Etude des Textes transmis à Jantel
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22 octobre 2015

D 22 octobre 2015     H 10:53     A Jadöpher + Zilder     C 2 messages


Bonjour à tous,
 
L’année 2015 ne se terminera pas sans "message" pour les habitués du site JANTEL.ORG.
Comme d’habitude, ils retrouveront dans le compte-rendu de cet entretien du 22 octobre 2015 des thèmes ayant déjà été abordés dans le passé, et trouveront également des renseignements complémentaires apportés à ces thèmes.
Pour le reste, en marge du regard que nous sommes à même de porter sur l’état de notre devenir, il nous incombe de bien définir ce que sont les causes et ce que sont les conséquences de ce qui survient, tant dans ce qui nous agrée que dans ce qui ne nous agrée pas.
C’est, à mon humble avis, la meilleure chose qu’il nous appartient de faire pour "essayer d’affronter" les évènements, avec un tout petit peu plus de sérénité.
Pour terminer, dans la mesure où JADÖPHER a fait référence au poème "Abîme" tiré de "La Légende des Siècles" de Victor HUGO, j’ai pensé qu’il serait bon de faire suivre "le message" du jour par la retranscription de ce poème. 
Bien cordialement,
Jean-Claude PANTEL




ZILDER  : compte-rendu des principaux passages de l’entretien s’étant déroulé entre JADÖPHER et JANTEL, le 22 octobre 2015.



JANTEL  :

Tel que je vous l’ai déjà confié précédemment, nous avons la conviction que vous nous avez tout dit, du moins pour ce que nous nous trouvons capables de comprendre. Néanmoins, suite aux contacts réguliers que vous avez avec nous, nombreux sont ceux qui, parmi mes amis, manifestent le désir d’en savoir toujours davantage sur "la situation générale" actuelle. Les entretiens précédents, comme les messages laissés sur les écrans des ordinateurs ou des téléviseurs, n’ont jamais manqué de dénoncer l’état de la planète et de l’espèce auxquelles nous appartenons. Dès le milieu des années 70, vous et les vôtres nous avez avertis de la qualité de choses à vivre à laquelle nous devions nous attendre. Nous sûmes ainsi que fin de cyclique, point de non-retour, dégénérescence, devaient tour à tour, se partager les grandes lignes de notre "devenir". Où donc peut-on considérer que nous en sommes actuellement, au regard de ce que l’on continue de constater, à savoir une "confusion" de plus en plus évidente, assortie d’un surcroît de "violence" difficilement imaginable ?


JADÖPHER  :

Vous citez les indications que nous vous donnâmes dès le milieu des années 7O, JANTEL, mais il convient de ne pas écarter de votre mémoire que les semi-géométrisés, dès la fin des années 60, ne vous avaient pas dissimulé ce à quoi il fallait se préparer pour le futur.


JANTEL  :

C’est exact, JADÖPHER, je me souviens notamment de cette formule qu’ils avaient alors employée, déclarant que la société de consommation deviendrait la consommation de la société


JADÖPHER  :

Ce point de détail rétabli, avant de nous déplacer plus avant dans le développement que réclame votre questionnement, nous tenons à ce que vous gardiez souvenance que situations et événements découlant des ambiants restent en parfaite adéquation avec "la réverbération" qui les dispose. Il en fut, il en est, et en sera toujours ainsi. Il peut paraître superflu d’ajouter que vous n’en ignorez plus quel en est "le pourquoi".


JANTEL  :

Oui, la justesse dans tout ce qui survient…


JADÖPHER  :

La justesse émanant de l’Établi, et s’exprimant en désuperposition, et en démultiplication, au travers de la concordance en l’adaptabilité réservée à tout ce qui demeure parcelle de l’existence. Trop installée dans certaines limites allouées à ses capacités de perception, l’espèce à laquelle vous vous êtes trouvé mêlé, ne tient compte de "l’évolution" qu’au regard de la forme, négligeant en contrepartie le fond de ce que figure l’élaboration continuelle de l’agencement constitutionnel. Conformément à l’utilisation des limites de perception précitées, "l’estimation" de ce qui survient reste, du fait, pratiquement toujours rivée au conséquentiel, convertissant plus souvent qu’elle ne le devrait celui-ci en causal.


JANTEL  :

C’est quelque peu normal, JADÖPHER, dirai-je, au su de ce que nous figurons, à savoir une posture de volume générant - plus que pour d’autres espèces - le fameux phénomène de conversion [1]. Une posture de volume à laquelle s’ajoutent les effets de l’osmose attractive qui nous guident précisément vers tout ce qui est "volumisé", en nous faisant plus ou moins dédaigner ce vide par le biais duquel toute "progression" se doit finalement de passer [2]. J’ajouterai qu’en cette période du cyclique, cet attrait avec le volume s’affirme avec plus de netteté encore, tel que vous n’aviez pas manqué de le souligner, lors d’un précédent dialogue …


JADÖPHER  :

Quand bien même serait-ce "quelque peu normal" pour ce qui touche à la généralité, nous n’occulterons pas que cela reste aussi "quelque peu anormal" pour ce qui concerne celles et ceux ayant - et ayant eu - accès au rendu que vous effectuez…Un rendu dont je tiens à rappeler au passage qu’il ne se réduit pas à "la scripturalisation" agençant une partie du produit de votre reçu. Engageons donc les individus précités à s’interroger sur l’approche qui est leur du théorétisme, une démarche qui, faut-il sempiternellement le remémorer, réclame en toutes circonstances une indispensable assiduité. Nul n’ignorant plus qu’il s’agit là de "la marge de manœuvre" appropriée à votre "espèce pensante" du moment, il appartient à chacun de convertir "la théorie" en "pratique".

