’existence, est capable d’engendrer diverses « réactions » dont, entre autres, ce fameux exhibitionnisme cité par MAGLOOW.

KARZENSTEIN :

Nous n’avions pas manqué de vous entretenir, quelques cycles solaires auparavant sur la présence effective de l’exhibitionnisme, lequel, en sa qualité de sous-mouvement, fait partie intégrante des existences les plus sollicitées par les multiples « effets de suractivité » provenant du synchrotronisme. Simplement, vous appartient-il, davantage qu’autrefois, de remarquer que tout ce qui procède « de » et « à » la géométrisation demeure, par conversion interposée, plus « sensibilisable » aux « effets » en question.

JANTEL :

J’ajouterai en passant que MAGLOOW, lors d’une autre intervention plus ancienne concernant encore ce sous-mouvement, avait spécifié que l’exhibitionnisme et le voyeurisme figuraient les deux faces de la même médaille.

KARZENSTEIN :

En énonçant cela, MAGLOOW tenait à vous faire valoir l’interactivité et l’interdépendance liées à cette « dynamique ». Toutefois, ce constat ne doit aucunement se voir circonscrit dans les normes d’un quelconque « sentiment d’éthique ». Exemplifions ce point précis en l’adaptant à la gent animale qui, pour sa part, n’échappe pas davantage à cette même « dynamique » au moment de la période destinée à « la proCréation », et que la linguistique assimile à une « parade nuptiale ». À un autre stade, peuvent se relever, d’une façon tout aussi distincte, les modifications comportementales concernant les espèces végétales, lors de chaque « avènement de saison »... Voyez-vous, JANTEL, de même que le provoqué émane de l’Établi, chaque exercice de fonction provient, toutes nuances comprises, d’un exercice d’état. Simplement, convient-il d’ajouter que l’Osmose attractive qui conditionne « la qualité de l’échange » incluse dans chaque spécifisme concède aussi ses « ruptures provisoires » selon les vicissitudes appelées à s’imposer à travers l’alternance osmotique, mais c’est précisément le point que vous allez aborder prochainement dans votre « scripturalisation verbo-musicale », aussi n’empiéterai-je d’aucune façon sur ce que doit représenter votre rendu.

JANTEL :

Oh là, ce ne saurait être que mieux ! Je ne nourris vraiment aucune « illusion » à ce propos : le réverbérationnisme garde ses « strates » et je n’ignore plus que toute « amélioration », toute « progression » en la matière, passe par une « modification structurelle » ne s’atteignant qu’après rupture...

JIGOR :

Ceci entendu, tout ce qui s’est échangé ce jour ne suffira pas à « moduler » de façon satisfaisante l’excessivité d’expression à laquelle s’emploie, chez vous, l’émotionnel, mais y revenir - à la faveur d’un instant de « disponibilité contrôlée » - contribuera à légitimer certains faits qui, pour émaner de la justesse, n’en demeurent pas moins passablement éloignés de ce sur quoi votre espèce a bâti son idéal de justice. Il reste donc à nous séparer, du moins par « le verbe », non sans qu’il nous soit donné de transmettre à vos semblables, proches ou lointains, ce que vous savez être nos immuables pensées de civilitude.

 

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22 octobre 2015 – 22 octobre 2015

1er mars 2015 – 01 mars 2015

2 Messages

  • je tiens a remercier toute personne de ce site de yo-yo a jigor qui a m a guidé par ses pensées pour que je puisse trouver une parmi milles voies vers ce que je suis who i am ? Igor t es génial je voulais dire simplement que dans la démarche e recherche de vérité il faut définir le but qui n est pas là par finition il y a que la voie ......merci aux êtres de lumières .... love to avz+ women and the big group....voulez vous voir la nouvelle atlantide croyez en le potentiel de l homme !! il provient de la flamme eternelle divine !!! love votre ami sensiblis voulubilis fassilus !!!


  • Pour une petite partie de ce que j ai pu comprendre,l exibitionnisme et le voyeurisme font partis en symbiose d un processus d evolution pour ceux qui en ont besoin dans leur dite evolution et qui n est donc pas criticable,bonne ou mauvaise mais juste un processus.Ce qui n empeche pas par contre de se demander le plus souvent possible et mieux en un processus planifié et coherent de ses pensees et actes en quelle mesures l humain et en particulier sois meme participe a la non justesse de ce que nos systemes moraux pensent etre la justice globale.Et dans ce cadre là une fois prise toute la mesure de nos propres pensses et actes,et apres en avoir rectififie toute la non justesse(ce qui n est peut etre possible que par sa propre capacite du moment a le faire)alors a ce moment la l ambiant ne serait pas une menace potentielle mais un point d ancrage ?(ou peut etre que l ambiant est constamment ceci egalement).


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