Etude des Textes transmis à Jantel
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Juin 1988

D 1er juin 1988     H 13:23     A Rasmunssen     C 3 messages


Question
- Nous devions nous entretenir des « échanges » : dépendent-ils d’une loi ?

Rasmunssen
- La Loi des Echanges est la Loi Universelle par excellence, dans la mesure où elle s’exprime dans la continuité. Tout change de forme(s) mais le principe demeure en les lois volume/Vide, donné/reçu dont dépendent nos systèmes interstellaires et ce, dans la superposition spatio-temporelle, le tout étant englobé dans les fluctuations de la Masse Ectoplasmique en sa fusion constante.

La chose dont nous allons nous entretenir fera plus état de son aspect philosophique que de son aspect physique, voire technique.

Question
- Pourquoi ?

Rasmunssen
- Pourquoi ? Tout simplement parce que vous avez à présent conscience que les choses essentielles en matière de « vie » appartiennent à l’échange gazeux existentiel, encore appelé processus de compensation existentiel et que le principe exerce la majeure partie de son influence à votre insu. Quant à la philosophie, matière d’expression fondamentale de votre espèce, nous ferons en sorte que pour vous et indirectement pour ceux qui partagent vos instants, elle révèle d’autres facettes de votre « cogito », dans le but d’un équilibre précaire, certes, mais profitable quand même, car inhérent à la Loi des Echanges.

En tout ce que sera notre discussion, n’établissez aucun comparativisme dirigé, meilleur comme pire ne se manifestent qu’en des circonstances précises ; nous ne chercherons donc pas à enfermer les éléments dans des « notions », je dis cela en fonction des conclusions que votre disponibilité et celle de vos amis seront conduites à épancher.

Question
- Que faut-il entendre par meilleur, pire et que sont ces circonstances ?

Rasmunssen
- Les circonstances sont dans la fusion constante des choses les éléments que vous pouvez percevoir de la « Situation Etablie ». Elles ne vous concernent que dans le cas d’une explication à donner dans le cadre d’un « bilan ». Là, vous faites état de ce qui est survenu en tentant, avec plutôt moins que plus de réussite, d’analyser.

La chose se vit plus harmonieusement en « l’ambiant » d’une expérience, dirons-nous solitaire, qu’en groupe où la densité « donné/reçu » varie avec ce que l’on appelle chez votre espèce « l’humeur » et qui prive de l’élément de spontanéité la « prise de conscience répertoriée ». La chose, en le processus volume/Vide, se vit plus harmonieusement entre espèces différentes, espèces géométrisées bien entendu.

Question
- Homme et animal par exemple ?

Rasmunssen
- Par exemple… C’est ce que nous vous fîmes ressentir en son temps en l’appellation de « couloir ».

Question
- A l’intérieur comme à l’extérieur avec Jankis…

Rasmunssen
- C’est cela… Quant à ces notions meilleur/pire, elles sont, vous ne pouvez plus l’ignorer, provisoires puisque liées au mode de vie. Leur rôle, si l’on puit dire, est de se rejoindre dans le temps dit chronologique et de fabriquer « l’événement ». Evénement lui-même figé de par sa qualité d’origine, car conçu par votre cogito.

Question
- Cela conduit-il à nous faire embrasser la passion ou du moins des moments de passion que vous disiez « contrôlée » ?..

Rasmunssen
- Pas exactement, car nous sommes là dans le cadre d’un échange direct et le plus souvent non programmé… Mais nous allons y revenir. Cependant, Jantel, je me vois, pour plus de clarté pour ceux qui partagent vos instants, Lucette exceptée, car elle est plus présente à vos côtés de par la « situation provoquée » que vous savez et qui n’est que la forme voyante, visible de la « Situation Etablie », je me vois, je dirais obligé de structurer les données de la chose analysée.

Pour nous, je suis contraint de le répéter, il y a vous et les autres. Et cela, dussé-je le redire, doit être pris en compte par vous et par vos amis. Cela doit être pris en compte non pas dans l’analyse approximative que vous faites en commun dans le cadre d’un « bilan », comme j’ai pu le dire il y a quelques instants, donc dans « l’acte ou les actes agis », mais bien dans l’acte à agir, ne serait-ce que par souci d’humilité en vos dimensions respectives.

