Étude des Textes transmis à Jantel
Vous êtes ici : Accueil / Chronologie des « Textes » / Année 2021 / Par Zilder : Dialogue Magloow / Jantel
+Editez l'article au format .pdf pour l'imprimer : Enregistrer au format PDF
 

Par Zilder : Dialogue Magloow / Jantel

D 3 février 2021     H 19:38     A Jantel, Magloow, Zilder     C 8 messages




JANTEL :

J’avoue avoir été un peu surpris d’apprendre que vous alliez vous attarder plus longtemps que de coutume auprès de nous et surtout que ce que nous allions échanger ferait l’objet d’un relevé de ZILDER
 

MAGLOOW :

Il est certain que votre proche entourage et vous-même êtes habitués à des interventions plus brèves de ma part. Toutefois, vous ne manquerez pas de vous rappeler que nous eûmes aussi à dialoguer plus longuement, au cours de « cycles solaires » précédents… Toutefois, point n’est pour autant question de nier que je me suis le plus souvent adressé à vous sous forme de locutions lancées dans un style que nous saurons qualifier de « lapidaire ».
 

JANTEL :

Des locutions également empreintes de ce que vous savez être chez nous un évident « humour »… J’en ai précisément deux en mémoire que je souhaiterais citer ici, dans la mesure où ZILDER pourra nous les retranscrire…
 

MAGLOOW :

Que votre souhait s’exauce, JANTEL ! N’est-il pas conditionné par votre « vocation » que nous savons tous encline à vouloir vous faire sans cesse « partager » ce que vous recevez ?
 

JANTEL :

Il est sans doute conditionné par elle, mais je crois que le plus important dans « l’exaucement de mon souhait » réside surtout - en tout cas, à mes yeux - dans le fait d’entamer notre conversation sur une note humoristique, avant de traiter de la situation périlleuse dans laquelle notre Monde se débat aujourd’hui. Ainsi, citerai-je une réponse que vous me fîtes, alors que je prétendais que « nul n’était irremplaçable »… Vous m’aviez alors rétorqué : « À condition qu’existe quelqu’un pour le remplacer ! ». J’ajouterai, au passage, que le ton employé - et ponctué par un rire sonore de votre part - nous avait évidemment portés à vous accompagner dans votre rire…
 

MAGLOOW :

Vous aurez déduit que c’était bien là le but recherché et il est satisfaisant que vous vous en souveniez car, nonobstant sa touche humoristique, le concept s’engage à vous incliner à observer ce qui se présente dans ce fameux « bon ordre » que vous ne manquez pas de conseiller dans votre œuvre scripturalisée du moment.
 

JANTEL :

C’est exact bien que, tel que vous l’aurez relevé, je n’applique hélas pas votre concept en toutes circonstances. Ensuite, pour continuer mes citations, j’en prendrai une qui demeure dans le droit fil de la précédente. Nous faisions une sorte de bilan avec CHANTAL au sujet d’un de ces faits divers que nos semblables ne paraissent pas prendre suffisamment en considération, et nous nous étions alors souvenus des terribles propos de KARZENSTEIN : « L’homme allume des incendies pour avoir à les éteindre ! » [1]. Et, spontanément, vous aviez renchéri en transformant sur-le-champ un de nos proverbes : « Qui trop embrase, mal éteint ! ». Outre la pertinence de votre propos, ce fut aussi de nous apercevoir qu’à deux consonnes près, vous aviez exprimé la même idée pour ce que demeure la finalité de la démarche, à savoir que « le trop » nuit quelquefois à l’idée de « ce mieux » auquel nous disons aspirer, dans le but - apparemment louable - de vouloir nous améliorer… Voilà, je tenais à ne pas passer sous silence votre façon, pour le moins originale, de répondre quelquefois à nos interrogations… À présent, après ce petit aparté, je pense que nous allons aborder ce pourquoi vous êtes venu nous consacrer de votre temps.
 