JANTEL  :

Je l’ai dit à plusieurs reprises - et vous le savez d’ailleurs bien mieux que moi - : notre "espèce pensante" a de la peine à "apprécier" ce manque d’assiduité en la matière, et sans que je veuille la dédouaner pour autant, je préciserai que ce n’est pas par absence de volonté…


JADÖPHER  :

Il est vrai que ce point fut déjà évoqué, et il demeure patent, pour qui se livre sérieusement au théorétisme, que cette trop routinière impéritie, affectant votre mécanisme "d’appréciation", incombe aux peu qualitatives "valeurs de remplacement" dans lesquelles vos semblables se cantonnent. Néanmoins, toujours en fonction de la pratique conseillée dudit théorétisme, chaque sujet garde totalement en sa possession la capacité de percevoir "la préjudiciabilité" découlant de ce que nous nommerons circonstanciellement un courant d’absence à la continuité.


JANTEL  :

Vous l’avez certainement mentionné lors d’une de vos interventions, JADÖPHER, mais il serait bon, je pense, de revenir un tant soit peu à cette "préjudiciabilité", afin de la "cerner" du mieux possible dans sa dynamique, et éventuellement de "l’orienter" comme cela nous appartient de le faire. Je me reporte ici à l’orientation des projections recommandée, quelques mois en arrière, par KARZENSTEIN


JADÖPHER  :

"La préjudiciabilité" en question se manifeste avec "l’éparpillement actionnel" qui, tel que la traduction le laisse entendre, s’interdit à cette unitarité à laquelle fait convenablement référence "la scripturalisation" qui occupe majoritairement vos instants, à l’heure d’aujourd’hui… Devons-nous ajouter que cet "éparpillement" vaut autant pour "le plan personnel" que pour "le plan général", dans la mesure où l’un se trouve être "la répercussion" de l’autre ? Quant à "cerner", tel que vous le dites, cette "préjudiciabilité", vous vous y employez de façon très correcte, encore dans votre ouvrage, en prônant une maîtrise plus affirmée de ce qui découle en désuperposition et en démultiplication du projectionnisme.


JANTEL  :

Oui, ce que je me suis permis de nommer mécanisme de projection, par opposition à ce que j’ai nommé par ailleurs mécanisme d’interception


JADÖPHER  :

Cependant, n’omettons pas non plus de rappeler au passage que votre "posture de séquence", afin d’utiliser vos propres termes, conditionne votre "humanité" à être vécue par un spasmodique échange qui se matérialise par une perceptivité par trop "entrecoupée", laquelle - vous l’a indiqué MAGLOOW - vous expose le plus souvent à entrevoir plutôt qu’à voir, c’est-à-dire, redisons-le : à "voir par intermittence".


JANTEL  :

Sans qu’il faille chercher à s’abriter derrière des "circonstances atténuantes", peut-on considérer que c’est "l’enfermement de la pensée" qui nous conditionne à vivre cet état de choses ?


JADÖPHER  :

En partie, mais pas seulement. Il suffit ainsi d’observer que d’autres espèces vivent également "l’enfermement de la pensée". Toutefois, chacun pourra témoigner que ces espèces n’affichent pas un comportement aussi désordonné lorsqu’il s’agit d’assumer "l’acheminement informationnel" s’effectuant de reçu en transmis auquel elles sont vouées. Est-il vraiment nécessaire de rappeler, en sus à cette occasion, que le donné demeure, quant à lui, permanent  ?


JANTEL  :

Il est permanent, soit, mais est-il égal au niveau de la répartition  ?


JADÖPHER  :

La répartition ne saurait être contestée dans ce que représente son principe, du fait que celui-ci est assujetti à la fulgurance, donc à la justesse à laquelle répond l’astatisme duquel dépend le maintien indéfini du produit de la Création  !


JANTEL  :

Il est vrai que pour nous justesse et justice ne se fréquentent pas systématiquement, et le critère d’égalité auquel j’ai fait allusion a pour toile de fond la justice dont le sens nous échappe souvent, au vu de ce qui se produit. D’où le fait que nous avons parfois à parler d’injustice


JADÖPHER  :

Mais jamais d’injustesse, JANTEL, et ce, pour une cause que vous situez quelque peu mieux à présent.

