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PASSAGE SUR LES EFFETS DES INCENDIES

D 12 août 2017     H 16:09     A Jean Claude Pantel, Karzenstein     C 2 messages


Bonjour à tous,

Depuis quelques étés, les incendies de forêt avaient baissé d’intensité, du moins pour ce qui concerne la France, car les Etats-Unis (notamment la Californie) et l’Australie purent voir, au cours des dix années précédentes des milliers d’hectares de leur monde forestier dévasté.

La vague d’incendies ayant touché ces derniers mois le Portugal, la Grèce, l’Espagne et le Sud de la France m’ont fait me souvenir qu’une trentaine d’années en arrière, nous avions eu droit, de la part des Etres de Lumière, à d’intéressants renseignements sur ce qui était susceptible de résulter de ces feux tant redoutés.

Ces renseignements vinrent à la suite d’un sinistre qui avait ravagé, en plein coeur du mois d’Août, le pourtour du Massif de la Sainte-Baume [1].

N’ayant pas donné cours à ce que j’appellerai un « Texte traditionnel », ces renseignements recueillis sur un calepin (nous n’avions aucun appareil enregistreur, à l’instant précis, où la voix de KARZENSTEIN se manifesta), ne furent jamais retranscrits sur Jantel.org. Ainsi, c’est seulement quelques années plus tard, que, rédigeant le 13e chapitre du Tome III, je couchai sur le papier les notes que j’avais prises deux décennies auparavant.

Etant donné que les circonstances ont fait que ce Tome III est demeuré en suspens (j’en suis au chapitre 17 et il reste environ une trentaine de pages à écrire), j’ai pensé (conforté par quelques amis) que les habitués de Jantel.org pourraient se trouver intéressés par ce qui fut dit, puis transcrit à l’époque. Ce ne fut certes pas du mot pour mot (et pour cause), mais les propos tenus à l’époque par « notre V.E.T de service » restent néanmoins fidèles. Aussi, c’est très volontiers que je vous engage à en prendre connaissance, à la faveur de cette fin du chapitre 13.

Bonne lecture à tous,

Jean-Claude PANTEL

 


 

Installés dans le champ sis en contrebas de notre habitation, nous contemplâmes longuement, avant d’aller dormir, les contours rougeoyants du massif montagneux voué à sa circonstancielle infortune. J’eus pour ma part beaucoup de peine à accueillir le sommeil, me levant à plusieurs reprises afin de regarder, accoudé à une fenêtre, les reliefs de l’horizon se tordre de douleur sous la morsure des flammes qui semblaient ne jamais devoir s’éteindre. Néanmoins, je ne tairai pas que la situation, si dramatique fut-elle, délivrait un décor d’une sublime beauté, concordant avec une gêne incompressible aux normes de ma conscience révoltée par cette agression portée à dame nature. Corroborant le contraste ainsi relevé entre ces sentiments de révolte et d’admiration, je citerai Victor Hugo, observateur avisé de son temps qui, en 1842, dans la publication de son roman « Le Rhin, lettres à un ami » annota :
C’est une effroyable et admirable chose qu’un incendie vu à brûle-pourpoint...

Il n’en résulte pas moins qu’un véritable spectacle de désolation s’offrira à nos yeux dans la semaine succédant à ce sinistre. Sur des centaines d’hectares, des carcasses de pins calcinés entourés de squelettes de buissons carbonisés joncheront un sol noirci et humidifié par les tonnes d’eau déversées - vingt-quatre heures durant - par les Canadairs et les camions-citernes des pompiers. Adjoindre à ce triste bilan l’incommodante odeur de brûlé (laquelle perdurera plusieurs mois) et l’hécatombe subie par une grande partie du monde animal, contribuera grandement à semer le trouble dans notre entendement. S’ensuivront la fameuse insinuation d’un malaise dans nos esprits - comme il le fut écrit antérieurement -, puis par ricochet, l’intervention (cette fois-ci verbale) des Etres de Lumière : en l’occurence de Karzenstein. N’ayant point été invité à enregistrer la conversation, je vais m’appliquer à résumer ce que je sus en recueillir sur les feuillets d’un calepin.