MAGLOOW :

Le Temps, y compris dans sa praxie de démultiplication, ne nous appartient pas : vous, tout comme mes semblables et moi-même lui appartenons… Du reste, je ne vous apprends rien en la matière : vous l’avez chanté et fait chanter… [2]
 

JANTEL :

C’est encore exact, donc je débuterai notre entretien en rappelant qu’environ une trentaine d’années en arrière, KARZENSTEIN nous avait avertis du fait que l’accélération du mouvement synchrotroniste mettrait en exergue les effets auxquels nous exposait le point de non-retour. Cela devait nous permettre de voir de façon plus distincte les dits « effets ». Nous sommes à même de le vérifier, plus que jamais auparavant. Je me répète sans doute, mais je crois qu’il est important de le faire à l’heure actuelle, tant cette accélération du mouvement synchrotroniste autorise à constater « la confusion » dans laquelle baigne notre espèce humaine qui s’agite dans tous les sens, un petit peu à l’image de ces fourmilières qui se voient soudainement dérangées.
 

MAGLOOW :

Réitérons-le, dans le cas concernant votre espèce humaine, la chose n’a pas outrancièrement varié depuis l’avertissement qui vous fut proféré par KARZENSTEIN. Les retentissements que vous évoquez ne représentent rien d’autre que le produit d’une « sous-totalisation » des expressions auxquelles pourvoient, en « effets différés », autrement énoncé : les trois premiers pans du quatriadisme : « conjoncturel », « circonstanciel » et « situationnel »…
 

JANTEL :

Ce qui donnerait à déduire que « la totalisation » faisant suite à cette « sous-totalisation » représenterait à l’issue du « bilan » s’ensuivant « l’événementiel » en personne, si je puis m’exprimer ainsi !?.
 

MAGLOOW :

Avec tout ce qui s’y raccorde de « sous-mouvements » en « sous-mouvements ». Ceci, dans le but de maintenir la sémantique que vous vous employez à pratiquer dans votre présente « scripturalisation ».
 

JANTEL :

Puisque vous y faites référence, ma présente « scripturalisation » se démène dans cette difficulté d’expliquer, de la façon la plus rationnelle possible, ce que vous nous avez appris à nommer la qualité de choses à vivre. Comme vous le savez, pour parvenir à mes fins, j’ai scindé cet état de chose en deux pans : le global et l’individuel. Puisque vous avez, semble-t-il, décidé de vous attarder davantage que d’habitude auprès de nous, je vous demanderai si ma façon de développer mes explications facilite, quelque peu, la compréhension de ce qu’à l’heure actuelle vit l’humanité ou si, au contraire, elle la complique : auquel cas, je profiterai du temps que vous nous accordez, ce jour, pour vous demander de m’aider à tenter de me montrer encore plus clair, plus explicite dans mon développement.
 

MAGLOOW :

« Le situationnel » s’étant mis en place à cette période demeure la meilleure réponse qui puisse s’apporter à ceux qui ont été, sont et seront susceptibles « d’évaluer » ce qui se produit, tout comme - dans le prolongement - ce qui se prépare. En condensé, ce qui, vous le savez - et ne manquez du reste pas de le relater - ne représente que pur et simple « recommencement ». Puisque s’établit ici mention à ce que vous relatez, je répondrai plus précisément à votre requête en vous signifiant que votre façon de procéder - et qui engage lecteur ou auditeur à ne point agrémenter d’une « éthique » quelconque ce que l’ordre implié déploie - apparaît comme étant la seule réelle difficulté susceptible de réfréner « l’assimilation » de ce que vous vous évertuez à « scripturaliser ». Que cette occasionnelle observation ne m’interdise pas d’ajouter ce que, par ailleurs, vous avez depuis longtemps entériné : la difficulté précitée n’élabore et n’élaborera aucune importance fondamentale pour ce qui participe de la compréhension allouée aux capacités intellectuelles de vos semblables.
 

JANTEL :

Le petit blocage qu’il me semble déceler dans la compréhension des autres, réside dans l’idée de bien faire admettre que l’appréciation d’un « événement » doit s’établir non pas « en partant de soi-même », mais à l’inverse, de « l’extérieur », de façon à relativiser l’importance que nous accordons aux impressions que formule notre cogito. Façon de procéder qui, au final, n’interdit nullement, comme il se doit, de revenir ensuite à « soi », mais dans ce cas de figure : une manière de nous rendre moins enclins à subir ces élans de « passion » qui consacrent « un parti pris » là où, le plus souvent, il n’a pas lieu d’être, sachant bien, grâce à vous et vos semblables que notre qualité de choses à vivre se trouve être associée à « l’interactivité » - qu’en amont de tout - impose la Loi des Échanges, assortie de son principe de répartition.
 