JANTEL  :

Oui, la fulgurance à laquelle nous n’avons pas accès, même au plan intellectuel : une carence qui nous prive de ce pouvoir d’acceptation, de ce faire-corps continu que vous et les vôtres avez la capacité de vivre…


JADÖPHER  :

Très récemment, au cours d’une conversation avec votre amie CHANTAL, KARZENSTEIN a insisté sur un concept que vous utilisez assez régulièrement, pour votre part : celui de la vérité de l’instant. Outre le fait qu’un instant ne prévient pas, ainsi que vous le signifia RASMUNSSEN, un instant ne se déroule pas sur la même "durée", y compris pour ce qui concerne "la praxie" du principe de répartition. C’est à la faveur de cette "durée" que vous gardez possibilité de "localiser", dans une confortable mesure, ce que l’instant a dispensé, en l’occurrence ce qui devient ici une démultiplication du principe de répartition  : la répartition du principe. Et là, seulement là, intervient ce critère d’égalité auquel vous faites référence, et sur lequel vous avez possibilité d’agir !


JANTEL  :

Vous voulez dire que c’est dans la répartition du principe que se dessine l’égalité du donné, autrement dit, dans ce que nous sommes "en devoir" de transmettre après l’avoir reçu  : encore un exemple de la fameuse conversion à laquelle rien ne semble pouvoir se soustraire …


JADÖPHER  :

Sans conteste, JANTEL ! Car, s’il existe "une réversibilité graphique" autorisant une vision à long terme pour tout ce qui se révèle être "produit" de la Création,- et le principe de répartition en est un - il n’existe point de "réversibilité pratique" permettant de modifier - ce qu’en "l’ordre implié" qui le définit -, le Temps dimensionnel déploie. Seul ce qui échoit, en désuperpostion et en démultiplication, peut se voir moduler et la répartition du principe se répertorie en cette modulation.


JANTEL  :

Vous venez de mentionner "la réversibilité graphique", mais "la réversibilité graphique" n’intéresse-t-elle pas seulement les espèces fluido-luminescentes, voire les espèces semi-géométrisées  ?


JADÖPHER  :

Négligeriez-vous le fait que "les aptitudes" appartiennent également au principe de répartition, JANTEL ? Ne venez vous pas, en l’instant, de sous-entendre "un nuancement" entre "la réversibilité graphique" nous concernant et celle vécue par les semi-géométrisés  ? "Les catégoriels", en le spécifisme qui les détermine, sont diversement dotés pour ce qui ressort de la capacité d’impression qui les vit, et conséquemment de l’émissibilité en l’expression qu’ils vivent. Oui, vous avez donc accès à "une réversibilité graphique", quand bien même celle-ci s’exprime-t-elle à un stade de désuperposition et de démultiplication des plus évidents. Pour l’exemple, lorsque vous conseillez à vos semblables d’effectuer des "recoupements", notamment avec des écrits plus ou moins anciens, ne les incitez-vous pas à se livrer à "une réversibilité graphique", si mesurée, répétons-le, celle-ci se veut-elle pour la circonstance ?


JANTEL  :

Bien que sachant que "tout" se produit en désuperposition et en démultiplication, j’avoue que je n’avais pas envisagé que la chose pût se positionner sous cet angle… Alors, à ce propos, en tout cas dans cet ordre d’idées - et pour revenir en même temps à la question que je vous ai posée au tout début de notre dialogue -, quand nous employons la formule : l’histoire ne se répète pas, elle bégaie, nous participons d’une certaine façon à l’exercice d’une "réversibilité graphique"… Je songe ici au recoupement qu’il y a lieu d’effectuer entre "les événements" qui se déroulent aujourd’hui et ceux qui se sont déroulés dans le passé… Toutefois, je n’ai pas du tout l’impression que l’homme s’y attarde vraiment. Vous me direz que cela ne change pas grand-chose, dans la mesure où nous savons que ce qui doit arriver, arrive et arrivera : tout se déroulant en adéquation avec "les ambiants" disposant cette qualité de choses à vivre


JADÖPHER  :

Vous le savez d’autant mieux que vous relatez dans votre ouvrage cette phrase que nous délivrâmes à vos semblables, par l’intermédiaire de deux individus devenus à ce jour des Êtres : ce qui a été sera, ce qui s’est fait, se fera [3].


JANTEL  :

Je ne crois pas prendre un grand risque en avançant que celles et ceux ayant accès à ce que vous nous faites savoir, n’ignorent plus que "tout" reste finalement lié aux "lois physiques" mises en place par le Systématisme Originel, mais il ne faut pas non plus omettre de préciser que cette "connaissance", acquise à des degrés divers, ne déborde pas du domaine de "la théorie" : ce qui, à la longue, soulève un sentiment d’impuissance quant à ce qui relève du domaine de "la pratique". Ce constat, vous le savez, devient des plus frustrants et provoque chez nous, en retour ,"une souffrance" que je n’hésite pas à qualifier d’incompressible…


JADÖPHER  :