N’entrouvant la porte à aucun concept fleurant la sentimentalité, notre Initiatrice, dès les premières phrases, nous incline, avec sa coutumière maîtrise du langage - et des idées -, à aborder la chose dans le bon sens, autrement dit selon sa causalité : La calorification prédispose à l’éclosion de feux, quelle que soit ce qui se voit appelé à en endosser la responsabilité.

Ainsi, ressort-il prioritairement (comme nous pûmes le consigner précédemment), que toute justification d’un évènement prend sa source au coeur de ce qu’il y a lieu de nommer un ambiant . Cette énonciation nous ramène aux conclusions du chapitre 3, où se met en évidence le fait que toute chose, en ses formes reçues, émane d’un fond donné. Le feu ne se soustrait évidemment pas à la règle et Karzenstein nous invite à remarquer que nombre d’incendies sont en train de « jalonner » la période en cours.

Etats-Unis, Australie, Grèce, Espagne, Portugal, Yougoslavie, victimes de cette loi des séries, s’entendent énumérés, au prorata de la gravité des sinistres répertoriés par ses soins.

Puis, dans un probable souci de rétablissement des valeurs, Elle élude météorologie et statistiques, orientant son propos vers une démystification de ce qu’Elle nomme, sur ces entrefaites, l’obsessionnel penchant culpabilisateur inhérent à notre cogito.

Au fil de ses dires transparaissent d’autres aspects de ce non-figement que dispose en amont la fusion constante des choses. Faisant allusion à la désuperposition de cette dernière qui s’opère d’après les paramètres de l’Alternance Osmotique, l’Etre de Lumière nous indique que l’ensemble des oeuvres de la nature gardent propension à s’imbriquer, sans que cela doive soulever un quelconque souci d’éthique : tout tenant rôle de support occasionnel ... Etayant sa thèse, l’Etre de Lumière ne manque pas de signaler au passage que la décennie à venir, placée sous les auspices du point de non retour, dénombrera une infinité de calcinations végétales provoquées en majeure partie par les orages magnetiques, lesquels surviendront « saisonnièrement »... A ce stade du discours, chacun réalisera qu’en sous-entendu, Elle place dans une homologue mouvance les feux attribués aux pyromanes et ceux dépendant des orages magnétiques.

Ceci revient à réitérer ce que nous notâmes, avec d’autres mots, au début du dialogue, à savoir que le provoqué se confine à l’orchestration de l’Etabli à travers des instruments de constitution aussi disparates que peuvent se révéler un individu et ce qui s’ordonnance autour de lui.

Puis, renchérissant sur ma stupéfaction, Karzenstein insiste pour que je ne range point systématiquement un incendie forestier au rayon des catastrophes, déclarant que la Loi d’Alternance Osmotique tient pour fonction essentielle de pourvoir à un rétablissement des données existentielles, et ce, quelles que soient les formes dans lesquelles s’aménagent ces données. Là mon Interlocutrice entame une franche plaidoirie à l’endroit du feu, annihilant l’impression déprédatrice qu’il produit pendant son action, par le recensement des bienfaits qu’en aval, il procure.

Elle assure que bonne quantité d’espèces végétales s’accroissent à la suite d’un incendie, ce dernier autorisant le craquelage de l’enveloppe contenant les graines, et en subséquence, l’accès de celles-ci à une humidification germinatrice. Elle affirme que toute combustion d’envergure garde propension à un remaniement d’ordre climatique (parfois même à effet différé), tant au niveau de la température (comme il peut sembler normal) qu’à celui de la vitesse des vents et à l’éclosion d’orages.