Question
- Rasmunssen, vous m’aviez dit, excusez-moi de vous reprendre peut-être à tort, que « l’introspection » pouvait se faire même en groupe…

Rasmunssen
- Certes, Jantel, mais en fonction des choses vraies, souvenez-vous… Or la qualité de ce que vous vivez avec vos amis, de par une dimension totalement différente, je le répéterai jusqu’à la rupture de votre vie consciente engendrant le changement de consistance nécessaire à la « mue évolutive » qui est inscrite en vous, la qualité des choses vécues en l’espèce qui est vôtre actuellement est sans commune mesure avec la passion qui en découle : engouement, incohérence dans le fond et la forme, susceptibilité exacerbée, satisfaction du devoir accompli, prédominance des uns par rapport aux autres et je pourrais énumérer encore actes ou mots de l’organisation de courses pédestres, aux relations dites familiales, en passant par des activités « helléno-culinaires », choses abordées en marge de leur réalité relative car avec entrain et désenchantement. Ne sont-ce point là choses évoquées en des conversations antérieures ?..

Question
- Rasmunssen, est-ce en fonction d’un ressenti ?.. du « cogito » ?

Rasmunssen
- Nenni, Jantel ! Votre théorie du « ressenti » identique pour tous ceux de votre espèce et ce, même à des moments divers, est erronée. On ne ressent pas par rapport à un « cogito »… Ne serait-ce que dans le concept de l’intention : où se situe la volonté de ressentir ? Vous êtes dépendant du transmis, il vous agresse en vos sens mais est réceptionné par « l’esprit » en l’idée que vous en avez. En le cadre de l’échange, comme votre donné n’est pas situé dans l’ambiant, il s’ensuit le caractère spasmodique de la chose. Souvenez-vous : le transmis est constant, le reçu spasmodique, donc le rendu, est de qualité relative. Si « le ressenti » était identique au moment de la réalisation de la chose et ce, même à l’état semi-conscient, voire inconscient, il n’y aurait ni de Prométhée, ni de Moïse, ni de Jésus…

Le « ressenti » émane du « reçu ». Le « reçu » ne se différencie pas en le « quantitatif » comme vous semblez l’avoir interprété mais en la manière de répartir sa « pression » qui est toujours soudaine en sa réalisation.

Question
- Il y a là un aspect technique que je saisis assez mal…

Rasmunssen
- Parce que vous cherchez à identifier le processus, à le matérialiser ; je vous le répète : votre « donné », votre « rendu » si vous préférez, n’est pas situé dans l’ambiant dans lequel vous « recevez »… Un donné ne se traduit pas dans un acte. C’est là que s’interdit l’équivalence en la matière d’échange. Souvenez-vous de notre conversation sur l’acte… Dans le cas de « don de soi » des individus à vocation anthropocentrique, il n’y a rien de pensé car la chose se renvoie directement. Souvenez-vous : votre image se reflète en le miroir bien avant que vous en soyez conscient. Cela se manifeste en ces cas par des moments troubles dont le caractère d’impulsivité n’échappe à personne.

Toutefois, par rapport à votre perception actuelle des choses, je vais vous désuperposer le processus en sa soudaineté et donc sa violence par un exemple scientifique tendant à vous démontrer l’impossibilité d’harmonie en l’échange en la géométrisation de votre espèce.

Vos sens, en les situations que vous vivez, s’adaptent ou plutôt s’accomodent mal de ce qui les surprend et que vous pouvez disons localiser.

C’est une explosion qui va en ses décibels agresser votre ouïe, c’est un éclair qui va vous aveugler momentanément mais dans le cas d’un enfant venant de naître et que l’on place, pour une raison quelconque, sous un dispensateur électrique d’oxygène, la chose, bien que se vivant pour l’individu à l’état semi-conscient, l’agresse et vient provoquer des perturbations importantes quand la répartition ne s’établit pas, favorisant souvent une rupture des sens pouvant aller de la cécité à la paralysie totale. Tout cela, bien qu’approximatif car situé mais non situable, démontre qu’il vous faut nuancer et le ressenti et le reçu et le transmis et le donné et le rendu… Je commente la chose en sa désuperposition en tenant compte des possibilités de perception de votre espèce, je tiens à le répéter.

Donc, pour en revenir à la « passion » dont vous me parlâtes antérieurement, sachez qu’il s’agit là d’un « transmis » et qu’il ne faut pas, là encore, uniformiser la chose en sa qualité, de par la Loi « donné/reçu ».

Ne confondons pas la Passion du Christ, qui, bien que critiquable, et vous, Jantel, êtes mieux placé que quiconque pour le savoir, de par la vocation qui vous anime, ne confondons pas la Passion du Christ et la « passion » plus ou moins contrôlée et contrôlable des individus qui essaient de justifier une présence par rapport à des « actes », si nobles paraissent-ils…

Les individus ayant une vocation anthropocentrique ne vivent pas la même équivalence dans la Loi des Echanges, je vous l’ai déjà précisé ; la chose, bien que subie, se vit dans une constance certaine, donc dans une qualité indéniable. Le « reçu » est vertigineux pour qui est à même de percevoir la chose, vertigineux quant à sa canalisation pour le réceptacle que vous êtes, Jantel, puisque vous êtes en l’instant présent directement concerné par mes propos et s’ensuit l’excès en ses formes diverses dont je vous avais plus ou moins entretenu précédemment.