Lorsque vous faites mention des "lois physiques", vous ne tenez pas vraiment compte de la Loi des Échanges, dans le sens où celle-ci ne se confine pas seulement à "l’entretien" de l’astatisme, mais aussi à ce qui pourvoit à ce que "l’entretien" se fasse. Nous vous l’avons signifié : il n’entre en lice aucune notion d’éthique dans tout ce qui fait office d’évolution. Nous venons de faire état de "la préjudiciabilité" que sait générer, dans une certaine mesure, "l’enfermement de la Pensée"… Cependant, il ne faut point perdre de vue que le sisciparitisme dont votre espèce fit l’objet, bien plus que "l’enfermement de la Pensée", lui-même, reste la cause de "la séparation" à laquelle vous vous livrez en apposant un jugement axé sur ce qui ne correspond qu’à une expression de l’immarcescible manichéisme sur lequel vogue l’espèce à laquelle vous appartenez présentement. Quant à ce que vous nommez "souffrance", il convient de spécifier que l’effet majeur, imputable à "l’enfermement" en question, intervient surtout au niveau de "la douleur" occasionnée par une détérioration de quelque élément de la géométrisation. Certes, "la douleur" portée ainsi à la géométrisation est partie intégrante de "la souffrance", mais elle ne peut se voir estimée en tant que représentante principale de ladite "souffrance", tel que vos propos tendent à le "figer" quelquefois : "le tourment" lui partageant grandement cette position, et notamment en ces instants au cours desquels vous vous sentez vécus par un sentiment de "frustration", tel celui que vous avez eu à déplorer ici. Nous exemplifierons "le nuancement", que ce pan de notre conversation vient de vous engager à établir, en vous rappelant que RASMUNSSEN et KARZENSTEIN ne vous cachèrent pas, trente deux cycles solaires en arrière, que nous nous trouvions également touchés par le fait de "souffrir", alors que nos présences se manifestent totalement en l’absence de tout "enfermement corporel".


JANTEL  :

Je me souviens de cet entretien, d’autant qu’il avait été assez long pour l’époque. C’était en mars 1983 et "l’aveu" que vous mentionnez ici nous avait quelque peu frappés sur l’instant, mais nous ne partagions pas, à l’époque, l’élément de "souffrance" en "douleur" et "tourment".


JADÖPHER  :

À l’instar de tout ce qui se recense en "l’existentialisé", les éléments que nous abordons ici - et qui composent "la souffrance" - ne se dissocient pas de l’état d’ensemble duquel tout participe, en ce sens qu’ils se livrent à des phases d’interdépendance et d’interactivité. Ainsi, sans s’attarder sur "le processus énergétique" que "douleur" et "tourment" développent - et qui se récupère à diverses strates -, il serait pour le moins incomplet de mentionner ces phases d’interdépendance et d’interactivité sans faire état de l’effet de "somatisation" qui se rencontre assez couramment dans l’expression de votre fonctionnalité.


JANTEL  :

Oui, je l’avais quelque peu relevé, suite à ce que vous nous aviez appris au sujet du processus de conversion. Par ailleurs, puisque nous en sommes revenus à parler de "préjudiciabilité" et que celle-ci se définit à travers "l’éparpillement actionnel" auquel nous nous livrons, nous pourrions peut-être revisiter cette dernière sur un plan plus général, par rapport à ce qui se vit dans notre monde. Je pense ici aux conflits que cet "éparpillement" - cette division en quelque sorte - sait provoquer avec les divers courants de pensée, que ceux-ci se veuillent d’ordre "politique" ou "religieux", tout ce qui ne favorise en rien l’unitarité recherchée…


JADÖPHER  :

Tous les courants de pensée auxquels votre humanité garde accès reposent sur un unique socle, JANTEL : l’obtention du "pouvoir". En ce critère, seulement, ce mouvement demeure unitaire. Sinon, les courants de pensée, de quelque nature se prétendent-ils, s’englobent dans la même praxie quant à ce qui se trouve être la réalisation à laquelle ils donnent lieu. Vous le savez pertinemment : tout pouvoir réside en le savoir et le savoir, de par "l’enfermement corporel" et "la scissiparité" identifiant votre "espèce", porte d’incontournables "limites". Si ces "limites" doivent se voir modifiées un jour, elles seront l’objet d’une restructuration de votre formationnel, dont seul le Systématisme Originel possède intégralement "tenants" et "aboutissants". Ne le mentionnez-vous pas vous-même, d’une certaine façon, dans votre présente "scripturalisation" ?


JANTEL  :

Oui, mais énoncée et confirmée par vos soins, une considération de cet ordre se reçoit dans un tout autre état d’esprit. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, mes amis ont et auront toujours des questions à vous poser, à l’instar de celle qui a ouvert notre débat du jour…


JADÖPHER  :

Toutefois, ce dialogue ne leur apprendra pas davantage que ce que leur "esprit critique" leur permet de déduire à ce jour, suite à ce que nous avons échangé avec vous, et dont vous avez fait une brève récapitulation au départ de notre conversation. Qu’ils se souviennent tout simplement du caractère provisoire de toute géométrisation, qu’ils se réfèrent régulièrement à ce qui fut énoncé à propos de chaque localisation spatio-temporelle, à savoir que la fusion constante concernant tout ce qui procède de "l’existentialisation", provoque - en le choisi du Temps - de profondes "modifications structurelles". Ces dernières se discernent variablement, à travers le processus expansion / rétraction, en fonction de l’astatisme inhérent à la praxie du Systématisme Originel. "Les formes" adoptées par le conjoncturel, le circonstanciel, le situationnel ne doivent s’interpréter qu’en tant "qu’épiphénomènes" conditionnant, dans le mouvement, le corps de l’événementiel pour tout ce qui s’offre ensuite au(x) récit(s) que vos semblables de l’heure en font, depuis des milliers de cycles solaires.


