Étude des Textes transmis à Jantel
Vous êtes ici : Accueil / Chronologie des « Textes » / Année 2022 / Zilder : Résumé de l’entretien du 4 février 2022 entre Jadöpher, Jigor, (...)
+Editez l'article au format .pdf pour l'imprimer : Enregistrer au format PDF
 

Zilder : Résumé de l’entretien du 4 février 2022 entre Jadöpher, Jigor, Karzenstein et Jantel.

D 4 février 2022     H 23:09     A JADÖPHER, Jantel, Jigor, Karzenstein     C 2 messages



JIGOR :

Bien qu’en franche conformité avec les divers effets consécutifs dus à l’accélération du synchrotronisme, le caractère « nocuitif » des événements s’exerçant à toutes les strates de l’existentialisé aura induit le décalage du présent entretien.
 

JADÖPHER :

Nous avons, de la sorte, répondu à la justesse émanant du Choisi du Temps, laquelle participait d’un « équilibre » qui n’était pas acquis, ainsi qu’il l’eût fallu, à « la qualité de l’échange » auquel nous allons nous livrer aujourd’hui. Vous avez, vous-même, ressenti certains de ces « effets déstabilisateurs » reliés à cette suractivité maelströmique de l’ambiant. Cependant, ne nourrissez nulle « souciance » à ce propos, nous allons avoir l’opportunité de converser sur la nature plurale de ce qui aura causé ce « décalage »… Nous vous engageons à verbaliser votre penser.
 

JANTEL :

J’aimerais bien que nous revenions sur certaines « formulations » dont nous gratifia KARZENSTEIN, à l’occasion de quelques uns de ses « passages éclairs ». Tel que vous le savez, je souhaiterais insérer ces formulations, en temps voulu, dans la rédaction de « Mémoire d’Éveil »… Puis-je les énoncer maintenant, ou bien alors aurez-vous prévu une autre « entrée en matière », pour débuter notre entretien de ce jour ?
 

JADÖPHER :

Rien ne peut s’estimer « prévu » en la matière, JANTEL, si ce n’est de devoir porter assistance à votre rendu.
 

JANTEL :

Merci pour votre prévenance. Alors je citerai KARZENSTEIN qui nous fit, tout d’abord, noter que : l’existentialisation se voulait permanente alors que les existences en découlant se trouvaient être, provisoires. Peu après, Elle nous lança : sachez que l’édaphisme est le berceau des mœurs, ne manquant pas d’ajouter que nous aurions à en reparler…
 

JIGOR :

Commençons par concevoir ces allégations, selon les normes de leur agencement dimensionnel, en les repositionnant dans le contexte de l’Établi, tel que cela se fit initialement, de sorte de faire valoir, comme il se faut, le nuancement qu’il convient de respecter dans tout ce qui se démultiplie et se désuperpose de l’Ordre implié.
 

JANTEL :

Ce que vous énoncez, là, remet-il en cause quelque chose dans ce que nous avions compris ou, du moins, cru comprendre ?
 

KARZENSTEIN :

Nullement, dans la mesure où tout ce qui s’avère représenter une expression du manifesté appartient à l’existentialisation et ce, dès l’origine, tel que vous l’exprimez dans votre œuvre verbo-musicale du moment : ce n’est plus là « un secret » pour tous ceux qui ont charge de partager vos instants.
 

JANTEL :

Non, ce n’est plus un secret, au su de ce que nous avons retenu de ce que vous nous avez appris, au long des cinq dernières décennies, j’ai appelé cette expression particulière du manifesté : « l’Initial ».
 

JIGOR :

Ainsi que vient de l’affirmer KARZENSTEIN, ce que je vous ai recommandé ne remet strictement rien en cause dans ce qu’en édite originairement le produit de votre perceptibilité. Seul, le délai de conversion qui le détermine à « être vécu » par la Concordance en l’adaptabilité - et à la modulation inhérente à cette dernière -, doit monopoliser votre « attention » en vous conditionnant à nuancer, le plus régulièrement qu’il se doit, votre « approche » du situationnel de l’instant concerné, et en subséquence, procéder à « l’analyse » que votre cogito en réclame…
 

JADÖPHER :

Vous le définissez, de façon satisfaisante, sous la dénomination de variabilité dimensionnelle, JANTEL ! Ainsi, ce qui se révèle provisoire, l’est dans ce qu’en délivre le formationnel. Le reste se dissipe quelque peu de ce qu’en a situé votre « mécanisme sensoriel », mais se maintient dans le fond, conservant la potentialité pouvant lui faire connaître, de nouveau, un processus d’accrétion, en totale adéquation avec ce qu’exige l’ambiant.
 

JANTEL :

Puis-je avancer que ce que vous venez d’énoncer là rejoint ce que nous avait déclaré RASMUNSSEN, en nous apprenant que les espèces ayant disparu spatialement, demeuraient temporellement ?
 

JADÖPHER :

Votre scripturalisation en apporte la confirmation, lorsqu’au « concept » d’alchimie perpétuée, elle adjoint celui de continuité dans le recommencement.
 

JANTEL :

Votre remarque résume très exactement ce que nous devons faire ressortir des dires de KARZENSTEIN et des « concepts » qui s’y accordent. Toutefois, je préciserai que ce serait prétentieux, de ma part, de prétendre avoir « englobé » toutes choses, à tous moments, et plus particulièrement encore, dans ce que je m’adonne à écrire. Mais, étant donné qu’en soulevant la question, j’y ai - d’une certaine manière - répondu, à travers ce que vous appelez des concepts, je ne puis taire que lesdits concepts vous sont dus, en très grande partie, ne fût-ce que, parce que ces « concepts » sont nés des recoupements auxquels nous nous prêtons, en fonction de ce que vous - et les vôtres - nous avez enseigné, depuis un « demi-siècle », tel que je viens de le confier à KARZENSTEIN.
 