Question
- La carence, puisqu’il faut la considérer comme telle, est-elle situable ?

Rasmunssen
- Disons que pour ceux qui vous entourent, l’excès est perceptible, nous le qualifierons « d’excès d’expression », c’est-à-dire que les autres vous interprètent en fonction de leurs sens : ils vous voient, ils vous entendent géométriquement. Et là prend toute son importance la phrase : « on ne juge les autres que par rapport à soi, donc de façon très superficielle »… Vous êtes plus à même à présent d’en ressentir les effets en la démultiplication progressive que recèle chaque chose.

Question
- Cela demeure un peu confus mais je crois que le récipient ou réceptacle que je suis subit un trop-plein, si je puis dire, exprimant les limites de ma dimension… unidimensionnelle…

Rasmunssen
- Votre dimension du moment, Jantel… Vous donnez une « impression » en la notion, Jantel, mais l’expression est déphasée de par l’origine de la chose. L’ensemble va à la rupture, en la conclusion, puisque le support n’a plus la « qualité initiale ».

Mais le processus n’échappe pas intégralement à ceux qui vous côtoient, ils ressentent une différence en votre « reçu » à l’état semi-conscient. Les autres, pour identifier la chose la « dimensionnaliseront ». Ils parleront « d’émanation », non sans raison d’ailleurs, mais la chose que vous vivrez ultérieurement, Jantel, cette chose qui émane de certains individus se situe, vous le vivrez, je le répète, en « un ambiant » que l’espèce humaine ne pourra hélas jamais imaginer car il n’y a pas trace d’un « donné » en la matière…

Question
- Vous voulez dire que la chose qui semble émaner des individus à vocation anthropocentrique se subit… ça je le pensais mais dois-je comprendre que le fait de la vivre s’effectue en la dimension qui succède à la rupture de la vie consciente desdits individus ?

Rasmunssen
- Exactement, Jantel… C’est pourquoi je ne m’étendrai pas sur ce qui demeure abstrait mais toutefois, il est nécessaire de situer ce que les autres vivent en l’échange de par leur « ressenti » semi-conscient. Cette pseudo-dimension dont, dirons-nous, ils vous affublent, s’appelle en votre langage le « charisme ».

Là encore, le transfert s’exerce à des degrés divers entre la situation provoquée et la Situation Etablie. Le problème de l’espèce à laquelle vous appartenez actuellement, Karzenstein vous l’a dit, est un problème de « foi vacillante » par rapport à « ce qui est », sans plus.

Alors les individus, déstabilisés car incomplets, se rattachent à ces personnages qui leur apportent, en la notion de « charisme » précitée, un semblant d’équilibre car un espoir en ce qu’ils reçoivent du personnage, sans toutefois le comprendre. Il y a « osmose » en l’instant et un « déterminisme » qu’ils n’avaient pas soupçonné les conduit à réussir, par rapport bien sûr à l’idée qu’ils en ont, la chose entreprise. C’est Calvin qui « démilitarise » une caserne, c’est Roman qui va, non sans difficultés techniques, à la « disponibilité », c’est Béatrice qui court plus de 50 km sans état de « projection contrôlée ». C’est en un exemple comme en cent le véritable Amour qui se véhicule, qui va faire corps avec l’autre pour qu’il se « réalise », si l’on puit dire, en l’idée du moment. Seulement voilà, il n’y a pas « constance » en la matière, donc l’individu rejoint sa dimension d’origine et sans la présence « physique » de l’élément stimulateur énergisant, que nous qualifierons de « convecteur », il sombre dans le médiocre… Les exemples foisonnent, je citerai pour ce qui vous tient à cœur Beamon et le pasteur Luther King, Mozart et Salieri dans une dimension légèrement différente…

L’impossibilité d’accès à la « fulgurance mimétique » occasionne en la démultiplication des cas ce qu’il est convenu d’appeler « le charisme existentiel » et qui devient une valeur essentielle chez l’homme, car il n’émane alors plus du « processus d’échange existentiel » que ce que votre « cogito » projette en fonction de vos sens et qui n’est pas dépourvu de « réalité » mais toutefois trop limité en la matière.