JANTEL  :

Oui, ce que vous exprimez là démontre si besoin est, "les limites" de nos "appréciations" qui nous font attacher beaucoup plus d’importance à la forme qu’au fond, au conséquentiel qu’au causal.


JADÖPHER  :

Effet de "séparation" dont nous avons de nouveau souligné l’origine, et sur lequel nous pouvons donc conclure, JANTEL, à moins que quelque demande ne se dessine en votre esprit, comme cela semble être le cas…


JANTEL  :

Qu’il s’agisse de n’importe lequel d’entre vous, je resterai jusqu’au bout "interpellé" par la capacité qui est vôtre "d’intercepter" les pensées d’autrui… Alors, puisque vous venez de faire état de "séparation", j’aurais une question, un petit peu plus personnelle, à vous poser. Que penser de cette "séparation" que d’aucuns, proches ou lointains, font à mon endroit entre ce qu’ils nomment mon positionnement "humain" ou "terrestre" et ce fameux "plan cellulaire" qui, selon toute vraisemblance, me différencie de "l’humain" ou du "terrestre" ? KARZENSTEIN a évoqué "la situation" très récemment, mais je sais aussi que vous êtes intervenu, dès le départ, dans ce qui allait devenir ce qu’il m’est donné de vivre aujourd’hui.

JADÖPHER  :

Il n’est rien à penser de plus que ce qu’a su vous indiquer récemment KARZENSTEIN. La contraction de votre patronyme effectuée par ses soins porte la réponse la plus évidente qui soit. Dès l’instant où fut décrété de vous maintenir en le formationnel présent, nous avons toujours échangé avec vous sur "un plan d’ensemble". Sinon, chacun comprendra aisément qu’il nous eût été facile de "récupérer" ce qui demeure appelé à être "récupéré" ultérieurement dans le suspensif, suite à votre "rupture". C’est encore une fois le scissiparitisme qui, au long de son agencement post-androgynal, a fait que votre espèce du moment procède à scinder la personnalité de ses individus, en fonction du comportement que "les ambiants" leur donnent à vivre. Voyez-vous, sans vouloir se livrer à un comparativisme quelconque, c’est exactement comme si l’on procédait à nourrir davantage, ou moins, de considération à l’endroit d’un continent par rapport à un autre. Là encore, le subsumérisme permet de s’apercevoir que les continents en question appartiennent originellement à ce que vous savez être la Pangée, laquelle s’est voulue - en son temps - "partie intégrante" de la Planète, laquelle Planète se veut à son tour "membre actif" du Système stellaire dans lequel nous évoluons. D’ailleurs, "la cosmogonie hugolienne" dont nous vous savons friand, traduit remarquablement cette expression du mouvement dans "la scripturalisation" intitulée "Abîme".


JANTEL  :

Un poème que chacun devrait lire et relire, je crois qu’il s’agirait, en l’occurrence, d’un excellent exercice de subsumérisme… Pour le reste, suite à ce que vous venez de préciser à mon égard, qu’en est-il de cette notion d’hybridationnisme ou de désordre des formes rappelé, de temps à autre, par MAGLOOW ?


JADÖPHER  :

Elle existe incontestablement, mais n’aura pas interféré outre-mesure dans la qualité des choses vécues pour laquelle vous vous serez trouvé concerné et qui se définit, comme vous le savez, en tant que rendu. Seule, l’expression de votre vocation anthropocentrique, ainsi que l’a rappelé récemment KARZENSTEIN, aura pu décaler l’accès à certaines "phases existentielles" s’ouvrant sur votre phase extatique et sur l’extatisme statique s’ensuivant. Le vécu vous identifiant se sera montré particulier, mais il convient de se souvenir qu’il n’est rien de plus important que de faire corps, dans la mesure du possible, évidemment, avec le manifesté. Chaque "géométrisé" reste à même de pouvoir l’exercer au regard de sa capacité d’impression, entre résignation, tolérance et acceptation  : "triade" à laquelle vous consacrâtes un concis, mais cependant satisfaisant, exercice musico-verbal, "scripturalisation de synthèse" que vous intitulâtes, en toute convenabilité : "les Filles de la Raison". Sur ce, nous suspendrons ici ce dialogue, non sans vous enjoindre de faire savoir à celles et ceux qui y auront accès, qu’ils ne se trouvent en aucun cas dissociés du "respect" que nous vous portons à titre personnel.




A B Î M E


L’HOMME


Je suis l’esprit, vivant au sein des choses mortes.