JIGOR :

Réitérons que ce serait faire trop peu cas de ce que votre capacité d’admissibilité d’impression vous aura permis d’engranger, en symbiose avec l’expression d’un premier mouvement, durant votre dernier séjour post-cellulaire, dans les états de suspens. Ajoutons qu’il est non moins vrai qu’une seconde expression du mouvement nous conditionna à vous assister dans le développement de cet engrangement, au moyen d’un actionnel destiné à faire remonter en surface « l’essentiel » du contenu de ce dont ladite capacité d’admissibilité d’impression se trouvait être détentrice, et qui se trouvait enfoui, en grande part, dans le désordre des formes qui vous personnifie. Devons-nous rappeler que le déroulement de cet actionnel se serait montré moins hétérogène, si ce sentiment de redevabilité - dont vous entretint, en son temps, RASMUNSSEN -, n’avait généré cette vocation anthropocentrique que vous n’avez, et n’aurez jamais, été apte à pondérer ?
 

JANTEL :

Quoi qu’il en soit, il ne sera pas spécialement facile de traiter de cette première allégation dans l’écriture de « Mémoire d’Éveil ». Mais bon, je relirai ce que vous venez de développer et m’efforcerai de faire, pour le mieux, en me montrant patient, sachant pertinemment que tout ce qui émane - à un moment ou à un autre - de notre extrasensoriel, s’effectue par le biais du subjectivisme et que celui-ci n’annonce jamais sa visite. Ceci nous reconduit, une fois encore, à une autre maxime de RASMUNSSEN, qui énonçait, en substance : « Il convient de saisir l’instant, et la difficulté réside en le fait qu’il ne prévient pas ». Bon, je pense que nous allons, maintenant, nous intéresser à la deuxième allégation de KARZENSTEIN qui se porte sur l’édaphisme et, dans la foulée, sur le berceau des mœurs qu’il matérialise ?!.
 

JADÖPHER :

Vous aurez relevé les circonstances dans lesquelles vous fut consentie cette réponse ?
 

JANTEL :

CHANTAL et moi devisions incidemment sur les divers et douloureux problèmes que pouvait poser « le rapprochement obligé » des peuples, dans le cadre du mouvement « d’immigration ». Ce qui, au final, eut don de faire intervenir KARZENSTEIN.
 

KARZENSTEIN :

Classez donc la chose en qualité de sous-mouvement, et non point de mouvement, JANTEL, faut-il en rappeler la raison ?
 

JANTEL :

Non, c’est, je pense, inutile, dès lors qu’au cours d’entretiens antérieurs, avec notamment JIGOR et JADÖPHER, fut convenu qu’en arrière-plan de ce « rapprochement obligé », il fallait ne pas perdre de vue que l’expression prise par la chose ne correspondait à rien d’autre qu’à une « démultiplication » du mouvement expansion / rétraction, donc bel et bien, à un sous-mouvement.
 

JIGOR :

Pour confirmer cela, vous aviez vous-même avancé, avec notable pertinence, que ces déplacements de populations ne faisaient que précéder les futurs déplacements d’ordre géologique. En utilisant votre syntagme de ce jour, c’est-à-dire en remplaçant le vocable déplacement par celui de rapprochement, nous revenons à ce que nous vous avions déclaré au cours d’entretiens antérieurs quant au fait qu’à long terme - à l’échelle du Temps dimensionnel - se reconstituerait la Pangée, avec au préalable, la recomposition progressive d’une semi-pangée. Il faut, dès lors, ne plus faire mystère sur le fait que ces rapprochements, de par les effets de suractivité des directionnels les provoquant, puis les accompagnant, ne s’effectueront pas dans des conditions clémentes et, de par ce, favorables pour que l’ensemble du tout existant puisse les vivre dans ce que vous assimilez à la sérénité. Conjointement, vous aurez conclu que l’accomplissement de cette qualité de choses à vivre se réalisera par étapes : « court terme », « moyen terme » et « long terme ».
 

JANTEL :

Là encore, la dernière phrase de votre appréciation nous ramène à ce que nous avait signifié KARZENSTEIN, un peu plus de 40 ans en arrière, à l’occasion d’une visite qu’Elle nous avait rendue avec VIRGINS : à court terme, se dessinent les limites d’une Société, à moyen terme, d’une Civilisation, à long terme, d’une Espèce. Maintenant, pour en revenir à l’édaphisme devant se concevoir en tant que berceau des mœurs, et avant que vous ne développiez le sens littéral de la définition, pourrions-nous nous « attarder » sur ce que cette phrase m’aura, pour ainsi dire, inspiré par rapport à ce qui a trait à la rédaction de Mémoire d’Éveil ? Je me doute bien que vous n’ignorez rien de ce qui ressort de cette « inspiration », mais disons que, pour moi, recevoir votre avis s’avère être la garantie de pouvoir, ensuite, mieux positionner les valeurs que, dans un avenir, plus ou moins proche, je m’apprête à faire valoir.
 

JADÖPHER :

Après avoir dû nous attarder, et retarder ainsi notre réunion, « vous vous doutez bien », à votre tour, que nous nous devons de nous attarder sur tout ce qui procède de cette réunion. Donnez donc libre cours à ce sur quoi s’est prononcée votre « inspiration ».
 

JANTEL :

Les derniers chapitres de Mémoire d’Éveil se sont consacrés à une étude de « l’ordonnancement » qui prédispose à ce que se vivent ainsi tout ce qui advient, tout ce qui survient. Mon inspiration m’a incité à traiter - et ce qui advient et ce qui survient - avec un semblant de neutralité, je dis bien « un semblant » car, selon l’instant où les événements s’installent - et aussi, en fonction de leur teneur -, cette pseudo-neutralité s’effondre sur elle même, parfois au grand désarroi de CHANTAL, provoquant - de manière plus ou moins impromptue -, l’intervention de KARZENSTEIN qui, sur ces entrefaites, s’évertue à me rappeler que « les sentiments » qui m’habitent doivent se confiner à « l’exercice d’écriture », sans plus…
 

JIGOR :

À l’attention de ceux qui seront conviés à lire le compte-rendu que ZILDER effectuera de l’échange de ce jour, nous vous invitons à commenter ce que votre semblant de neutralité vous a donné, vous donne et vous donnera de scripturaliser.
 

