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Extraits du dialogue ayant eu cours le 12 janvier 2019 entre JIGOR et JANTEL

D 12 janvier 2019     H 15:06     A Jantel, Jigor + Zilder     C 11 messages


Bonjour tout le monde,

Eh bien voici, à l’instar du commencement de l’an 2018, celui de l’an 2019 nous gratifie d’un « Texte ». Il résume un entretien s’étant déroulé avec un V.E.T, en l’occurrence JIGOR.

Autrefois, ces entretiens avaient lieu en fin d’année, le plus souvent d’ailleurs, le 31 décembre, tel que le relatent les 2 premiers tomes des « VISITEURS DE L’ESPACE TEMPS ». Mais en finalité, qu’importe la date fixant l’échéance de la chose ? Nous sommes toujours « heureux » de vivre ces moments-là, où l’échange se prédispose à devenir un apport. Ayant été prévenus, une semaine avant, par KARZENSTEIN de l’imminence de « la visite » de « son semblable », nous avions, comme nous le faisons habituellement, préparé la première question. Ensuite, nous avons cru bon, par rapport précisément au sujet illustrant cette première question, d’adjoindre au « futur contenu » de notre dialogue, quelques pages rédigées par Pierre TEILHARD DE CHARDIN. Chacun prendra donc connaissance de tout cela et pourra, éventuellement, procéder sinon à quelques « recoupements » avec certains Textes de ces dernières décennies, du moins se poser d’autres questions qui pourront s’avérer être complémentaires. En outre, rappelons que ledit « chacun » aura la possibilité de poser ces questions sur le site WWW.JANTEL.ORG, ceci pouvant procéder à apporter - directement ou indirectement - d’éventuels « éclaircissements » pour celles et ceux qui s’intéressent à l’étude à laquelle nous nous prêtons sur le site précité.

Voilà, comme nous sommes en pleine période de « souhaits » de toutes sortes, il me reste à vous souhaiter bonne lecture de ce compte-rendu, et à vous assurer de mes plus amicales pensées.

Jean-Claude PANTEL

 


ZILDER ; Extraits du dialogue ayant eu cours le 12 janvier 2019 entre JIGOR et JANTEL


 
JANTEL :
Il semble que depuis quelque temps, « l’ambiant » incite une partie de l’opinion autorisée à faire publiquement état des effets dangereux qu’engendre la surpopulation. Ne nous trouvons-nous pas dans une situation similaire - ou quasi similaire - avec celle que vécurent, en leur temps, les Androgynes quand ils eurent à agir tel que KARZENSTEIN nous l’a su développer, en juin 1999 ?

 
JIGOR :
En désuperposition, sans conteste, Jantel, dans la mesure où les cas que vous placez en parallèle se positionnent, tous deux, en fin de cyclique et, plus précisément, dans le cadre établi d’un point de non-retour. Toutefois, convient-il de ne point se borner à réduire les effets de la surpopulation au seul facteur de quantité viable, celui de densité viable s’avérant, tel que vous ne l’ignorez plus, désormais, d’une importance sans commune mesure.


 
JANTEL :
Nous pensons avoir compris que le facteur de densité viable concernait d’autres strates du « tout existant » dont particulièrement celle dans laquelle vous évoluez, mais en quoi, ou plutôt sous quelles formes, si je puis dire, vous trouvez-vous concernés - ou plutôt touchés - par le problème de la surpopulation ?

 
JIGOR :
Par la multiplication des effets différés auxquels procède le principe de répartition, Jantel ! Dans l’espace volumique ayant pourvu à notre intégration, le suspensif a entamé un processus de rétraction dont nous vous avions avertis. Ce processus appartient à la concordance en l’adaptabilité qui, vous le savez, normalise « une situation d’ensemble », n’épargnant, en rien, le désordre des formes que sait engendrer cette forme de désordre provoquée par le processus de rétraction, en ce que représente la formulation intégrale de son expression. L’entropie qui accompagne le processus génère des déplacements de population, en attendant qu’en le Choisi du Temps, la géologie n’entame, à son tour, ses propres déplacements. Ce qui vous fit d’ailleurs récemment déclarer que les derniers - en l’occurrence le corps des populations - se trouveraient être les premiers dans ce qui ne représente, en la finalité définissant le mouvement, qu’un pan de la réunification post-originelle.


 
JANTEL :
En mentionnant la multiplication des effets différés provoqués par le principe de répartition, vous me faites penser à ce fameux paradoxe consignant l’harmonie dans la disharmonie cité à la fin du siècle dernier par KARZENSTEIN. Je veux dire, en cela, que l’harmonie étant seule à pouvoir « multiplier », nous sommes présentement habilités - en marge de « l’identité » que nous sommes à même de donner à la disharmonie - à devoir considérer que « la situation » est, somme toute, normale, d’autant que vous venez de préciser que la concordance en l’adaptabilité demeurait là, afin d’équilibrer les effets dus à la praxie du principe de répartition.

 
JIGOR :
Il vous faudra toujours vous convaincre que l’habilitation à ce stade d’expression n’est pas chose acquise pour l’espèce à laquelle vous appartenez, actuellement, dans la mesure où le principe de conversion qui régit son « dimensionnel » engage régulièrement cette espèce à vouloir établir « un équilibre parallèle » à l’astatisme.


 
JANTEL :
Je ne saisis pas ce que vous entendez par « équilibre parallèle ».

 
JIGOR :
« Une habilitation », à ce niveau d’expression de la Loi des Échanges représente « un faire-corps », Jantel. Or, le délai de conversion propre à votre « dimensionnel », mutile - pour ne pas dire annihile - tout véritable « faire corps » provoquant, au passage, « un décalage » qui procède à établir « un équilibre » qui, bien que devant, en le Choisi du Temps, se fondre en l’astatisme, ne peut être vécu par un réel symbiotisme pour ce qui relève de l’harmonie en la disharmonie que nous discernons, en la circonstance.


 
JANTEL :
Oui, si je comprends bien, il s’agit là ni plus ni moins d’un exemple de notre « incapacité chronique » d’accepter ce qui survient, lorsque ce qui survient n’entre pas véritablement en adéquation avec notre informationnel de base...

 
JIGOR :
Quelle que soit la nature du spécifisme dont il dépend, le sens à donner à l’Existence se limite, toutes nuances établies, à l’orientation à laquelle elle nous voue. Le mot sens, pris en tant que signification de sa survenance, demeurera toujours abstrait, nul n’ayant jamais eu la capacité de côtoyer « consciemment » le surcroît de fulgurance l’ayant, sous son dimensionnel de produit de la Création, consacré à sa praxie de « génitrice ». Nous vous avons entendu, plus d’une fois, regretter que ne soit posée, plus souvent, la question du sens qu’il y aurait à donner à l’avènement du produit de la Création. Dans ce cas précis, soulever la question ne porte pas la réponse...