Je sais forger les clefs quand on ferme les portes ;

Je fais vers le désert reculer le lion ;

Je m’appelle Bacchus, Noé, Deucalion ;

Je m’appelle Shakespeare, Hannibal, César, Dante ;

Je suis le conquérant ; je tiens l’épée ardente,

Et j’entre, épouvantant l’ombre que je poursuis,

Dans toutes les terreurs et dans toutes les nuits.

Je suis Platon, je vois ; je suis Newton, je trouve ;

Du hibou je fais naître Athènes, et de la louve

Rome  ; et l’aigle m’a dit : Toi, marche le premier !

J’ai Christ dans mon sépulcre et Job sur mon fumier ;

Je vis ! Dans mes deux mains je porte en équilibre

L’âme et la chair ; je suis l’homme, enfin maître et libre !

Je suis l’antique Adam ! J’aime, je sais, je sens ;

J’ai pris l’arbre de vie entre mes poings puissants ;

Joyeux, je le secoue au-dessus de ma tête,

Et, comme si j’étais le vent de la tempête,

J’agite ses rameaux d’oranges d’or chargés,

Et je crie : - Accourez, peuples ! Prenez, mangez ! -

Et je fais sur leurs fronts tomber toutes les pommes ;

Car, science, pour moi, pour mes fils, pour les hommes

Ta sève à flots descend des cieux pleins de bonté,

Car la Vie est ton fruit, racine Éternité !

Et tout germe, et tout croît, et, fournaise agrandie,

Comme en une forêt court le rouge incendie,

Le beau Progrès vermeil, l’œil sur l’azur fixé,

Marche, et tout en marchant dévore le passé.

Je veux, tout obéit, la matière inflexible

Cède  ; je suis égal presque au grand Invisible ;

Coteaux, je fais le vin comme lui fait le miel ;

Je lâche comme lui des globes dans le ciel.

Je me fais un palais de ce qui fut ma geôle ;

J’attache un fil vivant d’un pôle à l’autre pôle ;

Je fais voler l’esprit sur l’aile de l’éclair.

Je tends l’arc de Nemrod, le divin arc de fer,

Et la flèche qui siffle et la flèche qui vole

Et que j’envoie au bout du monde, est ma parole.

Je fais causer le Rhin, le Gange et l’Orégon

Comme trois voyageurs dans le même wagon.

La distance n’est plus. Du vieux géant Espace

J’ai fait un nain. Je vais, et, devant mon audace,

Les noirs titans jaloux lèvent leur front flétri ;

Prométhée, au Caucase enchaîné, pousse un cri,

Tout étonné de voir Franklin voler la foudre ;

Fulton qu’un Jupiter eût mis jadis en poudre,

Monte Léviathan et traverse la mer ;

Galvani, calme, étreint la mort au rire amer ;

Volta prend dans ses mains le glaive de l’archange

Et le dissout ; le monde à ma voix tremble et change ;

Caïn meurt, l’avenir ressemble au jeune Abel ;

Je reconquiers l’Éden et j’achève Babel.

Rien sans moi. La nature ébauche ; je termine.

Terre, je suis ton roi.


LA TERRE


Tu n’es que ma vermine.

Le sommeil, lourd besoin, la fièvre, feu subtil,

Le ventre abject, la faim, la soif, l’estomac vil,

T’accablent, noir passant, d’infirmités sans nombre,

Et, vieux, tu n’es qu’un spectre, et, mort, tu n’es qu’une ombre.

Tu t’en vas dans la cendre, et moi je reste au jour ;

J’ai toujours le printemps, l’aube, les fleurs, l’amour ;

Je suis plus jeune après des millions d’années.

J’emplis d’instincts rêveurs les bêtes étonnées.

Du gland je tire un chêne et le fruit du pépin.

Je me verse, urne sombre, au brin d’herbe, au sapin,

Au cep d’où sort la grappe, aux blés qui font les gerbes.

Se tenant par la main, comme des sœurs superbes,

Sur ma face où s’épand l’ombre, où le rayon luit,

Les douze heures du jour, les douze heures de nuit

Dansent incessamment une ronde sacrée.

Je suis source et chaos ; j’ensevelis, je crée.

Quand le matin naquit dans l’azur, j’étais là.

Vésuve est mon usine, et ma forge est l’Hékla ;

Je rougis de l’Etna les hautes cheminées.

En remuant Cuzco, j’émeus les Pyrénées.

J’ai pour esclave un astre ; alors que vient le soir

J’ai ma lampe : la lune au front humain m’éclaire ;

Et si quelque assassin, dans un bois séculaire,

Vers l’ombre la plus sûre et le plus âpre lieu

S’enfuit, je le poursuis de ce masque de feu.

Je peuple l’air, la flamme et l’onde ; et mon haleine

Fait, comme l’oiseau-mouche, éclore la baleine ;

Comme je fais le ver, j’enfante les typhons.

Globe vivant, je suis vêtu des flots profonds,

Des forêts et des monts ainsi que d’une armure.


SATURNE


Qu’est-ce que cette voix chétive qui murmure ?

Terre, à quoi bon tourner dans ton champ si borné,

Grain de sable, d’un grain de cendre accompagné ?