JANTEL :

Vous le savez, après avoir traité, dans les chapitres antérieurs, des travers de notre mode de vie, puis de la chaîne alimentaire observée à l’endroit de ce qui, au « plan existentiel », « dépasse » l’espèce humaine à laquelle j’appartiens, les derniers écrits de Mémoire d’Éveil ont traité des effets du climat et des « conséquences » que ces effets étaient censés produire, à des échéances diverses, sur tout ce qui se recense sur la Planète. À cette fin, le souci de neutralité qui me poursuit, a tenu à me faire m’affranchir, du mieux possible, de certaines « idées » visant à « responsabiliser », si ce n’est à « culpabiliser », qui ou quoi que ce soit, pour l’ensemble des « espèces » prises en compte. Mais, plus encore que dans ce qui m’aura été donné d’écrire, c’est en vue de ce qui me sera donné d’écrire que je me permettrai, à présent, de vous solliciter. La vision holistique qu’est la vôtre, pour reprendre, ici, une définition chère à KRISHNAMURTI et à DAVID BOHM, me serait d’un précieux concours, pour m’éviter de trop m’égarer, dans ce que les prochaines pages de Mémoire d’Éveil s’apprêtent à développer.
 

JADÖPHER :

Observons déjà ce qui vous a été donné de considérer jusque-là. Cela dévoilera toujours son utilité pour celles et ceux qui auront à lire le compte-rendu de ZILDER.
 

JANTEL :

Je me serai servi de tous les éléments que vous - et quelquefois « les semi-géométrisés » - avez portés à notre connaissance depuis le début. Ainsi, le fait d’avoir appris que tout ce qui venait à se produire et à « se reproduire » s’exerçait en désuperposition et démultiplication m’a, dans un premier temps, incité à employer les termes « d’aller-retour » ou de « va-et-vient » pour ce qui a trait à la reconduction des choses ou des événements et, dans un deuxième temps, à établir une schématisation de « paliers existentiels » que j’ai assimilés à « un étagement » pour ce qui concerne les mouvements de désuperposition et de démultiplication. Je me suis également laissé aller à parler, de façon très élémentaire, d’un « filtrage » qui viserait à contrôler l’homogénéité du mouvement, dans son ensemble. En précisant « dans son ensemble », j’inclus l’idée de va-et-vient, les concepts de désuperposition et de démultiplication et, bien sûr, les diverses espèces se répertoriant dans « le tout existant » : minérales, végétales, animales, humaines, supra-humaines.
 

JIGOR :

De franche évidence, tout cela vous aura convenablement guidé vers l’édaphisme. Il ne vous reste donc plus qu’à exprimer ce que la formulation métaphorique de KARZENSTEIN a suscité chez vous.
 

JANTEL :

Disons qu’au su de ce que notre culture millénaire nous a enseigné, par rapport à ce qui s’est déroulé sur tous les continents et autres archipels, depuis que la Pangée eut à se disloquer, il apparaît que l’édaphisme se trouve être « le premier pôle de réception » de l’énergie que colportent les flux, dans la mesure où rien n’aurait pu logiquement commencer sans, qu’au préalable, ne s’existentialisât un support. Ensuite, je dirai que l’édaphisme fait office de « premier vecteur », de par la posture « d’émetteur » que lui confèrent la Loi des Échanges et l’Intelligence Événementielle qui lui est affiliée, s’il n’est pas inconvenant d’utiliser le verbe « affilier », dans ce cas précis. Après, en prêtant sérieusement attention à la formulation de KARZENSTEIN, on tirera certaines conclusions qui, à défaut de nous aider à regarder « les événements », avec une véritable neutralité, nous conditionneront à établir des constats rendant - plus ou moins - « légitimes » le produit résultant des dommageables différences de « mœurs » qui émergent - et continueront d’émerger - du rapprochement de populations dont nous avons fait état. À cet effet, je m’en remettrai à cette phrase que l’on attribue à Christophe Colomb qui, sans prétendre la citer mot pour mot, énonce essentiellement que Paradis et Enfer se trouvent partout, et que nous les emportons, avec nous, à la semelle de nos souliers. [1] Je confesse que je me serai contenté là d’une estimation incomplète, car ne tenant compte que de « la partie voyante de l’iceberg » mais, à notre échelle humaine, « apprécier » en permanence la véritable évolution d’une situation d’ensemble n’est pas, tel que vous le savez, de notre ressort. Enfin, je conclurai en rappelant que « la partie voyante de l’iceberg » autorise néanmoins à concevoir que, davantage que d’autres, certains lieux paraissent porteurs d’événements à répétition : « les ésotéristes » les qualifient de « lieux chargés ». Pour ma part, je songerai à ces pays, ces contrées ayant été régulièrement, le théâtre de « conflits armés », mais aussi à certaines routes où des « nœuds telluriques » sont censés être la cause de nombreux « accidents ».
 

JADÖPHER :

Bien qu’ayant scripturalisé que votre espèce conservait force difficultés pour accorder une analogue importance aux événements, si ceux-ci ne la concernaient pas directement, vous maintenez encore cette tendance - par trop obstinée - qui privilégie « l’actionnel » de vos « semblables du moment ». C’est, sans conteste, cette tendance qui agit en tant que « régénératrice des limites de vos appréciations ». Ainsi, en va-t-il de ces événements à répétition que vous citez. Cette peine à faire se rejoindre « théorie » et « pratique » demeure, vous le savez, inhérente à la spasmodicité de l’échange que vous subissez, et subirez jusqu’au bout de votre « vie consciente » actuelle. Pour ce qui relève du cas de l’édaphisme - évalué en tant que berceau des mœurs - une brève récapitulation de quelques uns de vos récents écrits se révélera instructive pour ceux qui auront à témoigner de notre présent échange. Mes semblables - et moi-même - ne méconnaissons rien de ce que vous scripturalisez. Nous ne sommes intervenus que « rarissimement » - dans le cadre de l’assistanat que nous vous devons - pour vous conseiller une modification sur le fond de ce que vous exprimez, vous abandonnant, par ailleurs, toute latitude pour ce qui relève de la forme. Fidèles à ce qu’en avait décidé KARZENSTEIN, nous ne sommes jamais intervenus avant que vous ne vous soyez exprimé, mais nous allons nous autoriser une exception ce jour.
 