Cela débouche par souci de matérialisation, donc de conservation, sur « le fétichisme », « l’idolâtrie » et bien sûr « les religions »…

Question
- Les religions sont donc précédées d’un besoin de matérialisation des choses puisque vous les citez en dernier ?

Rasmunssen
- Incontestablement par nécessité d’identification par le cheminement de « l’onde de forme » dont nous vous avions parlé et que votre ami Tino apprend, si l’on puit dire, actuellement… Cela va de la pyramide de « Pharaon » à la Croix du Christ, en passant par nombre de légendes donnant même accès à des pratiques plus ou moins ésotériques telle la « numérologie ». L’astrologie tient à ce sujet une place à part mais sachez qu’elle n’a pas évolué depuis le Moyen Age en ce qui concerne votre civilisation. L’aspect technique de la chose ne revêt aucune importance, la civilisation dont fit partie l’Espèce qui me récupéra est bien placée pour le dire.

Question
- Peut-on traduire, au moins verbalement, l’onde de forme ? Qu’est-elle ?

Rasmunssen
- Précisément la matérialisation d’une idée de l’Absolu, « Absolu » que les « humains » ont en eux sans le percevoir : la dimension temporelle, Jantel, toujours la dimension temporelle…

Question
- En quoi le Temps défavorise-t-il la perception intégrale, si je puis dire ?

Rasmunssen
- Souvenez-vous, Jantel… L’Espace est le volume, le Temps est le Vide… « L’onde de forme » demeure support mais « l’onde de vide », ne vous étant pas situable, vous fait, comme pour le reste, vivre la qualité des choses très relativement.

Question
- En quoi la « vocation anthropocentrique » diffère-t-elle en le processus d’échange en matière de « charisme » ? J’ai, pour ma part, situé dans ma perception des choses un « donné » de la part de l’autre ou du moins d’un autre…

Rasmunssen
- C’est au niveau de l’interprétation que vous en faites que vous vous méprenez. Ce à quoi vous faites allusion n’a pas de constance, cela se révèle en présence directe de ce que vous « représentez ».

Ces personnages auxquels vous pensez, sans les identifier verbalement, excusez mon impertinence de pénétrer votre mental de la sorte, ces personnages font office de « support » en le cas précis que vous me proposez. Ils ont pour fonction dans leur vie consciente du moment de vous révéler à vous-même, en la qualité précise de ce que vous êtes appelé à représenter en les situations vécues comme à vivre.

L’échange se fait, je vous l’ai dit, en présence directe et dans une grande violence. Le « révélateur » accumule en cet instant, pour la qualité de l’échange, un surplus de lumière passive. Sa « longévité », de ce fait, s’amenuise en le processus établi de « rupture ».

C’est Calvin pour vous, c’est Jean-Baptiste pour Jésus et la liste serait longue à énumérer ici.

Question
- Il vaut mieux pour le « révélé », si vous m’autorisez le terme, vivre la situation de Moïse qui semble avoir eu droit à une autre forme de « révélateur »…

Rasmunssen
- Là encore, il faut considérer la légende : Moïse, de par la culture institutionnalisée qu’il reçut, ne pouvait faire montre du sentiment d’humilité, surtout en ce qu’il avait à exprimer… Son passage à l’état d’esclave ne changea en rien le caractère seigneurial qu’il portait en lui, la soumission qu’il vécut pendant un temps doit se traduire par un rapport de force en fonction de la race qui était sienne, en le « redevable » à ses origines hébraïques, démultiplication du « redevable » à l’Absolu qui se manifesta plus tard à lui, et à son impossibilité du moment de combattre « Pharaon ».

Donc, pour en revenir à ce que vous me demandez, je vais vous traduire ce qui se passa.

Moïse, après avoir gravi la montagne dans le but de s’isoler pour réfléchir à ce qu’il ressentait, à savoir la façon de permettre à son peuple de sortir de l’esclavage, s’égara quelque peu et dut de ce fait veiller, jeûner en cherchant son chemin. Il pénétra dans une grotte et, rompu par la fatigue et ses tourments, il s’endormit. Quand il se réveilla, un individu était assis auprès de lui et le contemplait. Moïse savait qu’il y avait des individus qui vivaient de la sorte, à l’écart, dans l’isolement ; la plupart du temps, il s’agissait là de « bannis », d’exclus et rares étaient ceux que l’on considérait, même à cette époque, comme des « sages ». Etaient considérés comme « sages » les « patriarches » dans certains cas et quelques prêtres mais toujours, comme vous n’êtes pas sans le penser, en fonction de notions… L’ermite partagea sa maigre pitance avec Moïse et au fil d’une longue conversation, il fit comprendre à ce dernier, non sans l’avoir patiemment écouté, comment, à quelques nuances près dans les formes, il vivrait sa « vocation » de libérateur du peuple juif. Quand Moïse demanda à l’anachorète son nom, ce dernier lui dit qu’il n’était nul besoin d’un patronyme pour s’identifier et que lui savait, connaissait, pouvant les différencier, toutes les choses qui l’entouraient : végétaux, animaux, minéraux, sans avoir recours à un nom ; toutefois, il fit valoir à Moïse les qualités exceptionnelles d’une plante qui poussait aussi bien dans la roche que dans le sable et à laquelle il eût aimé s’identifier dans l’éventualité d’une autre vie après la mort.