MAGLOOW :

Votre problème JANTEL, reste dû au fait que vous ne gardez pas suffisamment à l’esprit que se dissocient, très naturellement, chez vos semblables « théorie » et « pratique » et que ceci vous offre, au final, de constater une « non-application » de ce qui vous apparaît comme étant acquis chez ceux à qui vous formulez ce que vous venez d’énoncer. Cela vous fut répété à plusieurs occasions. Aussi, les circonstances s’y prêtant encore, ce jour, permettez-moi de vous rappeler ce que vous avait déclaré RASMUNSSEN : « Déceler le vrai est une chose, vivre en conformité avec en est une autre ! ». Or, nous vous l’avons également consigné à plusieurs reprises : cette qualité de choses à vivre relève d’un statut d’ordre dimensionnel, sans plus. Dès lors, concevez plus régulièrement que vous ne daignez le faire que ce ne sont que vos excès vocationnels qui vous donnent d’amalgamer ce que ces « autrui » ont capacité d’entendre au « plan théorique » - et qui participe de l’impression - avec ce qu’au « plan pratique », leur capacité d’expression les autorise, ensuite, à appliquer. Maintenez sans cesse en mémoire que votre espèce se trouve considérablement limitée par la spasmodicité de l’échange auquel sa qualité de choses à vivre l’a vouée, depuis qu’elle eut à connaître la scissiparité que vous savez.
 

JANTEL :

C’est exact et ce n’est pourtant pas faute à KARZENSTEIN - pour ce qui est de vos semblables - et de mes amis CHANTAL et PATRICK pour ce qui est des miens de me rappeler souvent ce « statut d’ordre dimensionnel » ainsi que les excès de la vocation anthropocentrique m’empêchant de me livrer à « une vision » que je qualifierai de plus « pragmatique » de la chose. Comme quoi, sans vouloir me dédouaner pour autant, je n’échappe pas non plus à cette spasmodicité de l’échange que subit notre « espèce géométrisée ».
 

MAGLOOW :

L’incidence existe, certes, mais réitérons qu’elle est moindre dans la mesure où la spasmodicité de l’échange qui vous vit ne donne pas cours à des « répercussions » allant à l’encontre du reçu, ce qui est très loin de ce qui se produit avec ceux au sujet desquels vous entretenez une bien trop fugitive « comparaison ». Nous vous l’avons spécifié : les deux tendances principales qui se démarquent de la capacité d’admissibilité d’impression se résument à voir et entrevoir… Or, vous le savez, et l’avez « scripturalisé » : entrevoir se traduit par voir par intermittence. Et voir par intermittence implique un effet de rupture dans le reçu puis en « répercussion », la continuation - cette fois accentuée - de cet effet de rupture, dans le perçu dont vous n’ignorez plus qu’il matérialise le fait d’être conscient d’avoir reçu. Il devient ensuite évident pour les acteurs de cette qualité d’échange que « les situations » passées, présentes et à venir ne présentent plus cette unité dans l’expression qui les anime et que, n’établissant plus un réel lien entre elles, les acteurs concernés s’empêtrent dans le bourbier de l’approximation et de la superficialité, tel que, du reste, vous vous engagez à le mentionner, au cours de vos conversations, et dans votre « scripturalisation ». Aussi, vous porter assistance dans le but de faciliter « la compréhension » d’autrui dans ce que vous proposez, ne passe par autre initiative que celle de vous répéter d’inciter « ces autrui » à regarder ce qu’il y a lieu de voir, même si la démarche - en « la prise de recul » qui la détermine - doit leur donner d’établir un constat d’échec.
 

JANTEL :

Étant donné que vous faites allusion à l’échec et à ce constat qu’il incombe à tout un chacun d’effectuer, sur quelle base peut-on, à l’heure actuelle, établir ce constat ? - Je situe mes dires sur un plan global, bien entendu.
 