 
JANTEL :
Je me souviens qu’au cours de nos tout premiers contacts avec vos semblables, RASMUNSSEN nous avait confié que vous pourriez toujours nous donner une explication sur « le comment », voire « le quand », mais en aucun cas sur « le pourquoi » de l’Existence qui, en l’occurrence, serait devenu « un parce que ». De toutes façons, cela démontre que vous et les vôtres, bien que conscients de ce que vous avez appelé un situé non situable, ne paraissez pas dérangés, plus que ça, par cet état de fait...

 
JIGOR :
Ce serait, une fois de plus, faire moindre cas de la fulgurance mimétique qui, tel qu’il vous le fut signifié, nous autorise à vivre un faire-corps, lequel demeurera toujours un facteur déterminant dans la permanence dans l’acceptation.


 
JANTEL :
Alors à propos d’acceptation, un ami nous a transmis des écrits de Pierre TEILHARD de CHARDIN qui, selon son statut de « chrétien convaincu » - et certainement aussi de par la capacité relative à son informationnel de base - était, à mon avis, davantage habilité à vivre - et j’ajouterai à être vécu par - cette dynamique d’acceptation. Je ne prétendrai pas assurément que le mot « dynamique » s’applique dans ce cas précis, mais si l’acceptation n’échappe pas à « la vérité d’ensemble » dont vous nous avez fait part, elle doit faire partie du « mouvement existentiel » et devrait alors pouvoir être qualifiée de « dynamique ».

 
JIGOR :
Automatiquement, Jantel. L’acceptation appartient au mécanisme que pourvoit la Loi des Échanges qui, dans la pratique, s’établit en la circulation de flux qui tournoient et se projettent dans un mouvement que vous savez spiralien et, qui du fait, induit un processus de « dynamisation ». Donc, en désuperposition et démultiplication, à l’instar du faire-corps que nous venons de citer, accepter fait bien état de « dynamique », et, du reste, vous le corroborez comme il se faut dans l’une de vos « verbalisations musicales ».


 
JANTEL :
Oui, enfin, disons que la chanson se confine, plus spécialement, à « l’aspect philosophique » de la chose : un aspect dont nous vous devons, en quelque sorte, la paternité depuis que vous nous avez fait scinder les trois tendances que figurent résignation, tolérance et, bien entendu, acceptation... Donc, afin de ne pas trop m’éloigner de mon propos, je voudrais, si vous êtes d’accord, vous soumettre les écrits de Pierre TEILHARD de CHARDIN dont je viens de vous parler et qui font, entre autres, référence à la question que j’ai soulevée précédemment, à propos du « nombre croissant » d’individus sur la planète...

 
JIGOR :
Je possède connaissance de ces écrits, mais sachant que notre conversation, par ailleurs scripturalisée par ZILDER, s’évaluera, à terme, comme partie intégrante de votre rendu, je vous engage à agir ainsi que votre cogito vous l’a laissé envisager...


 
JANTEL :
Merci, ces écrits sont extraits d’un article intitulé « L’activation de l’énergie », document apparemment publié en 1963, donc à la même époque que celle où Gaston BOUTHOUL, fit éditer, de son côté, son livre « Les dangers de la surpopulation »... Bon, ce petit rapprochement effectué, je vous lis donc quelques extraits du manuscrit rédigé par Pierre TEILHARD de CHARDIN […]

Première phase : la multiplication de l’autre, ou la montée du nombre.

À l’origine de tous nos troubles se discerne, avec évidence, le pouvoir irrésistible de prolifération qui caractérise la matière vivante. Aussi longtemps que leur degré de complication interne se tient au-dessous d’une certaine Valeur critique, les corpuscules dont est formée « l’Étoffe de l’Univers » ne manifestent aucune tendance permanente à accroître le nombre spontanément.

Sitôt, par contre, que, à force de complexité dans leur structure, ils se « vitalisent », ces mêmes éléments commencent à se reproduire : tantôt (c’est le cas le plus simple) par dédoublement d’eux-mêmes ; tantôt (grâce à certains perfectionnements de ce processus élémentaire) par lente accumulation et brusque émission d’une myriade de germes. De là, l’effarant « accroissement numérique des centres de conscience » au sein de la Biosphère ; de là, « l’augmentation en volume » des êtres multicellulaires ; de là, à l’échelle du groupe, « la genèse » et « le buissonnement », par ramification, des espèces vivantes.

Nous savons toutes ces choses, pour les avoir lues dans les livres ou regardées en dehors de nous, dans la nature. Mais avons-nous jamais réalisé, dans notre esprit, combien ce mécanisme biologique de « la pluralisation » nous enveloppe et nous tient par le fond de nous-mêmes, non point relâché, mais resserré, et comme aggravé, par notre accession à la condition humaine ?

Si la Vie pouvait aujourd’hui s’épandre (à supposer qu’elle ait jamais pu naître et grandir) sur une surface illimitée, ou indéfiniment élastique, il n’y aurait aucun inconvénient à ce que l’Humanité multiplie chaque jour davantage, soit par le jeu physiologique des naissances, soit par l’éveil psychique des masses endormies, le nombre absolu des individus et des nations qui la composent. À chaque augmentation de pression interne, succéderait immédiatement une détente externe ; et « l’équilibre » se trouverait à chaque instant rétabli.

Mais voilà. Pour des raisons physiques clairement liées à la structure « pan-corpusculaire » de l’Univers, la Vie terrestre prise dans son ensemble, reflète, à une échelle gigantesque, les conditions de l’état moléculaire. Elle se développe sur une surface rigidement fermée. Il y aurait tout un livre à écrire sur les relations qui subordonnent génétiquement la simplicité de l’Esprit à la rondeur de la Terre ! Mais, à première inspection, il faut bien avouer que cette rondeur est pour nous le principe d’une gêne immense.

Plus nous nous multiplions, en effet, en nombre, en volume et en rayon d’action individuelle, plus nous divisons pour chacun de nous l’espace libre (bien diminué déjà par l’espace des mers) mis à notre commune disposition par la nature. Il y a cinquante ans seulement, nous pouvions encore voir sur nos cartes d’écoliers, de vastes étendues blanches, en Afrique, en Amérique, en Océanie, où l’Homme pouvait trouver à s’étendre. En une génération, ces trous se sont comblés. Et des masses humaines de même haute densité démographique, de même haute tension culturelle, se trouvent maintenant en contact par tous leurs bords. Quelle que soit la signification, plus ou moins durable, du plafonnement signalé par les statistiques dans l’accroissement absolu des populations les plus civilisées, c’est un fait que, par augmentation numérique, et plus encore peut-être par dilatation dynamique des éléments qui le composent, le groupe humain atteint en ce moment un degré, jamais encore approché, de sur-compression. L’écrasement sur soi-même d’une masse proliférant en volume fermé. La répétition (mais à une échelle totale, et donc spatialement sans issue) du phénomène qui faisait déjà se chasser les unes les autres hors des Terres Promises les peuplades néolithiques. La prise en bloc de l’Humanité sur elle-même...