En la révélation qui nous intéresse, la force d’échange devait, en le principe volume/Vide désuperposé, condamner l’un pour l’autre. Un orage éclata, la foudre tomba sur l’anachorète et matérialisa en cette forme de rupture l’accumulation de lumière passive de ce dernier.

Moïse demeura quelque temps dans la montagne après cela ; la chose, en sa forme, l’avait troublé mais il ne put se résoudre à confier à Josué et à ceux qui l’attendaient qu’il venait d’être révélé à lui-même par un simple ermite, son manque d’humilité évoqué précédemment en étant la cause : il préféra, peut-être pour son prestige, attribuer la révélation de sa vocation à la foudre « divine » tombée sur la fameuse plante qui devint à ce moment le « buisson ardent ».

Question
- Cet ermite était initié par des Etres appartenant à l’Espèce dont fait partie Karzenstein ?

Rasmunssen
- Une initiation ne se propage pas uniquement dans un rapport de communication verbale ou symbolique, elle est en l’individu et se réalise sous diverses formes, d’où ce que nous vous avions dit : celui qui soulève la question porte la réponse, en matière d’essentiel.

Toutefois, il est exact aussi que, par la suite, Moïse eut de fréquents contacts avec l’Espèce qui me récupéra, mais vous connaissez la fin de l’histoire…

Question
- Je trouve, pour ma part, tragique que de deux individus allant à ce que nous pouvons considérer d’essentiel, l’un doive céder sa vie pour l’autre : il me semble qu’ils devraient avoir la même longévité, ne serait-ce que pour transmettre ce qu’ils savent à leurs prochains…

Rasmunssen
- Seule l’Harmonie multiplie, Jantel, souvenez-vous, seule l’Harmonie… Dans tous les cas, l’évolution passe par une « dégéométrisation ». Ces individus qui cèdent leur vie consciente du moment, sous quelque forme que ce soit, connaissent et vivent la « fulgurance mimétique » en passant par des paliers qui les conduiront à l’état d’Etres.

Question
- Faut-il faire un rapprochement avec les légendes mythologiques faisant état de « mue » en constellation de certains héros ou demi-dieux ?

Rasmunssen
- Absolument, Jantel… Les parcelles « d’Intelligence Divine » se rejoignent toujours en « l’Intelligence Divine » de la Masse Ectoplasmique… La qualité des choses à vivre n’a pas de chronologie à respecter, elle s’exprime en tout, s’éparpillant, certes, mais se rejoignant toujours. Cela est situé mais non situable pour les Espèces, grâce en soit rendue au Père.

Voilà, Jantel, vous êtes un peu plus à même de situer l’équivalence dans la « Loi des Echanges ». Rien ne privilégie rien car en la matière, la chose ne se situe pas. Chaque parcelle « d’Intelligence Divine » passe par des mues successives, se fait support en les Espèces ; le « support » est toujours provisoire, là est l’équilibre en l’équivalence, ne le dites-vous pas vous-même dans un de vos textes musicaux que nous nous permîmes de refaire passer plusieurs fois à la suite : « le délit de messie, de larron s’acquitte au tarif héréditaire, au seul prix de la vie »… Remémorez-vous notre dialogue sur « l’alimentation »…

Question
- Qui se nourrit de quoi ?

Rasmunssen
- Eh oui, Jantel, ainsi, dans le cheminement de l’échange, en sa diversité, « le végétal » réintègre « l’animal » et « l’homme » les minéralisant, l’animal se retrouve « cellulairement parlant » en l’homme qui, lui, voit sa « substance mentale » , ingrédient de départ, rejoindre, sans qu’il en soit conscient, les couches « d’Intelligence Divine » réparties plus harmonieusement en les Espèces qui le dépassent.

Processus provisoire en la forme, permanent en le fond, ce paradoxe demeurant la Vérité inabordable à ce que nous sommes.