MAGLOOW :

Sur le fait qu’à terme de « la bilanisation » ponctuellement éditée, le constat ne s’effectue pratiquement jamais en franche réalité avec ce à quoi toute vision complète exposerait. Ce qui doit apparaître du plus logique, étant donné que, tel que nous venons de le rappeler, l’échange spasmodique auquel votre espèce est soumise occasionne une forme de rupture dans le reçu et, en « répercussion », dans le perçu.
 

JANTEL :

« La complaisance à l’égard de soi » - à laquelle nous nous laissons le plus souvent aller - ne figure-t-elle pas, toutes proportions gardées, l’un des facteurs se dressant comme obstacle à l’accession au perçu ?
 

MAGLOOW :

Tout demeure interdépendant dans la praxie de l’échange à quelque strate celui-ci se réalise-t-il, JANTEL ! Les « états d’âme » et les « émergences humorales » qui les identifient n’échappent donc pas à ce processus dans lequel interfèrent « ce qui se sait à faire » et « ce qui se fait », après conversion.
 

JANTEL :

Ce qui signifierait, si je ne m’abuse, que « la complaisance que nous manifestons à l’égard de nous-mêmes » se trouve être, en quelque sorte, inscrite dans le processus de conversion ?!.
 

MAGLOOW :

De par la situation d’ensemble qui détermine tout ce qui procède du « produit de la Création » et qui engendre - en désuperposition comme en démultiplication - une « mouvance maelströmique » qu’il sied de concevoir tel « un mécanisme tourbillonnaire » que vous savez être, au départ, le spiralisme.
 

JANTEL :

En fait, sans vouloir faire exactement référence à ce qui m’a été donné d’écrire dans les premières pages de « Mémoire d’Éveil », il semble bon d’apparenter nos insuffisances, nos contradictions, à la « dimension sphérique » dont procède et qui procède à la praxie de ce « mécanisme tourbillonnaire » que figure le spiralisme, lequel nous induit à subir de préjudiciables phases de « déséquilibre » et, tel que vous venez de l’indiquer, des « interférences » dans ce qu’affichent nos comportements personnels.
 

MAGLOOW :

Il s’agit là de franche réalité JANTEL, mais s’exige que je vous reprenne sur les termes de votre définition. Ainsi, le mot séquence se verra plus approprié que celui de phase. Je me permets de vous mentionner cette valeur de remplacement, de sorte que vous situiez mieux « l’ordonnancement » d’abord de ce qui se vit en tant qu’échange, puis de ce qui est vécu en tant que subséquence de l’échange. Je situe mes présents dires sur le plan de la globalité, ainsi que vous n’aurez point négligé de le déduire. Cet « ordonnancement » prend son essor dès le positionnement de l’Établi, ainsi n’ignorerez-vous plus dorénavant que le déroulement de l’expression du mouvement s’élabore comme suit : Cycliques, cycles, phases, séquences…
 

JANTEL :

Il s’agit là d’une forme de quatriadisme, si je puis m’autoriser à concevoir ce trait de comparaison avec le quatriadisme auquel vous nous avez accoutumés ?!.
 

MAGLOOW :

Lequel s’active pour se pérenniser dans ce que vous n’ignorez plus être une « dynamique d’ensemble » de par laquelle, d’amont en aval, tout « se projette », tout « se reçoit », et tout « se projette à nouveau », au gré de la fusion constante alimentant indéfiniment « la mouvance » qui va, sans trêve, se recyclant. Les deux quatriadismes ne faisant, de la sorte, vous l’aurez conclu, qu’une seule et même créature.
 

JANTEL :

Ce que notre Monde vit, voire « subit », aujourd’hui, s’apparenterait donc à une séquence, si je comprends bien ?!.
 

MAGLOOW :

Qui découle du processus de démultiplication que nous venons d’observer.
 

JANTEL :

Ce qui, de par le caractère provisoire inhérent à toute séquence laisse entendre que notre Monde sera à un moment donné « libéré » - si je puis utiliser ce mot - de ce qu’il vit actuellement ?!.
 

