Etude des Textes transmis à Jantel
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Commentaires à l’intervention de Zilder du 29 février 2016

D 24 mars 2016     H 07:23     A Jantel     C 1 messages


Suite au dernier « message » de ZILDER, j’ai pensé qu’il ne serait pas vain de rappeler certaines grandes lignes de ce que les Visiteurs de l’Espace-Temps nous ont transmis jusqu’à aujourd’hui.

J’ai donc, provisoirement, délaissé la rédaction de Mémoire d’Éveil (qui se veut une modeste synthèse des « messages ») pour rédiger les quelques lignes qui suivent.

Je vous en souhaite une heureuse lecture et vous assure, en même temps, de mes plus cordiales pensées.

Jean-Claude PANTEL.

> Voir ici le texte de l’Intervention sur écran de téléviseur du 29 février 2016

 


À propos de la marge de manœuvre que la disponibilité autorise


 

Rappelons qu’entreprendre « une étude » correcte des Textes délivrés par les VET (depuis bientôt 43 ans) implique une conséquente disponibilité, celle-ci définissant, au premier degré, le temps à prendre pour s’adonner à ladite « étude » et, au deuxième degré, la capacité qu’a chacun à « moins se borner aux limitatives valeurs apportées par la routine de notre quotidien ».

Nous remarquerons au passage que ces deux tendances sont étroitement « liées », puisque prendre le temps aide grandement à « s’écarter » des sentiers battus que se plaît à fréquenter le quotidien en question.

Ajoutons, sans attendre, qu’une « absence » partielle (ou pis encore totale) de disponibilité « mutilera » toujours l’attention demeurant nécessaire à cette précision qui nous fait tant défaut, lorsqu’il s’agit de regarder ce qu’il y a lieu de voir, d’une manière complète et objective.

La dernière intervention de ZILDER, faisant suite à une remarque de KARZENSTEIN au sujet d’un vers de Victor HUGO tiré de la Fin de Satan, souligne, on ne peut mieux, les effets dommageables de cette « mutilation » subie par l’attention.

Ainsi, en nous « contentant » de l’appréciation ciblée que le poète attribua à l’Envie (orthographiée pour la circonstance avec un « E » majuscule), nous n’avions regardé qu’un seul pan de celle-ci : pan s’adaptant, il est vrai, à la situation illustrée alors par l’auteur faisant dire à SATAN qu’il avait inventé quelque chose de plus fort que la Haine : l’Envie !

En réalité, ce qu’il y avait lieu de relever prioritairement, dans la remarque de KARZENSTEIN, figurait le figement auquel la conversation ayant suivi la lecture du poème nous avait confinés. À travers nos propos, nous avions tout bonnement condamné le sentiment d’envie, négligeant par là même le « sens » complet contenu par le mot.

« La mutilation » conjoncturelle de notre attention, nous avait fait « mutiler » une partie de ce sens : l’Envie ne se limitant pas à nous voir « désirer » uniquement sur un « plan matériel ». Cette insuffisance touchant notre « discernement » venait, ni plus ni moins, de prouver que notre disponibilité n’était pas vraiment employée dans une constance convenable par rapport à ce que réclame l’élaboration de notre « progression ».

De nombreux autres cas que celui présentement évoqué nous voient « mutiler » l’attention. Cette « mutilation » s’opère vraisemblablement pour des raisons de « facilité », au nom d’un certain « confort » (matériel ou moral) au sein duquel nous nous sommes installés, « un confort » qui ne nous engage pas à fournir des efforts, tel celui de nous montrer assidus dans « l’exercice de concentration » que sait rendre propice la disponibilité.

Une expression des Textes résume très bien ce pourquoi nous nous comportons de la sorte : la complaisance à l’égard de soi.