Je sais que vous l’avez pensé, Jantel, pensé et confié récemment à vos amis et c’est un peu pourquoi j’ai attendu « l’instant choisi » pour que nous débattions ensemble de cette chose « essentielle ». Nous avons fait le tour en le sujet de tout ou presque tout ce que votre « qualité des choses à vivre » réclamait et permettait.

Question
- Est-ce qu’au niveau des « races » l’échange peut se faire différemment ? Je pense surtout aux couleurs qui différencient l’espèce dont je fais partie ; j’aimerais savoir où se situe « l’échange en la prière » car elle semble avoir des formes diverses et que penser des « saints » ou personnages considérés comme tels ayant eu des stigmates…

Rasmunssen
- L’aspect que confère la Lumière à un « ambiant » dépend du temps dit « chronologique », en cela se situent en fonction des sens des espèces et les formes et les couleurs. La chose est en la fluctuation permanente, elle s’exprime en différentes périodes d’un « cyclique ».

Chaque « race » apparut tour à tour. Quatre couleurs demeurent de vos jours : le noir, le rouge, le jaune et le blanc. Ces couleurs se manifestent en cet ordre à la fin de chaque « cyclique », elles n’ont aucune influence en matière d’échange en le processus proprement dit. Le vert est toujours la première couleur, c’est lui qui reste le plus longtemps, puis, après les premiers cataclysmes que vous nommez « déluges », apparaissent les couleurs que vous connaissez et qui font pour ainsi dire corps avec le support en les différentes couches de l’ambiant.

La situation à venir connaîtra une teinte plus orientée vers le bleu et débouchera sur le gris. C’est la position des systèmes stellaires qui décidera comme toujours des modifications de teintes et de formes. Couleurs comme formes, en le « support » qu’elles vivent, sont comme toute « matière »… provisoire, de par la fusion constante des choses.

Quant à la prière, elle est transfert de lumière active mais ne peut être considérée comme un processus d’échange.

Géométrisée en le mot et en le but inspiré par la pensée, elle ne connaît de « qualité » qu’en la continuité comme tout ce qui « est ». Sa forme réelle est « méditative » et elle réalise le plus souvent l’avènement de quelque chose de non prémédité mais qui a agressé « le mental » en « temps choisi » : ceci évidemment concerne l’espèce qui vous est propre.

Dans l’idéalisation de la chose, en fonction de l’Absolu, « la prière » demeure un support de l’Espérance dont la plus noble, je vous l’ai déjà dit, est de « pouvoir espérer ».

Dans le cas des « stigmates », c’est toujours un transfert de l’esprit sur la matière. La chose ne se réalise qu’après la rupture ; la lumière active s’évaporant, si l’on puit dire, géométrise en le corps de l’individu la « visualisation de l’idéal » qu’avait ledit individu de la rupture de la vie consciente par rapport à ce qu’il imaginait de l’Absolu.

D’autres corps font acte de lévitation par symbiose avec la force d’attraction. En les deux cas, ce sont là réactions d’individus à forte spiritualité destinés à une « mue évolutive ». Vous noterez que la chose se vit à l’état « inconscient » et que ces exemples, mieux que d’autres, pour vos facultés de perception, démontrent que la « rupture » poursuit la « rupture » jusque dans la « rupture ».

Question
- On nous dit que des orages apportant une obscurité profonde ont succédé à la rupture de la vie consciente de Jésus et de Victor Hugo, donnant lieu ensuite à des aurores boréales… Comment apprécier la chose ?

Rasmunssen
- Les cas de Jésus et de Victor Hugo sont similaires sur ce plan. L’obscurité succédant à l’orage ne résulte pas directement ou du moins uniquement de la rupture de leur vie consciente. D’ailleurs, la chose se vécut un long moment après. Dans le principe donné/reçu, en fonction du « charisme existentiel » dont nous avons parlé, le « reçu » des individus ayant côtoyé les personnages concernés provoqua, en l’échange gazeux existentiel, un courant démesurément amplifié et bien sûr non contrôlé par une foule nombreuse en les deux cas. Comme vous ne l’ignorez pas, l’échange Eau/Lumière se manifesta en un processus complet puisque une aurore boréale survint après l’orage.

Nous ne reviendrons pas sur la notion de « symbole » dont nous nous entretînmes déjà mais vous pouvez, il est vrai, en l’exemple noter l’incidence et faire une approche certaine de la valeur de remplacement en « démultiplication progressive » puisque les cellules essentielles des deux personnages entreront, vous le savez, en bioluminescence conduisant à la transparence en « ce qui est ». Ceci demeure schématique pour ce que je puis vous en formuler par rapport à la qualité de la chose.