MAGLOOW :

Pour ce qui a trait à sa teneur viralisatrice sans conteste JANTEL ! « Libéré » en fonction du positionnement conjoncturel du Cyclique, mais un Monde qui se retrouvera, comme toujours, « lié » - par ambiants interposés - au circonstanciel puis au situationnel des cycles et phases à venir qui se disposeront ainsi d’affilée, offrant éclosion à une autre séquence et ce, au nom de la rupture qui poursuit la rupture jusque dans la rupture, pour vous replacer, mémoriellement parlant, dans ce que vous avait signifié KARZENSTEIN, bientôt quarante « cycles solaires » auparavant. [3]
 

JANTEL :

C’est ce qui se veut particulièrement éprouvant pour notre entendement… Savoir que cette « non-interruption » des choses s’exprime à l’infini - et que tout est appelé à revivre cela ad vitam æternam - a de quoi se traduire, chez nous, par une idée de « malédiction ».
 

MAGLOOW :

Présenter le cours des choses de la sorte émane de la raison que votre cogito vous invite à n’apprécier le phénomène de conversion qu’en qualité de préméditation, et non de prédétermination !
 

JANTEL :

Je vous rejoins sans peine sur ce point, MAGLOOW, mais le constat - peu importe « l’identité » que nous lui donnons - se trouve être assez « traumatisant » pour notre « espèce humaine », même si, dans le meilleur des cas, nous nous efforçons, plus ou moins, de faire contre mauvaise fortune bon cœur !
 

MAGLOOW :

La traumatisation que vous mentionnez demeure en complète adéquation avec la superficialité dans laquelle a su se complaire - toutes époques rassemblées - votre « espèce humaine » du moment.
 

JANTEL :

Nous nous retrouvons en face de la fameuse « complaisance à l’égard de soi » que je déplorais peu avant, mais atténuer les proportions qu’arrive à prendre « le traumatisme » est-il totalement impossible ?
 

MAGLOOW :

Mais la mitigation s’effectue, JANTEL ! La complaisance à l’égard de soi, en toute intellection tendant à la déterminer, appartient, ne l’oubliez pas, à votre « fonctionnalité » puisque se génère sous son couvert le mécanisme alimentant « l’équilibre » qui se formalise sous le syntagme de compensatoire existentiel. Le processus s’avère du reste inhérent à chaque spécifisme… D’ailleurs, n’avez-vous pas eu, vous-même, à « scripturaliser », dans votre ouvrage, que « fuir », pris dans le sens « d’échapper à la réalité », faisait partie des potentialités dont est dotée, entre autres, l’espèce à laquelle, pour l’heure, vous appartenez ?
 

JANTEL :

Oui, je me suis autorisé la chose en considérant, sans le nommer, que le fait de « se divertir », dans ce qu’exposent mes écrits, va à l’encontre de la marge de manœuvre - originellement impartie - à notre véritable « progression ». Je pense avoir agi à bon escient, puisque la racine latine « divertere » du verbe « divertir » a pour traduction littérale « détourner » : se divertir se traduisant alors par se détourner. Or, en fonction du « divertissement » auquel nous nous adonnons généralement - et qui semble faire grandement défaut en cette période de « politique sanitaire » -, de quoi donc cherchons-nous à « nous détourner » sinon de l’implacable réalité que nous imposent les limites de notre condition et, davantage encore, si l’on veut aller plus loin dans notre analyse, de notre dimension ? Vous - et vos semblables - m’avez souvent fait valoir, ces derniers temps, que « la posture dimensionnelle » jouait un rôle fondamental dans la qualité de choses à vivre que pourvoit à l’endroit du « tout existant », la Loi des Échanges. Bien cerner cela - et s’en accommoder - pose tout de même pas mal de difficultés pour nous, car notre genre humain reste confronté à un « perpétuel changement » dans ce que figure notre milieu environnemental. Dans mes écrits, je m’efforce de développer correctement cet état de fait à travers la dénomination de variabilité dimensionnelle. Un élément qui, du moins au plan physique, ne fréquente pas nos « capacités cognitives ». Il est possible - voire probable - qu’au plan psychique les possibilités de fréquentation se dessinent autrement : je songe ici à la variabilité dimensionnelle des propos émis vis-à-vis de ce qui se vit actuellement, par nos scientifiques, nos politiques et, ensuite par nos médias.
 