Pourquoi donc cette indulgence, que nous nous accordons, se veut-elle si préjudiciable ? Eh bien, déjà parce que nous entretenons, de cette manière, la pratique d’une inégale répartition alors que nous prétendons tenter de réguler cette dernière. Ensuite, et selon le principe de répercussion prolongeant toute action, parce qu’il se révèle qu’un privilège, exercé à l’endroit de « quelque chose » ou de « quelqu’un », se réalise pratiquement toujours au détriment de « quelque chose d’autre » ou de « quelqu’un d’autre ».

Dans cet ordre d’idées, doit-on s’étonner que la complaisance à l’égard de soi nuise à la complaisance à l’égard d’autrui ? Pas vraiment, si l’on en juge le concis et précis développement qui suit - tiré des « Fragments philosophiques » -, écrits que nous devons encore une fois à la plume de Victor HUGO - :
[…] Tout homme est habituellement fort indulgent pour soi-même, s’accorde tout, se concède tout, se pardonne tout, fait passer le bras de toutes les mauvaises actions possibles par la largeur de ses manches, admire les gentillesses de ses vices, appelle ses fautes de toutes sortes de jolis noms paternels, les caresse, les engraisse, les élève, ne s’accuse de rien, ne se blâme de rien, est noir et se croit blanc, s’émerveille gracieusement de lui-même ; mais a dans la conscience un rechange vertueux dont il se sert pour autrui.
Ce que fait l’individu, la communauté le vit. D’une classe à l’autre on se condamne, en gardant pour soi seul l’absolution. Le haut méprise le bas ; le bas déteste le haut. La cave dit : le grenier est sale ; le grenier dit : la cave est noire.
Nous sommes tous le grenier ; or nous sommes tous la cave et, en regardant un autre, c’est soi-même qu’on regarde. Au fond, on le sent ; on se l’avoue dans l’intimité du monologue ; et l’on hait le philosophe sincère qui fait les confrontations. Les laideurs n’aiment point les miroirs.
[…]

Le constat, de la sorte illustré, ne date pas d’hier puisque, quelque vingt siècles en arrière, deux des apôtres de la première heure, traitèrent de cet état de choses en rapportant les paroles de JÉSUS, au cœur de paraboles devenues depuis lors des plus célèbres :

MATTHIEU
7/3 Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?
7/4 Ou comment peux-tu dire à ton frère :« Laisse-moi ôter une paille de ton œil », toi qui as une poutre dans le tien ?

LUC
6/41 Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?
6/42 Ou comment peux-tu dire à ton frère : « Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil », toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère.

Dans le prolongement de ce qui vient de s’écrire, nous ne saurions occulter ce qu’énonça RASMUNSSEN le 29 décembre 1979 :
[…]On ne peut parler des autres qu’en fonction de soi, donc de manière très superficielle […].

De prime abord, autrement dit en « mutilant » l’attention, donc en ne regardant pas ce qu’il y a lieu de voir, le concept de RASMUNSSEN semblerait traduire que ladite manière très superficielle caractérise « la méconnaissance de l’autre ou des autres », mais en y réfléchissant mieux apparaît que c’est « la mauvaise connaissance de soi » qui, en finalité, préside à « la cause » de cet état de fait.

Les écrits de Victor HUGO et les dires de JÉSUS (si sentencieux paraissent-ils), plus que de blâmer notre façon d’agir, font ressortir qu’à travers notre vision nous ne nous connaissons pas véritablement.

Du reste, ce n’est pas sans raison qu’en des temps encore plus lointains, un certain SOCRATE avait su conseiller : « Connais-toi toi-même ! ». Corroborer tout ceci ne saurait se faire correctement sans citer ici une autre phrase des VET, en l’occurrence de VIRGINS : « Savoir, c’est se savoir ! »

Nous conclurons en notant qu’apprendre à « se connaître » (et par répercussion à « connaître » le reste) passe bel et bien par une utilisation régulière de cette disponibilité ayant ouvert ce petit exposé axé sur l’attention qui nous échappe si souvent. Cette utilisation régulière de la disponibilité reste le socle de l’auto-observation, laquelle ne l’oublions pas, doit se pratiquer de manière impartiale. C’est bien à cette seule condition que nous pourrons dire que nous appliquons la marge de manœuvre allouée à notre progression.