N’est-ce point là ce que signifie et ce qu’apporte notre guerre mondiale ? N’est-ce point là ce qui se passe ? […]


 
JANTEL :
Je me permets d’interrompre un instant cette lecture car je pense que, par rapport à tout ce que vous - et les vôtres - nous avez donné tout au long des quarante-six dernières années, il y a matière à établir des « recoupements » et surtout, matière à « regarder » avec une incessante « vigilance » ce à quoi le Monde semble rendu, aujourd’hui : tout ce qui, en finalité, ne fait qu’entériner ce sentiment de « démesure » auquel notre Humanité n’a - jusqu’à ces derniers temps, tel que je l’ai mentionné au début de notre conversation -, guère prêté attention...

 
JIGOR :
Les recoupements sont manifestes, dans la mesure où l’auteur a su « intercepter » l’insigne importance qu’il importe de reconnaître au réactionnel s’exerçant entre ce qu’il appelle la simplicité de « l’Esprit et les lignes courbes que dessine le support terrestre »...


 
JANTEL :
Il précise bien « qu’il y aurait tout un livre à écrire sur les relations qui subordonnent génétiquement la simplicité de l’Esprit à la rondeur de la Terre !« 

 
JIGOR :
Toutefois, il se confirme également que de par l’absence d’éléments complémentaires auxquels il n’a pas eu accès, il se méprend en concevant que ne se répertorie « aucune tendance permanente » autorisant le nombre à s’accroître de manière spontanée. Or, vous ne vous trouvez plus sans savoir que le Systématisme Originel axe justement sa praxie sur un mécanisme ininterrompu de recyclage. Ce point de vue dénote, comme il se faut, la limitation de la vision à laquelle votre espèce du moment demeure vouée. Ce n’est, en la désuperposition qui le meut, que simple effet de « gradualisation » du perceptivisme s’exprimant en l’actionnel alloué à chaque spécifisme. Compendieusement parlant, ce que nous vous conviâmes à « apprécier » en tant que situé non situable. Occurrentiellement, et pour donner référence à ce que nous évoquâmes, en début de conversation, cet « élément de caractérisation » vous autorise ainsi à concevoir de mieux en mieux la différenciation qu’il sied de relever entre quantité viable et densité viable. « Le nombre », en tant qu’élément évaluateur de la quantité, ne peut a contrario faire un juste rapport de la densité qui, quant à elle, ne se quantifie pas seulement dans le formationnel, mais dans l’informationnel qui s’emploie à la définir, en fonction de la mue constitutionnelle qu’impose l’évolution que vous savez être l’élaboration continuelle de l’agencement constitutionnel.


 
JANTEL :
Ceci dépendant, si mes souvenirs sont bons, du « déploiement » de ce que vous nous avez enseigné à nommer l’ordre implié.

 
JIGOR :
Déploiement qui régularise le rapport volume / vide, au nom de l’astatisme garant de la continuité des cycliques. Ceci entendu, vous êtes invité à poursuivre la lecture de la scripturalisation teilhardienne.


 
JANTEL :
Puisqu’au passage, vous y avez fait allusion, je me rappelle qu’il m’avait été donné, en effet, de procéder à cette remarque sur « la rondeur du support » et son influence sur ce que TEILHARD DE CHARDIN nomme « l’Esprit », mais il est vrai, aussi, que je n’avais pas tracé de parallèle entre la nature du conséquentiel que figure le réactionnel auquel fait référence l’auteur et le causal qui, en amont, évidemment, se trouve être l’actionnel duquel tout émane originellement, et que je me suis autorisé à nommer « Alchimie perpétuée » dans la rédaction de « Mémoire d’Éveil ». Voilà, je reprends donc où je m’étais arrêté : […]

Deuxième phase : la liaison avec l’autre ou la montée du collectif.

Ainsi, nous commençons à être trop nombreux pour nous partager la Terre. « L’espace vital » se met à manquer.

Et, en réaction instinctive contre cette émersion incessante de l’Autre autour de nous, notre premier geste est de repousser ou d’éliminer les intrus qui nous étouffent.

Or, c’est ici qu’apparaît un effet ultérieur, et à première vue aggravant, de la force « multipliante » sans cesse renaissant du fond de la chair dont nous sommes formés.

Plus nous nous débattons les uns contre les autres pour nous dégager, moins nous parvenons à nous isoler. Plus nous nous emmêlons au contraire ; et plus nous constatons, non sans inquiétude, que de nos servitudes entremêlées tend invinciblement à sortir un ordre, pour ne pas dire un être, nouveau - animé d’une sorte de vie propre, et qui, tout formé qu’il soit de nos consciences individuelles, tend à absorber celles-ci (sans les assimiler) dans un réseau aveugle de forces organisées. Le Collectif -.

Depuis longtemps, - depuis l’apparition des premiers groupements paléolithiques, en fait -, des liens avaient commencé à se tisser entre hommes que rapprochait le besoin de se défendre, de s’aider, de sentir ensemble. Et l’Homme profitait, et il jouissait de cette communauté dont il s’imaginait tenir en main les commandes. Mais voici que, depuis l’essor - surtout des méga-civilisations industrielles -, la force que nous avons aidée à grandir tend à nous échapper, et à se dresser contre nous-mêmes. Par suite d’un renversement de signe, la Société, que l’Homme pensait avoir faite pour ses avantages personnels à lui, fait mine aujourd’hui de se retourner sur l’individu pour le dévorer. « Les Relations » deviennent « Liens ». Et alors, devant cette montée irrésistible autour de nous des systèmes unitaires, consécutive elle-même à la montée irrésistible des masses, les étudiants de la Biologie en viennent à se demander si nous ne serions pas dans cette affaire, les sujets et les spectateurs impuissants d’un des jeux les plus anciens et les plus caractéristiques de la Vie : celui qui consiste pour elle, une fois un type organique organisé, à utiliser celui-ci comme une simple brique pour la suite des constructions.

