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Intervention sur écran de téléviseur du 29 février 2016

D 9 mars 2016     H 21:53     A Zilder     C 1 messages


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Voici quelque temps de cela, vous fûtes repris par KARZENSTEIN à propos d’un vers de Victor HUGO extrait de La fin de Satan (hors de la Terre III) où l’Ange déchu proclame : « J’ai fait mieux que la Haine ; ô vide ! ô cécité ! J’ai fait l’Envie. »

La remarque de KARZENSTEIN avait trait au fait que le poète – au même titre que ses lecteurs (dont vous êtes) – n’avait considéré là qu’une seule configuration de l’Envie : celle conditionnant l’individu à s’adonner à la volumisation, en finalité à l’actionnel conduisant à avoir pour être.

Ma semblable vous fit ainsi concevoir que ce mouvement du « penser » recouvrait d’autres orientations de ladite envie. Parmi celles-ci, nous ne citerons, en la circonstance, que celles se destinant à vouloir apprendre, à vouloir connaître : un duo de tendances que vous sûtes d’ailleurs relever spontanément, et en toute « convenabilité ».

Ces considérations tiennent surtout à rappeler à ceux qui parcourront ces lignes que la chose émane – dès le départ – du projectionnisme, et que la praxie de ce dernier, en sa démultiplication, garde pour but de subvenir au ressourcement du compensatoire existentiel lorsque ce processus - sous l’influence des flux – se trouve altéré, fragilisant simultanément « l’équilibre » des sujets touchés par « l’incontrôlabilité » des flux précités.

Qu’il soit bien entendu que ce bref rappel n’exonère, en aucune façon, l’inconséquence manifeste dont fait montre votre espèce humaine quant à la marge de manœuvre lui étant impartie. C’est du reste cette inconséquence qui limite le plus souvent cette espèce dans ce qu’elle serait susceptible de ressentir, puis de comprendre, passer devenant pour lors sinon « impossible », du moins très « approximatif », de par le figement s’imposant en subséquence.

Comme cela vous le fut signifié à maintes reprises, il s’exige de porter un regard objectif sur vos actes, autrement dit – et tel que vous le mentionnez dans votre Mémoire d’Eveil -, une auto-observation pratiquée sans complaisance à l’égard de soi. Le pouvoir de correction vous appartient en fonction de « l’instant », c’est-à-dire en totale adéquation avec ce que le principe de réverbération [1] propose à la faveur dudit « instant ».

Sied-il de répéter que se situe là, pour sa majeure partie, la marge de manœuvre à laquelle il est fait allusion précédemment ? N’omettons point de préciser que l’intervention présente a pour finalité de vous faire maintenir une conséquente « précision » dans vos pensées, vos dires et vos actes, de sorte que se dégage l’unité indispensable à toute réelle progression.

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1 Messages

  • Je suis profondément touché par l’ensemble de cette intervention (comme tant d’autres !) invitant à l’introspection. Il semble utile de rappeler les paroles de la chanson ’’Dialogue’’ avec les subtiles rajouts qui auraient pu échapper à l’attention de certains d’entre nous (rajouts initialement en italique, puis mis en gras par mes soins) :

    Il n’est pas de présence que justifie la Vie En tout corps qui s’ébat, se bat et se débat : A qui font-ils défaut le Héros, le Génie Qui quelques siècles avant fréquentaient « l’ici-bas » ?

    De l’acte de bravoure que mentionne l’Histoire Au fait divers qui fait la « une » des journaux, Il n’y a d’exaltant qu’exhale la mémoire Que ce soupçon d’amour pour ce qu’on trouve beau.

    Contempteurs résolus de la nuit de ces jours, Sommes-nous dévolus à subir sans recours ?

    Que faire et qu’attendre ? Qui prime : action ou inertie ? Faut-il donc sous-entendre Que rien ne vaut qu’on donne un prix A cette existence Dont on sait qu’elle n’est pas la Vie ? Où demeure l’Espérance Dans ce désarroi sans merci ?

    Il convient de doser désir, empressement, Il ne se fait provision que de provisoire ! Tout est interactif de par le mouvement : Le « mouvement cosmique » auquel nous prenons part,

    Ne pas chercher à vivre en étant reconnu, Mais reconnaître ce qu’est vivre sans le chercher, Bannir « l’avoir pour être », car c’est à notre insu Que l’essentiel nous unit à l’Eternité…

    Contempteur résolu de la nuit de ces jours, Par-delà l’Absolu où conduit le parcours ?

    Atteindre sans attendre, Sans chercher, donc sans redouter, Ressentir puis comprendre Et passer pour ne pas figer ! Atteindre sans attendre, Sans chercher, donc sans redouter, Ressentir puis comprendre Et passer pour ne pas figer ! (reprise ad libitum par les choeurs)

    Paroles et Musique : Jean-Claude PANTEL (www.jantel.org/chansons/Dialogue.doc)

    (Proposition d’ajout,..quand bien même l’Esprit du texte & la musique s’y prêteraient : Contempteur résolu de la nuit de ces jours, L’Acceptant évolue sans appui ni détours…)

    Cordial(ogu)ement, JL


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