MAGLOOW :

Vous pouvez y ajouter, ainsi que vous ne manquez pas de le faire dans votre composition verbo-musicale, les émergences humorales qui font éminemment partie de cette variabilité dimensionnelle à laquelle vous faites, adéquationnellement, référence. En fait, ce à quoi vous songez, en impliquant politiques, scientifiques et médias, dans les commentaires auxquels chacun des clans participe, appartient à une vérité d’ensemble. Celle-ci mêle l’avènement des « tenants » des praxies de « contagion » et de « létalité » qu’induit la maladie avec « l’incapacité » d’en déterminer « les aboutissants », sinon par ce qui ne matérialise rien d’autre qu’une « démultiplication » du projectionnisme qui engage tous ces porteurs d’informations à vouloir parer à la survenance de quelque chose qui est déjà survenu. La mésintelligence qui résulte de ces prises verbales de positions sait quelquefois donner accueil à des accès d’inintelligence et l’amalgame qui s’en révèle ensuite est tout aussi préjudiciable pour ceux qui « émettent » que pour ceux qui « reçoivent ».
 

JANTEL :

Vous avez dit « parer à la survenance de quelque chose qui est déjà survenu ». Que devons-nous concevoir par ce « quelque chose étant déjà survenu » ?
 

MAGLOOW :

Le positionnement « pluridimensionnel » délivré par tout ce qui émerge de la mutation d’ensemble se déroulant en la période présente, JANTEL ! Les « variants viraux », au fur et à mesure de leur apparition, n’en manifestent qu’une infime démonstration. Tout « mute », tout a toujours « muté », mais là aussi avec des « données variables » que vous savez originaires du structuralisme universel et de la vélocité des flux qui en émane, vélocité qui, à l’instar de la vitesse changeante de la lumière, entretient cette « permanence dans le renouvellement », qu’en votre terminologie, vous avez désigné sous le syntagme de continuité dans le recommencement.
 

JANTEL :

Pour ne pas quitter le domaine du « changement de dimensions » et « la constance » dans laquelle il s’exprime, j’aurai une question à vous poser de la part de CHANTAL qui a entendu, ou lu, des informations prétendant que la planète se destinait à « un refroidissement » et non à « un réchauffement », comme d’autres sources d’informations ont pu l’indiquer. À quelle tendance convient-il de se fier ?
 

MAGLOOW :

Les « bouleversements climatiques » ont existé de toutes époques et il importe de savoir - qu’eux aussi - demeurent l’appartenance de l’ordre implié qui va déployant les Cycliques - et tout ce qui s’en démultiplie. Tous « les changements », à ce « niveau dimensionnel », s’effectuent au fil de phases « transitoires » que délimitent, tour à tour, les cycles et si chaque modification est dépendante du Temps, elle l’est aussi de l’Espace. En outre, tout ce qui concrétise cet « enchaînement actionnel » prend consistance au-delà de la planète. Je ne vous enseigne rien ici que vous ne sachiez déjà sinon que, si ce qui se formalise en tant que « connectivité » s’établit à « jet continu » - le donné se voulant, tel que vous le savez, permanent -, « la formalisation » reste, quant à elle, soumise à un délai de conversion. Nous pouvons tous, à des degrés divers, apprécier la chose lorsqu’il s’agit de devoir en constater « les effets », directs d’abord, puis différés ensuite. Vous l’aurez ainsi déduit : dans ce cas précis, « le constat » diffère selon « la configuration existentielle » de ceux se trouvant habilités à l’établir, le délai de conversion se voulant délimité par la nature des spécifismes incarnant ladite « configuration », avec, vous l’aurez conclu, le décalage dans la perception en résultant. C’est ici la raison majeure qui fait qu’en ce qui concerne « la déglaciation », nous nous intéressons bien davantage au mode de sublimation qu’occasionne la banquise, en se liquéfiant, qu’au mode de réchauffement sous marin qui participe à la liquéfier…
 

JANTEL :

Nous avons compris depuis longtemps que la vision qui est vôtre - et qui amenuise sans commune mesure par rapport à nous - le fameux délai de conversion vous invite à vous intéresser davantage à l’effet différé qu’au simple effet direct auquel nous prêtons attention, non sans toutefois, tirer quelques plans sur la comète quant à ce que peut provoquer à nos yeux de « géométrisés » pareil « changement ». Juste, vous demanderai-je, au passage, ce qu’il y a lieu de concevoir à travers le terme sublimation ?
 