JANTEL :

Je crois deviner qu’en matière d’écrits, il s’agit du passage que j’ai prévu, par rapport à ce qui serait censé être arrivé et qui, dans la foulée, continuerait d’arriver sur la Terre, une fois que celle-ci fut parvenue à sa configuration d’aujourd’hui. J’ai même pris, quelque peu, les devants, avec l’idée de filtrage évoquée précédemment et, plus récemment, par l’entremise du verbe ensemencer qui, pour l’heure, se trouve mis « en suspens », si cette tournure n’est pas trop déplacée. Dans ce même ordre d’idées, je compte également parler « d’irrigation », de « gestation », voire encore davantage si, tel que vous venez de le sous-entendre, JIGOR, KARZENSTEIN ou vous-même jugez opportun de me diriger vers des éléments qu’évidemment, je ne saurais en aucun cas déceler, faute aux caractéristiques - par trop limitatives de ma dimension -.
 

JADÖPHER :

Dans le Cycle qui les détermine, il sied prioritairement de concevoir qu’ensemencement, irrigation, gestation, que vous avez choisis pour étayer votre scripturalisation, représentent les phases qui conduisent à ce qu’il convient de dénommer - à la mesure de cette graduation d’expression - l’émersion. MAGLOOW vous l’a indiqué : les cycles agencent les phases, lesquelles ordonnancent les séquences dont nous dirons qu’elles constituent, à votre stade de perceptivité - et en ce que nous qualifierons de temps chronologique réel - ce que vous désignez sous le syntagme de « partie voyante de l’iceberg ». Donc, à l’endroit de l’émersion en question - positionnant l’édaphisme en sa « dimension » de berceau des mœurs -, il vous faut impérativement situer « le caractère transitoire » de tous les éléments entrant en lice, dans sa composition, et qui ne matérialisent rien d’autre que le produit d’une resuperposition. Vous aurez déduit, qu’en fonction des processus originels d’interactivité et d’interdépendance, le berceau des mœurs, à ce stade de la resuperposition, redevient une phase qui alimente et régénère les cycles destinés à se rejoindre, et à se dérouler en de nouvelles phases d’où éclosent de nouvelles séquences et ce, jusqu’à terme de ce dont « tout » se trouve issu, à chaque recommencement, autrement dit à chaque Cyclique. Vos illustrations de cette cinétique, sous forme « d’aller-retour » ou de « va-et-vient » sont conformes avec ce que KARZENSTEIN et RASMUNSSEN vous exprimèrent, pour la première fois, quatre décennies auparavant, en vous révélant que les choses - en le corps du mouvement les identifiant -, après avoir été projetées et s’être reçues, se projetaient à nouveau.
 

JANTEL :

Mes amis et moi reviendrons sur cette « synthèse ». L’expérience a, en effet, toujours démontré - qu’à notre niveau - subsiste un sérieux « décalage » à combler, entre ce qui se dit et ce qui s’en lit, ensuite. En attendant, si notre dialogue doit encore se prolonger, pourrions-nous entrer, un peu plus en détails, dans ce qu’il faut concrètement entendre, par rapport à ces effets de suractivité devant, ultérieurement, « affecter » notre sérénité. Bien entendu, conformément à « la longévité » impartie à notre espèce humaine, c’est, sans conteste, le « rapprochement des peuples » qui retient notre attention, celui ayant trait à la géologie se voulant reporté à des dates, si lointaines, que personne ne le connaitra.
 

KARZENSTEIN :

Sur le plan cellulaire, « le tout existant » y aura accès, JANTEL : rien n’échappe à l’Établi ! Faut-il le répéter : jamais une situation provoquée n’a pris le pas sur la Situation Établie. Récemment, à propos de l’une de ces situations provoquées, parsemant le cours de votre « mode existentiel », j’ai eu à faire réentendre à CHANTAL que ce ne sont pas les serviteurs des événements qu’il y a lieu de « remettre en cause », mais les événements eux-mêmes, en marge du positionnement social des dits « serviteurs ». Précédemment, JADÖPHER, en partant d’un autre point, ne vous a pas exprimé autre chose, en parallélisant votre réactionnel et la scripturalisation consacrant ce que vous n’ignorez plus être votre rendu. Aussi, vous réitérerai-je que s’exige de tenir compte, plus régulièrement, d’où prennent leur essor les sous-mouvements engendrant « ce qui survient » et, pour cela, nous sûmes convenir, à maintes occasions, que la solution unique de « faire corps », à l’échelle du spécifisme qui est vôtre - depuis la scissiparité que vous savez - se situe en le théorétisme. Celui-ci, redisons-le, vous autorisera - jusqu’à votre « rupture » - à pratiquer cette forme de réversibilité graphique sachant reconduire l’événementiel au situationnel, le situationnel au circonstanciel, le circonstanciel au conjoncturel.
 

JIGOR :