Moi, dans l’immense azur je trace un cercle énorme ;

L’espace avec terreur voit ma beauté difforme ;

Mon anneau, qui des nuits empourpre la pâleur,

Comme les boules d’or que croise le jongleur,

Lance, mêle et retient sept lunes colossales.


LE SOLEIL


Silence au fond des cieux, planètes, mes vassales !

Paix  ! Je suis le pasteur, vous êtes le bétail,

Comme deux chars de front passent sous un portail,

Dans mon moindre volcan, Saturne avec la Terre

Entreraient sans toucher aux parois du cratère.

Chaos  ! Je suis la loi ! Fange ! Je suis le feu.

Contemplez-moi  ! Je suis la vie et le milieu,

Le Soleil, l’éternel orage de lumière.


SIRIUS


J’entends parler l’atome. Allons, Soleil, poussière,

Tais-toi  ! Tais-toi, fantôme, espèce de clarté !

Pâtres dont le troupeau fuit dans l’immensité,

Globes obscurs, je suis moins hautain que vous n’êtes.

Te voilà-t-il pas fier, ô gardeur de planètes,

Pour sept ou huit moutons que tu pais dans l’azur !

Moi, j’emporte en mon orbe auguste, vaste et pur,

Mille sphères de feu dont la moindre a cent lunes.

Le sais-tu, seulement, larve qui m’importunes ?

Que me sert de briller auprès de ce néant ?

L’astre nain ne voit pas même l’astre géant.


ALDÉBARAN


Sirius dort ; je vis ! C’est à peine s’il bouge.

J’ai trois soleils, l’un blanc, l’autre vert, l’autre rouge ;

Centre d’un tourbillon de mondes effrénés,

Ils tournent, d’une chaîne invisible enchaînés,

Si vite, qu’on croit voir passer une flamme ivre,

Et que la foudre a dit : - Je renonce à les suivre ! -


ACTURUS


Moi, j’ai quatre soleils tournants, quadruple enfer,

Et leurs quatre rayons ne font qu’un seul éclair.


LA COMÈTE


Place à l’oiseau comète, effroi des nuits profondes !

Je passe. Frissonnez ! Chacun de vous, ô mondes,

Ô soleils ! n’est qu’un grain de sénevé !

SEPTENTRION


Un bras mystérieux me tient toujours levé ;

Je suis le chandelier à sept branches du pôle.

Comme des fantassins le glaive sur l’épaule,

Mes feux veillent au bord du gouffre où tout finit ;

Les univers semés du nadir au zénith,

Sous tous les équateurs et sous tous les tropiques,

Disent entr’eux : - On voit la pointe de leurs piques ;

Ce sont les noirs gardiens du pôle monstrueux ; -

L’éther ténébreux, plein de globes tortueux,

Ne sait pas qui je suis, et dans la nuit vermeille

Il me guette, pendant que moi, clarté, je veille.

Il me voit m’avancer, moi l’immense éclaireur,

Se dresse, et, frémissant, écoute avec horreur

S’il n’entend pas marcher mes chevaux invisibles.

Il me jette des noms sauvages et terribles,

Et voit en moi la bête errante dans les cieux.

Or nous sommes le nord, les lumières, les yeux,

Sept yeux vivants, ayant des soleils pour prunelles,

Les éternels flambeaux des ombres éternelles.

Je suis Septentrion qui sur vous apparaît.

Sirius avec tous ses globes ne serait

Pas même une étincelle en ma moindre fournaise.

Entre deux de mes feux cent mondes sont à l’aise.

J’habite sur la nuit les radieux sommets.

Les comètes de braise elles-mêmes jamais

N’oseraient effleurer des flammes de leurs queues

Le Chariot roulant dans les profondeurs bleues.

Cet astre qui parlait, je ne l’aperçois pas,

Les étoiles des cieux vont et viennent là-bas,

Traînant leurs sphères d’or et leurs lunes fidèles,

Et, si je me mettais en marche au milieu d’elles

Dans les champs de l’éther à ma splendeur soumis,

Ma roue écraserait tous ces soleils fourmis !


LE ZODIAQUE


Qu’est-ce donc que ta roue à côté de la mienne ?

De quelque point du ciel que la lumière vienne,

Elle se heurte à moi qui suis le cabestan

De l’abîme, et qui dis aux soleils : - Toi, va-t-en !

Toi, reviens. C’est ton tour. Toi, sors, je te renvoie ! -

Car je n’existe pas seulement pour qu’on voie


À jamais, dans l’azur farouche et flamboyant,

Le Taureau, le Bélier et le Lion fuyant

Devant ce monstrueux chasseur, le Sagittaire,

Je plonge un seau profond dans le puits du mystère,

Et je suis le rouage énorme d’où descend

L’ordre invisible au fond du gouffre éblouissant.

Ciel sacré, si des yeux pouvaient avoir entrée

Dans ton prodige, et dans l’horreur démesurée,

Peut-être, en l’engrenage où je suis, verrait-on,

Comme l’Ixion noir d’un divin Phlégéton,

Quelque effrayant damné, quelque immense âme en peine,

Recommençant sans cesse une ascension vaine,

Et, pour l’astre qui vient quittant l’astre qui fuit,

Monter les échelons sinistres de la nuit !