On a beaucoup parlé, non sans raison, de la naissance, de l’accroissement, de l’épanouissement, de la sénescence et de la mort des rameaux vivants. Ce qui est moins remarqué, dans cette vie des Espèces, c’est la tendance qu’elles laissent toutes voir, une fois atteinte leur maturité, à se grouper, par voies diverses, en larges unités socialisées : comme si, dans les colonies de Polypes, ou dans les associations prodigieusement différenciées formées par les Insectes, une sorte de super-organisme essayait de se constituer au-delà de l’individu. Plus on essaie, avec des perspectives présentes à l’esprit, de déchiffrer la marche du Phénomène humain, plus l’évidence grandit que, sous le voile des « forces totalitaires » qui s’étendent sur nous en ce moment, c’est exactement le même déterminisme biologique qui opère que celui dont sont sortis, il y a quelques millions d’années, la Ruche et la Termitière.

Observée de dehors, constations-nous plus haut, l’Humanité, partout maintenant en contact avec elle-même, approche de son « point de prise » ou de solidification. Elle commence à ne faire plus qu’un bloc. Simultanément, par le dedans, n’entrerait-elle pas dans sa phase « phylétique » de collectivisation (ou socialisation) ?.. Voilà qui expliquerait bien des choses dans cette Guerre paradoxale où l’antagonisme libertaire des peuples se combine si étrangement avec une totalisation qui guette automatiquement, quelle que soit l’issue du conflit, le vainqueur aussi bien que le vaincu. Mais voilà aussi devant quoi se révolte en nous, avec le sens de notre dignité, l’instinct profond de notre liberté.

« Croissez et multipliez » : telle était, nous l’admettions jusqu’ici, la consigne sacrée de l’être organisé. Serait-ce que, au-delà d’une certaine limite, les deux termes de la formule commenceraient à se contredire ? Poussée plus loin, la Multiplication ne va-t-elle pas éteindre en nous par mécanisation, l’étincelle de spontanéité et de conscience qu’il avait fallu trois cent millions d’années de Vie et vingt millénaires de Civilisation à l’Évolution pour allumer en chacun de nous ?

Face à la marée du Collectivisme, qu’allons-nous faire ?

Briser en nous les forces « d’Orthogénèse » en faisant par grève consciente à la natalité, reculer le Nombre, est-ce possible ? Ce geste suffirait-il, du reste, à écarter les lèvres de la fissure qui sur nos individualités se referme ? Et puis l’Humanité ne périrait-elle pas tout simplement sous ce traitement forcé ?

D’autre part, nous abandonner servilement ou stoïquement à l’enlisement graduel de nos personnes dans un système anonyme, est-il possible que la Vie attende cela de nous ? La situation paraît sans issue si la logique inflexible du Nombre est de conduire à la machine collective.

Mais sommes-nous bien sûrs, après tout, que ce soit vraiment vers la fourmilière que le jeu des forces inter-humaines de cohésion nous aspire ? […]


 
JANTEL :
Je m’interromps de nouveau, puisque le texte de THEILARD de CHARDIN est scindé en trois « phases » et que vient de s’achever la deuxième. Alors, je dirai qu’il ressort que l’intérêt majeur de ces écrits se trouve dans le questionnement auquel se livre l’auteur. Ensuite, une fois encore, les réponses que nous avons pu recueillir dans les entretiens auxquels vous nous conviez depuis à présent presque 46 ans font bien valoir que TEILHARD de CHARDIN n’était pas en possession de toutes les données, ce qui confirme ce que je viens de dire : l’intérêt majeur de cette lecture se positionne dans le questionnement qui, à mon avis, peut, par ailleurs, s’avérer très utile pour tous ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’avoir recours auparavant à ce genre « d’interrogation(s) » et j’ajouterai : davantage encore, à l’endroit de tous ceux qui ignorent tout ce que vous - et les vôtres - nous avez apporté, au cours de toutes ces années.

 
JIGOR :
Quelque quatre décennies en arrière, il vous avait été spécifié que « qui soulevait une question, portait obligatoirement la réponse ». Vous indiquer que TEILHARD de CHARDIN n’aura pas échappé à la règle se confirme être un lieu commun. Outre la qualité de sa « scripturalisation », dans la forme comme dans le fond, ressort, de manière homologue, la vocation anthropocentrique du personnage. Nous entérinerons votre déduction quant au fait que l’intérêt majeur du questionnement teilhardien réside précisément en le questionnement lui-même. « Se questionner pour faire se questionner les autres ». En franche collusion avec ces propos, vous ne manquerez toutefois pas, en ces instants, d’exercer conjointement votre souvenance sur ce qui vous fut exprimé - et conseillé - à propos de cet exercice, à savoir que ceux voués à être les supports occasionnels d’une forme de savoir ne doivent se risquer à partager ce savoir qu’avec ceux qui se présentent à eux et qu’il convient d’amener à répondre à leurs propres questions. Outrepasser ce principe expose à de conséquentes déconvenues, aussi bien pour ceux qui apportent le savoir que pour ceux qui croient pouvoir le réceptionner en bonne et due forme.


 
JANTEL :
Je me souviens de ce conseil, à tel point que je le cite assez régulièrement, lors de conversations que je peux avoir avec mon, plus ou moins proche, entourage. Mais il est vrai que vous êtes déjà depuis longtemps au courant de cela... Devons-nous nous attarder ici sur quelque élément susceptible de compléter les écrits ou préférez-vous que nous passions à « la troisième phase » qui clôt le développement de ce chapitre ?

 
JIGOR :
Ce qui détient possibilité de compléter les présents écrits vous a déjà été donné. Ceux s’intéressant aux résumés que ZILDER fait de nos entretiens sauront s’y référer. Aussi, reste-t-il préférable que vous poursuiviez la lecture du document, nous aurons ainsi d’autres éléments à considérer, pour ce que représente ce par quoi nous avons entamé ce débat.


 
JANTEL :
Bien, alors je reprends la lecture... […]

Troisième phase : la synthèse de l’autre, ou la montée du personnel.

L’heure est venue, à mon avis, pour tout homme qui pense, de forcer le cercle où s’enferment conventionnellement nos perspectives humaines, et d’envisager la vraisemblance d’une hypothèse qu’un poids grandissant de faits commence à imposer à notre pensée.