Les paroles que j’ai prononcées - et qui vous ont interpellé - sont « amalgamables » avec ce qu’auront, tour à tour, énoncé JADÖPHER et KARZENSTEIN, en faisant état de transition, resuperposition et prise d’essor : elles le sont au gré de la dynamique qui « active » et « réactive » l’ensemble. Employons-nous donc à apprécier ce en quoi l’élaboration de ce processus de conversion a déjà pourvu, pourvoit toujours, et pourvoira encore, à « l’altération » de ce que vous assimilez à l’état de sérénité mais que, pour notre part, nous préférons nommer la gestion d’un équilibre. À cette fin, voyons comment s’est agencé le berceau des mœurs, d’allers en retours, pour utiliser ici votre « mode dénominatif ». Je ne conçois pas spécialement utile de reparler du produit de la Création, à son pôle de départ, lequel - vous ne l’ignorez pas - est le Fixisme Originel. Simplement, rappellerons-nous que ce produit de la Création s’est réalisé dans un ambiant de suractivité énergétique, répondant à un enchaînement d’évacuations dont la résultante s’est localisée - d’abord - en une « quantité démesurée d’explosions », « situabilisant » des espaces vides qui, en se coalisant à des portions de Temps dimensionnel, conférèrent « consistance » à des espaces volumiques, desquels, en la Syzygie spatio-temporelle, de la sorte réalisée, saillirent - ensuite - les univers, les galaxies, les systèmes stellaires. Cette cosmogonie, dont nous vous avions antérieurement entretenus, doit se voir traduite sous terme de donné. Celui-ci devint un reçu, sitôt qu’il se localisa en tant qu’organisme. Issu du donné de la Création dont vous n’ignorez plus qu’elle est elle-même un organisme, ce reçu, - doté de Pensée - au modèle de sa génitrice, s’établit en une multitude d’enfermements qu’animait un état de conscience, le destinant à vivre et être vécu par le principe de répartition inhérent à la Loi des Échanges. Vous avez évoqué ensemencement, irrigation, gestation pour ce qui participe du processus d’existentialisation, et JADÖPHER, en vous précisant qu’il s’agissait là de phases, aura contribué à vous aider à prendre mieux mesure de l’énonciation de KARZENSTEIN, quant au caractère permanent de l’existentialisation. « Articuler » ces phases autour de l’édaphisme s’évaluant en amont du statut de berceau des mœurs, que nous lui attribuons, s’affirme indispensable pour discerner les normes de ce qui s’en démultiplie de percussions en répercussions. Pour entrevoir, le plus convenablement possible, l’accomplissement de cette dynamique, une réversibilité graphique s’exige. Consultons-la en la plaçant au moment où s’opéra la dislocation de la dernière Pangée. Cette dislocation se produisit d’une manière identique à ce que fut celle de sa constitution. Je viens de vous rappeler que le produit de la Création se devait à un ambiant de suractivité énergétique, et vous n’omîtes point, dans les premières pages de votre scripturalisation actuelle, de souligner que le produit en question avait jailli d’un effet de réverbération provoquant une enthalpie. Aussi, ne vous sera-t-il pas trop malaisé de positionner, démutiplicationellement parlant, l’effet de réverbération et celui d’enthalpie au stade de leur réception première, c’est-à-dire aussitôt que l’échange gazeux commença à s’effectuer entre les flux existentialisateurs et le noyau planétaire prenant progressivement consistance - noyau que vous avez appris à assimiler au cœur magmatique de la Planète - . Cet échange gazeux, de par la densité des phénomènes de percussion et de répercussion l’ayant orbitalisé, sans pour autant se délester totalement de sa complexion aériforme, fit l’objet de périodes de liquéfaction qui s’organisèrent autour du noyau, en fonction de la réaction que ce dernier éprouva, suite à la réception de certains flux ne provenant pas de la même syzygie, et étant, de fait, porteurs d’un mélange d’hydrogène et d’oxygène : donc de liquide en devenir -. À ce stade de la structuration de la Planète - et évidemment toutes proportions considérées - vous pouvez alléguer qu’à l’insémination initiale succéda ainsi une irrigation de « type séquentiel », développant une germination donnant ensuite cours à une éclosion, et en ce cas précis : à une émersion. Une homogénéité « avérée » - tout autant que « provisoire » - venait de consacrer le premier Cyclique que nous nous trouvons à même de localiser. En outre, il convient d’induire que le caractère provisoire de cette homogénéité laissait entendre - qu’à la longue - s’opérerait une rupture existentielle - et de l’homogénéité et, conséquemment, du Cyclique -. Cela se vérifiera à l’adresse de tous les Cycliques : l’homogénéité garantissant une forme d’harmonie dans la dysharmonie demeure toujours provisoire, à l’instar de tout ce qui découle de l’existentialisation, tel que KARZENSTEIN vous l’a indiqué, et tel que ce fut « reconfirmé » précédemment.
 

JANTEL :

Si j’ai correctement suivi ce que vous venez de développer, la dislocation de la Pangée répercutait donc un déficit d’homogénéité, chez cette dernière ?
 

JIGOR :

Absolument, JANTEL. Et cette constatation incite l’instant à exiger un bref appesantissement sur le mode de déshomogénéisation, sous l’emprise duquel s’est opérée l’inhomogénéité de la Pangée, et donc, de ce dont émana sa dislocation, laquelle participa - tel que vous vous trouvez apte à l’inférer - « de » et « à » l’évolution qu’il sied d’évaluer en qualité d’élaboration continuelle de l’agencement constitutionnel. Avant que les différents spécifismes n’interagissent sur les supports constitués, suite à la dislocation, et donc avant que ne se détermine l’édaphisme appelé à devenir berceau des mœurs, la meilleure façon de « circonscrire le processus », passe par le rappel de l’existentialisation dont nous avons vu qu’elle correspondait à un multiple enchaînement projectionnel de flux à l’endroit du cœur magmatique - une fois celui-ci positionné en tant que tel -. Réceptionnés par ce « pôle en fusion » les flux, de par leur tourbillonnement, occurrentiellement amplifié par le choc en retour consécutif à l’impact, provoquèrent des convections qui se vécurent - et restent toujours vécues - : de la Pangée jusqu’aux actuels continents qu’elle aura générés. Les processus favorisant l’avènement des mutations d’ensemble empruntent depuis toujours « le même parcours », et c’est là la raison qui m’a fait vous consigner, à l’égard de la Pangée, la similarité de ce que fut sa dislocation avec ce qu’auparavant fut l’ordonnancement de sa constitution.
 

JADÖPHER :

Vous n’aurez pas oublié, JANTEL, que la rupture poursuit la rupture jusque dans la rupture !
 

JANTEL :

Non, je ne saurais oublier ces propos de KARZENSTEIN, datant de mars 1983, bien qu’il ne faille pas non plus cacher, comme d’ailleurs vous le savez, que je n’y pense pas tous les jours.
 

JIGOR :

S’il n’est besoin de confirmer qu’une enthalpie, suffisamment maintenue, conduit à des convections, il faut savoir qu’à ce niveau de « provenance originelle », ces convections auront concrétisé le pariage informationnel / formationnel. Ainsi, vous apparaîtra-t-il logique, désormais, de concevoir que « les états de conscience », auxquels nous fîmes référence précédemment, prirent leur essor à ce stade précis de l’existentialisation. Par rapport à l’unitarité de la sorte établie, vous ne connaitrez point de peine à déduire que ce furent, par la suite, « les disjonctions » consécutives aux percussions et répercussions des flux qui, en fragilisant l’homogénéité, rendirent celle-ci automatiquement provisoire. Ce processus se retrouve, à des degrés divers, dans tous les spécifismes géométrisés avec, notamment, le cas des réverbérations incidentes. En ce qui concerne la Pangée - constitution comme dislocation - n’auront donc pas dérogé à la règle. L’harmonie ne se prolonge qu’en ce qui sait s’amalgamer, n’est-ce pas ?
 