Question
- En la qualité inégale des choses que nous vivons, comment concilier une telle « osmose » avec l’extase que mon espèce manifeste à l’égard de choses que, pour ma part, je considère banales : ce sentiment d’admiration, par exemple, à l’égard des nouveau-nés… des vieillards ?..

Rasmunssen
- Tout simplement par le manque de constance auquel je vous ai fait allusion tout à l’heure en la qualité des choses à vivre puis vécues, en la Situation Etablie et les situations provoquées.

En les exemples précis que vous me soumettez, considérez deux aspects : l’un philosophique, l’autre technique.

Compendieusement parlant, nous dirons que « « l’enfance », chez votre espèce, est mémorisée en tant que « bel âge » où « jeux » , « insouciance » prennent le pas sur les pseudo-problèmes des adultes. Donc, en l’individu qui s’extasie, comme vous dites, il y a semi-consciemment un rattachement idéologique à cette période dite « heureuse » qui se manifeste par une sorte d’émotion qu’il traduit le plus souvent verbalement par des propos insipides : « il est beau, il ou elle ressemble à un tel »… et j’en resterai là…

Quant au vieillard, il suscite toujours à l’état semi-conscient un sentiment de crainte plutôt que de respect - de crainte par rapport à la mort que vous redoutez. Et l’envie d’imiter en le fait de vivre longtemps est très perceptible dans ces cas de mise en présence directe, surtout par ceux dont l’espérance de vie est déjà bien entamée…

« Regret » et « espoir » matérialisent, si l’on puit dire, en ces deux cas, tout ce que votre « cogito » rend de ce qu’il reçoit de l’ambiant… La chose, faut-il le préciser, est d’une grande médiocrité…

Sur le plan technique, la chose se vit à l’état inconscient chez votre espèce mais vous savez à présent que la fin et le commencement ne font qu’un, puisque tout, faut-il le répéter, est en fusion constante. D’ailleurs, en l’aptitude à s’exprimer comme à se mouvoir, le vieillard ressemble beaucoup au jeune enfant. Tout le reste, que vous ne situez pas en la démultiplication des choses, est de qualité identique.

Question
- Il me semble, c’est une impression sans doute, mais il me semble réaliser plus concrètement beaucoup de choses en cet instant, il me semble mieux comprendre sans que je puisse dire comment ni pourquoi…

Rasmunssen
- Vous avez compris depuis le premier jour, Jantel, il y a de cela fort longtemps. Pour ce que vos « semblables » du moment appellent votre « équilibre », l’erreur serait de chercher à expliquer… mais vous ne le ferez pas… vous le ferez plus tard, beaucoup plus tard, en la future « dégéométrisation » de votre vocation…

Question
- Quand reviendrez-vous, Rasmunssen ?

Rasmunssen
- A moins d’un élément survenant sans que je l’aie situé, nous ne nous retrouverons, Jantel, qu’en ma dimension. Ce qui signifie que j’ai terminé, auprès de vous, la tâche que l’on m’avait assignée.

Tâche sans tache, pourrais-je dire, car la chose s’est réalisée en des formes qui ont su par moments me surprendre quelque peu et toujours de façon agréable puisqu’il faut transmettre une notion à notre interprétation réciproque du moment.

Allez, Jantel, ne « sentimentalisez » pas cet instant, en d’autres lieux, en un autre Temps, nous nous retrouverons…

 

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  • Rasmunssen : …mais vous savez à présent que la fin et le commencement ne font qu’un, puisque tout, faut-il le répéter, est en fusion constante.

    « La solidification, le figement » par René Guénon. De la sphère au cube : René Guénon - Le règne de la quantité et les signes des temps - chapitre 20/40 De la sphère au cube : https://www.youtube.com/watch?v=6l9…

    Puis « du cube à la sphère » par le déplacement à la vitesse de la lumière (peut-on assimiler cette animation à ce que « voient » les VET qui sont fluido-luminescents ) ? https://www.facebook.com/Nassim.Har… Ou bien encore page 45 : http://www.savoir-sans-frontieres.com/JPP/telechargeables/Francais/TOUT%20EST%20RELATIF.pdf

    Dans la partie 1 du Phénomène Humain, Pierre Teilhard de Chardin alerte le lecteur sur « la révolution vitale opérée par la conscience humaine par la découverte, toute moderne, de la Durée ».