Je mentionnais plus haut, en passant, la relation de plus en plus manifeste qui se découvre entre le degré de conscience des êtres et leur degré de complication. Scientifiquement parlant, tout se passe dans le Monde comme si l’étoffe de l’Univers (dont les propriétés changent, nous le savons, dans les deux directions spatiales de l’Infime et de l’Immense) pouvait également varier (temporellement, cette fois), dans une troisième direction, celle du Complexe : la Vie n’étant autre chose que « l’effet spécifique » attaché aux complexités extrêmes. Tant qu’une particule cosmique ne contient que quelques milliers d’atomes agencés, elle paraît encore morte. Mais si ce « chiffre corpusculaire » monte à plusieurs dizaines de mille, elle commence à s’animer (c’est le cas des virus). Dans la cellule, et au-delà, chez les vivants supérieurs, le simple nombre des éléments chimiques engagés dans l’organisme (sans faire entrer en ligne de compte leurs combinaisons échafaudées) bondit à des valeurs astronomiques. Cette variation évidente de la Vie en fonction directe des Grands Nombres « synthétisés » s’explique simplement si l’on admet que la Matière est d’autant plus « centrée » (et donc d’autant plus consciente) qu’elle est plus organisée. Dans le cas des corpuscules simples ou relativement simples, « la centration » est faible, et par suite « le psychisme » imperceptible. Dans le cas, au contraire, des hautes complexités, le centre s’approfondit et se resserre, par effets d’organisation : et, du même coup, apparaissent et grandissent les phénomènes d’introspection et de spontanéité. De ce point de vue, la Conscience serait une propriété physique liée simultanément à « la centration » et à « la complication » de la Matière sur elle-même. En sorte que, suivant la face qu’on regarde, l’Évolution se présenterait, ou bien (vue de dehors) comme une archi-synthèse chimique, ou bien (vue de dedans) comme une « Noogénèse ».

Voilà qui cadre exactement avec l’expérience.

Ceci posé, limitons notre attention à l’Homme.

Considéré individuellement, l’Homme est, quantitativement et qualitativement, la plus hautement compliquée, et partant la mieux centrée, et donc par le fait même la plus consciente des particules cosmiques. Mais ce n’est pas tout. L’Homme ne peut jamais être pris à l’état de particule isolée. Il est essentiellement multitude ; il est multitude croissante ; et surtout, grâce à son étonnant pouvoir d’inter-fécondation physique et psychique, il est multitude organisable. Cette pluralité des molécules pensantes est pour nous un spectacle si habituel que nous ne songeons pas à nous en étonner. Et cependant n’aurait-elle pas une signification profonde ? Pourquoi ne pas imaginer, par exemple, que conformément à toute l’histoire de la Vie passée, elle représente la possibilité et contient le potentiel d’une synthèse ultérieure, trans-humaine, de la Matière organisée ?.. Nous avons coutume de regarder l’individu humain comme une unité close, perdue dans la foule grégaire d’autres unités également bouclées sur elles-mêmes. Ne serait-il pas plutôt l’élément, non encore saturé, d’un ensemble naturel encore en voie d’organisation ?

 
JIGOR :
La véritable conceptualisation de l’expression du « mouvement » ne peut s’effectuer sans que se révèle une substantification du produit dudit « mouvement », sachant qu’il conviendra de toujours amalgamer à la vérité de l’instant le positionnement établi de chaque valeur venant se révéler. Toutefois, il conviendra de noter, occasionnellement, que la conclusion interrogative de cette troisième phase doit vous reconduire à ce que vous avez appris à représenter en tant qu’élaboration continuelle de l’agencement constitutionnel, et aux mues que celle-ci dispense, au travers des mutations d’ensemble s’en démultipliant. Après, ce qui pour vos semblables de l’heure devra prioritairement émerger de cette « scripturalisation », demeure, répétons-le encore, l’insigne richesse du questionnement de son auteur. Une richesse qui, vous l’aurez compris, le prédisposait à effectuer les rejets nécessaires à sa prise de conscience effective, puis à la mue évolutive à laquelle il se trouvait promis, avec néanmoins, précisons-le, la persistance d’une erreur irréformable due à son allocentrisme : celle de projeter la nature de son propre « reçu » dans une idéologie s’accordant à concevoir une multiplication de ce même « reçu ». Ajoutons, pour la circonstance, que ceci vous fut - et vous est encore - personnellement reproché. Mais, en contrepartie, il demeure notoire que ceux qui ont « vocation » d’apporter un savoir, que nous qualifierons de plus élaboré, aux autres, parviennent toujours à « imbiber » ces autres d’une parcelle, si infime soit-elle, de ce savoir. Ensuite, il sied de convenir, sans ambages, que « l’unitarisation » d’un apport de cette sorte, ne saurait se réaliser à l’endroit des « masses » qui n’ont pas habilitation à être vécues, collectivement, par similaire questionnement... N’oubliez pas, qu’en amont du questionnement, se situe, sinon la réponse à ce dernier, du moins, la plupart des éléments s’offrant à la conditionner. Je ne crois point vous apprendre quoi que ce soit en vous rappelant, en l’instant présent, que « cette dynamique » - puisque nous l’avons vu, quelque temps auparavant, il en s’agit bien d’une -, appartient à la qualité de choses à vivre de chacun et que, « causalement parlant », elle se doit « d’obéir » au principe de répartition qui génère à travers la réception du donné, puis ensuite sa perception, ce que vous savez représenter la concordance en l’adaptabilité.


 
JANTEL :
Alors, puisque la concordance en l’adaptabilité régit tout ce que, « conversion » après « conversion », nous transcrivons - pour ainsi dire - du « mouvement » par le biais de nos actes et, bien sûr, de nos agissements, il y a une question - qu’avec mon entourage - nous nous posons souvent : nous trouvons-nous obligés de naître à tout prix, je veux dire à un endroit ou à un autre, dans une famille ou dans une autre, ou alors, ne trouvant carrément pas de « port d’attache », si je puis dire, échapper à ce fait de devoir naître ?

 
JIGOR :
Ce n’est point le fait de devoir naître qui oriente réellement votre interrogation, Jantel, mais bien ce qui est appelé à en résulter ensuite, en la qualité de choses à vivre s’annexant au fait de naître. Mais, je vais néanmoins vous répondre, bien que vous sachant apte à anticiper ce que je vais vous faire valoir. Un amalgame cellulaire en devenir peut se comparer à un flux qui « n’existentialisera » rien de ce qu’il avait, au départ, la capacité « d’existentialiser ». Ce qui ne signifie point qu’il n’existentialisera jamais rien, ou que l’amalgame cellulaire en devenir dont il est question ne se matérialisera jamais... Toutefois, il se peut également que, dans l’un comme l’autre des cas, n’intervienne pas « la résultante autorisée », mais aussi, n’omettons pas de l’ajouter : « non programmée » par le Cyclique. Vous aurez déduit, à juste titre, que ce n’est là que « facette démultipliée » du décalage que pourvoit, dans son élaboration, le stochasto-apodictisme [1] d’où s’est générée l’idée duale assemblant ce que vous nommez hasard et associez, « actionnellement » parlant, à la nécessité. Puisque nous venons de faire état de « schématisation », exemplifions la chose autrement, et considérons le même « pan de mouvement » en le transposant dans un module plus simpliste - quoique toujours positionné dans le cadre du suspensif - sous le formationnel de « nuages ». Au même titre que tous les flux sont potentiellement « existentialisateurs » de par l’énergie qu’ils véhiculent, « les nuages » le sont au niveau de l’eau qu’ils contiennent et qu’ils peuvent déverser. Cependant, vous n’avez pas manqué de constater que des portions d’espace encombrées de « nuages » ne se délestent pas forcément de leurs « hôtes », au moment où serait, un tant soit peu, légitime de s’y attendre : ces derniers poursuivant leur cheminement, afin d’épandre en d’autres lieux « leur contenu » soit, par l’intermédiaire de la pluie, soit par la cristallisation pourvoyant, entre autres, à l’élaboration du parhélique. Perspectives mettant en exergue les modifications auxquelles ne manque point d’exposer l’inévitable Choisi du Temps.