JANTEL :

Je vous suis redevable de beaucoup de choses que j’ai écrites…
 

JADÖPHER :

Pas celle-là, JANTEL, pas celle-là ! Ce concept se trouva inclus dans une expression musico-verbale de votre composition, bien avant que nous ne prenions concrètement contact avec vous !
 

JIGOR :

Et cela nous ramène, peu à peu, à ce berceau des mœurs que vous devez, dès lors, mieux « situer » ?
 

JANTEL :

Disons que, suite à tout ce que vous venez d’exposer, ressort que la Pangée - avant sa dislocation - ne se voulait pas spécialement homogène, les flux l’ayant pour ainsi dire existentialisée, lors de leur percussion avec le cœur magmatique, ne provenant pas, semble-t-il, du même amalgame spatio-temporel… Je pense qu’il s’agirait là d’une situation d’ensemble et, en finalité, d’une vérité d’ensemble…
 

JIGOR :

Cette vérité d’ensemble fut en effet offerte aux impacts de ces flux qui, tel que vous l’avez scripturalisé, savent - et ont toujours su - se montrer saturateurs et, nous vous invitons à l’ajouter, procréateurs, d’autant que dès lors, « la localisation établie de l’évolution » les avait conditionnés à devenir des directionnels. La vitesse de la lumière se trouvant être non constante, « les mouvements » et « sous-mouvements » qu’elle institutionnalisa firent que l’irrigation - votre dénomination se voulant appropriée - ne procéda pas à une germination permettant que naquissent des existences d’identique teneur. Et parmi ces existences, commençons, comme il se faut, par le minéral éclos de l’émersion du magma projeté par le noyau planétaire qui, au fur et à mesure de la structuration afférente à sa densité, aboutit à un état de solidification, qui, en l’agrégat venu ainsi le déterminer, lui donna son dimensionnel d’alors, que votre géologie baptisa « un supercontinent » : la Pangée. Seulement, voyez-vous, le ver était déjà dans le fruit - pour utiliser une formule qui ne vous est pas étrangère -.
 

JANTEL :

Je suppose qu’en cette formule, vous définissez l’inhomogénéité qui, par la suite, allait provoquer la dislocation de ce gigantesque continent. De quelle manière « le ver » entra-t-il dans le fruit ?
 

JIGOR :

Je vous l’ai succinctement notifié : une inhomogénéité succède à une déshomogénéisation. Cette dernière s’entreprit, ainsi que vous l’avez conclu, en raison de la différenciation de provenance des flux, de leur vélocité et aussi de leur consistance. Les impacts successifs enregistrés par le noyau planétaire enclenchèrent une pluralité d’érosions chez ce dernier, et les rejets magmatiques présidèrent à la composition d’un conglomérat dont les constituants d’origines différentes, devinrent ce que nous nommerons « un plancher minéral ». Or ce plancher minéral, vous l’aurez déduit, avait, quant à lui, besoin d’un « support » : ce fut donc le plancher océanique qui s’était progressivement constitué au gré de la fusion des gaz dont nous avons dit - sans nous étendre davantage - qu’en les flux qui les véhiculaient, ils étaient porteurs d’un amalgame hydrogène / oxygène, qui se fit « le support ». Les forces gravitationnelles procédant du mouvement spiralien firent le reste : entre pression et attraction, elles consolidèrent la situabilité de l’ensemble en une stabilité relative - pour l’heure toujours efficiente - en fonction de l’astatisme qui se retrouve en « tout ce qui s’inventorie dans le corps du manifesté ». Redescendons sur le plancher et plus précisément, sur les planchers. De par la différence préévoquée, le plancher minéral se subdivisa. La partie la plus légère - concordant avec la nature de ses constituants - monta en surface du plancher océanique, le reste continua d’évoluer dessous ledit plancher. « La flottaison » délimitant la partie émergée, en l’occurrence la Pangée, connut alors, en des périodes espacées, « une déstabilisation » dans la mesure où les érosions, émanant du noyau, selon « la puissance réactionnelle » qu’elles dégageaient - ce, toujours en raison de la percussion des flux -, provoquèrent une série de convections, assurant « l’éclosion » de nouvelles couches magmatiques. Certaines de ces couches - plus légères que d’autres - montèrent vers la surface du plancher océanique, occasionnant de conséquents « chocs à répétition », en entrant en contact avec le plancher minéral existant. Ce fut là le tout début du subductionnisme, et de ce que vous savez être la tectonique des plaques. Le plancher minéral originel se fragilisa et peu à peu, commença à se disperser, se localisant au cours de diverses étapes en continents. En nous référant à ce concept de Systématisme Originel que nous vous soumîmes, quelques décennies en arrière, il vous apparaîtra « probable », sinon « manifeste », que la chose se déroula de similaire façon pour les autres « supercontinents » ayant existé antérieurement à la Pangée.
 

JADÖPHER :

Vous saisissez mieux pourquoi et, dans ce cas précis, « comment » la rupture poursuit la rupture jusque dans la rupture.
 

JANTEL :

Ce que je fais dire, à ma façon, aux personnages de « Mémoire d’Éveil » quand s’énonce la formule de continuité dans le recommencement.
 

JADÖPHER :

Nous avons eu l’occasion « d’énoncer », puis de « rappeler » à propos de la réitération des choses, qu’au terme de chacune de ses présences, le formationnel s’effaçait au profit d’un autre formationnel, - mue évolutive comprise -. L’informationnel, lui, conserve sa « ligne directrice », ne se détournant jamais de ce - qu’en toute première prédétermination - l’Établi édicte à « la totalité » de ce qui se circonscrit dans l’existentialisation : la durabilité. L’apoptosisme, lui-même, n’échappe à cette prédétermination : il est, dès le départ, voué à se perpétuer, à durer. À ce sujet, votre « positionnement existentiel » - autrement dit, votre spécifisme - vous porte à convenir que ce n’est là qu’obéir - tel que votre amie CHANTAL se prête à l’exprimer souvent - à « l’instinct de conservation ».
 

JANTEL :

Je ne me suis donc pas trop égaré dans ma chanson « Inférences », où je m’avance à dire : « durer » devint, semble-t-il, la fonction. Mais, je concède aussi que ma formulation concernait prioritairement « le genre humain »…
 

KARZENSTEIN :

L’expression musico-verbale qui donne consistance à votre ressenti ne saurait déflexionner, JANTEL. Dans l’unitarité qui la définit, elle sait faire se rejoindre, en nombre de circonstances, votre informationnel de base et le formationnel du spécifisme en lequel vous existez. Ce n’est là qu’effet du transductionnalisme que vous savez « lié » à la Loi des Échanges.
 