Sans quoi, nous continuerons à nous « satisfaire » de cette vision « approximative », et resterons toujours en-deçà de la précision souhaitée : « une posture » qui, pour l’heure, rend nos estimations « incomplètes » (à l’exemple de la lecture du poème de Victor HUGO : La fin de Satan), quand elles ne s’avèrent pas purement et simplement « erronées ».

 

Mots-Clefs

1 Messages

  • Merci de cet éclairage édifiant pour une saine compréhension de ’’notre’’ Présent ; il nous plonge via le subsumérisme en une vision d’ensemble où pailles poutres et autres péchés ’’mignons’’ semblent nous maintenir depuis presque ’’toujours’’ en inattention et nous cloisonnent en ’’ataviques’’ cécités… Dès lors, il peut sembler superfétatoire d’ajouter un commentaire à tant de justesse, mais sur le ô combien pénible chemin du (se) savoir, il peut s’avérer utile d’oser rendre en modeste écho quelque écorchure de mots projetés sur l’abîme rocailleux d’une folle espérance…

    Alors, porter attention, un peu plus que d’ordinaire en se rendant disponible ne suffit pas. C’est à peine le commencement d’un cheminement et quand on mesure l’étroitesse de notre marge de manœuvre, on peut penser que ’’ce’’ n’est pas gagné, ou comme on dit dans les campagnes : ’’’on n’est pas rendus’’. Or, on sait aussi que ceux promis à une mue évolutive, les heureux ’’élus’’ se destinant à être les grands ’’vainqueurs’’ à cette sorte de loterie qu’est la VIE (loterie, car nous la traversons en grande part, inconsciemment), sont ceux-là même qui La donnent et non-point ceux qui se tuent à la tâche, ceux qui cherchent à la gagner et que je trouve joliment paraphrasé par un de nos penseurs contemporains faisant marquer à l’entrée de son université populaire : ’’Ce qui n’est pas donné est perdu’’. Se rendre disponible, oui, mais les ’’bons’’ sentiments ne suffisent pas…(cf chanson) L’idéal serait alors de ne faire qu’UN, de fusionner, d’épouser les choses, de faire corps avec elles ou plus exactement avec Ce qui les pourvoit ; une vision poétique ou romantique nous inviterait à se dépouiller, se démunir de tout, de ’’faire’’ le Vide, car..ne peut s’emplir que ce qui est vide… ; et puis de rendre grâce par le GESTE gratuit, pour la beauté, pour rendre de la meilleure des manières Ce qui nous est si généreusement donné… Et, pourrions-nous rendre plus que ce qui nous est donné ? Il y a matière à réflexion… mais y a-t-il réflexion en matière ? Et avant cela, il nous faut remettre sans cesse le ’’métier à l’ouvrage’’, il faut sans cesse défier le regard que nous renvoie impitoyablement le miroir de ce qui nous résume, de nos états d’Etre ou de faits, de nos disgrâces, de nos laideurs (cf. action/inertie in chanson Dialogue)… Et combien de fois ai-je renoncé, crié au loup pour juste après, hurler avec eux, combien de fois me suis-je renié ? Combien de fois encore ai-je converti de JUSTES ressentis, en médiocres ressentiments, invectivé la noirceur de la cave, la sécheresse du grenier, à l’échelle comparative de la médiocrité ? Combien de fois me suis-je projeté pour faire le tour de l’inutile, combien de fois encore ai-je souhaité m’éteindre par l’oublie, ai-je sombré en l’infinie tristesse du diable, volumisant à souhaits, plaintes et cris d’orfraies à l’Envie…, cherchant une ’comiséreuse’ et complaisante oreille prête à s’alarmer de tant d’injustice ? Car oui, je me complais souvent en la pratique de l’apitoiement sur soi. Et ça peut me bouffer toute ’’mon’’ énergie ! Vais-je plaire, séduire, plaire, attirer leurs regards, leur attention, bref, vont-ils me remarquer et m’apprécier à ma juste valeur ? Combien de fois