 
JANTEL :
En résumé, pour en revenir, plus prosaïquement, à l’échelon qui concerne l’espèce humaine, nul ne semble obligé de naître, tout au moins dans les normes où nous nous étions engagés à l’imaginer. Sans doute, toujours en fonction de ce que notre capacité d’impression nous autorise à concevoir.

 
JIGOR :
Ce qui est vrai pour l’Etabli ne saurait manquer de l’être pour le provoqué, lequel ne figure, ainsi qu’il vous le fut dit antérieurement, « qu’effet » de démultiplication de l’Établi.


 
JANTEL :
Cela donne à penser au « pourquoi quelque chose plutôt que rien » et nous ramène, indirectement, au sens à donner à l’Existence.

 
JIGOR :
L’essentiel demeure, vous le savez, en le fait de ne pas persister à vouloir faire de toute conséquence la cause de ce qui advient.


 
JANTEL :
Alors, à propos de conséquence et de cause, sommes-nous loin de la réalité, en supposant que les 5% - hydrogène compris - constituant le tout existant ne sont que le produit d’un rejet auquel le Vide aurait eu, et aurait toujours, du reste, à se livrer, afin d’effectuer - à son échelle - une forme de décompression : l’ouverture servant, de fait, à l’évacuation de ces 5% et devenant, de la sorte, une sorte de « soupape » ou de « drain », visant à « équilibrer » un échange que l’on pourrait assimiler à « une fonction organique » basée sur « le principe respiratoire » auquel, toutes proportions gardées, correspond notre complexion, tout sentiment « d’éthique », évidemment, mis à part.

 
JIGOR :
À partir de l’instant où tout se vit et est vécu, en désuperposition et démultiplication, tout état avéré doit se confiner à assumer sa fonctionnalité et la Création est un état. Autant dire, qu’à travers le Systématisme Originel auquel nous l’assimilons - et qui ainsi la détermine -, elle figure en infiniment grand ce que nous représentons en infiniment plus petit... Le reste demeurera « légende » et ne sera, en rien, l’élément permettant au tout existant de ne plus avoir à exister. Sur ce, je ne vous déroberai pas davantage du « temps » qui vous aura été imparti, et vous prierai de transmettre mes coutumières pensées de « civilitude » à tous ceux qui se seront surpris à vous accompagner...

Notes

[1stochasto-apodictique :

  • stochastique : un processus stochastique ou processus aléatoire ou fonction aléatoire représente une évolution, généralement dans le temps, d’une variable aléatoire.
  • apodictique : du grec apodeiktikos (qui démontre, qui prouve) ; un jugement apodictique présente un caractère d’universalité et de nécessité absolue. Une proposition apodictique est nécessairement vraie, où que vous soyez.
    Jigor - 03-07-07 : Ces phases d’implicabilité, en aval du processus stochasto -apodictique qui les pourvoit, possèdent leur « identité structurelle », et sont donc vouées à connaître, en vertu du principe immuable de revie, une « reconduction » sitôt leur rupture consommée.

 

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11 Messages

  • Nous devons remercier comme il se doit JANTEL ( sans relâche) mais - comme il se doit aussi - (En dé-superposition diraient d’autres) notre grand ami RAPHAEL auquel l’on doit tous et toutes cette référence à TEILHARD DE CHARDIN par rapport à sa réflexion sur la surpopulation et ses excès. Bises à toi mon ami. Porte toi bien et à bientôt.


  • Je suis heureux d’avoir pu contribuer à alimenter ces réflexions très pertinentes.

    Je suis heureux également d’apprendre que Jigor et les siens, par la fulgurance mimétique qu’ils vivent et par laquelle ils sont vécus, les autorise à vivre un faire faire corps, lequel demeurera toujours un facteur déterminant dans la permanence dans l’acceptation. (Autrement dit : Ils sont dans l’acceptation). JIGOR : Ce serait, une fois de plus, faire moindre cas de la fulgurance mimétique qui, tel qu’il vous le fut signifié, nous autorise à vivre un faire-corps, lequel demeurera toujours un facteur déterminant dans la permanence dans l’acceptation.

    Je suis également heureux d’apprendre que, de par son statut de « chrétien convaincu », Pierre TEILHARD de CHARDIN vivait cette dynamique d’acceptation. JANTEL : Alors à propos d’acceptation, un ami nous a transmis des écrits de Pierre TEILHARD de CHARDIN qui, selon son statut de « chrétien convaincu » - et certainement aussi de par la capacité relative à son informationnel de base - était, à mon avis, davantage habilité à vivre - et j’ajouterai à être vécu par - cette dynamique d’acceptation. Je ne prétendrai pas assurément que le mot « dynamique » s’applique dans ce cas précis, mais si l’acceptation n’échappe pas à « la vérité d’ensemble » dont vous nous avez fait part, elle doit faire partie du « mouvement existentiel » et devrait alors pouvoir être qualifiée de « dynamique ».

    Je suis encore heureux d’apprendre que « l’acceptation » fait partie de cette dynamique d’ensemble avec laquelle, par conséquent, il est possible de faire corps (donc de vivre et d’être vécu par celle-ci). JIGOR : Automatiquement, Jantel. L’acceptation appartient au mécanisme que pourvoit la Loi des Échanges qui, dans la pratique, s’établit en la circulation de flux qui tournoient et se projettent dans un mouvement que vous savez spiralien et, qui du fait, induit un processus de « dynamisation ». Donc, en désuperposition et démultiplication, à l’instar du faire-corps que nous venons de citer, accepter fait bien état de « dynamique », et, du reste, vous le corroborez comme il se faut dans l’une de vos « verbalisations musicales ».

    Conclusion : pour vivre et être vécu par la dynamique d’acceptation, faites comme Pierre TEILHARD de CHARDIN : soyez Chrétien ! ;)

    De quelle verbalisation musicale s’agit-il ? Et encore merci à Jean-Claude pour « tout son rendu » !