LA VOIX LACTÉE


Millions, millions, et millions d’étoiles !

Je suis, dans l’ombre affreuse et sous les sacrés voiles,

La splendide forêt des constellations.

C’est moi qui suis l’amas des yeux et des rayons,

L’épaisseur inouïe et morne des lumières.

Encor tout débordant des effluves premières,

Mon éclatant abîme est votre source à tous.

Ô les astres d’en bas, je suis si loin de vous

Que mon vaste archipel de splendeurs immobiles,

Que mon tas de soleils n’est, pour vos yeux débiles,

Au fond du ciel, désert lugubre où meurt le bruit,

Qu’un peu de cendre rouge éparse dans la nuit !

Mais, ô globes rampants et lourds, quelle épouvante

Pour qui pénétrerait dans ma lueur vivante,

Pour qui verrait de près mon nuage vermeil !

Chaque point est un astre et chaque astre un soleil.

Autant d’astres, autant d’humanités étranges,

Diverses, s’approchant des démons ou des anges,

Dont les planètes font autant de nations ;

Un groupe d’univers, en proie aux passions,

Tourne autour de chacun de mes soleils de flammes ;

Dans chaque humanité sont des cœurs et des âmes,

Miroirs profonds ouverts à l’œil universel,

Dans chaque cœur l’amour, dans chaque âme le ciel !

Tout cela naît, meurt, croît, décroît, se multiplie.

La lumière en regorge et l’ombre en est remplie.

Dans le gouffre sous moi, de mon aube éblouis,

Globes, grains de lumière au loin épanouis,

Toi, Zodiaque, vous, comètes éperdues,

Tremblants, vous traversez les blêmes étendues,

Et vos bruits sont pareils à de vagues clairons,

Et j’ai plus de soleils que vous de moucherons.

Mon immensité vit, radieuse et féconde.

J’ignore par moments si le reste du monde,

Errant dans quelque coin du morne firmament,

Ne s’évanouit pas dans mon rayonnement.


LESBULEUSES


À qui donc parles-tu, flocon lointain qui passes ?

À peine entendons-nous ta voix dans les espaces.

Nous ne te distinguons que comme un nimbe obscur

Au coin le plus perdu du plus nocturne azur.

Laisse-nous luire en paix, nous, blancheurs des ténèbres,

Mondes spectres éclos dans les chaos funèbres,

N’ayant ni pôle austral ni pôle boréal ;

Nous, les réalités vivant dans l’idéal,

Les univers, d’où sort l’immense essaim des rêves,

Dispersés dans l’éther, cet océan sans grèves

Dont le flot à son bord n’est jamais revenu ;

Nous, les créations, îles de l’inconnu !


L’INFINI


L’être multiple vit dans mon unité sombre.


DIEU


Je n’aurais qu’à souffler, et tout serait de l’ombre.



Victor HUGO


Notes

[1Voir l’article : Concept de convertibilité - analyse 

[2N’oublions pas, non plus, les fixations aux élaborations chronologiques. Les fixations au « temps » nous font perdre aussi la fluidité de l’existence…

[3Célèbre verset de l’Ecclésiaste 1:9 - « Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. »

 

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2 Messages

  • Le grand ami de Jean-Claude , Régis B. nous a quittés récemment . C’est lui qui transmettait les Textes . Que tous ceux ou celles qui l’ont connu aient une petite pensée pour cet homme discret mais engagé . Toutes nos condoléances à sa merveilleuse épouse Annie .


  • Bonjour Bertrand et merci à toi de nous tenir informés. Je ne connaissais pas Régis mais je tiens à exprimer une pensée de gratitude pour ce ’’Porteur d’Eau’’ qui nous abreuvait… ’’Bon Vent Ami, je ne suis pas inquiet pour toi puisque la Lumière était aussi dans tes seaux…’’. A Ceux en peine d’avoir perdu un Ami, un Amour, un Compagnon, un Frère… cette histoire revisitée : ’’Une femme désespérée d’avoir perdu son enfant se jette au pied du Sage, du Maître.. Elle le supplie : « toi à qui l’on prête des pouvoirs, toi qui est ’’Ami des Dieux..’’, rends l’Existence à cet enfant..je donnerai Tout, ma vie si il le faut.. »..Elle est désespérée, agitée, mortifiée… L’Être lui sourit et lui dit que la Vie offre ou comprend bien des possibles.. Mais avant toute option, il l’invite à lui ramener une graine de sénevé qu’elle aura pris soin de ramener d’une maison qui n’a pas eut à souffrir un deuil… Folle d’espérance, elle se précipite dans la ville et toque aux portes. Un jour puis deux.. une semaine puis deux.. Visiter toutes les demeures lui prend un certain temps.. Elle revient voir notre homme de Bien qui la contemple en lui souriant.. Elle ne dit mot, elle est étrangement calme et lui rend son sourire… avec une Lumière étrange dans ses grands yeux légèrement humides.. Elle n’a pas trouvé la graine, elle est en Paix… J-L


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