JANTEL :

Voilà longtemps qu’il n’avait été question de transductionnalisme. Une question qui vaut ce qu’elle vaut : les effets de ce processus pourraient-ils s’apparenter à ce « filtrage » dont je vous ai fait part, tout à l’heure ?
 

JIGOR :

Sans conteste, JANTEL, dans la mesure où la chose, tous spécifismes confondus, s’exprime conformément à ce que produit « la visitation » de la Pensée qui s’exerce à tout instant. N’attendez pas pour concevoir que le gestaltisme « icônise » la résultante la plus accomplie de cette « visitation ».
 

JANTEL :

À présent que j’ai appris que tout était « organisme », doté d’un état de conscience, il me semble mieux « cibler » les phénomènes d’interactivité et d’interdépendance mais après, « atteindre la cible », en toutes circonstances ou, si l’on préfère « m’abandonner à la neutralité » demeure une autre affaire. Se trouver « partie prenante » de ce qui advient, sans céder à un « parti pris », quelle que soit la teneur de ce qui advient, se recense - pour nous humains et, en tout cas, pour moi - dans le domaine de « la théorie ». « La pratique » parviendra-t-elle à s’adjoindre à elle, au fur et à mesure que j’avancerai dans l’âge ? Au demeurant, il ne faudrait pas qu’elle s’attarde trop.
 

JADÖPHER :

Réinvestissez plus régulièrement ce qui vous fut dit : accepter l’inacceptable c’est pouvoir le combattre plus efficacement. Là encore, votre dernier « exercice musico-verbal », dans son expression déterministe, s’y emploie en satisfaisante convenabilité. Le fait de composer pareilles œuvres ne peut se dissocier - indéfiniment - de la vision qu’il importe que vous mainteniez, durant ce qui subsiste, en vous, de « devenir », en « l’existence présente ». KARZENSTEIN vous l’a rappelé ce jour : jamais le provoqué ne prendra le pas sur l’Établi. Il faut vous y tenir, aussitôt que se présente un situationnel tendant à vous « déstabiliser ». Le Point de non-retour, en lequel nous évoluons, ne fera de « concession à aucune sorte d’éthique » : il sied de garder cette évaluation, en permanence, avec soi.
 

JANTEL :

Il n’y a pas si longtemps que cela, KARZENSTEIN nous lança cette phrase, qui se voulait une question : Pour quoi, voulez-vous changer ? Et nous avions alors compris : Pourquoi voulez-vous changer ? Ce fut MAGLOOW qui, quelques jours après, remit à sa « vraie place » le sens que revêtait, en réalité, cette interrogation, avec l’orthographe appropriée, nous indiquant que ce n’était pas « d’un changement idéel » dont il était question mais bel et bien « d’un changement », voire même plutôt : « d’un remplacement de valeurs ».
 

JADÖPHER :

Et vous vous remémorâtes ainsi cette question que vous avait posée RASMUNSSEN, vous demandant - où se situait la valeur de remplacement en toutes choses ? -. Quelques décennies après, nous sommes à même d’affirmer que tout se situe plus distinctement pour vous, et notre entretien présent vous aura permis d’améliorer encore le regard qu’il convient de verser sur ce qu’il y a lieu de voir. Les processus expansion / rétraction et rétraction / expansion doivent dorénavant vous autoriser à mieux discerner, entre « court », « moyen » et « long terme », quelles tendances dispose la Loi des Échanges, en désuperposition comme en démultiplication à l’endroit de ce que vous savez figurer la qualité de choses à vivre - apoptosisme inclus - de l’ensemble voué à exister.
 

JANTEL :

Le fait de vivre et d’être vécu par la Fulgurance mimétique vous place « avantageusement », dirai-je, face aux processus de désuperposition et de démultiplication, en ce sens qu’il doit vous permettre de « maîtriser » ces tendances qui, si nous ne pouvons pas les considérer comme réellement « imprévues », se révèlent tout de même « imprévisibles » au final, ceci afin de paraphraser la formulation qu’avait utilisée JIGOR.
 

JADÖPHER :

Nous vous avions déclaré que lorsque le manifesté venait à nous surprendre, nous faisions corps avec lui. Concevez à titre d’exemplification qu’en le dimensionnel duquel nous participons, les processus expansion / rétraction et rétraction / expansion se vivent en concordance avec le réverbérationnisme inhérent à nos capacités mimétiques. La rétraction, en sa praxie de « rapprochement », nous incline à « faire corps », l’expansion, quant à elle, en « la dispersion » qu’elle provoque, nous guide au rejet.
 

JANTEL :

Voici quelques mois de cela, à deux reprises, ZILDER nous a dit, puis répété, que les rejets demeuraient strictement individuels et ne pouvaient donc s’effectuer à la place de celles et ceux qui ne procéderaient pas à les réaliser, un rejet figurant un agissement et un agissement ne se collectivisant pas. Or, il est depuis longtemps acquis pour nous, que cette qualité de choses à vivre s’exerçait à notre insu…
 

JIGOR :

À votre insu, pour ce qui appartient au stade de « la réalisation », JANTEL, car il convient de prendre garde à ne jamais occulter qu’un rejet - bien que procédant initialement du projectionnisme - prend consistance au fur et à mesure qu’entreprend de s’exercer le caractère démultiplicationnel de ce dernier. Il « se complexionne » alors pour le support qui se trouve habilité à « être vécu » par lui, à travers l’identité pourvoyant à sa localisation.
 

JANTEL :

Oui, eh bien, tel que j’ai pu le signaler, tout à l’heure, il nous faudra lire et relire cela, dès que ZILDER nous l’aura restitué.
 

JADÖPHER :

Notre conversation doit, en ces instants s’achever, car le maintien de votre équilibre psychophysique le réclame. Séparons-nous en vous invitant, comme « coutumièrement », à transmettre nos pensées de civilitude à votre entourage proche ou lointain.
 