MAGLOOW :

Tout simplement le processus chimique que vous êtes habitués à nommer évaporation. Donc, pour répondre plus directement à la question posée par CHANTAL, nous reviendrons sur le fait que « la connectivité » s’exerçant entre le Temps et l’Espace, dans les limites de « la démultiplication » donnant à déterminer la teneur de « l’estimation » qu’il sied d’accorder aux « modifications de température » - lors d’un plus ou moins proche « futur » - n’échappe pas à la règle que déploie l’ordre implié. S’exige alors d’examiner celui-ci par l’intermédiaire de la réversibilité graphique que vous êtes dorénavant à même de réaliser - à votre mesure - en constatant que toute séquence tendant à durer « redevient » une phase, que toute phase rejoint un cycle, que tout cycle se raccorde au Cyclique, lequel, en cette période touche à sa fin, avec « les variances » que son état actuel « prédétermine ». C’est pourquoi, la forme de désordre qui a à s’ensuivre provoque un désordre des formes qui se trouve à même de créer bien des « interférences » et que réchauffement et refroidissement ont toute latitude pour s’exercer quasi simultanément. Cependant, considérons qu’en fonction de « la longévité identitaire » appropriée à votre espèce du moment, le réchauffement prend actuellement le pas sur le refroidissement.
 

JANTEL :

Autre interrogation qui nous brûle les lèvres, dirai-je : est-ce que « le virus » que l’humanité subit en ce moment et qui, d’après ce que j’ai compris de ce que vous avez mentionné tout à l’heure, relève d’une séquence, pourvoit à cette « décimation » de notre espèce, prévue dans le cadre du grand humanocide dont nous avait averti KARZENSTEIN ?
 

MAGLOOW :

Chaque élément agissant à procéder à une « rupture existentielle de masse », lors d’un point de non retour, procède - à moyen terme - à apposer les prémisses d’une disparition quasi totale de nombre de sujets. Le processus prend source dans l’apoptosisme qui, vous ne l’ignorez plus, catalyse - de par l’autodestruction qu’il détermine - « le surcroît de cellules » au plus haut palier existentiel et « le surplus d’espèces » dans ce qui représente la géométrisation. Ceci doit vous aider à mieux cerner le point de départ du principe établi de densité viable et de quantité viable. Toutefois, sachez déjà que « le viralisme » actuel ne présente pas une envergure susceptible de lui faire prendre en charge l’entièreté de la disparition précitée. L’histoire de votre humanité en témoigne, ne serait-ce qu’en vous indiquant que, sur le vieux continent qui porte vos pas, la peste noire qui régna au milieu de ce que vous chiffrez en tant que quatorzième siècle, en décimant à grande échelle la population, ne procéda pas seule à cette décimation. Guerres et famines l’accompagnèrent de concert dans l’animation de ce processus apoptosique. C’est seulement la conjugaison de plusieurs éléments qui procède à l’avènement d’un humanocide, JANTEL, et non le fait d’un seul. Après, il ne servirait à rien - ou si peu - d’épiloguer sur ce que cette fin de Cyclique vous réserve et - dans de moindres conséquences - nous réserve. Climatologues, virologues, sismologues, polémologues auront matière à organiser des débats mais il leur faudra convenir, tôt ou tard, qu’une fin de Cyclique ne négocie pas avec ce qui la compose. Cette conversation aura duré plus longtemps que vous ne l’aviez imaginé, il ne me reste plus qu’à vous conforter, une fois encore dans ce que vous avez entrepris et à vous demander de transmettre mes encouragements à ceux qui ont charge de vous entourer…
 


 

Notes

 

Mots-Clefs

8 Messages

  • J’ai eu le sentiment que ce dernier entretien était plus facile à lire et à comprendre que bien d’autres… Qu’en pensez-vous ?