  • Première lettre de Saint Paul apôtre aux corinthiens (12-4 ;11) : Frères, les dons de la grâce sont variés, mais c’est toujours le même Esprit. Les fonctions dans l’Église (l’assemblée) sont variées, mais c’est toujours le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c’est partout le même Dieu qui agit en tous. Chacun reçoit le don de manifester l’Esprit EN VUE DU BIEN DE TOUS ! : à celui-ci est donné, grâce à l’Esprit, le langage de la sagesse de Dieu ; à un autre, toujours par l’Esprit, le langage de la connaissance de Dieu ; un autre reçoit, dans l’Esprit, le don de la foi ; un autre encore, des pouvoirs de guérison dans l’unique Esprit ; un autre peut faire des miracles, un autre est un prophète (JEAN-CLAUDE PANTEL ?), un autre sait reconnaître ce qui vient vraiment de l’Esprit ; l’un reçoit le don de dire toutes sortes de paroles mystérieuses, l’autre le don de les interpréter. Mais celui qui agit en tout cela, c’est le même et unique Esprit : il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté. Tout cela est le même et unique Esprit. Certains sont soumis à la géométrisation (l’espèce humaine) et dépendent du Temps Chronologique et de l’Espace Volumique. D’autres appartiennent à la semi-géométrisation (que notre espèce appellent « les Anges ») et dépendent du Temps Dimensionnel et de l’Espace Vide. D’autres encore appartiennent à la fluido-luminescence (que notre espèce appellent « les Archanges ») et évoluent dans le Temps et le Vide. Mais TOUT CELA est LEME ET UNIQUE ESPRIT !

    UN film ! « Mémoire effacée » disponible sur https://ww2.stream-complet.com/7187... Et bien sûr : https://www.youtube.com/watch?v=U08... et en complément : http://www.jantel-esperluette.com/r...

    Suppose que... https://www.youtube.com/watch?v=5fh...


  • Sauf erreur, pour ce qui est de la verbalisation musicale il s’agit surement des FILLES DE LA RAISON. .


  • Il est sûr que danser avec la respiration du réel, autant que faire se peut, permet de se la couler beaucoup plus douce que de nager à contre-courant. Cela ne veut pas dire être complètement passif et se contenter de se faire balloter en tout, par un détachement paresseux, mais de pouvoir chercher à influencer activement les événements dans le courant même qui les constitue.


  • Ah lala...Pourquoi l’EXISTENCE ? Tous les possibles se sont-ils déroulés, ont-ils été expérimentés sous la/les flèches du temps (chronologique) ? Quelle orientation (signification) de l’existence, en chaque espèce, pour chacun d’entre nous ? Quels choix de « vie » quand on sait que le libre-arbitre nous confine certe, à « surfer » plus ou moins habilement sur notre vague existence, mais sur une vague que nous n’avons sans doute pas choisie (cf. Mai 68) ? Pour quels modes d’existence ?..(cf. la chanson le doute) Certains « mystiques » du passé parlaient de « clichés » « éthérés » pré-existants au monde manifesté.. Ne serions-nous pas (l’humanité ; les autres espèces ; la terre) des agents « pathogènes », constitutifs d’une sorte de virus dans un corps cosmique nous englobant/contenant.. au même titre que les virus sont en état de suspens dans notre corps ? En revenant aux propos de Teillard, tout un chacun peut être amené à vérifier la loi sous-jacente à ses observations : En deça d’une certaine Qté – ne devrait-on pas dire DENSITE ? – de quelque chose observé dans son environnement, son biotope, et de par la loi des échanges régissant tout, rien de particulier ou de significatif ne se passe, sorte d’équilibre ou d’astatisme provisoire ; bien que tout se transforme en permanence on observe en apparence, une certaine stabilité dans un processus d’échanges déterminé, comme un « état » provisoire. Puis, passé un certain seuil, va s’enclencher d’une manière remarquable voire spectaculaire un ou des changement(s) qui transformera alors ladite chose avec ou par rapport à ce qui l’entoure. On peut trouver des exemples à foison dans une infinité de domaines du monde observable : Communauté humaine, vie végétale, animale, minérale, physique, biologique, (bio)chimique, ondes, particules, corpuscules, énergies, électro-magnétisme, tellurisme, microcosme, macrocosme, cellulaire, bactériologique, etc,.. On peut observer que pour une montée ou levée de pain, il faut un seuil de levain, de levures, idem pour la mayonnaise, les dillution de couleurs et que dans quasiment tous les domaines de l’existant, de l’observable, on trouve des exemples à profusion. Ainsi, passera-t-on d’un état donné à un autre par une espèce de saut transitoire, d’étape intermédiaire, entre deux états plus stables. Avec Teillard, on constate qu’il faut donc dépasser un fameux seuil « critique » où une transformation très rapide (exponentielle) va s’activer jusqu’à une nouvelle « stabilité » dans un nouvel amalgame, ou à l’opposé, dissociation (c’est aussi le cas pour l’emballement du nucléaire et des effets quantiques où l’espace/temps se verra relativisé). Quand notre sciences dit quantitatif ou masse critique de quelque chose (onde/matière/énergie) et proportionnalité, les VET nous font valoir la suprématie de la densité en rapport au vide. En recoupant avec Teillard, ça laisse envisager des possibles INSOUPCONNABLES, notamment dans des dynamiques ou dynamisations (cf. Rudolph STEINER vortex & biobynamie ; les hautes dillutions de l’homéopathie ; les travaux sur l’eau et la pensée.. de Masaru EMOTO ; et enfin ce qui fut appelé « la mémoire de l’eau » de l’éminent chercheur Jacques Benvéniste).

