Étude des Textes transmis à Jantel
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Rencontre

(texte de chanson)

D 31 décembre 2020     H 19:57     A Jean Claude Pantel     C 0 messages


 

Une demi‑prosopopée, en quelque sorte : cette fois, c’est un moulin à vent qui délivre des pages de son passé. Sa complainte engage à mesurer la portée limitée que nous concédons aux choses, faute de les cerner dans leur intégralité. Si les pierres possèdent en propre leur(s) mémoire(s), gageons que la Pensée les vit en vertu des formes qu’elle a su leur octroyer. Convenons de surcroît qu’il serait pour le moins négligeant d’occulter que nous avons aussi du « minéral » en nous.

 


 

RENCONTRE

 

 

D’usage est d’accepter : « la fonction crée l’organe »,

La maxime, en sa phrase, fige par trop ses dires,

Sa vérité défaille, sépulcre qu’on profane,

Lorsque c’est à l’envers qu’il convient de la lire.

 

 

Le mirage, au soleil, se doit d’être en ce Monde,

Nous vivions en été, mais ce fut sous la lune

Que je vis apparaître, entre le ciel et l’onde,

Un cylindre à hélices qui s’approchait des dunes.

 

 

Dionysos ne m’ayant convié à sa table,

Il fallut convenir que s’offrait à mes yeux

Un objet volant, certes, mais fort identifiable

Puisque c’est un moulin qui m’arrivait des cieux.

 

Chuchotant quelques mots à l’oreille d’Éole,

Il interrompit là le ballet de ses ailes,

Sur une aire choisie, des lampyres, des lucioles

Lui balisaient la plage, myriades d’étincelles.

 

 

Voulant me rassurer, il rompit le silence,

Aux rides de sa voix s’égrenaient des années

Faites de souvenirs, d’amitiés en partance

Entre « Triste Figure » et « Cornille » le Meunier.


Sa notion du « logique » meut le credo de l’Homme,

Dit–il, et son « savoir » vogue en marge du « vrai »,

Il oublie, de ce fait, que la pierre dont nous sommes,

Par Deucalion semée, sut le réinventer.


S’épanche l’Existence au cœur de la « matière »,

Quiconque force la Chose ou en fait son dessein,

Quand Atlas vacille et que tremble la Terre,

Croule avec tout le reste, mimétisme divin…

Mais ne va donc pas croire, entre ces paraboles,

Que je suis venu là te donner la leçon,

Garde de moi l’image d’un « moulin à paroles »

Qui vint broyer du noir, le temps d’une chanson !

 

 

Longtemps, longtemps après qu’il se fût fondu dans l’Espace,

Je demeurai pansant la plaie de mon émoi :

La certitude d’être, offerte au temps qui passe,

N’asservit donc le doute qu’en devenant sa proie.

 

 

Se partageant l’histoire, mes rimes, ma musique

Conclurent qu’au bout du « chant », ici–bas, « tout » subit :

Fruit de chair ou de pierre, inhérent au « Cyclique »,

Le « pourquoi » reste obscur quant au but de la Vie,


Fruit de chair ou de pierre, inhérent au « Cyclique »,

Le « pourquoi » reste obscur quant au but de la Vie.


 

Paroles et Musique : Jean-Claude PANTEL

 

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