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Charte synthetique du devoir être de Jean Platania

D 4 novembre 2020     H 12:13     A JEAN PLATANIA     C 1 messages



Prendre conscience qu’il y a un « travail » à opérer à partir de soi en prenant en compte les différents états de trouble (inquiétude, instabilité, ennui, excès) que suscite une existence d’où est absente toute spiritualité.

La spiritualité doit s’entendre non comme adhésion à un dogme ou une idéologie mais la manifestation convergente des intelligences objective et subjective du sujet, c’est à dire aussi bien déceler l’élément de vrai de chaque expérience vécue que comprendre et peut-être exprimer les perturbations des conflits intérieurs.

Cela implique tout d’abord de se débarrasser, après analyse, des fausses valeurs que la civilisation véhicule (notions de bien et de mal, hiérarchie, bien-être matériel, évaluation…) et de se montrer d’une sincérité et d’une humilité sans défaut à l’égard de soi ; cela exige ensuite de ne négliger aucun aspect de l’existence (danger de fragmentation : voir Krishnamurti), c’est-à-dire être vigilant en permanence pour faire en sorte de ne pas se focaliser de façon purement intellectuelle sur des points précis en rejetant d’autres aspects tout aussi importants mais que notre savoir et notre éducation nous auront appris à considérer comme dérisoires.

De même qu’un bon équilibre physique aura des effets positifs sur le psychisme (nécessité d’une pratique sportive permanente en marge de la performance ou d’un programme), l’hygiène mentale qui consiste à développer une pensée curieuse des problèmes liés à l’existence de la vie (Dieu, mort, solitude, générosité et don de soi, sens de la vie, aspirations personnelles, etc.), nourrira un comportement de relative stabilité qui évitera autant que possible les débordements et excès de toutes sortes.

La patience, facteur fondamental de toute évolution personnelle, s’imposera très vite autant comme vérité que comme nécessité car, dans ce type de quête, le but s’éloigne au fur et à mesure que l’on s’en approche ou que l’on croit s’en approcher. D’où l’importance de faire aboutir une chose entreprise (prendre garde au renoncement, facteur d’instabilité car inhérent à l’insatiabilité). L’apprentissage de la musique, les études de philosophie et la pratique sportive sont à recommander.

Le silence et l’être seul (éviter les groupes bruyants, la musique vulgaire, la télévision) dans un environnement propice naturel (tel que la campagne pour nous) prédisposent grandement à la prise de conscience répertoriée (voir textes), car l’élément de dispersion est rejeté. IL s’agit d’un apprentissage difficile dont les premières phases provoquent une douleur bien plus forte que la douleur physique de nature à nous faire fuir la difficulté.

Il est essentiel de comprendre, afin de ne pas structurer la démarche, que cette attitude ne conduit pas l’individu à une création ex-nihilo d’ordre ésotérique. Seulement ce qui « est » nous étant donné, celui-ci se met en situation de recevoir. Seule une expérience prolongée et humble peut aboutir à ce principe et crédibiliser les conditions de sa mise en œuvre.

Il est indispensable que l’intuition et l’instinct occupent une juste place dans ce mouvement. Le sujet se retrouve seul face à une énergie (un donné) qui le submerge mais il sort grandi de l’instant vécu.

L’intuition et l’instinct sont des voix silencieuses du dialogue intérieur que l’homme parfois étouffe jusqu’à ne plus se souvenir de leur importance primordiale.

C’est en sollicitant la souffrance, donc en se remettant en cause (non pas en ce qui est mesurable comme le sport, les études, le travail… mais dans le comportement de chaque instant comme éviter la fuite devant la solitude, les excès de langage ou de nourriture, le renoncement) que l’on forge un tempérament prêt à affronter les difficultés que l’existence nous inflige.

Faire preuve de générosité de façon entière, c’est-à-dire pas uniquement sous l’angle matériel en donnant quelque chose, mais être à l’écoute de l’autre et disponible pour le soulager d’une part de sa souffrance est indispensable si l’on veut, qu’en marge du cogito, accéder à une unité de pensée, fut-elle démultipliée.

Le rayonnement intérieur (faire l’expérience par soi-même) irradie tout l’individu et prédispose à son évolution.

Les supports de la connaissance de soi se trouveront dans tout ce qui se rapportera à une nécessité évolutive (sport, philo, physique, religion, méditation, pensée critique). Il faut apprendre en ces domaines à déceler la nécessaire du superflu, ne pas structurer l’acquisition de ces connaissances en programmant leur enseignement, ne pas en faire un but mais une occupation de l’instant, une gymnastique intellectuelle.

Ce qui résulte d’une telle démarche n’a rien à voir directement avec les facteurs mis en jeu. Le bien-être est la conséquence d’un dépouillement, d’un rejet de l’inutile et renouvelle chaque fois l’intensité de l’instant vécu. Celui-ci ne peut se figer ni en explications, ni en définitions, ni en méthode.

 

 

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