Étude des Textes transmis à Jantel
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Départ

(texte de chanson)

D 31 décembre 2020     H 19:29     A Jean Claude Pantel     C 0 messages


 

Au sortir d’un orage, un arc‑en‑ciel s’apprête à servir de « vaisseau » (sous forme de portée musicale) aux notes de musique et tout ce qui les accompagne. Il y a du sauve‑qui‑peut dans l’expression de cette métaphore, à moins qu’il ne s’agisse en fait d’un simple « positionnement de valeurs » tel qu’il s’en opère au moment de l’aboutissement de toute civilisation.

 


 

PART

 

 

Dessus la portée courbe aux lignes irisées,

D’un arc–en–ciel géant, à l’horizon, figé,

Ils viennent en kyrielle, un à un se poser,

Les signes et les notes et leur « trousseau de clefs ».


Comme oiseaux migrateurs, le tout va s’envoler,

Destination « ailleurs », où il fait bon chanter

D’autres airs, d’autres rythmes que ceux qu’ont inspirés

Nos muses d’aujourd’hui, par trop désenchantées.


L’époque rompt ses digues, la Musique s’exile,

Lorsque l’Art se fatigue, le reste est en péril :

Comme ce fut vécu en d’autres circonstances,

Tout ce qui est déchu roule en la décadence…

Si à « l’esprit critique », je l’ai crié si fort,

C’est pour le réveiller, pour « conjurer le sort » :

Pour qu’un jour, une nuit, s’entonne à l’unisson

Ou quelque Symphonie ou quelque vraie Chanson,

Ou quelque Symphonie ou quelque vraie Chanson.


Et d’autres avec moi ne furent pas perçus

Car l’oreille agressée, déjà, n’entendait plus

Que ce que véhiculait au nom du progrès

La « culture profit » qui nous conditionnait.


La violence et le bruit se virent propulsés

Au–devant de la scène de notre société,

Et la Musique, ainsi, faut–il s’en étonner ?

Fut mise au diapason de la médiocrité.


Si dès lors elle s’apprête, loin de nos frondaisons,

À aller faire fête à d’autres floraisons,

C’est, pour sans coup férir, en le souffle du vent,

Reforger son Empire, hors des cinq Continents…

Qu’elle revienne à temps, afin que s’adoucissent

Nos mœurs adossées au bord du précipice :

Ce gouffre, cet abîme où subsiste l’écho

De ces Trompes Magiques aux murs de Jéricho,

De ces Trompes Magiques aux murs de Jéricho.


Dessous la portée courbe, aux lignes irisées,

D’un arc–en–ciel géant qui tend à s’estomper,

J’imagine là–haut, le vol d’un Concerto

Du même numéro que le Siècle nouveau…


J’imagine là–haut, le vol d’un Concerto

Du même numéro que le Siècle nouveau…


 

Paroles et Musique : Jean-Claude PANTEL

 

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