 


 


 

INFÉRENCES

 

 

Incommensurablement,

De ce que nous appelons le Néant,

Sans doute au nom d’un recommencement

De l’éternel

Originel…

Se structura l’Univers,

Sous la forme de Systèmes Stellaires,

Parmi lesquels se situe notre Terre,

Démultiplication

De la « Chose » en fusion…


Sur le support révélé

De ce magma qui se solidifiait,

Matérialisant ainsi « ce qui est »

À ce qu’est notre perceptivité,

S’élabora une « vie »,

Suprême Intelligence indéfinie,

Que nous divinisâmes à l’Infini :

Répertorisation de « l’incompris »…


Cette vie, d’abord « minérale »,

Sut se prolonger en le « végétal »,

Le « tout » s’investissant en « l’animal » :

Cycle connu

De l’Absolu…

Ce que nous sommes devenus

S’explique, plus ou moins, au fil des mues

Que notre Espèce d’Âge en Âge vécut,

Dont Histoire et Science

Font « notre » Connaissance…


Avec ou sans intention,

Un Échange se fit en la « prédation » :

Instinct de survie, de conservation,

« Durer » devint, semble–t–il, la « fonction »…

L’équilibre existentiel

S’interpréta comme Loi Naturelle,

Dosant notre conflit émotionnel

Éclos d’un principe dit « spirituel »…


Ainsi conceptualisé,

Le processus qui se perpétuait

Sous–produisit, dans notre « société »,

Un dérivé

Du procédé :

Une « chaîne alimentaire »

Dont nous figurons les commanditaires,

Maillons dont la « conscience » s’exaspère

De n’être au fil des temps,

Que simples figurants…


De tout ce qui nous dépasse,

Qu’on imagine, ce, sans la moindre trace,

Qui sait s’il ne se trouve pas une « Race »

Pour se sustenter de « notre disgrâce » ?…

De nos cerveaux atrophiés,

Notre « substance », qui s’évaporerait,

S’en irait rejoindre dans les Nuées

Les prémices d’une autre Humanité…


N’allons pas plus au–delà,

J’ai fait pour ma part de ce « postulat »

La Cause de ce qui a conduit ma voix

À faire ouvrir le Bal…

De l’Âge de… Cristal…


 

Paroles et Musique : Jean-Claude PANTEL

 

 


 


 

DE BABEL À EIFFEL

 

 

S’enquérir du Passé, de ce qui s’y passa,

Voir dans ce qui s’est fait ce qui se refera

Auraient été de mise, si cette progression

Qui nous semblait promise avait fui son cocon.


Voyons mieux en les choses - et par-delà les dires -

Ce que marque la pause, entre meilleur et pire,

Indiquant, sans détour, qu’à l’heure d’aujourd’hui,

Se prolonge toujours l’insondable alchimie.


Nomadisme lié au cycle des saisons,

Transhumant de ce fait, par les quatre horizons,

Chassant, cueillant, pêchant, au long de notre errance

Nous servîmes le Temps, sans en percer le sens.


Puis vint un second âge qui nous prédisposa

À nous faire, au voyage, accorder moins de pas :

Sédentarisation, territoires choisis,

En délimitation, devinrent nos pays.


Mais cela n’empêcha, qu’à de diverses fins,

On ne se priva pas d’aller chercher plus loin…


De Babel à Eiffel, de projets en défis,

Ni la mer, ni le ciel, ensuite, n’auront suffi :

L’insatiabilité, en suprême recours,

Entreprit de combler les manques du parcours.


Mais les manques demeurent au fur et à mesure,

Que s’accordent nos heures à « rêver » le Futur.


Ne plus épiloguer sur ce qu’il faudrait faire,

Mais plutôt s’avouer qu’il s’agit de chimères

Que de vouloir aller à l’encontre du Temps

Qui fait se conjuguer le passé au présent.


Ce n’est point renoncer de dire ainsi cela,

Car la réalité prend sa source au-delà,

Dans des strates où l’éthique n’a jamais figuré,

Où tout reste cyclique, servant l’Éternité.


S’enquérir du Passé, de ce qui s’y passa,

Voir dans ce qui s’est fait ce qui se refera

Auraient été devise(s) si cette progression

Qui nous semblait promise avait fui son cocon.


 

Paroles et Musique : Jean-Claude PANTEL

 

Notes

[1Citation que Ridley Scott prête à Christophe Colomb dans le film 1492 : « Le paradis tout comme l’enfer peuvent être terrestres ; nous les emmenons avec nous partout où nous allons. »

 

Mots-Clefs

2 Messages


  •  

    Bonjour Jean Claude,
     

    J’ai une question à te poser concernant le dernier texte dans lequel Karzenstein dit que l’édaphisme est « le berceau des mœurs ».

    Si un individu quitte l’endroit où il est né, ramène-t-il avec lui les mœurs de l’endroit où il est né !? En contre partie, ne prend-il pas les mœurs de son nouveau refuge ?


    Merci d’avance pour ta réponse.
     



  •  

    Bonjour Richard,
     

    Suite à un échange téléphonique avec Jean Claude à propos de ta question, je vais essayer de te retranscrire ici ce qu’il m’en a dit :

    « Le paradis tout comme l’enfer peuvent être terrestres ; nous les emmenons avec nous partout où nous allons. » [1], par contre, on peut considérer que l’influence mimétique du milieu dans lequel on se trouve, puisse permettre - au bout d’un certain temps d’adaptation - un changement de comportement.

    Ce comportement, de par le fait qu’il y a concordance en l’adaptabilité, peut être modifié en ce sens. Pour l’individu, cela passe par la répartition du principe, c’est à dire, par rapport à la marge de manœuvre nous étant impartie.

    Il s’agit d’une réverbération incidente entre l’environnement et l’individu.


    En espérant que tu te portes pour le mieux, des bises.

     

    [1« Paradis » comme « enfer », et bien d’autres jugements de valeur que nous portons sur les choses, ont une teneur informationnelle et restent en tout état de cause l’expression d’un aboutissement en le formationnel.

    En tenant compte, qu’il y a une interdépendance et une interactivité qui s’opère en amont et en conjonction de l’événement quand il se présente, prenons garde de ne pas sombrer - comme à notre habitude - dans une forme d’éthique nous menant droit au manichéisme…


     


Un message, un commentaire ?
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
Ajouter un document

Rechercher :

Rubriques :

JANTEL.ORG 
1973-2022
Archives | | Contact

RSS 2.0