    Puis, il reprend plus loin une idée : « Considérée dans la masse principale, la Terre, aussi loin que nous puissions voir en arrière, se voile de géométrie. Elle cristallise. » Étant donné sa grande culture, Teilhard de Chardin n’ignorait sans doute pas que cette idée était déjà connue dans la Tradition Primordiale - on la retrouve notamment dans le Timée de Platon - à savoir : le symbole de la Terre est le carré ! En effet, le carré semble plus approprier pour symboliser le « figement, la solidification » que la sphère. D’ailleurs les VET ne se privent pas pour assimiler la Terre à un support ! Si l’on considère le support au sens littéral ; on constate que ce qui « supporte » les géométrisés (ce qu’il y a sous leurs pieds) est plat ! Contrairement à la sphère, le carré a des cotés plats.

    Une bel extrait du film Thrive pour illustrer les propos de Rasmunssen …tout, faut-il le répéter, est en fusion constante. https://www.youtube.com/watch?v=nbB…


  • "L’aspect que confère la Lumière à un « ambiant » dépend du temps dit « chronologique », en cela se situent en fonction des sens des espèces et les formes et les couleurs. La chose est en la fluctuation permanente, elle s’exprime en différentes périodes d’un « cyclique ».

    Chaque « race » apparut tour à tour. Quatre couleurs demeurent de vos jours : le noir, le rouge, le jaune et le blanc. Ces couleurs se manifestent en cet ordre à la fin de chaque « cyclique », elles n’ont aucune influence en matière d’échange en le processus proprement dit. Le vert est toujours la première couleur, c’est lui qui reste le plus longtemps, puis, après les premiers cataclysmes que vous nommez « déluges », apparaissent les couleurs que vous connaissez et qui font pour ainsi dire corps avec le support en les différentes couches de l’ambiant.

    La situation à venir connaîtra une teinte plus orientée vers le bleu et débouchera sur le gris. C’est la position des systèmes stellaires qui décidera comme toujours des modifications de teintes et de formes. Couleurs comme formes, en le « support » qu’elles vivent, sont comme toute « matière »… provisoire, de par la fusion constante des choses."

    René Guénon : Le règne de la quantité et les signes des Temps - chapitre XXIV : Les fissures de la Grande Muraille : À ce sujet, la tradition chinoise rapporte, en termes symboliques, que « Niu-Koua (sœur et épouse de Fo-hi, et qui est dite avoir régné conjointement avec lui) fondit des pierres des cinq couleurs (*) pour réparer une déchirure qu’un géant avait faite dans le ciel » (*)Ces cinq couleurs sont le blanc, le noir, le bleu, le rouge et le jaune, qui, dans la tradition extrême-orientale, correspondent aux cinq éléments, ainsi qu’aux quatre points cardinaux et au centre.


  • Merci Raphaël de nous inviter si souvent à recouper en « chinant » çà et là sur la toile et par tes enrichissantes lectures. Tu as vu aussi comme Rasmunsen pour son discours « d’adieu » est « classieux » ?.. Il situe la prière comme particulière dans le loi des Echanges : « Quant à la prière, elle est transfert de lumière active mais ne peut être considérée comme un processus d’échange. » ou encore « Sa forme réelle est « méditative » »..et demeure un support à l’Espérance ..dont la plus noble est de pouvoir espérer", n’est-ce pas J-Claude ? L’ensemble de l’échange est riche et d’une grave et bouleversante profondeur, vous ne trouvez pas ? C’est intense. Vous ne ressentez pas ?..ça remue : Moïse, Hugo, Jésus dans un decorum magistral et à la hauteur des Personnages , de l’orage, du sombre, des éclairs, de l’eau et pour finir , sorte d’appothéose, de la lumière en haute atmosphère. Ici comme dans tant de Textes, il est fait allusion au temps chronologique et au Temps Dimentionnel où TOUT est PRESENT : alpha/omega, début/fin, enfant/vieillard, se confondent, etc.. Pour autant, nos petits cogito ont bien du mal à s’imaginer ce que peuvent bien être d’autres dimensions à fortiori si l’on se réfère au Temps Eternel, aux vortex et au Vide. Alors, restons modestes et ne cherchons surtout pas à tout expliquer. (" Vous avez compris depuis le premier jour, Jantel, il y a de cela fort longtemps. Pour ce que vos « semblables » du moment appellent votre « équilibre », l’erreur serait de chercher à expliquer… mais vous ne le ferez pas… vous le ferez plus tard, beaucoup plus tard, en la future « dégéométrisation » de votre vocation…). Pour autant,voici une « explication » brillante de simplicité pour ne parler que du temps chronologique et je suis sûr que les artistes, les littéraires, les non matheux vont apprécier, tout comme notre cher Guillaume ; ça se passe ici : https://www.youtube.com/watch?v=Eed…


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