    Ne pourraient-on pas imaginer que dans ce désordre ambiant généralisé, puissent (spontanément) « prendre corps » des égrégores (champs symbiotiques de pensées) éclairés ? La prière, l’Espérance combinée à la Foi, un certain projectionnisme dirigé, ou à l’opposé, une totale absence de projection individuelle, par une certaine « déconnexion » sensorielle, ne pourrait-elle créer quelquechose de nouveau et de plus harmonieux ? A défaut d’optimisme, une certaine densité ou intensité de pensées ne pourraient-elles pas faire naître un « truc » a priori utopiste, mais PLUS GRAND qu’à ce que nous résigne notre modeste entendement de par notre triste condition, nous empêchant de l’appréhender ? Dépassant ainsi notre nature foncièrement limitée, enfermée, on pourrait donner l’impression qu’on rame à contrecourant comme le dit Yoyo… Ce n’est paut-être pas tant la recherche d’un résultat que de VIVRE l’EXPERIENCE qui importe, ne répondant ainsi ni au comment, au quand, ni au pourquoi, par la suggestion élargissant le champ d’investigation de notre questionnement vers un pourquoi-pas ? Ceux qui auraient l’audace de nager à contresens, assez fous pour oser braver l’interdit d’une docile soumission à nos sens, aux lois dominantes d’un système donné, se verraient irrémédiablement connotés d’une étiquette de « SUBVERSIF » par les maîtres et serviteurs dudit système « établi », qualificatif dont on doit la paternité à nos illustres Visiteurs.. En d’autres lieux ou autres CIRCONSTANCES, les membres de cette subversion pourraient se voir gratifiés du titre élogieux « d’avant-gardistes » plutôt que de fous.. poussant les « murs » par notre ressenti vers un « élargissement » dû avant tout à la qualité de notre questionnement – on a les préoccupations qu’on mérite ! La VIE réclame peut-être en/par cela, l’émergeance de « nouvelles IDEES/PENSEES génitrices de nouveaux mondes, ce, à l’infini, totalement inconcevable à nos esprits enquilosés ou incarcérés dans un figement par trop structuré.. A noter qu’en se posant des questions, on dépasse en quelque sorte notre triste condition. On pourrait considérer cela comme un début, un frémissement de quelque chose qui ne nous est pas accessible mais qu’on frôle, élargissant ainsi notre capacité d’INTERCEPTION (puisque TOUT pré-existe) tandis que ne pas s’interroger « plus loin que le bout de son nez » nous verrait de facto amalgamés à ce système « s’amalgamellant ».. en bout de course. Pour autant, l’élémentaire prudence, non seulement nous invite mais nous réduit à ne pas crier victoire car l’Acceptation peut ou doit très bien épouser cette forme de soumission au système et à ses désordres ou dysharmonies, reflets ou aboutissement d’un mouvement civilisationnel, avec, pourquoi pas, son déclin,voire sa disparition… Car critiquer, mépriser ou chercher à s’opposer à notre existence, de quelque sorte que ce soit, nous empêche peut-être in fine une « osmose » avec la création et donc son Créateur (ne pas confondre avec résignation).. Le questionnement, l’Etude de ce qui se conçoit, s’écrit, se dit (théorétisme comme il est proposé), l’Harmonie, la Foi, l’Echange en soi, avec mère Nature (l’avant-gardiste et analyste CG JUNG déplorait tel un quasi « péché » capital cette : « rupture du dialogue intérieur et du dialogue avec la nature »), l’échange entre alter-ego et avec « plus grand que soi », ce vaste fourre-tout de ce tant, de ce Tout qui nous dépasse, peut nous faire IMAGINER, sans fuyante rêverie, un rien, un quelque chose de MEILLEUR... « La vie est faite de sens et de non-sens ; j’ai ’’espoir’’ que le ’’bon’’ sens l’emportera »…


  • Au-delà du désir qui affuble nos sens Et qui ceint d’artifices déchaîne nos passions, Au-delà du délire qui brûle nos consciences Au point de consumer nos primes illusions, Il nous faut rechercher, tant que vie nous entraîne, Ce chemin tout de jeux et de plaisirs gratuits Où l’enfance courait jadis à perdre haleine : Trop avancer dans l’âge, c’est rejoindre l’oubli...

    Au-delà du « vouloir » prônant la possession Rendant indignes ceux à qui rien n’appartient, Au-delà du « pouvoir » qu’on lègue à l’ambition, Sans laquelle dit-on, nul ne devient quelqu’un, Il nous faut accéder, ô sublime espérance, Au « savoir » sans projet et nul autre souci Qu’acquérir, partager enfin la Connaissance : Elle porte le germe qui féconde la Vie...

    Au-delà d’aujourd’hui, dans lequel on s’empêtre, Au-delà du « Présent » qu’on vit sans le savoir, Ne vaudrait-il pas mieux que de toujours « paraître » Vivre enfin le « demain » comme on dit le falloir... D’espérer et d’attendre, chacun trop s’impatiente Et les rides nous gagnent qui sillonnent nos fronts : On nous a trop parlé de lendemains qui chantent, Conjuguer au futur éloigne l’horizon...

    Au-delà de la Foi, sans conviction profonde, Prêchée dès « l’âge tendre » à grands coups de sermon(s) Au-delà de la Croix qui fleurit, qui abonde De bûchers en kermesses, d’obsèques en prisons, Voilà que les « credo », les racismes se fondent, Quand la démographie appelle à « l’équilibre » En des conflits divers, aux quatre coins du monde, En épanchant l’Histoire en le lit de nos livres...

    Au-delà de ces mots qui se veulent un chant Où les maux de l’Espèce éclosent de concert, Toi, au nom du « bonheur », tu mendies en passant Un écho, qui hélas, en l’Espace se perd : Et tu viens en la Chose inviter la Tendresse Au banquet de ce siècle où l’on célébrera Déclin et Renouveau, entre larmes et liesse, Pour nous rejoindre ailleurs, peut-être en... « l’Au-Delà » ...


  • Oups... Vous voulez du Vrai, du Vivant pur jus, de l’Emotion Cathédrale ? Laissez-vous saisir par l’Artiste ici : https://www.youtube.com/watch?v=s7e...


  • Anonyme a raison. Il faut trouver un moyen de diffuser l’œuvre de l’Artiste !


  • Dimanche 11 Aout 2019. Hier soir, j’ai téléphoné à Jean-Claude ; il ne m’a pas répondu. Et pour cause ! Il est est en, ce qu’il appelle confusément, « séquence isolatoire ». il est « situé non-situable ». Autrement dit, il a atteint la Plénitude du Vide, du Temps. Il est L’Être réalisé. Il a atteint la « Délivrance ». (voir l’œuvre de René Guénon) Il a atteint la « Réalisation métaphysique ». Ou plutôt... : la « Réalisation métaphysique » l’a atteint. Il est vécu par la Réalisation métaphysique. Étant support plus qualitatif, il sert de support à la Réalisation métaphysique, la Délivrance, L’Être Total, etc... Il est « Qualité Pure ». La Qualité Pure s’exprime à travers lui. Serait-ce pour venir équilibrer notre époque par trop encline à sombrer dans la « Quantité Pure » ? (Le Règne de la Quantité et les signes des temps de René Guénon)

    De temps en temps, il quitte ces « séquence isolatoires » pour téléphoner pour « garder le contact » avec le monde de la « Quantité », car comme il le dit si bien dans sa chanson : « Le vivre d’ailleurs ou le vivre ici-bas ne change ni couleur ni fond de canevas ». « C’EST AU NOM DE L’AMOUR » https://www.youtube.com/watch?v=TIL...

    A notre époque encline à se « dissoudre » dans la Quantité, il existe encore des êtres réalisés. Surprenant non ? :)


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