  • Cher bertrand 72, ce texte ne manque pas de nouveautés, telle que l’affirmation : « Les deux quatriadismes ne faisant, de la sorte, vous l’aurez conclu, qu’une seule et même créature ». Cela vaut le coup de se casser un peu plus la tête…


  • Vous avez tout à fait raison ,cher Yoyo , j’ai recherché « quadriadisme » dans votre « recherche-GO- » et je n’ai rien trouvé ou retrouvé ???


  • Bonsoir Bertrand, Il s’agit de « quatriadisme » et pas de « quadriatisme ». C’est pour cette raison que vous ne tombez sur aucun résultats avec la recherche du site. Vous pouvez aussi tenter des recherches du type : site:jantel.org « quatriadisme » à partir de google. Bonne relecture.


  • Merci beaucoup Mikael , ma vue baisse …


  • Je dois avouer que je le prononçais comme vous l’écriviez, jusqu’à ce que je lise votre question. Si votre vue baisse, nous voilà au moins deux. Bien à vous.


  • Toujours dans le cadre des recoupements à faire : texte lu de Jean Robin, extrait du livre « Le Royaume du Graal, introduction au mystère de la France » : https://www.youtube.com/watch?v=m7y…

    Le Dieu Atlas semble toujours « porter le Monde sur ses épaules ».


  • Oui, Ami/Frère Raphaël, Un lien hypertexte ne suffit pas… S’il te plait, peux-tu nous faire une synthèse de ce parallèle qui te fait comparer l’Everest au Mont-blanc ? Aussi absurde où puisse nous amener une confrontation entre gentes dames Comparaison et Raison, qu’est-ce qui peut bien te motiver à faire « machine arrière » - à des fins de recoupement(s), j’imagine - entre ce que tu as appris hier et ce « clou du spectacle » que sont à Présent les incontournables Textes et leurs Diadème artistique que tu as récemment si bien identifié comme un chef d’œuvre : je veux parler de cet EXCEPTIONNEL rendu sous toutes ses formes possibles que l’on peut qualifier de fruits du réceptacle « Jantel »… ?.. En fait, je m’interroge un peu plus loin que le bout de mon nombrilique nez : Qu’est-ce qui, à l’évidence, au cours de ton cheminement existentiel ou multiples « pérégrinations » d’ici-bas, quelle trame a bien pu te guider, t’orienter vers cette apothéose de l’esprit sous-jacent à la Pensée, Hein ?… Tu sais, tu sens bien.. que je ne suis pas ironique mais que le « bon » ordre des choses préside en cette constellation de redondants bis repetitas que l’histoire nous a accoutumé à nommer « rien de nouveau sous le soleil »… Alors, explicite Ami, développe ce qui à mené ta réflexion à VOIR cette évidence… Dépeins-nous ce fameux chemin que tu arpentes et qui t’a amené à PRENDRE CONSCIENCE, pour finalement souhaiter plus que tout, vouloir le PARTAGER avec nous, d’une manière limpide et généreuse, comme tu sais si bien le faire… Je te soumets ce questionnement car, in fine, il n’est pas sûr ou nécessaire qu’à l’échelle individuelle nous ayons à VIVRE TOUTES les expérimentations possibles pour comprendre un tant soit peu ce qu’il en retourne… Autrement dit, dans cette tendance globale et selon l’immarcescible cheminement individuel qui s’impose à chacun, il n’est peut-être pas nécessaire d’avoir à « explorer » toutes les expériences, surtout les plus médiocres ou douloureuses, pour avoir à les valider, non ?… Donc, en prenant exemple sur nos commensaux Semi-Géométrisés qui semblent ÉVOLUER ensemble, il peut être profitable de bénéficier de ton « discernant » apport, de ton expérience… Qu’en penses-tu ? En tous cas, j’ai pleinement confiance en Toi.


Un message, un commentaire ?
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
Ajouter un document

Rechercher :

Rubriques :

JANTEL.ORG 
1973-2021
Archives | | Contact

RSS 2.0