encore m’accordais-je mille et une attention, sur un bobo, une gamberge, un souci, une peur de manquer de quoi que ce soit, jusqu’à plus soif… ? Mes innombrables et insatiables préoccupations de moi, moi et encore môâ..!.. Et l’on voudrait qu’il me restât de l’Energie.. alors que TOUT fût englouti par et pour MOI ? Dans les faits, mes faits (l’effet , méfaits), j’ai tant d’importance que tout le reste orbite autour de mon nombril… Qui vient de parler, à juste titre, du principe de répartition et du mauvais usage que l’on en fait quand on SE privilégie au détriment du.. reste ?.. QUI ?.. Et combien de fois encore me shooterais-je en de libidineux naufrages du soit-disant bien-être, afin d’annihiler, ’d’ânesthésier’, tous ces tourments qui pourtant et NECESSAIREMENT, m’affranchissent de nes sclérotiques ’’fixettes’’ ou figements en lacunaires enfermements ?.. Combien de fois encore et toujours, dilapiderais-je du temps, de l’énergie, à de chimériques ou hypnotiques illusions jusqu’à ne plus pouvoir soutenir/détenir la moindre parcelle d’attention ? Par trop de préoccupation de ma personne si importante qu’elle se suffirait à elle-même, sombrer dans la narcissique et maladive obsession de soi, trou noir s’affaissant lourdement sur qui d’autre qu’antique lui-même..? Vous en voulez ENCORE chers Semblables ? Vos poutres ne sont que fétues de paille sous l’opaque cataracte de mes actes..! Et puisqu’on ne parle bien que de ce que l’on connait, pardon de me répandre un peu plus ci-après : M’étant extirpé des sentiers battus considérant la dominante pensée par laquelle on doive s’activer plus ou moins frénétiquement à vouloir ’’gagner’’ sa vie, moyennant finances et autres considérations sociale, je me suis réfugié en un confortable et complaisant isolement, laissant le soin à d’autres d’aller ’’taffer’’ en auto-esclavage au service d’un MAÎTRE pas si capital que cela… Alors, comment passer sous silence mes abominables renoncements à vivre et autres lâchetés quotidiennes, maquillées en honorables recherches ’’spirituelles’’, tandis que je me noyais dans une mer de maux liés à une complaisante auto-exclusion ? J’apporte ici un témoignage, une modeste contribution sans fausse pudeur ni apitoiement sur soi, car.. un geste de courage, comme celui de sauter du train-train quotidien, à la mode de vie dominante de par chez nous, refuser un état d’inféodation à un système ou mode de ’’vie’’ aliénant, ne suffisent pas ! Combien de fois ai-je mutilé la Foi, la piétinant en sempiternels renoncements ?.. jusqu’à omettre de vous narrer ma rencontre avec Elle : vêtue d’une imperceptible robe diaphane, insignifiante, entre froide et obscure blancheur, issue d’ailleurs, Elle s’est métamorphosée avec grâce, ourlée sous multipes gouttelettes, en nuées d’arc-en-ciels, de prisme abord, subtil concert Eau et Lumière… quand au lointain, Voyageait Damoiseau Orage.. boutant plus à l’ouest, l’anachronique ère du cancer… Me croyant déshérité de presque Tout, sans Talent et dépourvu de Foi, l’Evidence m’a martelé qu’il ne faut se fier aux seules croyances ; qu’en deça du tain des miroirs de nos certitudes, vogue l’insituable Espérance, sans lieu ni temps ; ni ce qu’on pense, ni récompence… cette éternelle transumance… Je vous le dis : depuis la nuit d’étant, mon enfer me ment : il n’est pas l’autre, les autres !.. Tout juste se confine-t-il en un douillet intérieur où abonde l’isolement d’être par trop empli de - et replié sur – soi-même… tandis que le VIDE nous résume à ’’ce’’ presque RIEN… qui pourrait être RIEN que TOUT, ABSOLUMENT que TOUT…(?)


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