Revenant sur l’incendie ayant frappé le pourtour de la Sainte-Baume, et notamment sur l’effet différé précité, Karzenstein prédit un déplacement des nappes phréatiques, phénomène propre à conditionner une prochaine surcondensation, donc une évaporation suivie d’une reconduction aqueuse sous forme de pluie occasionnant une luxuriance accrue de la végétation locale... Sans vouloir confirmer les adages énonçant qu’à quelque chose malheur est bon, ou que le malheur des uns fait le bonheur des autres, notre Enseignante aborde l’avantage dont bénéficient certaines plantes de moyenne envergure, consécutivement à l’embrasement d’arbres à la cime plus élevée et filtrant par trop la lumière. Cette dernière, de la sorte moins tamisée, assume aussitôt son rôle de libératrice des semences enserrées dans les graines de ces plantes porteuses, lesquelles stagnaient jusqu’alors de par leur taille limitée. S’attelant à nous fournir des exemples de ce type de prospérité incidente, Karzenstein cite les mimosas bordant les flancs du mont Tanneron dans les Alpes Maritimes qui, en leur temps, eurent également à souffrir d’un terrible incendie.

Les bons offices du feu ne s’arrêtent pas à ces seules actions puisque nous est offert d’apprendre que la fumée, au gré de sa dissipation, souscrit également à un surcroit de germination en dispensant alentour (entre autres gaz) du dioxyde d’azote. Faisant référence à la mise en jachère de certaines terres et à leur traitement par brûlis, Karzenstein vante l’influence purificatrice du feu, lequel assainit le sol - en surface comme en profondeur -, modifiant sa structure, lui donnant à s’enrichir en azote, phosphore et potasse. Elle fait pour lors allusion au morceau de soleil devenu en sa combustibilité existentialisatrice le noyau de notre planète l’assimilant au véritable coeur magmatique de cette dernière... Gageons que c’est sous le couvert de cette plaidoirie - une décennie plus tard - naquit une chanson intitulée « S’émerveiller au Mystère ».

Sur une musique éclose de la collaboration entre Gilbert Pagano et Jean-Luc Spagnolo (personnage qui entrera prochainement en lice dans le récit des Visiteurs de l’Espace Temps), j’écrivis un texte sur « les quatre éléments » que constituent l’air, le feu, l’eau et la terre. Je clorai donc ce chapitre en vous conviant à découvrir les deux strophes correspondant au feu :

Dans l’âtre du centre du monde,
Bouillonne le sang des volcans
Magma, en ton coeur abonde
Le feu des veines du Temps...
Savoir en doser la flamme,
N’avoir pas à s’y brûler,
L’enfer n’est que filigrane,
Le feu reste la clarté....

Notes

[1Possiblement en 1989, incendies entre Nans-les-Pins et Saint-Zacharie : Retour sur le mois d’Aout 1989 et ses terribles incendies de Trets et Sainte Victoire.

 

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2 Messages

  • Non Yoyo c’est un incendie qui ravagea les contreforts septentrionales de la Sainte-Baume entre Gémenos et Auriol, la partie en voie de calcination ayant fortement ému Jean-Claude Pantel concernait le Baou Rouge, Liquette et les barres dites de Bassan, puisque visible depuis sa ferme d’Auriol. Je corrobore - pour y avoir vécu aussi - les dires de KARZENSTEIN : Jamais cette partie du massif n’aura été aussi verdoyante qu’après l’incendie. &.


  • N’omettons-pas le refrain qui ne fait pas mystère du Feu ou de la Lumière qu’il contient ou mieux, qui le visite ! S’émerveiller au défi Que nous jette le sort, S’émerveiller quand surgit, En marge du décor, Un embryon du « mystère » Qu’exhale le Destin, Eclaboussés de Lumière, S’émerveiller enfin De vivre, de vivre... et d’être vécus...

    Et pardonnez l’insassiabilité qui ne me brûle que trop à l’évocation de lire le Tome III, condensé de Lumière s’il en est, à ne manquer sous aucun prétexte !!! What else ?


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